• À propos de "Souffle" - Énergie

    De l'Énergie

    À propos de "Souffle" - Énergie

    C’est sur les hauteurs de l’île de Tenerife, aux Canaries, que cette pluie de météorites a été immortalisée à travers ce magnifique cliché de Juan Caros Casado, un astrophotographe espagnol.

    Vous pouvez admirer le sommet enneigé du volcan Teide surplombé par la constellation d’Orion à l’arrière-plan et l’étoile qui semble couronner le pic du volcan est appelée Rigel… (décembre 2013)

     

    C'est notre énergie donc qui donne à notre corps son unité en animant chaque organe, tous en mouvement eux aussi.

    La prise de conscience du corps comme une totalité dont chaque élément dépend de l'autre est nécessaire à l'équilibre et à la santé de l'être.

    Il est temps de nous souvenir d'une réalité que les préoccupations de notre civilisation nous font souvent négliger, de prendre conscience du rapport entre le mouvement continuel des organes de notre corps et le mouvement de la Terre et du Soleil. À notre époque nous cherchons tellement à progresser que notre regard est toujours porté devant nous. Nous sommes tellement intéressés par la spécialisation que notre champ de vision est devenu étroit.

    Et si nous ouvrions les yeux sur ce qui ne "progresse" pas ?

     

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    Le rythme cosmique qui règle les cycles du Soleil et de la Lune, le jour et la nuit, les saisons, est le même auquel obéit le mouvement de notre énergie vitale. Notre corps, sans attendre le consentement de notre "intelligence", reconnaît les Lois cosmiques et s'y soumet.

    Quand nous aurons compris comment notre corps vit sa vie, nous serons (peut-être) prêts à l'aider à fonctionner au mieux en le soignant et en l'entretenant par des méthodes qui tiennent compte de son rapport avec la Nature. Souvent ceux qui vivent près de la Nature reconnaissent plus facilement que leur corps en fait partie.

    Les physiologistes classiques ont observé que chaque organe, reçoit sa ration d'énergie selon les heures du jour et selon les saisons.
    Que les crises d'asthme aient lieu le plus souvent à l'aube n'est pas dû au hasard mais au fait que c'est vers 3 heures du matin que les poumons sont au summum de leur activité.

    Les accidents cardiaques sont les plus fréquents vers midi : l'heure énergétique maximale du cœur.
    Le gros intestin reçoit sa plus forte ration d'énergie entre 5 et 7 heures du matin, ce qui explique la normalité des selles matinales...

    Des chercheurs ont découvert que l'énergie —loin d'être une substance abstraite ou un concept mystique— est en fait une réalité qui anime chaque corps —animal ou végétal— vivant (bien que normalement invisible à l’œil nu)

    Photographiée (travaux du couple russe Kirlian), cette force énergétique se voit comme un halo aux couleurs vives à la surface du corps —appelé une "aura"—, rappelant l'auréole traditionnellement peinte autour de la tête des saints.
    Ce halo perd de son intensité et change de couleur quand l'organisme est souffrant.

    D'autres chercheurs ont constaté que les endroits du corps humain qui émettent la lumière la plus brillante correspondent aux points utilisés depuis toujours par les acupuncteurs.

    Cette luminosité émane de la surface de l’organisme, de sa peau. Notre peau ne sert pas seulement à envelopper nos organes internes, elle leur donne une surface continue sur laquelle circule l'énergie qui les anime, parce que "l’unité corporelle" ne se limite pas à une conscience de l’interdépendance de l’avant et de l’arrière, mais comprend aussi le rapport entre l’intérieur du corps et l’extérieur (principe de l’acupuncture).

    Ainsi, les organes internes se projettent sur la peau et peuvent être soignés depuis la peau par des techniques qui ont leur source dans une médecine dont on dit qu'elle fut élaborée il y a plus de 5 000 ans : la médecine chinoise.

     

    Fondations millénaires
    Telles des écluses, les « points d'acupuncture » se situent tout le long de cet itinéraire et c'est par la régulation de ces écluses que la médecine chinoise assure la circulation normale de l'énergie à travers le corps entier.

    Bien avant que nous ne développions la compréhension scientifique actuelle que nous avons du corps humain avec la physique et la chimie, la plupart des médecines traditionnelles considéraient l'être humain en tant qu'ensemble vibratoire.

    Les plus connues de ces médecines traditionnelles sont la médecine traditionnelle chinoise avec "les méridiens" et la médecine traditionnelle indienne avec "les nâdis" (comparables aux méridiens chinois) [1]

    Bien que millénaires, la médecine occidentale a mis du temps à les considérer comme des approches valables, à connaître, à étudier et à comprendre.

    La médecine chinoise existe depuis des temps immémoriaux. Elle repose sur la délimitation avec une très grande précision les trajets des méridiens, canaux dans lesquels circule l'énergie dans le corps humain, ainsi que la localisation des points d'acupuncture. Avec certains appareils on peut aujourd'hui percevoir et confirmer cette cartographie énergétique du corps.

    Les Anciens savaient que le corps n'est pas que matière
    et que l'Énergie est le grand principe de la Vie

    [1] NOTE : "Vaisseaux" comme "Méridiens" sont des termes empruntés au vocabulaire des acupuncteurs chinois. En yoga il serait plus correct d'employer le terme "Nâdî" qui est synonyme pour désigner ces circuits d'énergie. On dit aussi "Nerfs".

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    Comment percevoir les énergies ?
    Tous droits réservés, Olivier Magnan. Infopreneur, 6022 mignault, montreal, QC h1m1z3, CANADA

    Je ne crois pas qu'il y ait une seule méthode officielle... je crois que tout le monde peut percevoir les choses différemment.

    La première façon est ce qu'on pourrait appeler "objective" : je vois l'énergie aussi bien que je vois cette table ou ce mouton.
    Souvent, dans ce type de perception, ce que les gens perçoivent est l'aura. Voici une technique simple pour la percevoir.

    1- Demandez à votre gentil "cobaye" de se mettre dos à un mur, idéalement de couleur unie. Blanc serait le mieux ;-)
    2- Mettez-vous face à la personne à une distance d'environ 10 pieds (304,8 cm ou, si vous préférez, 3 m)
    3- Fixez son troisième œil (situé entre les sourcils.)
    4- Faites des cercles avec vos yeux dans le sens d'une aiguille d'une montre. Avec vos yeux, faites le tour de sa tête : en commençant sur le dessus, vers la D jusqu'à l'oreille D, ensuite au menton, remontez par la G jusqu'à l'oreille G, et finalement jusqu'à votre point de départ sur la tête. Respirez profondément en faisant cela.
    5- Faites plusieurs cercles.
    6- Regardez soit sur le troisième œil soit sur le dessus du front. Fixez. Vous allez remarquer une "lumière" autour de la région de la tête...

     

     

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    « Le Jardin du Bien-Être propose un diagnostic bioénergétique global grâce au Biopulsar (instrument de mesures à très haute sensibilité bioénergétique basé sur les connaissances des corps subtils et de la réflexologie, certifié par la norme Médicale européenne C. E. Classe II A) : lors de ce biofeedback, l'aura est transcrite en couleur autour de la silhouette parfaite du corps de l'homme de Vitruve de Léonard de Vinci et chaque couleur représente un élément bien défini de votre être... »

    Le fait de tourner les yeux stimule la vision périphérique, et il semblerait que la capacité de voir l'aura ait un lien avec la vision périphérique.

    L'autre façon est ce que j'appelle la "façon subjective" : c'est-à-dire que les énergies que je perçois sont en fait perçues dans mon imagination.En fait, je ressens plus les énergies que je ne les vois. On dirait que mon sens du toucher ressent les énergies et mon cerveau transforme ces perceptions en images que je vois dans mon imagination.

    - Le meilleur truc à conseiller : vous devez savoir où sont les énergies avant de pouvoir les voir de cette façon. Par exemple, si vous voulez voir les chakras, achetez-vous une petite image qui démontre où ils sont situés et apprenez-les par cœur. Vous allez bientôt pouvoir les imaginer avec précision. Même chose avec les méridiens.

    En sachant où est le système énergétique sur lequel je veux travailler... il semble que mon imagination puisse m'envoyer une représentation assez précise de l'état de l'énergie.

    - Puis, pour acquérir plus de facilité à "voir" l'énergie, il est conseillé d’y travailler chaque jour (ou presque !)

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    L’importance de Prâna

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    La médecine chinoise accorde de l’importance à la respiration.

    Alors qu'en Occident, la vision médicale considère la respiration comme une fonction et insiste sur le bon fonctionnement de la ventilation et des échanges gazeux, en Orient la respiration est en liaison avec la circulation de l'énergie dans le corps, ce qui a une incidence sur l’harmonie des organes entre eux et sur l'équilibre énergétique de l'organisme en général.

    La respiration est souffle-énergie. Une respiration correcte et profonde favorise l'union de l'air inspiré avec l'énergie des aliments, ce qui permet la production de l'énergie essentielle. De plus, quand elle descend plus profondément, elle induit la formation de l'énergie défensive et agit sur l'énergie ancestrale, réserve de nos potentialités. Ainsi la respiration est responsable de toute la production énergétique du corps et donc de l'état énergétique des organes. Lors de l’inspiration, le souffle-énergie descend jusqu'à la rate, puis va vers le foie et les reins. L'expiration rejette l'air qui des reins repasse par la rate et se dirige vers le cœur et les poumons ; c'est pourquoi la rate joue un rôle important dans la distribution de l'énergie. Ainsi l'air expiré totalement expulse entièrement les énergies impures.

    Le Yin-Yang est aussi appliqué à la respiration. L'air inspiré est Yang ; il représente l'énergie cosmique. Par un mouvement descendant d'intériorisation, qui est Yin, il pénètre à l'intérieur du corps qui est Yin.

    L'air expiré par un mouvement ascendant, donc Yang, vient de l'intérieur du corps, Yin. Le Yin et le Yang sont donc toujours harmonieusement liés.

    Les Taoïstes chinois appréhendent la respiration comme une énergie qu'il faut maîtriser parfaitement pour obtenir l'harmonisation de l'énergie dans le corps, la santé parfaite et par là-même, pourquoi pas, l'immortalité.

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    3 Le paradigme du Qi consiste à décrire l'univers comme étant le produit d'une énergie fondamentale constituée de Souffles en mouvement, variant dans leurs états de condensation ou d'expansion.

    Le tantrisme cherche à prendre conscience de la respiration et de certains de ses moments pour aller vers une exploration intérieure. Les rites tantriques ont développé une physiologie mystique comprenant des centres psychiques, les çakras à travers lesquels il faut faire évoluer la Kundalini, énergie divine, reposant au fond de chaque être.
    Pour le tantrisme, chaque expiration est une mort et chaque inspiration une renaissance. Mais, avant l'inspiration et avant l'expiration, il y a un moment infime où l'on ne respire pas.
    Ce moment, il faut en prendre conscience, dit Çiva, car c'est par lui que l'on atteint la félicité. Pour cela, il faut observer sa respiration, observer l'inspiration, suivre le parcours de l'air, devenir l'air.
    Bouddha a dit : « soyez conscients : quand l'air pénètre en vous, accompagnez-le et quand l'air sort de votre corps, sortez avec lui ». On en a déduit que c'était une technique bouddhiste. Cependant Çiva l'affirmait avant lui. En observant attentivement la respiration de cette manière, on finit effectivement par prendre conscience de ces moments infimes où l'on ne respire pas ; on est dans ce moment, sans aucun mouvement de l'esprit, car tout arrêt respiratoire entraîne un arrêt plus ou moins complet de la pensée, dans l'immobilité. Là est la félicité, car à ce moment, on est dans le centre de soi-même.
    Quand l'air entre, il va jusqu'au nombril, quand il ressort, il part du nombril, faisant un cercle. Pour les mystiques taoïstes, le centre de l’homme est le nombril, là où se trouve le Hara. Le moment infime où l'on ne respire plus, c'est le moment où l'inspiration se transforme en expiration, dans le centre. Et dans le centre, dans l'immobilité, se trouve la félicité.
    Çiva dit : « quand l'air inspiré et l'air expiré fusionnent, ressens l'absence d'énergie, ressens la présence d'énergie en ton centre ». La respiration va sans cesse de l'extérieur vers le centre et du centre vers l'extérieur. Mais l'homme moderne ne respire plus assez profondément, sa respiration est devenue superficielle, et l'homme qui ne respire plus profondément est décentré, donc incomplet. Il est total uniquement quand il est au centre.

    L’approche des yogis de l’Inde est différente : le yoga propose des techniques de respiration, appréhende la respiration comme un moyen, oubliant le corps, de transcender la conscience pour l'ouvrir aux niveaux supérieurs, ou divins, libérant du poids des renaissances.

    Selon les Védas, textes sacrés les plus anciens de la tradition indienne, il existe une matière, l'âkâsha (l’éther), sorte de matrice, et une puissance, Prâna -le réservoir des forces, le principe même de lavie…- qui produit l'univers par sa vibration. La vibration du Prâna, en agissant sur l'âkâsha, réservoirdes formes, provoque leur projection et leur organisation.

    Tout ce qui existe autour de nous, sous forme de matière, est une manifestation différenciée de l'âkashâ.

    Toute force, attraction, répulsion, mouvement, pensée est une manifestation du Prâna

     

    L’air est force vitale
    L'influence du souffle (force vitale atmosphérique) sur le corps est telle que l'homme peut se passer de tout le reste, vivre pendant 2 ou 3 jours et même davantage, sans manger, ni boire, tandis qu'il meurt promptement, dès que les voies de l'air sont interrompues, tellement le souffle (l'air) a de pouvoir sur l'économie générale *.

    L'air vital, c'est le souffle de vie, le Prâna des Yogis de l'Inde et du Tibet. Le Prâna, c'est le globule de vitalité qui vient des Forces Solaires qui fournissent : le Fohat ou Électricité convertible en chaleur lumière, son mouvement.

    On se tiendra beaucoup au grand air *

    Le rôle joué par cet élément subtil qu'est le Prâna est remarquable dans le maintien de la vigueur physique de même dans certaines guérisons.

    Les enfants sont plus vigoureux quand ils sont élevés au grand air et nourris au soleil *

    Il est si indispensable à l'organisme, que si l'on faisait respirer certains malades alités, on assisterait à des convalescences étonnantes, rapides, quelquefois à de véritables résurrections...

    Hippocrate

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    7 Ces § sont des extraits de F. Sanfilippo Vivez sainement ! (1967)

    8 Les Chakras - Centres de Force dans l'Homme, Paris (The Chakras, 1926) -premier livre présentant les Chakra en Occident- de Charles Webster Leadbeater : prêtre anglais et anglican (1854-1934), auteur qui contribua à la pensée ésotérique théosophique au travers de nombreux ouvrages, il affirmait être clairvoyant.

    9 Le "2e" Çakra, ou "Sacré", est parfois appelé "de la rate" ("splénique"). Ceci semble provenir du livre de Leadbeater, qui est cependant tout à fait explicite sur le fait que le Çakra "sacré" –"Svadhisthana" indien– diffère du Çakra "de la rate" (qui n’est pas dans le système indien des Çakra) dont il discute. Il considère même qu’ouvrir le Çakra sacré peut être désastreux.
    La description de Leadbeater du Çakra de la rate présente une certaine ressemblance avec les fonctions de la rate en médecine chinoise -appartenant au Méridien de la Rate. Il est censé traiter le transport d’énergie dans tout le corps.
    Cela semble n’avoir rien de commun avec la rate de la médecine occidentale, qui purifie le sang. Pourtant Leadbeater situe le Çakra de la rate au niveau de la rate (au bas de la cage thoracique, à G du centre)

    10 Autres localisations de Leadbeater : le 1er Çakra, au point le plus bas de la colonne vertébrale ; le Çakra du cœur (pour la plupart situé au centre du torse), devant le cœur, donc à G du centre...

    Voir Amis Chakra, présentez-vous : Quelques rappels importants

     

    À propos de "Souffle" - Énergie

    Toutefois, pour certains auteurs, il n'y a pas de "yama" (maîtrise) dans « Prânayâma », mais "ayama" (allongement et subtilisation). L'idée cachée dans "Prânayâma" consisterait donc à « allonger la respiration pour que celle-ci devienne de plus en plus subtile ».

    Les Indiens disent d'ailleurs, à ce sujet, que l'on naît avec un certain nombre de respirations qui nous est réservé ; et que plus on respire vite, plus on abrège sa vie.

    Inversement, si l'on allonge le souffle, on allonge sa vie.

    Voir l’exercice
    Entraînement progressif simplifié pour allonger le souffle’ à ‘À propos de ‘Souffle’-Svara

    Mais que le Prânayâma passe par le contrôle de la respiration ou par son allongement, il vise bien surtout à rendre l'énergie à la fois plus puissante et plus subtile ; ce que l'on entend réellement par Prânayâma, c'est la connaissance et la maîtrise de Prâna, non pour maîtriser l’univers, mais afin de maîtriser et purifier son propre corps et son propre esprit pour parvenir à la perfection et ainsi, échapper à la roue des existences pour se dissoudre dans le divin.
    Et pour se rendre maître du Prâna, le manipuler, le diriger, il faut tout d'abord oublier son corps, de manière à ce qu'il ne gêne pas cette quête, ni par le physique, ni par le psychologique.

    Pour résumer, le Prânayâma permet de passer d'une fonction matérielle, la respiration, au domaine le plus fin, le plus spirituel, rejoignant ainsi les conceptions de la science moderne qui dit que plus on avance à l'intérieur de la matière, plus on trouve d'énergie.

    À propos de "Souffle" - Énergie

    Basé sur des méthodes très efficaces redonnant notamment vitalité, mémoire et puissance intellectuelle, le Prânayâma se compose essentiellement de techniques de respiration contrôlant aussi bien le mental que les canaux énergétiques subtils.

    Se rendre maître du corps est le but principal des postures yogiques, ou asanas*.

    * Asânâs et Prânayâma sont l'enseignement du Hatha-Yoga qui, une fois assimilé, permet d'accéder facilement au travail sur l'énergie mentale, but du Râjâ-Yoga.

     

    Votre énergie ne s’épuise pas
    Elle circule. De l’instant de votre conception jusqu’à celui de votre mort.

    Quand le rythme naturel de la circulation de l'énergie est perturbé par une cause interne (excès alimentaire, par exemple) ou externe (un brusque changement climatique…), l'organisme sain met en marche son propre système de régulation. Il suffit d'attendre que ça passe.

    Mais il arrive que ce système naturel de régulation soit débordé, incapable de faire face au désordre.

    L'énergie est alors détournée de son trajet naturel à travers le labyrinthe du corps : elle bute contre l’obstacle et se disperse. Le fluide énergétique ne pouvant plus suivre son itinéraire naturel, il y a un trop-plein dans certaines régions, une pénurie dans les autres

    Vous dites alors que vous êtes « épuisé », que vous « n’avez plus d’énergie ».

    Mais l’énergie est là. Seulement, vous l’empêchez de vous servir de la manière la plus appropriée à votre bien-être. En l’obligeant à se détourner, vous la tournez contre vous-même.

     

    Les techniques de circulation de l’Énergie
    D’après Christian Tikhomiroff

    Celles qui offrent le meilleur rapport facilité / efficacité sont Bhastrikâ * pour l’axe central, Nâdi-shodhana * pour les canaux latéraux, Kapâlabâthi * pour Âjna Çakra, Shitalî * pour le cœur et Mûlabandha ** pour Mûlâdhâra (Apana ***)

    * Bhastrikâ, Ujjâyin, Nâdi-shodhana, Kapâlabâthi, Shitalî : voir ‘Respirations fondamentales
    ** Mûlabandha : voir ‘À propos de ‘Souffle’-Svara’ ("Yogarythme") et les 3 contractions à ‘Bijà et Mantra
    *** Apana : voir ‘À propos de ‘Souffle’-Svara’ ("Yogarythme")

    Cette liste n’est évidemment pas exhaustive ou unique, d’autres façons de faire sont tout aussi efficaces. L’intérêt de celle-ci réside dans le fait que ces techniques sont usuelles et réalisables même par les débutants.

    - Bhastrikâ *, la respiration du soufflet de forgeron, avec utilisation du son puissant de l’Ujjâyin *.
    Indépendamment en posture assise ou dans presque n’importe quelle posture.

    - Nâdi-shodhana *, la respiration alternée.
    En assise immobile, on visualise le souffle qui circule dans les canaux latéraux.

    - Kapâlabâthi *, souffle purificateur, travail d’expiration.
    Faire Mûlabandha **, les yeux fermés converger le regard vers le haut, fixer un point lumineux.
    Terminer sur une immobilité, toujours concentré dans Âjna.

    - Shitalî *, le souffle rafraîchissant.
    Inspirer par la langue sortie en forme de tuyau, expirer par les narines...

    - Mûlabandha **, la contraction anale.
    Voilà une technique majeur. Les tantriques disent qu’il n’y a pas de yoga sans Mûlabandha. Ils ont bien raison, la raison allant parfois se nicher où on ne l’attend pas... Rien d’anormal ! « Ce qui est en haut est en bas »...
    Exécution très simple, « il n’y a qu’à » maintenir une légère contraction continue de l’anus, du sphincter externe.

    Cette technique doit se faire sans discontinuer dans tout le yoga, et, mieux encore, tout le temps dans la vie.

     

    NOTE. Ce qui suit est tiré dans une bonne mesure du livre de Roger Clerc : « L’enseignement du Yoga de l’Énergie – Second degré » (Coll. L’Orient profond - Éd. Cariscript-Paris 1990) puis, dans une moindre, de celui de Robert Lasserre « Yoga et diététique d’Extrême-Orient » (Imprimerie Fournié-Toulouse 1961). Les dessins qui accompagnent les exercices, marqués d’un petit carré, sont de Pascale Brun, tirés de l’ouvrage de Roger Clerc. Les autres sont de René Chausson, du livre de Robert Lasserre.
    On pourra peut-être me reprocher de faire un amalgame (peu de rapport en effet entre Roger ‘Énergie’ et Robert ‘Judo’...) et/ou de ne pas respecter une certaine progression dans les exercices (je pense notamment à Roger). Mais je ne suis pas là pour donner des cours et mon propos est de vous faire partager mes émotions, mes ressentis. De donner une idée de la diversité des exercices et des points de vues. De faire connaître des hommes et des techniques que je découvre parfois en même temps que je vous en fais part ! En l’occurrence, j’ai acheté ces 2 livres en même temps et j’ai trouvé qu’il y avait de grandes similitudes entre eux, malgré leur direction un peu différente. Enfin, je ne parle jamais d’exercice, sans en avoir d’abord éprouvé l’effet, soit parce que je l’ai effectivement exécuté, soit parce que j’en ai eu une approche en cours de Yoga.

     

    À propos de "Souffle" - Énergie

     

    Le Yoga de l’Énergie
    Le « Yoga de l’Énergie », pédagogie spécifique qui apparaît dans les anciens textes de l’Inde, lui doit son appellation.
    Un Yoga complet qui entend agir sur tous les plans de celui qui le pratique.
    La notion d’Énergie y est abordée de manière très approfondie.

    Le souffle, support de l’énergie de Vie –Prâna– et le Regard intérieur déplacé par la pensée sont étroitement liés : le second devenant le pilote du premier.

    Là où la Pensée va, l’Énergie va
    Roger Clerc (1908-1998 : belle longévité !)

    L’esprit étant toujours présent, le Yoga de l’Énergie développe ainsi une grande concentration du mental lui permettant de se centrer sur le point énergétique ou le circuit désiré. Ce "Ha-Tha" Yoga trouve ses origines au Tibet, carrefour de l’Inde et de la Chine : le pratiquant est amené à des postures et des techniques de respiration venues de l’Inde, mais aussi à des enchaînements dynamiques (retrouvés dans le Tai-Chi et le Gi-Gong) qui relancent et stimulent l’énergie.

    2 séquences majeures composées chacune de 18 mouvements enchaînés et liés :

    - la Danse cosmique (ou "préliminaires")

    - les mouvements de Nāropa (Voir 'Glossaire énergétique')

    L’approche des plans énergétiques subtils se fait aux niveaux :

    - des 3 canaux principaux reliés aux Çakra (Yoga traditionnel)

    - des spécificités de la polarité de l’Énergie, HA –solaire / THA –lunaire (Yoga traditionnel)

    - de tous les autres vaisseaux de l’Énergie (Méridiens dans la tradition chinoise)

     

    La variété des respirations
    * Voir respirations fondamentales

    ** voir plus loin

    Parmi celles-ci :

    - les respirations cosmiques ou le "soufflet de forgeron"  –Bhastrikâ et Kapâlabâthi.*
    Ces souffles stimulent l'énergie et la chaleur du corps ; de puissants toniques pour toute la sphère abdominale.
    Ils stabilisent les processus émotionnels et permettent d'éliminer les "boules" ou tensions que l'on peut ressentir dans la gorge, le cœur ou le ventre à l'occasion de contrariété ou de stress.
    À pratiquer avant tous exercices de Prânayâma "lents".

    - la respiration prânique **

    - la respiration alternée Nâdi-Shodhana * et la respiration "polarisée" ** – où l’Énergie est prise à la source lunaire (G) et envoyée vers le côté D et inversement, à la source solaire (D) vers le côté G.
    Un puissant moyen de rééquilibrage –des polarités énergétiques des côtés G et D (lune et soleil, féminin et masculin, dedans et dehors, etc.)– et de recentrage, qui améliore nettement la santé ainsi que la résistance du corps et du système immunitaire.
    Ce souffle développe la volonté, la stabilité du caractère et réduit notablement la verbalisation mentale et extérieure excessive dont souffrent beaucoup de personnes ; il permet de faire un peu mieux le silence intérieur et de se tenir plus en recul.

    - la respiration yoguini **

    - la respiration "victorieuse" Ujjain, Ujjâyi ou Ujjaï *
    Son apprentissage permet de réguler sa respiration.
    Ce souffle donne chaud et purifie le corps ; il rééquilibre le fonctionnement thyroïdien.
    Il stabilise le regard et développe une meilleure concentration.
    Il permet de vaincre l'angoisse, le trac ou toute forme de peur préalable et donne un réel sentiment de force et de sécurité. Il est utile aux timides.
    Pratiqué sur de longues périodes, il produit une énergie personnelle formidable.

    - etc.

     

    Séries d'exercices

    À propos de "Souffle" - Énergie

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     À propos de "Souffle" - Énergie

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    Voir la page So-ham

    Voir la page Ujjayi  et aussi...

    - Travail sur l’expir – Nettoyage – Corps en mouvement : Mûla-Kriya "Le Piston"
    - Relaxation allongé – Le son expiré : Expiration avec le son AUM ! (Relaxation 'Bijà et Mantra')

     

     

    Annexes

     

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