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    Se ronger les ongles

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    L'onychophagie est le fait de se ronger les ongles

    Se ronger les ongles peut n’être rien de plus qu’une vieille habitude, mais dans certains cas, c’est un signe de stress, d’ennui... qui pourraient bénéficier d’un traitement.

    ♦ Le fait de ronger ses ongles a été lié à un trouble obsessionnel compulsif ou TOC. C'est selon le site WebMD le tic nerveux le plus courant, catégorie à laquelle appartiennent aussi certains comportements comme le tirage de cheveux, le grincement de dents ou les démangeaisons (voir plus bas, Études sur l'onychophagie)

    ♦ L’habitude est souvent un moyen de soulager l’anxiété persistante ou de maintenir au moins une partie du corps occupée pendant que l’esprit se trouve désœuvré.

    ♦ La frustration et la solitude sont des déclencheurs émotionnels supplémentaires qui peuvent conduire à se ronger les ongles.

    Près de la moitié des mineurs entre 10 et 18 ans se rongent les ongles, selon WebMD, mais la plupart des gens mettent un terme à ce tic vers l'âge de 30 ans.

     

    Comment y remédier

    Alors que certaines recherches suggèrent que les gènes peuvent jouer un rôle, si vous avez essayé d'arrêter cette mauvaise habitude que vous traînez depuis des années sans jamais vraiment de succès, il vaut la peine d’en discuter avec un thérapeute.

    • Conseils pour arrêter de se ronger les ongles >>> cliquez ici

     

    Selon le Dr Kieron O’Connor (2), il existerait deux façons d'aborder ce problème.

    (2) Dr Kieron O’Connor, à la tête d’une étude canadienne pour le Journal of Behavior and Experimental Psychiatry.

    1. Trouver une activité qui exploite cette énergie

    • Les personnes trop impatientes ne s’épanouiront peut-être pas dans les activités manuelles minutieuses, mais dans le sport, par exemple.
    • Les personnes sujettes à l’ennui devront trouver des activités qui focalisent toute leur attention comme le coloriage, le tricot…

    2. Comprendre d’où vient le mal

    • Si le problème persiste ou/et est un peu trop grave, une thérapie est conseillée, pour comprendre d’où vient le mal et comment le traiter.

     

    Attention aux séquelles

    Bien que ronger ses ongles peut soulager sur le coup, cette habitude - peu recommandable -

    ♦ comporte des risques sanitaires dont des infections de la peau et du lit de l'ongle : s’agissant tout de même de la partie du corps la plus riche en bactéries, c’est le meilleur moyen pour qu'elles s’infiltrent dans le corps (voir Périonyxis ou paronychie)

    ♦ Se ronger les ongles peut causer la formation de verrues, de boutons comme l’herpès

    ♦ Et cela finit par détruire les dents, à long terme…

     

     

    Études sur l'onychophagie

    Les personnes qui se rongent les ongles, se mordillent les lèvres ou s’arrachent les poils, souffrent de petits troubles comportementaux.

    En 2012, les experts ont commencé à étudier l'éventualité d'ajouter l'onychophagie aux côtés d'autres « habitudes pathologiques » dans la liste des troubles compulsifs dans la nouvelle édition de leur Manuel des Troubles Mentaux

    Il s’agit, chez ceux qui se rongent les ongles, d’une action centrée sur leur corps pour combler quelque chose. Mais quoi ?

    Le Dr O‘Connor a fait l'étude suivante. Il a choisi 48 personnes, dont la moitié se rongeaient les ongles.

    Dans un premier temps, ces personnes devaient répondre à un questionnaire, et décrire comment elles géraient leurs émotions négatives (colère, anxiété, irritabilité, ennui…)

    Dans un deuxième temps, elles ont été confrontées à une situation stressante : isolement dans une pièce, bruits répétitifs stressants…

    Les personnes sujettes à l'angoisse, à l’impatience, à l’ennui, se sont rongé les ongles. C’était prévisible. Mais le Dr O’Connor en a conclu que si elles s’infligeaient cela, c’était pour « canaliser » leur énergie. De la mauvaise façon, certes, mais il a remarqué que ce sont des personnes avec trop d’énergie à revendre qu'elles exploitent très mal.

    Cette énergie-là viendrait de leur recherche de la perfection. Mis dans une situation stressante, face à une insatisfaction... elles n’atteignent pas leurs objectifs comme souhaité et ressentent le besoin d’évacuer l’énergie que cela engendre dans leur corps.