• 1-Mercurochrome

    Page créée le 26 octobre 2021

    Mercurochrome

    « Mercurochrome ! Un brin de nostalgie m’envahit à la simple évocation de ce mot oublié. Des souvenirs de mes vacances d’été d’enfant émergent : déguster un Mr Freeze en maillot de bain, aller de parc en parc en vélo, dormir dans la tente dans la cour... et arborer de grosses taches rouges aux genoux ou aux coudes, preuves de nos aventures ! Le fameux Mercurochrome : qu’est-il devenu ? Cet antiseptique brun-rouge a été commercialisé au début du XXe siècle pour soulager les coupures et éraflures mineures (et, parallèlement, teindre de façon indélébile les tissus !). Ce n’est pourtant pas un produit aussi banal qu’on le croit. »...

    Dre Taz, omnipraticienne (Naître-et-grandir)

    Mercurochrome flacon et pipette

    La merbromine, plus connue sous son nom commercial "Mercurochrome" (déposé en 1931, d'une substance contenant du mercure) est un liquide de couleur rouge foncé utilisé comme antiseptique topique (local) pour désinfecter les plaies superficielles.

    On utilisait cette molécule en thérapeutique sous forme diluée (dans des solutions d'eau ou un mélange eau + alcool), généralement à 2%. On appelait souvent cette solution "le rouge".

    Mercurochrome interdit

    Déconseillé en Belgique, le composé organo-mercuriel "Mercurochrome" n'est plus commercialisé aux États-Unis depuis le 19 octobre 1998 et en France depuis 2006 car la substance présente des risques liés au mercure organique – allergie, empoisonnement ou intoxication lors d'applications cutanées répétées. En outre, sa couleur rouge peut masquer d'éventuelles complications (infections, lésions qui s'étendent...).

    À noter, la marque "Personnelle" (de la Pharmacie Jean Coutu) inclut un produit nommé "Mercurochrome", en fait de la chlorhexidine, à laquelle est ajouté un colorant rappelant la merbromine, antiseptique utilisé entre autres dans les salles d’opération. Mais la couleur tout aussi rougeâtre masque là encore l'évolution de la guérison.

    La merbromine (Mercurochrome) ne doit pas être confondue avec l'éosine., mais la couleur de cette dernière, encore une fois, n'est pas indiquée pour les mêmes raisons...

    Mercurochrome remplacé

    L'alcool dilué (à 60 ou 70°) reste très efficace, à la rigueur et occasionnellement, sachant qu'il irrite la peau.

    La solution de Dakin a pour avantage de ne pas être colorante (contrairement au "Mercurochrome", donc) et de ne pas produire de sensation d'irritation à l'usage (contrairement à l'alcool mais aussi à la Bétadine, par exemple)

    Le mieux est de s'inspirer des conseils développés plus bas.

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    Sources principales

    Naître-et-grandir [archive] [MP3]

    Wikipédia

     

     

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    Documentation diverse

    Bleu de méthylène

    Bleu de Prusse (HOKUSAI 1760-1849 - Manga !)

    Borax

    Eau de Javel pour Bétadine

    Eau oxygénée

    Intox / détox

    Phénergan (sirop)

    Pierre d'alun

    Quelle différence entre intoxination et intoxication ? (Info Intoxination et intoxication)

    Secourisme et urgence - Choix d'articles (Lexique "phyto-médical")

    Stéroïdes anabolisants

    Vaseline à l'oxyde de zinc

     

    Plaies et bobos

    Une plaie est une lésion de la peau causée par une blessure, une brûlure ou un abcès.

    Les plaies profondes sont bien douloureuses car les terminaisons nerveuses du derme, situées sous l’épiderme, sont touchées. Il faut contacter immédiatement un médecin.

    Les petits bobos méritent notre attention

    Une infection est rarement introduite par le matériel qui a blessé – à moins d’une morsure ou d’un métal souillé, dans quels cas vous devez consulter un médecin.

    En fait, ce sont les bactéries normalement présentes sur la peau qui provoquent des complications. Raison pour laquelle il n’est pas recommandé de se contenter de passer une lingette désinfectante, pas plus du peroxyde ou de l’alcool, qui irritent plus qu’ils ne désinfectent.

    Le principe est le même pour les grandes blessures que pour les petites égratignures : IRRIGUER, IRRIGUER, IRRIGUER. En salle d’urgence, on utilise de l’eau saline, mais de l’eau de robinet et du savon font aussi bien l’affaire.

    Après avoir soigneusement lavé vos mains, commencez par nettoyer généreusement la plaie, avec une compresse imbibée d'eau savonneuse (ou d’une solution antiseptique sans alcool) pour la débarrasser des bactéries, source d’éventuelles infections. Et le plus tôt possible après l’incident.

    Le fait de laisser une plaie à l’air libre, de laisser une croûte se former, empêche la guérison, car elle crée un obstacle entre les cellules saines. Il est ainsi recommandé d’appliquer un antibiotique topique, en crème ou en onguent. C’est ce qui gardera la plaie humide et formera une barrière contre les bactéries et les saletés externes, sans pour autant empêcher la guérison.

    Reste à protéger la plaie contre les agressions extérieures avec gaze et pansements hypoallergéniques (pour les peaux les plus sensibles) micro-aérés (pour laisser respirer la plaie) et résistants à l’eau... ou un... Spider-Man ou autre pour amuser les enfants et leur faire oublier leur tracas !

     

    Pansement fantaisie (sparadrap)

    Pour résumer en 3 mots : nettoyer – traiter – couvrir.

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    Sources

    Mercurochrome

    Naître-et-grandir

    Voir PREMIERS SECOURS

    Voir aussi (c'est plus lourd !) Commotion cérébrale (Naître-et-grandir)

     

     

     

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