• 3-Rugby

    Extraits de : Les grandes heures du rugby, Richard Escot, Éditions Solar 1993 - Page en construction

    « Du recueillement des vestiaires jusqu'au brouhaha des troisièmes mi-temps où l'on reparle mille fois du match, le rugby vibre au pluriel. Capté, vécu, senti, il reste d'abord une chanson de geste, et le luxe d'une image sans texte nous ramène toujours vers le point unique, le saut, la passe, la course. Ses cris sont des portraits qui exhalent la joie ou transpirent la douleur. Il a choisi la richesse des styles, la subtilité du fil plutôt que l'évidence et l'uniformité. Il est bruissement du passé, quand chaque vérité se transforme en hypothèse. Qui a des soucis a aussi des liqueurs, et, pour ceux que l'existence malmène au détour d'un sombre destin, ce jeu de balla ovale devient souvent un lumineux supplément à la vie. Pierre Villepreux disait : "Il n'existe pas de rugby idéal. Un idéal de rugby, si." »

    3-Rugby

    Image provisoire : Rugby à XIII Finale du Championnat de France de 2014

    « Plus que les autres sports collectifs, le rugby est un sport de combat. Il faut, sur le terrain, avoir un mental de guerrier, être fier, croire en ce pourquoi on se bat. Il faut également des chefs, qui sachent motiver la troupe et lui insuffler le supplément d’âme dont elle a besoin dans les moments difficiles... » (Boulevard Voltaire février 2019)

    L'essor du rugby de l'Antiquité à la fin du XIXe siècle

    « Cela semble être un jeu, situé entre la bataille et le sacrifice »

    James Fitzjames Stephen, 1858

    Le théorème d'Anaxagore

    « Au début était le chaos, puis vint l’intelligence, qui mit tout en ordre »

    Citation la plus célèbre d'Anaxagore [1]

    « Le tsu chinois [2], il y a deux mille cinq cents ans, et le demeri japonais pourraient revendiquer l'antériorité du jeu de balle à la main. Des textes anciens racontent par le détail la première rencontre entre Chinois et Japonais disputée un siècle avant Jésus-Christ ! Mais ce sont les Romains qui, les premiers, importèrent semblable jeu dans l'Europe colonisée par les légions de Claudius jusqu'aux plus hautes terres de Calédonie (l'actuelle Écosse). La pratique de cet exercice, appelé haspartum, nécessitait une balle tellement dure qu'elle interdisait le jeu au pied. »

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    [1] Le "siècle de Périclès" : voir Gladiateurs
    [2] Voir plus bas à Documentation

     

    « Cocktail viril de trois activités sportives aux savantes chorégraphies inventées par les Grecs, ce sport, qui était loin de s'appeler encore rugby, tenait donc de l'ouranie pour l'élégance de la passe en arrière, de l'épiscyre [3] pour la disposition tactique du gagne-terrain et du phéninde [3] pour l'organisation des regroupements explosifs. »

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    [3] L'épiscyre, jeu de balle qui se pratiquait avec les pieds et dont le but était d'envoyer la balle au-delà de la ligne adverse (ancêtre du football) tire son nom des lignes du terrain qui étaient tracées avec de la poudre de débris de pierres taillées (scyros). Les Grecs anciens connaissent ainsi plusieurs jeux de balle se pratiquant avec les pieds : aporrhaxis et phéninde à Athènes et épiscyre à Sparte. (Wiktionnaire)

     

    « Sans vouloir remonter aux combats des premiers hommes pour le vol ou la garde du feu, le rugby recèle dans son inconscient tout le rituel grégaire des guerres tribales. Sa forme universelle lui donna ainsi la force et le souffle nécessaires pour faire remonter une vessie de porc mal gonflée du cœur historique de la Méditerranée qu'était Athènes jusqu'à une école du Warwickshire, vingt-trois siècles plus tard.

    L'haspartum connut un grand succès en France, où il était pratiqué sous le nom de soule, ou soleil, au XIIe siècle. »

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    Scène d'une partie de soule en Basse-Normandie, 1852 (voir plus bas à Documentation)

     

    « Ecclésiastiques et paysans se retrouvaient dans le choc qui opposait deux villages voisins. Les lignes de touche se rejoignaient à l'infini. Maints édits royaux eurent beau interdire cette activité parfois meurtrière, rien n'y fit ! De la Bretagne aux Corbières, le défoulement païen avait pris racine. Dans une orgie de coups, rapporter jusque sur le parvis de l'église le précieux trophée, vessie bourrée de paille et de pierres, annonçait la fertilité.

    Au XIIIe siècle, en Angleterre, il y eut tellement de blessés dans la pratique de ce qui s'appelait la balle au pied que successivement Édouard IIRichard II et Henri VIII bannirent trente et une fois cette dégradante activité qui consistait à taper dans un ballon et à balancer de grands coups de pied dans les jambes de ceux qui avaient eu la malencontreuse idée de se saisir de la boule de mauvais cuir. William Shakespeare tenait pour haute insulte l'expression : "espèce de joueur de football !" »

    photo Coups de genoux... ou Les jeunes élèves...

    « Le football-soule trouva néanmoins de célèbres supporters. Ronsard, au XVIe siècle, assistait volontiers à une bonne mêlée générale tandis que Thomas Cromwell [...] n'hésitait à se joindre au bas peuple au risque d'une fracture du tibia... Sir Horman, successivement directeur des collèges de Winchester et d'Eton, favorisa, au XVe siècle, deux sports qui servirent de berceau à l’avènement du rugby : la mêlée et le mur. Tout était en place pour qu'une forte tête fasse parler de lui. »

    photo hot, ancêtre de la mêlée

    « Quatre cent cinquante ans avant Jésus-Christ, Anaxagore, philosophe grec [voir plus haut], fit apparaître dans ses discours la notion d'un principe ordonnateur qui n'était pas autre chose de ce que nous entendons aujourd'hui par "intelligence". Mais cette élévation cérébrale devait, pour exister, se traduire concrètement dans la vie courante. Anaxagore introduisant son théorème déduisait que : "l'homme est intelligent parce qu'il a des mains". WilliamWebb Ellis ne lui rendit pas autre chose qu'un superbe hommage lorsque, le premier, il prit le ballon dans les siennes. »

    Photo Ellis : individualiste, il devint l'emblématique figure d'un sport collectif, mais la « légende » d'Ellis est mise en doute dès son apparition entre 1876 et 1895, et aujourd'hui, aucun historien sérieux du sport britannique n'en tient compte. (voir plus bas à Documentation)

     

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    voir

    [https://fr.wikipedia.org/wiki/Rugby_(sport)]

    [https://fr.wikipedia.org/wiki/Rugby_%C3%A0_XV]

    [https://fr.wikipedia.org/wiki/Rugby_%C3%A0_XIII]

    0-0-court-brouillon RUGBY

    'A fast forward game' zoom on the umpires in 'Athletics and Football' by Montague Shearman
    The Badmington Library, London 1887

     

      

     

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    Documentation

     

    À propos de l'École de Tersac

    01/05/2007 Marc Dupuis, revue de presse (Le Monde de l'éducation)

    01/04/2009 Crise aussi à Tersac : pas d'île Maurice pour les élèves (La Dépêche)

    13/10/2012 Une école privée à la discipline britannique (francetvinfo.fr)

    SOCIÉTÉ - C'est une école privée pas tout à fait comme les autres. Le premier geste du matin, c'est le contrôle des costumes. Les filles doivent cacher leurs bijoux. Les garçons doivent boutonner leur col, et bien serrer leurs nœud de cravate. Quand un adulte entre dans une salle, il faut se lever. Pendant les cours, interdiction de se tenir avaché, sinon c'est ramassage des papiers dans la cour pendant 5 minutes. Le téléphone portable, lui, est interdit.

    Les parents doivent débourser 16 000 euros par an pour scolariser leurs enfants à l'école de Tersac (Lot-et-Garonne) qui prend modèle sur les établissements d'élite britannique. Alors les élèves ont la pression : "Je suis obligé d'aimer, dit Hugo, en classe de 3e. C'est un investissement. Mes parents ont payé pour que j'aie une meilleure éducation. Il ne faut pas que je rate".

    12/12/2015 Pour Eric Brunet, le gouvernement doit instaurer des cours de savoir-vivre, de politesse et de courtoisie à l'école (rmc.bfmtv.com)

    06/05/2018 Internats hors contrat en France ; ça bouge ! [archive] (fabert.com)

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    Ellis, William Webb

    William Webb Ellis est né le 24 novembre 1806 à Salford et mort le 24 février 1872 à Menton où il est enterré. Après le décès de son père en 1811, Ann Webb sa mère s'installe avec lui à Rugby. Ce dernier fréquente la "Rugby School" entre 1816 et 1825, une public school locale et l'un des plus célèbres collèges privés d'Angleterre. Ellis poursuit ses études à l'université d'Oxford et joue au cricket. Il est par la suite ordonné prêtre et devient, en 1855, recteur à Laver Magdalen, dans l'Essex. Il vit anonymement la fin de sa vie à Menton où sa tombe, toujours visible, est redécouverte par Ross McWhirter en 1958 ou 1959 selon les sources.

    Légende et postérité

    William Webb Ellis serait l'inventeur britannique du rugby moderne. Il s'agit en réalité d'une légende bien ancrée participant à l'histoire de ce sport [1]. Aux dires d'un de ses camarades (témoignage anonyme repris par Matthew Bloxam en 1880) lors d'un match de folk football, variante locale de la soule, Ellis prend le ballon à la main en novembre 1823, au mépris des règles les plus élémentaires du jeu. Il s'agit, pour beaucoup, de l'acte fondateur du rugby moderne.

    Mais la « légende » d'Ellis est mise en doute dès son apparition entre 1876 et 1895, et aujourd'hui, aucun historien sérieux du sport britannique n'en tient compte. Le témoignage anonyme repris par Bloxam est ainsi battu en brèche par d'autres élèves du collège, indiquant que l'usage des mains était toujours totalement interdit plus d'une décennie après le prétendu geste d'Ellis.

    Néanmoins, une pierre gravée et un monument commémorent ce geste sur le campus de l'école. La tombe d'Ellis, dans le cimetière de Menton, signale ainsi que « William Webb Ellis, avec un parfait mépris pour les règles du football tel que joué à son époque, a le premier pris le ballon dans les bras et couru avec, créant ainsi le caractère distinctif du rugby » (Texte en anglais : William Webb Ellis, who with a fine disregard for the rules of football as played in his time, first took the ball in his arms and ran with it, thus originating the distinctive feature of the rugby game)

    Depuis, la légende s'est durablement installée dans la culture du rugby au point que de nombreux hommages et références à Ellis existent. Son empreinte la plus évidente réside dans le trophée remis au vainqueur de la Coupe du monde de rugby qui est officiellement appelé "William Webb Ellis Trophy". Ellis est également introduit au Temple de la renommée en 2006 ("2006 Inductee: William Webb Ellis", sur World Rugby [2], octobre 2007). Par ailleurs, le doyen des clubs belges, le RSCA-Rugby, s'est baptisé, à sa création en septembre 1931, William Ellis rugby club.

    Wikipédia

    Notes

    [1] Cette « légende » est largement reconnue comme ayant été forgée par d'anciens élèves du collège de Rugby ([en] Peter Shortell "Did he or didn't he?" sur www.pshortell.demon.co.uk 01/12/2006

    [2] IRB

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    La balle au prisonnier

    (ou ... aux prisonniers ou ballon prisonnier)

    Bien que les origines de la balle aux prisonniers soient floues, il semblerait que cette activité ait été pratiquée par les guerriers des tribus africaines, sauf que la traditionnelle sphère souple utilisée aujourd’hui était constituée de pierres ou de matière putréfiée, ce pour mortellement infecter ses adversaires. On s’amuse comme on peut…

    Une fois apportée en Angleterre par le Dr James H. Carlisle, et grandement édulcorée, la balle aux prisonniers fut jouée pendant plus d’un siècle dans une aire de jeu non-limitée, où les participants se déplaçaient à la manière de pièces d’échecs et tentaient de toucher leurs opposants avec une sphère en caoutchouc. Popularisée par la suite aux États-Unis par un certain Phillip Ferguson, c’est seulement en 1905 que les règles de la balle aux prisonniers furent définies telles qu’on les connaît aujourd’hui. (D'après Décathlon)

    La balle au prisonnier des cours de récréation a sa version sportive : le dodgeball. En plein essor dans les pays anglo-saxons, avec plus de deux mille clubs répertoriés en Angleterre, la France a aussi ses adeptes. Qui cherchent à mieux faire connaître leur sport, en créant de nouveaux clubs. (lanouvellerepublique.fr 2017) 

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    Le dodgeball se joue par équipes de six et avec cinq ballons © (Photo Céline Faderne)

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    L'Art de la Guerre

    Pour avoir une idée d’esprit d’un guerrier on peut commencer par lire Carlos Castaneda et pratiquer l'aïkido
    Lire L'Art de la Guerre, livre très passionnant – une référence – n’est pas facile pour cette simple raison : notre compréhension humaine est toujours attirée par les détails au lieu de voir l’essentiel - ce ne sont pas les tactiques qui comptent dans ce livre mais la flexibilité d’esprit du leader et sa capacité de mettre les causes et les conséquences à leur juste place. C'est un effort intellectuel à fournir, mais c’est ça qui est drôle, aussi. Il est impressionnant de constater que 2500 ans plus tard, on peut retrouver les mêmes principes. Et une fois qu'on les a acquis, on peut les adapter à n’importe quelle situation. (Condensé de commentaires)

    Violence vs Combats pour la bonne cause

    Le rugby, c'est comme la dinde, sans marrons c'est vulgaire !

    Lu dans Perles du Rugby [archive]

    « [...] Heureusement le débat lancé en faveur des mangeurs de viande pour les laisser faire ce qui leur plaît (sans pour autant les approuver) a enfin perdu de son mordant. Finis les messages hargneux à mon égard pour avoir osé aborder un sujet pareil dans un récent courrier.

    Messages que je n'ai pas divulgués publiquement, ce que j'en retiens c'est que nos combats pour la bonne cause sont emplis d'une colère noire chez certains. D'un côté ils veulent faire cesser le carnage animalier (et qui serait contre parmi nous ?) et de l'autre ils massacreraient volontiers à mains nues n'importe qui ayant le culot de se risquer à émettre des idées un peu différentes des leurs.

    Il faudrait savoir. Soit nous sommes pour un monde non-violent où le vivant sous toutes ses expressions est sacré ou pour un monde de sauvages où l'on s'entre-tue à la moindre anicroche. C'est soit l'un soit l'autre. Il n'y a rien au milieu. Soit nous arborons de la haine pour quelqu'un ou quelque chose soit nous n'en arborons pas. Nous ne pouvons pas haïr juste un petit peu !

    Ayant été "élevée" en grande partie dans les coups et les punitions, le tout assaisonné d'une violence verbale inouïe, je connais bien le sujet. La colère des autres me fait aussi peur que la mienne. Alors comment fait-on pour y échapper ?

    Que faire lorsqu'on a envie d'exploser ? Que faire lorsqu'on ressent une haine farouche pour son voisin ou collègue de travail ? Ou envers une situation, comme par exemple quand malgré nos suppliques notre conjoint continue de faire quelque chose qui nous énerve au plus haut point ? La réponse est claire. On se calme !

    Or se calmer en certaines situations c'est vite dit. Parce que de pouvoir se calmer indique que les racines de la colère ressentie n'existent plus. En d'autres mots que les programmes inconscients qui nous font réagir toujours de la même manière (en automates) ont été effacés de notre registre d'action. Sans ce gommage, la colère ne peut que s'amplifier.

    Lorsqu'on sort de ses gonds on peut être certain que la situation qui d'évidence nous met si en colère n'a en fin de compte rien à y voir. C'est bien plus profond que ça. Cela provient d'anciens traumatismes que nous aurions tout intérêt à guérir plutôt que de monter inutilement au créneau. [...] »

    Extrait d'un message de Sophie Merle (07 mai 2013)

    Voir plus bas Professionnels vs non-professionnels

    Voir aussi dans la liste "Un p'tit truc à la fois"

    L'art de l'absurde

    L'art de la guerre

    Violence vs Yoga

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    La soule

    La soule (chôle en picard, choule en normand) est un jeu traditionnel pratiqué historiquement principalement en France du Nord-Ouest ainsi que dans le Sud-Ouest. Ce jeu est l'ancêtre présumé (mais sans doute plutôt cousin) du football, voire du handball. Il existe un rapport socio-historique avec les invasions franques et diffusion de l'harpastum romain mais aussi du knattleikr Islando-norvégien. Le lien avec le rugby se fait via l'évolution du football "other the country".

    La soule se rapproche de ces deux derniers, si ce n'est que les deux équipes ont souvent un même but (un lieu-dit, une mare), que leur composition n'a pas de limites définies ; à l'origine les équipes étaient constituées de tous les hommes valides de deux ou plusieurs villages/mariés contre non mariés quand la choule était jetée par la dernière mariée de l'année. En outre la balle peut progresser en tout sens.

    Le manque de règle définie, d'organisation structurée et l'exode rural ont contribué à son déclin avant une résurrection récente. On assiste donc actuellement à une renaissance :

    • la soule est toujours pratiquée de façon assez importante et en croissance régulière en Normandie (coupe et compétitions scolaires ou non, avec des règles précises avec ou sans crosses, 6 équipes régulières et une ligue veillant à leur respect), plus particulièrement dans le Cotentin, Bessin, Pays de Caux et Eure-27 (en 2008 : 80 parties environ, avec ou sans crosses) ;
    • un peu dans un cadre purement traditionnel en Picardie ;
    • très sporadiquement ailleurs ; c'est aussi un jeu répandu chez les scouts lors de grands rassemblements. Il est pratiqué à l'École de Tersac (Lot-et-Garonne) et est parfois nommé sioule. 

    (Wikipédia)

    Voir Soule (sport) (dictionnaire.sensagent.leparisien.fr)

    Voir aussi La Soule Royale (forum)

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    Le pas de l'oie

    Le pas de l'oie est le pas cadencé adopté par certains corps d'armées lorsqu'ils défilent. Le soldat marche alors, le buste droit, les jambes tendues qu'il lève jusqu'à presque 90° du corps et fait claquer ses bottes en les laissant retomber au sol.

    Sport : au rugby à XV, il s'agit d'un jeu de jambe particulier inventé par l'Australien David Campese qui permet de ralentir sa course puis de faire un départ rapide, déstabilisant pour la défense adverse et qui permet en plus de prendre dès le départ une petite longueur d'avance. Pour cela, on procède en donnant une impulsion à sa jambe d'appui grâce à l'autre jambe que l'on fait aller de haut en bas devant soi.

    Vu dans Les Oiseaux par monts et par vaux

    Voir aussi des marches et des pas

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    Le tournoi

    842 : première mention de tournoi [*]. Cet authentique art martial consiste à livrer une véritable bataille, mais « sans haine ». Les combats se pratiquaient à armes réelles provoquant de très nombreux accidents mortels. Préparation militaire très efficace, ces Conflictus Gallici auraient pris naissance en Gaule durant l’Antiquité tardive pour s’exporter ensuite avec succès… Nombre de chevaliers sont adoubés à l’issue de tournois. La violence « sans haine » des tournois est souvent plus importante qu’à la guerre où le but du jeu est plutôt de faire des prisonniers afin d’obtenir des rançons. (Voir L'éthique chevaleresque)

    note

    [*] Analyse faite par Philippe-André Grandidier (L'Histoire de l'Église et des princes-évêques de Strasbourg) de la description de la rencontre à Strasbourg en 842 de Louis II de Germanie et de Charles II le Chauve, dans l'ouvrage « Les Histoires » de Nithard (sur le site Latin library- Traduction en français [archive sur Wikiwix])

    Voir aussi

    Béhourd (Yantra)

    Gladiateurs (Gigeoju)

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    Professionnels vs non-professionnels

    Il y a des années maintenant, mon père appréciait particulièrement le rugby, pour le sport en lui-même mais aussi parce qu'il n'y avait pas de ''professionnels'', mais des gens aux métiers différents, boulanger ou notaire... etc. Sur le terrain ces catégories socio-professionnelles s’effaçaient pour laisser place à une équipe unie et soudée pour remporter le match...

    Dès l'instant où l'on annonça que le rugby passait ''en professionnel'' [1], mon père, déçu et un brin irrité, cessa tout net de suivre les matchs à la télévision...

    Certes, le rugby [est] un sport d’équipe, brutal [2], il y a des passes, des défenseurs, des talonneurs, des mêlées... autant de termes qui évoquent une activité ''de match'', de compétition, qui oppose 2 équipes.

    Sans considérer les casseurs et autres voyous, cette violence, celle qui relève de problèmes qui ne sont pas spécifiques au rugby, malheureusement fort répandus (et pour une grosse part dus aux sous mis en jeu). Qui plus est, la pression exercée sur les joueurs pour être « les meilleurs  » (toujours lié à l'argent, bien sûr et là encore quel que soit le « sport », du moment qu'il y a du pognon à la clé) les pousse au dopage tant et plus... (extrait de M/page Le Yoga, pour en finir avec la compétition)

    notes

    [1] Le rugby jusque-là réservé aux élites, gagne toutes les couches sociales. Dans les années 1880 se pose la question du professionnalisme, adopté en 1885 par le football, ce qui crée une scission au sein du rugby. Dès 1891, après la création du World Rugby, instance chargée de la gestion du jeu et de ses règles, les clubs du Nord réclament une aide pour rembourser aux ouvriers le temps de travail perdu à cause des matchs disputés le samedi, jour ouvré. Mais la RFU (Rugby Football Union) refuse...
    (Wikipédia - voir aussi Rugby Football League, l'instance du rugby à XIII...)

    Voir aussi 1995 en sport

    [2] Thomas Arnold directeur (headmaster) de la Rugby School vise dans les années 1830 à éduquer les enfants des classes aisées (haute bourgeoisie et aristocratie). Cet éducateur britannique s'appuie sur les sports athlétiques notamment le football rugby, pratique populaire lors des fêtes des campagnes et dont les valeurs viriles et guerrières doivent permettre à ces jeunes de pouvoir se maîtriser dans un affrontement violent, de fortifier leur corps pour mieux pouvoir le soumettre à la morale victorienne. Cette pédagogie doit en outre leur apprendre à diriger les institutions et entreprises. (Wikipédia - voir aussi La guerre des codes)

    0-0-court-brouillon RUGBY

    Harpers' Weekly Rugby 1865 Holiday in Camp : soldiers playing football Sketch by Winslow Homer

    En 1910, la France (XV français) intègre le prestigieux « Championnat des nations britanniques » (Home Nations Championship) dont elle sera exclue de 1931 à 1947 par ces mêmes nations britanniques (Board anglo-saxon) accusée d'amateurisme marron (shamateurism) et de violence extrême dans le jeu (voir Tournoi des Six Nations). Entre décembre 1930 et janvier 1931, pour contrer violence, amateurisme marron et racolages en tout genre, douze clubs créent leur propre fédération : Union française de rugby amateur UFRA et leur championnat (ils réintègreront la FFR en juin 1932). (Wikipédia)

    Voir plus haut L'Art de la Guerre

     

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