• 3-Mudrâ Hasta-mudrâ

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    Un "hasta-mudrâ" est un geste - mudrâ - de la main - hasta

     
      Ce sont des gestes manuels effectués pour stimuler tel organe ou telle fonction cérébrale.
    En positionnant les doigts de certaines façons, la combinaison des flux d'énergie s'échappant de leur pointe crée d'autres flux énergétiques qui agissent spécifiquement sur l'organisme et, bien sûr, sur la respiration.

    C'est pourquoi chaque exercice de Prânayâma se termine par des mudrâ.

    Inverser le croisement des doigts permet de redynamiser le corps en changeant les « connexions énergétiques ». Vous vous rendrez compte que vous avez tendance à croiser les doigts toujours de la même façon et que la nouvelle vous gêne un peu, signe qu'elle est active, ce qui est bénéfique pour relancer la machine ! (voir Des Flexions vers l'avant)

     … mudra…

    Ce n'est certainement pas pour rien qu'en énergétique chinoise on considère que de nombreux méridiens ont leurs points de départ ou d'arrivée dans les doigts.

     

    Prâna-prépa

    Chin-mudrâ
     

    C'est le cas notamment des méridiens du gros intestin, du Triple Réchauffeur et de l'intestin grêle qui commencent respectivement dans l'index, l'annulaire et l'auriculaire ; et des méridiens des poumons, de la circulation, et du cœur, qui se terminent dans le pouce, le majeur et l'auriculaire. Il est donc évident que...

    le positionnement des doigts peut avoir un effet sur l'équilibre de tous types d'énergie

    Ainsi, les positions et gestes des mains, notamment lorsqu'ils sont ritualisés par les mudrâ dans le cadre d'une pratique yogique, stimulent indéniablement la force vitale.

    Les 5 éléments... Prâna-prépa

     

    Les Mudras, cette pratique hindoue, en sanskrit, signifie "sceller dans l’énergie". En termes simples, un mudra est un geste souvent fait avec les mains qui verrouille et guide le flux d’énergie et le réoriente vers le cerveau. Ils sont couramment utilisés dans les pratiques de yoga et de méditation et autres pratiques orientales (Shiatsu, Qi-Gong...) ainsi que dans les arts martiaux asiatiques (Samouraïs). Elles font partie intégrante de l’Hindouisme et du Bouddhisme en Inde, au Japon et au Tibet, mais aussi du Christianisme et d’autres traditions. Le langage des signes ce sont également des mudras (même si on ne les appelle pas comme ça)...

    Stop Mensonges, 08 septembre 2018

     

    Bien que chaque mudrâ ait une indication précise, il est souvent recommandé d'en combiner plusieurs... ce qui ne doit évidemment pas entraîner la moindre diminution dans la durée prévue pour chaque exercice.

    Prâna-prépa

      Le (ou la) mudrâ de base, par exemple, utilisé(e) à la fois pour augmenter la force vitale générale, accroître la dextérité des doigts et pour s'initier à la pratique des mudrâ, appelé(e)… "Dextérité" se pratique des deux mains, en entourant l'ongle du pouce avec le majeur, l'annulaire et l'auriculaire, et en gardant l'index droit mais sans raideur.
    On conserve généralement cette position pendant 4 minutes.
     

    Prâna-prépa

     

    Je n'ai pas pu trouver de quoi illustrer cette "Dextérité", aussi je vous fais l'honneur de mes mains pour la découvrir ! En fait, les mudrâ que l'on trouve le plus souvent, et qui peuvent prêter à confusion, je vous les liste ci-dessous succinctement, sachant qu'il y en a beaucoup d'autres...

    http://ekladata.com/CuELvVD9D1r6FrT2YwIGcQimtXE.jpg

     

    Yoga-Mudrâ

    Remarque : le terme "Yoga-Mudrâ" fait aussi référence à une posture avancée, où, dans Baddha-Padmâsana (le Lotus incliné), le front est abaissé vers le sol

    Le “geste de l’union” est réalisé en entrecroisant les doigts des 2 mains de façon à ce que les doigts de la mains D passent au-dessus de ceux de la main G. Autrement dit, chaque doigt de la main D est au-dessus du doigt G qui lui correspond. Au final, le pouce D se place au-dessus du pouce G, au "sommet" de la mudrâ.

    Les paumes sont l’une contre l’autre et les mains placées confortablement au niveau du ventre, en haut des cuisses.

     

    Relaxations...

    - Ce geste d’intériorisation aide à contrôler les sens et leur tendance à se disperser.

    - Ce qui en fait une position idéale pour les mains lors d’une relaxation en posture assise, de quelques Prânayâma ou autres techniques de Yoga.

     

    NB : dans certaines techniques de Yoga employant cette mudrâ, dans le travail sur l'énergie notamment, on place la mudrâ comme ci-dessus pour une série d'exercices puis on inverse le croisement des doigts (les G passent au-dessus) pour reprendre la même série. Le but est de se rendre compte de la différence énergétique qui se produit alors.

    Voir les articles Prâna-prépa

    et Relaxations

    Yoni Mudra

    http://hathayogaparis.org/wp-content/uploads/2015/06/Yoni-Mudra.jpg

    Mudra de la vie, de l’énergie féminine, de la fertilité, de la stabilité et la concentration.

    Yoni signifie : utérus. Il est conseillé aux femmes enceintes.

    Les pouces sont connectés vers le haut, les autres doigts connectés vers le bas.

    Voir Regarder Dedans

     

    Voir aussi

    Anjali-Mudrâ

    Syndrome du canal carpien

    Pawan Mukta

     

     

         

    Respirations fondamentales

     

    La Respiration par narine alternée

     

    Nâdi-shodhana "La Purifiante" (purification des influx nerveux) 

    Anuloma-Viloma - Sukkha-pûrvak
    Anuloma : au-delà de la nature

     

    C’est une technique dans laquelle on inspire ou expire par une narine tandis que l'autre est "bouchée" : une respiration lente et alternée, dans laquelle on utilise une narine après l'autre.

    Nadi-shodhana est la base du vrai Prânayâma

     

    Une fois que vous maîtrisez la respiration complète et poursuivez votre yoga, il est de mise d’explorer de nouveaux Prânayâmas !

    Parmi ceux-ci, la respiration alternée Nadi-shodhana est très accessible, tout en étant très purifiante, apaisante et énergisante.

    Ainsi, elle purifie les canaux énergétiques (nadis), nettoie les conduits vitaux de tous les chakras et équilibre le flux d’énergie entre les côtés droit et gauche du corps.

    Sans que nous en ayons conscience, notre respiration naturelle alterne les narines : nous respirons par une narine pendant environ 2 heures, puis c’est au tour de la seconde, pour le même temps, et ainsi de suite...

    La narine D est dite « masculine » : elle contrôle l’énergie, la chaleur, la force et l’action.
    La narine G est « féminine » : elle contrôle la nutrition, la fraîcheur et la tranquillité.

     

    Principe

    Nadi-shodhana consiste à respirer alternativement par une narine, puis par l’autre, en positionnant la main D, comme indiqué ci-dessous.
    La respiration est confortable et parfaitement silencieuse.

    Changer de narine à chaque fois que l'on va expirer.
    Cela donne : expiration D, inspiration D, expiration G, inspiration G, expiration D, etc.

    Vous devez pratiquer avec le plus de plaisir possible : plus l'exercice est agréable, moins vous fatiguez le système nerveux.

    Nadi-shodhana s'accompagne de 2 mudrâ (les gestes sacrés) qui favorisent la circulation d’énergie.

    Position de la main D dans le Vishnu-Mudrâ ou Nasagra-Mudrâ

    Les doigts de la main D bouchent alternativement les narines : le pouce, la narine D et l'annulaire la G [1].

    1. La main devant le visage, index et majeur à la racine du nez (au niveau du 3e Œil, entre les sourcils), appuyés sur le front : Ajna-mudrâ. Les 2 doigts en contact avec Ajna favorisent une stimulation de ce centre d’énergie.
    Pour ma part, c’est la position que je préfère, car elle m’est plus confortable que la suivante qui consiste à

    2. replier l’index et le majeur sur le nez.

    3. Ou encore, Vishnu-mudrâ "simplifié" : le pouce de la main D ferme la narine D, l’index et le majeur contrôlent la narine G (variante plus rare)

    La main G en Jnana Mudrâ ou en Chin Mudrâ

    - Pour Jnana Mudrâ : le bout de l'index est en contact avec le haut de la phalange supérieure du pouce, posez le dessus des mains avec les doigts ainsi placés sur le genou, paume ouverte vers le ciel, les autres doigts allongés.

    - Pour Chin Mudrâ (geste de la connaissance) : même position des doigts, mais en inversant la position de la main, paume retournée vers la terre. 
     

    Respirations fondamentales

    Jnana Mudrâ

    [1] Il est intéressant de savoir que l’auriculaire (petit-doigt) est solidaire de l’annulaire dans cette mudrâ et que, par conséquent, il est également utilisé pour boucher la narine G, même si par la suite, nous ne parlerons que du seul annulaire.

     

    Respirations fondamentales

     

    Nadi-shodhana se pratique yeux fermés dans une posture assise confortable jambes croisées (avec un soutien : coussin, banc de méditation... au besoin, si vous n’êtes pas parfaitement à l’aise à même le sol).
    D
    os droit, veillez à ce que le haut du corps soit parfaitement libre dans la respiration, les épaules et l’avant du corps dégagés.

    Commencez par expirer par les 2 narines.

    - Inspirez par la narine G sur le compte de 4, narine D bouchée par le pouce.
    À la fin de l'inspiration, libérez la narine D en soulevant le pouce.

    - Expirez à D, sur le compte de 8, narine G bouchée avec l’annulaire.

    - Inspirez par la narine D, narine G toujours bouchée, sur le compte de 4.

    - Expirez à G, narine D fermée et narine G libérée en soulevant l’annulaire.

    Continuez ainsi de suite...

     

    Respirations fondamentales

    Si le rythme indiqué ne vous convient pas, adaptez-le, mais essayez cependant d’expirer plus longuement que vous n’inspirez (2 fois plus long).

    Pratiquez au moins 5 minutes sans interruption, l'idéal étant de monter jusqu'à 10, si possible.
    Pendant l’exercice, maintenez votre attention sur le point entre les sourcils.

    On termine après une inspiration à D en expirant par les 2 narines.

    On peut faire cette respiration plusieurs fois par jour et pousser les séances jusqu'à plusieurs dizaines de minutes si besoin est.

    Il ne faut pas hésiter à faire et à refaire cette respiration fréquemment.

    Il ne faut pas avoir peur de la faire sur un temps assez long.

    Plus on la fait, plus longtemps on la fait, plus les résultats positifs seront visibles et durables.

    Respirations fondamentales

     

    Une variante : prendre conscience de sa respiration et commencer par quelques cycles de Dirga-Prânayâma (respiration complète).

    Une fois prêt, choisir la position de la main D -mudrâ. Fermer les yeux.

    - Obturer la narine G (annulaire) et inspirer à D - Fermer la narine D (pouce) et expirer par la G.

    - Inspirer par la narine G (narine D toujours bouchée)
    - Expirer par la narine D (narine G bouchée)

    IN-D, EX-G - IN-G, EX-D : ceci représente un cycle, en faire 6 autres pour atteindre un total de 7 cycles.
    Après ces 7 cycles, revenir à une respiration normale et naturelle.

     

    Un autre exercice : avec le pouce de la main D, fermez la narine D.

    - Inspirez lentement et à fond par la narine G.

    - Expirez par la même narine.
    Faites ainsi 10 fois avant de répéter avec la narine opposée.

    Maîtrisez le souffle de sorte que INSPIR / EXPIR s'effectuent exactement pendant la même durée.

     

    Conseils

    - Ne laissez pas le coude de la main D tirer le haut du corps ou la tête vers l’avant ou le bas. Gardez tête et dos droits.

    - De temps en temps, observez vos bras D, dos, épaules et visage : ils sont détendus pendant toute la durée de l’exercice.

    - Les yeux doivent rester fermés et fixer un point intérieur (là où appuient les doigts, si l'on a choisi la mudrâ 1.)

    Voir l'article Respirations fondamentales

     

     

    Les méditations qui emploient les mudrâ et les sons

     

    Ces méditations de chakra emploient les hasta-mudrâ, qui sont des positions spéciales des mains (hasta = main ; mudrâ = geste), pour ouvrir les chakra.

    Les mudrâ ont le pouvoir d'envoyer plus d'énergie à chaque chakra.

    --------------------------------------------
    Pour les mudrâ voir plus haut : Chin-mudrâ, Dextérité, Mudrâ des Bronches, Apana-vayu, Apana, Pushan... ; respiration alternée Nadi-shodhana : Vishnu ou Ajna mudrâ,
    Jnana ou Chin mudrâ...
    Plus bas : Tête de Cerf Mirga-sirsa-mudrâ)

    Pour augmenter l'effet, des sons sont chantés. Ces sons sont des lettres en sanskrit.
    Une fois chantés, ils provoquent une résonance dans le corps que vous pouvez sentir sur le chakra pour lequel ils sont prévus.

    Pour la prononciation, rappelez-vous que :

    « A » est prononcé comme dans "ah !"
    « M » est prononcé en tant que "mng"

    Faites une méditation pour 7 - 10 souffles.
    Chantez le son plusieurs fois pour chaque souffle (par exemple 3 fois)

    ____________________ 
    Pour les sons voir Bijà et Mantra

     

    NB : il existe une autre mudrâ pour le Chakra-Couronne (Sahasrara), qui s'appelle "Fleur de Lotus" (voyez le tableau récapitulatif ci-dessous), avec une technique intéressante, en dehors de son usage comme "ouvre-chakra". Nous retrouverons ce geste dans un article futur.

    Voir l'article Ouvrez les chakra ! 2/2

    et la page Lotus

     

     

    Tête de Cerf Mirga-sirsa-mudrâ
    (sirsa ou shirsha = tête) ou Chandra-mriga - anglais : “Deer head”, “Dear face”

    Mirga-shirsha-mudrâ est la 17e position des mains sur les 28 hasta-mudrâ (asamyukta-hastas) telles que décrites dans Abhinaya Darpana. Elle est aussi mentionnée dans Natya-shastra.

    Biche Ô ma Biche !

     

     

    Selon la mythologie, cette mudrâ est à l’origine de Gauri, quand elle dessina 3 lignes sur son front lors d’une pratique de tapas [1] pour attirer l’attention de Shiva.

    Le sage qui lui est associé est Makandeya

    Couleur : le blanc

    "Race" : Rishi

    Dieu de "référence" : Maheshvara (Shiva)

     


    [1] Tapas (pluriel tapasya) : austérité. Pratique d'une ascèse visant à purifier le corps et l'esprit. La pratique de tapas dans le cadre du yoga inclut divers exercices tels que le jeûnela méditationdes prânayâma (travail sur le souffle).

    « Le terme le plus courant pour désigner l’ascèse en Inde est tapas. Il ne s’applique pas seulement aux exercices ascétiques du renonçant, mais désigne, dans les commentaires brahmaniques sur le rituel, l’état du sacrifiant dans le rite préparatoire au sacrifice lui-même.[...] Dès le védisme, tapas a signifié "chaleur" et plus particulièrement celle liée à un processus de maturation biologique. Pratiquer le tapas, c’est donc s’échauffer, "couver" quelque chose, non une maladie, mais un mieux-être, une nouvelle version de soi. Pourtant, dans le védisme, seuls les rsi (ancêtres mythiques) et les dieux sont capables de s’auto-engendrer par cette ascèse échauffante, ils sont des tapojan (nés du tapas). Les hommes ont ainsi besoin de la méditation du sacrifice et des offices d’un prêtre pour parvenir à cet idéal. À ce compte, le sacrifice, si central dans la pensée brahmanique, ne serait qu’un mal nécessaire, une machinerie rituelle et verbale dont il faudrait atténuer au maximum les effets pervers »

    Serge Bouez (Éd.) Ascèse et renoncement en Inde – Ou la solitude bien ordonnée (intro)

     

    Technique : main en l’air, petit doigt et pouce tendus vers le haut, tandis que les 3 doigts du milieu sont pliés à angle droit par rapport à la paume. Tous les doigts sont étirés.

    Applications. À l’origine, cette mudrâ est utilisée dans les pratiques artistiques dans le but de créer un contexte et donner vie à des états émotionnels ou à des actions spécifiques.

     

    Mriga-mukha “Tête de Cerf” symbolise également

    - Tripundraka “dessiner 3 lignes sur le front”

    - Kapoola “la joue”

    - Padvinyasa “mouvement du pied”

    - Pada-samvahanam “massage des pieds”

    - Strinamartha “organes reproducteurs féminins” (Viniyoga)

    - Sopane “escalier”

    - Mandire “maison”

    - Ahwane “appel” ou “résidence”

    - Priya-ahvana “inviter son bien-aimé”

    - Maryadayoho “usages traditionnels” ou “limite”

    - Nepathya “costume et maquillage”

    - Rangavalayam “décorer le sol avec des dessins” (mandalas, etc.)

    - Sarwasammelane-Karya “tout rassembler”

    - Samchara “parcours”, “parcourir”

    - Bhityam “peur”

    - Vivadam “argument”

    - Chatra-dharana “tenir un parapluie”

    Autres : mur, écran, corps, occasion (opportunité), délibération, ordre...

    Souvent utilisée en danse "Odissi" pour désigner la femme et représente le principe femelle [1]


    [1] Mirga Shirsha Mudra - Shakti Bhakti - shaktibhakti.com/mirga-shirsha-mudra

    Voir l'article Biche Ô ma Biche !

     

    ____________________

    Voir aussi

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