• Anti-inflammatoires

    Page mise à jour et complétée fin mars 2021

    Sommaire

    Les différentes classes d’anti-inflammatoires

    Les causes de l'inflammation

    Anti-inflammatoires naturels

    Utiliser les anti-inflammatoires naturels sans risque

     

    Les différentes classes d’anti-inflammatoires

    Nouvelle Page Santé (19/06/2020)

    Anti-inflammatoire différentes classes

    L’inflammation est un état de guerre, qui facilite la bataille, mais vous empêche de vivre en paix (exemple : la douleur vous empêche de bouger normalement). 

    Parfois, c’est une “bonne guerre”, que vous pouvez gagner.

    Parfois, c’est une “mauvaise guerre”, une guerre civile, que vous ne pouvez pas gagner.

    À partir des années 1950, l’industrie pharmaceutique a commencé à synthétiser des anti-inflammatoires pour atténuer les symptômes de l’inflammation (douleur, fièvre, emballement du système immunitaire).

    Il existe deux familles d’anti-inflammatoires

    1. Les anti-inflammatoires stéroïdiens
      1. naturels — cortisone et cortisol produites par notre corps ;
      2. glucocorticoïdes de synthèse efficaces plus ou moins longtemps — prednisone, paraméthasone, bétaméthasone, cortivazol, etc. ;
    2. Les anti-inflammatoires non-stéroïdiens (AINS)
      1. AINS de synthèse — ibuprofène (Advil), aspirine, diclofénac (Voltarène), etc., mais pas le paracétamol qui n’agit pas sur l’inflammation ;
      2. AINS naturels à base de plantes échinacée, curcumine, harpagophytum, reine-des-prés, peuplier, bouleau, griffe-du-chat, encens, myrrhe, réglisse, polygala.

     

    La découverte des anti-inflammatoires

    Tout est parti de la cortisone, et de son dérivé, le cortisol.

    La cortisone est une hormone naturelle qui régule l’inflammation, les défenses immunitaires et le métabolisme des sucres[1]. Le corps en secrète de petites quantités.

    Le tournant s’est produit dans les années 1950, lorsqu’on a réussi à synthétiser des glucocorticoïdes (proches de la cortisone) beaucoup plus concentrés. La médecine s’est retrouvée avec le premier anti-inflammatoire puissant.

    Ces effets sont nombreux :

    • il agit sur la douleur (analgésique) ;
    • pour faire baisser la fièvre (antipyrétique) ;
    • pour calmer la réaction allergique ;
    • pour baisser les défenses immunitaires (pour calmer les réactions allergiques et même éviter les rejets de greffe).

     

    Les résultats étaient spectaculaires sur la polyarthrite rhumatoïde, la sclérose en plaques, les chocs anaphylactiques (réactions hyper-allergiques), l’asthme et même certains cancers[2].

    Les glucocorticoïdes sont utilisés par voie orale ou sous forme d’infiltration (comme les infiltrations dans les genoux atteints d’arthrose). Selon le glucocorticoïde utilisé, on peut avoir une efficacité allant de quelques heures à plusieurs jours.

     

    La limite des anti-inflammatoires

    Si ces anti-inflammatoires font taire les symptômes, ils ne règlent pas l’origine de la maladie…

    Pour reprendre l’analogie de la guerre, l’anti-inflammatoire permet de lever l’état de guerre, mais les affrontements continuent, et la menace n’a pas disparu. C’est valable pour toutes les classes d’anti-inflammatoires.

    Les anti-inflammatoires concentrés synthétiquement présentent de sérieux effets secondaires. C’est particulièrement vrai pour les glucocorticoïdes. Ces effets secondaires peuvent survenir en cas de traitement prolongé mais aussi, pour certains d’entre eux, dès le début du traitement.

    On peut citer l’ostéoporose (os poreux), l’ulcère gastrique, la pancréatite, le diabète, la prise de poids, l’hypertension, le réveil de maladies (varicelle, tuberculose, toxoplasmose, hépatite) et les troubles psychiques (euphorie, confusion…)[3].

    Pour ces raisons, les glucocorticoïdes ne sont prescrits que sous surveillance médicale rapprochée et pour une durée aussi courte que possible[4].

     

    L’arrivée des anti-inflammatoires non-stéroïdiens - AINS

    Dans les années 1960, les laboratoires ont réussi à synthétiser des anti-inflammatoires non-stéroïdiens (AINS), moins dangereux.

    Ce fut une immense révolution dans le traitement de la douleur au quotidien.

    De nos jours, il existe des centaines de molécules différentes. Je vous invite à regarder la liste pour vous familiariser[5] : l’aspirine, l’ibuprofène et le diclofénac (Voltarène) ne sont que les plus connus.

    Les AINS imitent la nature

    Les anti-inflammatoires non-stéroïdiens (AINS) ont été trouvés dans la nature.

    Vous savez déjà que l’aspirine (acide acétylsalicylique) a été synthétisé à partir l’écorce de saule blanc. La découverte date de l’Égypte antique[6]. Au passage, on retrouve la même molécule dans la reine-des-prés, le bouleau, le polygala[7].

    Ils sont “proches” des anti-inflammatoires naturels issus des plantes, mais ils sont synthétiques et beaucoup plus concentrés.

    Malgré tout, la plupart des AINS sont vendus sans ordonnance. D’ailleurs, les accidents sont nombreux chez des personnes qui mesurent mal le risque de ces médicaments puissants (2 000 morts par an rien qu’en Allemagne[8]).

    En soi, je suis pour la liberté d’acheter des médicaments sans ordonnance, car ça oblige la population à s’informer. Autrement, trop de personnes considèrent que les médicaments en vente libre ne présentent aucun risque — avec les accidents que nous connaissons. Je ne peux que vous encourager à lire attentivement les effets indésirables et les contre-indications associés aux AINS.

    À lire avant de prendre des AINS

    Ce que vous pouvez déjà retenir, c’est que les AINS sont contre-indiqués en cas de :

    • insuffisance rénale ;
    • ulcère gastrique ;
    • hémorragie ;
    • varicelle ;
    • grippe chez l’enfant ;
    • grossesse et allaitement.

     

    Les effets indésirables concernent essentiellement les systèmes gastro-intestinal (ulcères) et cardiovasculaire. Les AINS ont tendance à élever la pression artérielle (hypertension).

    Et surtout, surtout… faites très attention avant d’associer deux AINS, notamment l’aspirine + un autre AINS[9].

    D’ailleurs, l’aspirine est de moins en moins recommandée pour ces raisons.

    Voir plus bas Plantes anti-inflammatoires, covid-19 et Anses

     

    Et les anti-inflammatoires naturels offrent d’autres bienfaits !

    Le risque avec les anti-inflammatoires naturels est surtout théorique. Les médicaments sont beaucoup plus concentrés. Leur pouvoir anti-inflammatoire est donc bien plus élevé que celui des plantes.

    De plus, les plantes contiennent d’autres composés susceptibles d’agir contre l’infection au coronavirus. Par exemple, l’échinacée et la curcumine ont des propriétés anti-infectieuses et anti-oxydantes[10].

    La réglisse est anti-inflammatoire et immuno-modulante — elle peut donc calmer un système immunitaire qui s’emballe. Elle avait d’ailleurs montré son efficacité lors du SRAS en 2003[11].

    Si l’ANSES déconseille les anti-inflammatoires naturels sans nuance, la population risque d’être privée de moyens naturels (et bon marché) de lutte contre les épidémies.

    Je trouve ça dommage. C’est pourquoi j’ai pris le temps de rétablir la vérité sur les anti-inflammatoires.

    Comme dit très justement le Dr Jean-Michel Morel au sujet de l’ANSES : “Il est vraiment dommage qu’en France il y ait un tel ostracisme envers les produits à base de plantes, et que l’on considère que c’est soit inefficace, soit négatif ou même toxique. On s’en méfie a priori alors qu’aujourd’hui la phytothérapie est arrivée à une maturité telle qu’on peut s’appuyer sur des éléments précliniques importants”[12].

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    Sources

    [1] https://fr.wikipedia.org/wiki/Cortisone#:~:text=La%20cortisone%20est%20une%20hormone,sucres%2C%20d%C3%A9fenses%20immunitaires%20et%20inflammation.

    [2] https://fr.wikipedia.org/wiki/Glucocortico%C3%AFde#M%C3%A9canisme_d’action

    [3] https://fr.wikipedia.org/wiki/Glucocortico%C3%AFde#M%C3%A9canisme_d’action

    [4] https://www.allodocteurs.fr/se-soigner/medicaments/corticoides/la-face-cachee-de-la-cortisone_1850.html

    [5] https://fr.wikipedia.org/wiki/Anti-inflammatoire_non_st%C3%A9ro%C3%AFdien

    [6] https://fr.wikipedia.org/wiki/Acide_ac%C3%A9tylsalicylique

    [7] https://www.alternativesante.fr/coronavirus/plantes-anti-inflammatoires-et-covid-19-4-experts-decryptent-l-avis-de-l-anses

    [8] « Reduziert den Schmerz, schont die Organe », Der Allgemeinarzt,‎ septembre 2007, p. 39.

    [9] https://public.larhumatologie.fr/files/files/Generique/fichePratique-Generique-Anti-inflammatoire.pdf

    [10] https://www.alternativesante.fr/coronavirus/plantes-anti-inflammatoires-et-covid-19-4-experts-decryptent-l-avis-de-l-anses

    [11] https://www.nature.com/articles/news030609-16

    [12] https://www.alternativesante.fr/coronavirus/plantes-anti-inflammatoires-et-covid-19-4-experts-decryptent-l-avis-de-l-anses [Remonter]

     

    Les causes de l'inflammation

    Mes-bienfaits [archive]

    Comme nous l’avons constaté, l’inflammation part d’un bon réflexe de la part de notre organisme qui veut tout simplement se protéger. Malheureusement, en cas de dysfonctionnement du système immunitaire, il arrive qu’il se trompe et confonde ses agresseurs. C’est le cas notamment des allergies, où notre corps déclenche des réactions immunitaires extrêmes au contact du pollen par exemple ou pire encore, en s’attaquant lui-même. En effet, lors de maladies auto-immunes, notre propre système immunitaire, pensant se défendre, s’attaque en fait aux molécules mêmes de notre organisme.

    Les causes de ce dysfonctionnement dépendent de nombreux facteurs, mais les principales explications sont d’ordre biologique (problème génétique, carences) ou environnemental (pollution, tabac, perturbateurs endocriniens, etc.). Mes-bienfaits

     

    Les symptômes de l'inflammation

    Rougeurs, gonflements, sensation de chaleur représentent généralement les premiers signes d’une inflammation. D’autres symptômes peuvent survenir tels que des douleurs, une fatigue intense ou même une perte d’appétit.

    Dans le cas du sport, on connaît notamment les courbatures, ces douleurs inflammatoires à la suite d’un effort physique inhabituel trop important. Ces douleurs nous incitent subtilement à reposer le muscle endommagé, le temps qu’il se reconstruise et se renforce. Mes-bienfaits

    [Remonter]

     

    Anti-inflammatoires naturels

    Anti-inflammatoires naturels

    La plupart des inflammations peuvent être calmées, soulagées voire éradiquées avec les anti-inflammatoires naturels adéquats.

    Voir Anti-inflammatoires naturels (Nutrilife Blog Santé) [archive]

    Voici les 6 meilleurs

    1. Le boswellia, l’anti-inflammatoire naturel puissant et polyvalent

    Anti-inflammatoires nat. Boswellia serrata

     

    Le boswellia [1] est une résine issue d’un arbre souvent utilisé en médecine traditionnelle pour lutter contre les troubles inflammatoires.

    La médecine moderne a évalué ses vertus et les études menées sur ce végétal ont permis de démontrer son efficacité contre l’arthrose, la polyarthrite rhumatoïde, la fibrose kystique, la bronchite chronique et le syndrome de détresse respiratoire aiguë.

    Des essais cliniques ont montré que l’extrait de Boswellia serrata peut réduire la douleur et améliorer considérablement les fonctions des articulations, offrant dans certains cas un soulagement même dans les sept jours. Ses bienfaits sont dus à la présence de molécules anti-inflammatoires, les acides boswelliques. Ces molécules inhibent la synthèse de l’enzyme pro-inflammatoire appelée 5-lipoxygénase (5-LO) et de l’élastase leucocytaire humaine (HLE), toutes deux impliquées dans le processus inflammatoire.
    Le boswellia serrata a également prouvé son efficacité dans le traitement des maladies inflammatoires chroniques de l’intestin (MICI) : perméabilité intestinale [2] maladie de Crohn [3], colite ulcéreuse ou rectocolite hémorragique. Les acides boswelliques augmenteraient la résistance de la muqueuse gastrique et la stimulation locale de la synthèse des prostaglandines cytoprotectrices. Cette réaction inhiberait ainsi la production de médiateurs dans la réaction inflammatoire, appelés les leucotriènes.
    Enfin, si le boswellia est pour nous le meilleur anti-inflammatoire naturel, c’est parce que cette résine en plus de réduire l’inflammation, possède également un effet analgésique, qui soulage les douleurs souvent associées aux troubles inflammatoires. (Mes-bienfaits)
    Notes, voir

    Voir aussi Oliban Boswellia carterii Encens

    Lien externe Boswellia serrata (Mes-bienfaits)

    2. Le curcuma, l’épice anti-inflammatoire reconnue

    Tout le monde connait le curcuma, cette épice jaune légèrement amère qui colore et parfume les plats de la cuisine indienne. Mais saviez-vous qu’outre ses qualités organoleptiques, il fait partie des anti-inflammatoires naturels les plus polyvalents et efficaces en phytothérapie ?
    En effet, la curcumine, le principe actif contenu dans le rhizome de curcuma, a reçu une attention particulière pour ses multiples bienfaits pour la santé, et semble agir principalement par le biais de ses mécanismes anti-inflammatoires et antioxydants. La recherche suggère que la curcumine peut aider à la gestion des conditions oxydatives et inflammatoires, du syndrome métabolique, de l’arthrite, de l’anxiété et de l’hyperlipidémie.
    Il peut également aider à gérer l’inflammation et les douleurs musculaires induites par l’exercice, améliorant ainsi la récupération et les performances sportives chez les personnes actives [1]. (Mes-bienfaits)
    Pour que le curcuma fonctionne, il est important de choisir une curcumine biodisponible, c’est-à-dire qui passe la barrière intestinale. Pour cela, il faut un produit hautement biodisponible ou associer la curcumine avec du poivre, afin d’augmenter son absorption.

    Note

    [1] Le curcuma aide aussi à soigner d’autres maladies inflammatoires : rhumatismes, asthme, bronchites, gingivites, tendinites, sciatiques, etc. Pour en savoir plus sur ses bienfaits, lisez ce guide sur le curcuma de Mes-bienfaits

    Voir Curcuma longa

    Lien externe La poudre de Curcuma (pdf)

    3. L’échinacée : inflammations des voies respiratoires et de la peau

    Anti-inflammatoires nat. Échinacée

     
    L’échinacée [1] est une plante originaire d’Amérique, utilisée en médecine traditionnelle amérindienne depuis des siècles. Elle est appréciée en Europe pour ses propriétés anti-inflammatoires sur les sphères ORL et cutané.
    Les molécules qu’elle contient permettent en effet de prévenir et soulager les maladies respiratoires : rhume, grippe, bronchite, etc.

    En plus d’aider les voies respiratoires, les racines de cette fleur stimulent nos défenses immunitaires et possèdent des propriétés antivirales et anti-prolifératives.

    Mais l’échinacée est également efficace pour traiter les problèmes inflammatoires de la peau tels que l’acné causé par la bactérie Cutibacterium acnes et l’eczéma atopique [2]. Appliquée sur la peau, elle aide également à une meilleure cicatrisation. (Mes-bienfaits)
    Notes, voir

    Voir aussi Échinacée (Lexique "phyto-médical") - Échinacée (Info Grippe)

    4. L’harpagophytum soulage les douleurs lombaires et l’arthrose

    Anti-inflammatoires nat. Harpagophytum procumbens

     

    L’harpagophytum procumbens [1], aussi appelé griffe du diable, est une plante originaire d’Afrique reconnue pour soigner les maladies inflammatoires.

    Elle est particulièrement bénéfique pour traiter les douleurs lombaires, l’arthrose de la hanche ou du genou [2].

    Une étude réalisée au Royaume-Uni sur 259 patients atteints de troubles rhumatismaux dégénératifs a d’ailleurs permis de démontrer les effets anti-douleurs de cette plante. En effet, après 8 semaines de traitement, 60% des patients ont arrêté les médicaments analgésiques qu’ils prenaient.
    Les vertus anti-inflammatoires et analgésiques de l’harpagophytum sont bénéfiques dans le traitement des maladies dégénératives des articulations, des tendinites, des maux de tête, des maux de dos et des douleurs menstruelles. Ces bienfaits sont notamment dus à l’harpagoside, une molécule anti-inflammatoire contenue dans la plante. (Mes-bienfaits)

    Contre la majeure partie des douleurs musculaires, l'homéopathie est très efficace.

    Ainsi :

    Vu dans Info Douleurs musculaires 

    Note, voir
    Lien externe L’harpagophytum ou griffe du diable (Christophe Bernard)

    5. La griffe du chat, anti-inflammatoire et antioxydant

    Rhumes, infections ORL, grippe... Immunisez-vous !

     

    Uncaria tomentosa L. communément appelé griffe de chat est une plante médicinale grimpante poussant principalement en forêt tropicale pluvieuse d’Amérique centrale et du Sud.

    Les rapports scientifiques rendent compte d’un large éventail d’activités biologiques, y compris des propriétés anti-inflammatoires, antioxydantes, immunostimulantes et des effets protecteurs contre le cancer.

    Plusieurs études ont attribué ses propriétés à la présence d’alcaloïdes. Des effets anti-inflammatoires positifs ont d’ailleurs été rapportés dans le traitement de patients atteints de polyarthrite rhumatoïde avec des extraits de griffe de chat.

    La griffe de chat semble agir comme un inhibiteur du TNFalpha (facteur de nécrose tumorale) et comme un antioxydant.

    De par son mécanisme d’action, elle est couramment utilisée pour traiter des troubles tels que l’arthrite, la gastrite et l’arthrose. (Mes-bienfaits)

    Voir Griffe du chat (Uña de gato) > Info Grippe 

     

    6. Le saule blanc, l’aspirine naturelle

    Saule-blanc - écorce Maux tête  
    L’écorce de saule blanc (Salix alba) est utilisée depuis des milliers d’années comme anti-inflammatoire, antipyrétique et analgésique.
    Son principe actif l’acide salicylique est utilisé dans l’aspirine [1].
    Des études cliniques ont été menées sur cette plante et elles soutiennent l’utilisation d’extraits d’écorce de saule dans les douleurs chroniques des articulations et du bas du dos ainsi que contre l’arthrose.
    Les extraits d’écorce de saule sont également largement utilisés dans les compléments alimentaires de performances sportives, de perte de poids et dans les cosmétiques, en raison de ses activités anti-inflammatoires et analgésiques. Les vertus de l’extrait d’écorce de saule sont associées à une baisse des médiateurs inflammatoires du facteur TNFalpha et NF-κB.
    Les effets indésirables semblent minimes par rapport aux anti-inflammatoires non stéroïdiens, y compris l’aspirine. La principale source de préoccupation peut être liée aux réactions allergiques chez les personnes sensibles aux salicylates. Si c’est votre cas, alors cette plante vous est contre-indiquée. (Mes-bienfaits)
    Note
    [1] C’est d’ailleurs l’écorce de saule et la reine-des-prés qui ont été utilisées pour la fabriquer.

    Voir Saule blanc (Info Grippe)

    Lien externe Décoction de Saule blanc (pdf)

    Voir aussi Gaulthérie Gaultheria procumbens

     

    Suite dans Mes-bienfaits

     

    Autres plantes anti-inflammatoires en PDF

    Basilic - feuilles

    Bouleau - bourgeons

    Camomille romaine - fleurs

    Cassis - feuilles

    Eucalyptus citronné - huile essentielle

    Euphraise - en compresses

    Lavande Lavandula Angustifolia - huile essentielle

    Nigelle - graines

    Pin - aiguilles

    Reine des prés - en infusion

    Autres anti-inflammatoires naturels en PDF

    Gomme Propolis

    Omégas 3

    [Remonter]

     

    Utiliser les anti-inflammatoires naturels sans risque

    Nouvelle Page Santé (29/06/2020)

    Voir antibiotiques naturels

    Plantes anti-inflammatoires, covid-19 et Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire). Le 17 avril [2020], dans le cadre de la lutte contre le covid-19, l’Anses a publié un avis pour mettre en garde contre la consommation de compléments alimentaires à base de plantes aux propriétés anti-inflammatoires.

    Cette agence déconseille donc les anti-inflammatoires en cas d’infection au coronavirus. Ce qui est compréhensible dans le cas des médicaments AINS. L’automédication à coup d’ibuprofène et d’aspirine a des conséquences : l’anti-inflammatoire masque les symptômes de l’inflammation et risquent de retarder la prise en charge du malade. Mais est-il justifié de déconseiller également les anti-inflammatoires naturels, comme l’échinacée et la curcumine ?

    [Alternative-santé] a interrogé 4 experts en phyto-aromathérapie et herboristerie, en partenariat avec Plantes & Santé.

    Depuis que l’ANSES déconseille les anti-inflammatoires non-stéroïdiens (AINS) et tous les anti-inflammatoires naturels (échinacée, reine-des-prés, saule, curcuma) en cas de coronavirus… la confusion règne dans les esprits.

    Faut-il arrêter les AINS (aspirine, ibuprofène, diclofénac) dans les autres situations ? Suis-je en train de m’empoisonner en prenant de la curcumine et de la réglisse en prévention ?

    Dissipons le brouillard...

    Il faut définir 3 cas où les anti-inflammatoires peuvent être utilisés :

    1. l’inflammation ponctuelle et passagère — infection hivernale, grippe, coronavirus, etc. ;
    2. l’inflammation chronique déclarée avec gênes et douleurs — polyarthrite rhumatoïde, autres rhumatismes, sclérose en plaques, etc. ;
    3. La prévention de l’inflammation chronique — vous n’êtes pas encore atteint, mais vous adoptez les gestes qui réduisent le “bruit de fond inflammatoire” (ex : alimentation anti-inflammatoire avec oméga-3 et curcuma[1])

    En cas d’inflammation ponctuelle

    C’est la préoccupation de l’ANSES, le covid-19 étant au début une infection ponctuelle.

    Le risque des anti-inflammatoires de synthèse (donc ultra-concentrés) c’est de masquer les symptômes — comme la fièvre. Conséquence, vos défenses immunitaires sont “anesthésiées”. Ceci donne l’occasion à une infection comme le coronavirus de gagner du terrain[2]

    C’est ainsi que les hôpitaux récupèrent des cas quasi désespérés de personnes qui étaient en bonne santé auparavant.

    La recommandation de l’ANSES est donc de bon sens : ne prenez pas d’anti-inflammatoires non-stéroïdiens si vous ne comprenez pas leur action au-delà de faire baisser la fièvre.

    Pour ma santé, je vais un cran plus loin. J’évite les anti-inflammatoires non-stéroïdiens 9 fois sur 10 pour les infections passagères (non-chroniques). Certes, je subis la fièvre, j’ai des courbatures, j’ai besoin de dormir 14 heures par jour, mais c’est passager… le temps que mon système immunitaire fasse son travail. C’est une guerre violente, mais rapide.

    Les anti-inflammatoires naturels sont plus respectueux de votre équilibre[3]. Ils vous apportent des doses moins fortes d’anti-inflammatoires.

    Je ne vois pas bien l’utilité en début d’infection. La douleur inflammatoire est supportable.

    L’ANSES estime que les anti-inflammatoires naturels sont tout de même dangereux en début d’infection. Néanmoins, certains spécialistes disent que le risque est théorique[4]. Certes, ils contiennent des substances anti-inflammatoires, mais en petite quantité… Et aucune étude n’a prouvé qu’ils pouvaient mettre en danger la vie du patient.

    Autrement dit, l’ANSES s’en remet au principe de précaution le plus vaste possible.

    En revanche, si vous êtes atteint du coronavirus et que votre corps ne semble pas en mesure de vaincre, vous entrez dans l’inflammation dysfonctionnelle qui risque de vous emporter dans une tempête de cytokines, parfois mortelle[5].

    Si vous en êtes là, vous devriez avoir été pris en charge dans un hôpital. Les professionnels jugeront eux-mêmes si vous avez besoin d’anti-inflammatoires.

    Si vous souhaitez prendre des anti-inflammatoires naturels, discutez-en avec votre médecin, mais ne les prenez pas en cachette

    Si l'infection ponctuelle ne passe pas, réduisez votre prise d’anti-inflammatoires naturels le cas échéant, et contactez votre médecin.

    En cas d’inflammation chronique avérée

    Si vous êtes atteint d’inflammation chronique (arthrite, rhumatismes, sclérose en plaques), vous souffrez le martyre au quotidien. Vous prenez certainement des anti-inflammatoires non-stéroïdiens au quotidien. J’imagine que vous vivez également avec leurs effets indésirables…

    Dans votre situation, les anti-inflammatoires naturels sont intéressants pour vous soulager sans graves effets indésirables. Je pense notamment à la curcumine.

    Anti-inflammatoire naturel Curcuma

    L’action des produits naturels ne sera pas aussi radicale que les AINS synthétiques, mais vous n’aurez pas non plus d’effets indésirables aussi sérieux.

     

    LA stratégie est de PRÉVENIR l’inflammation chronique

    Voir Une histoire de tendinite

    Excellente stratégie, la première chose à faire est d’adopter une alimentation anti-inflammatoire, comme le régime méditerranéen[6] ou régime du Dr Weil[7].

    Anti-inflammatoire chronique Alimentation

    De surcroît, vous pouvez prendre des anti-inflammatoires naturels, comme la curcumine.

    Vous n’avez pas à craindre que l’effet anti-inflammatoire de la curcumine soit trop puissant. Les autorités sanitaires européennes ont réduit début 2020 la dose quotidienne maximale de curcumine. Ceci pour écarter tout risque d’anesthésie de votre système immunitaire.

    Conseil : fournissez-vous en curcumine dans un laboratoire fiable, Cell’innov par exemple.

    Voir Menu anti-inflammatoire (Notre-temps) [archive]

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    Sources

    [1] https://www.aufeminin.com/sante-femme/anti-inflammatoire-naturel-s4010286.html

    [2] https://www.santemagazine.fr/traitement/medicaments/anti-inflammatoires/7-choses-a-savoir-avant-la-prise-danti-inflammatoires-361891

    [3] https://www.consoglobe.com/anti-inflammatoires-naturels-cg/3

    [4] https://www.alternativesante.fr/apprendre/liste-videos/6744

    [5] https://www.letemps.ch/sciences/avis-tempete-immunitaire-cas-graves-covid19

    [6] http://www.psychomedia.qc.ca/sante/2019-01-07/alimentation-anti-inflammatoire

    [7] https://www.passeportsante.net/fr/Nutrition/Regimes/Fiche.aspx?doc=dr_weil_regime [Remonter]

     

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    Voir

    Aïe ma douleur !

    Anti inflammatoire naturel (Mr Plantes) [archive]

    Anti-inflammatoires naturels (Médisite)

    Automédication attention !

     

     

     

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