• Anti-inflammatoires

    Page créée début juillet 2020

    Les différentes classes d’anti-inflammatoires

    Nouvelle Page Santé (19/06/2020)

    Anti-inflammatoire différentes classes

    L’inflammation est un état de guerre, qui facilite la bataille, mais vous empêche de vivre en paix (exemple : la douleur vous empêche de bouger normalement). 

    Parfois, c’est une “bonne guerre”, que vous pouvez gagner.

    Parfois, c’est une “mauvaise guerre”, une guerre civile, que vous ne pouvez pas gagner.

    À partir des années 1950, l’industrie pharmaceutique a commencé à synthétiser des anti-inflammatoires pour atténuer les symptômes de l’inflammation (douleur, fièvre, emballement du système immunitaire).

    Il existe deux familles d’anti-inflammatoires

    1. Les anti-inflammatoires stéroïdiens
      1. naturels — cortisone et cortisol produites par notre corps ;
      2. glucocorticoïdes de synthèse efficaces plus ou moins longtemps — prednisone, paraméthasone, bétaméthasone, cortivazol, etc. ;
    2. Les anti-inflammatoires non-stéroïdiens (AINS)
      1. AINS de synthèse — ibuprofène (Advil), aspirine, diclofénac (Voltarène), etc., mais pas le paracétamol qui n’agit pas sur l’inflammation ;
      2. AINS naturels à base de plantes échinacée, curcumine, harpagophytum, reine-des-prés, peuplier, bouleau, griffe-du-chat, encens, myrrhe, réglisse, polygala.

     

    La découverte des anti-inflammatoires

    Tout est parti de la cortisone, et de son dérivé, le cortisol.

    La cortisone est une hormone naturelle qui régule l’inflammation, les défenses immunitaires et le métabolisme des sucres[1]. Le corps en secrète de petites quantités.

    Le tournant s’est produit dans les années 1950, lorsqu’on a réussi à synthétiser des glucocorticoïdes (proches de la cortisone) beaucoup plus concentrés. La médecine s’est retrouvée avec le premier anti-inflammatoire puissant.

    Ces effets sont nombreux :

    • il agit sur la douleur (analgésique) ;
    • pour faire baisser la fièvre (antipyrétique) ;
    • pour calmer la réaction allergique ;
    • pour baisser les défenses immunitaires (pour calmer les réactions allergiques et même éviter les rejets de greffe).

     

    Les résultats étaient spectaculaires sur la polyarthrite rhumatoïde, la sclérose en plaques, les chocs anaphylactiques (réactions hyper-allergiques), l’asthme et même certains cancers[2].

    Les glucocorticoïdes sont utilisés par voie orale ou sous forme d’infiltration (comme les infiltrations dans les genoux atteints d’arthrose). Selon le glucocorticoïde utilisé, on peut avoir une efficacité allant de quelques heures à plusieurs jours.

    La limite des anti-inflammatoires

    Si ces anti-inflammatoires font taire les symptômes, ils ne règlent pas l’origine de la maladie…

    Pour reprendre l’analogie de la guerre, l’anti-inflammatoire permet de lever l’état de guerre, mais les affrontements continuent, et la menace n’a pas disparu. C’est valable pour toutes les classes d’anti-inflammatoires.

    Les anti-inflammatoires concentrés synthétiquement présentent de sérieux effets secondaires. C’est particulièrement vrai pour les glucocorticoïdes. Ces effets secondaires peuvent survenir en cas de traitement prolongé mais aussi, pour certains d’entre eux, dès le début du traitement.

    On peut citer l’ostéoporose (os poreux), l’ulcère gastrique, la pancréatite, le diabète, la prise de poids, l’hypertension, le réveil de maladies (varicelle, tuberculose, toxoplasmose, hépatite) et les troubles psychiques (euphorie, confusion…)[3].

    Pour ces raisons, les glucocorticoïdes ne sont prescrits que sous surveillance médicale rapprochée et pour une durée aussi courte que possible[4].

    L’arrivée des anti-inflammatoires non-stéroïdiens - AINS

    Dans les années 1960, les laboratoires ont réussi à synthétiser des anti-inflammatoires non-stéroïdiens (AINS), moins dangereux.

    Ce fut une immense révolution dans le traitement de la douleur au quotidien.

    De nos jours, il existe des centaines de molécules différentes. Je vous invite à regarder la liste pour vous familiariser[5] : l’aspirine, l’ibuprofène et le diclofénac (Voltarène) ne sont que les plus connus.

    Les AINS imitent la nature

    Les anti-inflammatoires non-stéroïdiens (AINS) ont été trouvés dans la nature.

    Vous savez déjà que l’aspirine (acide acétylsalicylique) a été synthétisé à partir l’écorce de saule blanc. La découverte date de l’Égypte antique[6]. Au passage, on retrouve la même molécule dans la reine-des-prés, le bouleau, le polygala[7].

    Ils sont “proches” des anti-inflammatoires naturels issus des plantes, mais ils sont synthétiques et beaucoup plus concentrés.

    Malgré tout, la plupart des AINS sont vendus sans ordonnance. D’ailleurs, les accidents sont nombreux chez des personnes qui mesurent mal le risque de ces médicaments puissants (2 000 morts par an rien qu’en Allemagne[8]).

    En soi, je suis pour la liberté d’acheter des médicaments sans ordonnance, car ça oblige la population à s’informer. Autrement, trop de personnes considèrent que les médicaments en vente libre ne présentent aucun risque — avec les accidents que nous connaissons. Je ne peux que vous encourager à lire attentivement les effets indésirables et les contre-indications associés aux AINS.

    À lire avant de prendre des AINS

    Ce que vous pouvez déjà retenir, c’est que les AINS sont contre-indiqués en cas de :

    • insuffisance rénale ;
    • ulcère gastrique ;
    • hémorragie ;
    • varicelle ;
    • grippe chez l’enfant ;
    • grossesse et allaitement.

     

    Les effets indésirables concernent essentiellement les systèmes gastro-intestinal (ulcères) et cardiovasculaire. Les AINS ont tendance à élever la pression artérielle (hypertension).

    Et surtout, surtout… faites très attention avant d’associer deux AINS, notamment l’aspirine + un autre AINS[9].

    D’ailleurs, l’aspirine est de moins en moins recommandée pour ces raisons.

    Voir plus bas Plantes anti-inflammatoires, covid-19 et Anses

    Et les anti-inflammatoires naturels offrent d’autres bienfaits !

    Le risque avec les anti-inflammatoires naturels est surtout théorique. Les médicaments sont beaucoup plus concentrés. Leur pouvoir anti-inflammatoire est donc bien plus élevé que celui des plantes.

    De plus, les plantes contiennent d’autres composés susceptibles d’agir contre l’infection au coronavirus. Par exemple, l’échinacée et la curcumine ont des propriétés anti-infectieuses et anti-oxydantes[10].

    La réglisse est anti-inflammatoire et immuno-modulante — elle peut donc calmer un système immunitaire qui s’emballe. Elle avait d’ailleurs montré son efficacité lors du SRAS en 2003[11].

    Si l’ANSES déconseille les anti-inflammatoires naturels sans nuance, la population risque d’être privée de moyens naturels (et bon marché) de lutte contre les épidémies.

    Je trouve ça dommage. C’est pourquoi j’ai pris le temps de rétablir la vérité sur les anti-inflammatoires.

    Comme dit très justement le Dr Jean-Michel Morel au sujet de l’ANSES : “Il est vraiment dommage qu’en France il y ait un tel ostracisme envers les produits à base de plantes, et que l’on considère que c’est soit inefficace, soit négatif ou même toxique. On s’en méfie a priori alors qu’aujourd’hui la phytothérapie est arrivée à une maturité telle qu’on peut s’appuyer sur des éléments précliniques importants”[12].

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    Sources

    [1] https://fr.wikipedia.org/wiki/Cortisone#:~:text=La%20cortisone%20est%20une%20hormone,sucres%2C%20d%C3%A9fenses%20immunitaires%20et%20inflammation.

    [2] https://fr.wikipedia.org/wiki/Glucocortico%C3%AFde#M%C3%A9canisme_d’action

    [3] https://fr.wikipedia.org/wiki/Glucocortico%C3%AFde#M%C3%A9canisme_d’action

    [4] https://www.allodocteurs.fr/se-soigner/medicaments/corticoides/la-face-cachee-de-la-cortisone_1850.html

    [5] https://fr.wikipedia.org/wiki/Anti-inflammatoire_non_st%C3%A9ro%C3%AFdien

    [6] https://fr.wikipedia.org/wiki/Acide_ac%C3%A9tylsalicylique

    [7] https://www.alternativesante.fr/coronavirus/plantes-anti-inflammatoires-et-covid-19-4-experts-decryptent-l-avis-de-l-anses

    [8] « Reduziert den Schmerz, schont die Organe », Der Allgemeinarzt,‎ septembre 2007, p. 39.

    [9] https://public.larhumatologie.fr/files/files/Generique/fichePratique-Generique-Anti-inflammatoire.pdf

    [10] https://www.alternativesante.fr/coronavirus/plantes-anti-inflammatoires-et-covid-19-4-experts-decryptent-l-avis-de-l-anses

    [11] https://www.nature.com/articles/news030609-16

    [12] https://www.alternativesante.fr/coronavirus/plantes-anti-inflammatoires-et-covid-19-4-experts-decryptent-l-avis-de-l-anses

    Plantes anti-inflammatoires, covid-19 et Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire). Le 17 avril [2020], dans le cadre de la lutte contre le covid-19, l’Anses a publié un avis pour mettre en garde contre la consommation de compléments alimentaires à base de plantes aux propriétés anti-inflammatoires.

    Cette agence déconseille donc les anti-inflammatoires en cas d’infection au coronavirus. Ce qui est compréhensible dans le cas des médicaments AINS. L’automédication à coup d’ibuprofène et d’aspirine a des conséquences : l’anti-inflammatoire masque les symptômes de l’inflammation et risquent de retarder la prise en charge du malade. Mais est-il justifié de déconseiller également les anti-inflammatoires naturels, comme l’échinacée et la curcumine ?

    [Alternative-santé] a interrogé 4 experts en phyto-aromathérapie et herboristerie, en partenariat avec Plantes & Santé.

    Utiliser des anti-inflammatoires naturels sans risque

    Nouvelle Page Santé (29/06/2020)

    Voir antibiotiques naturels

    Depuis que l’ANSES déconseille les anti-inflammatoires non-stéroïdiens (AINS) et tous les anti-inflammatoires naturels (échinacée, reine-des-prés, saule, curcuma) en cas de coronavirus… la confusion règne dans les esprits.

    Faut-il arrêter les AINS (aspirine, ibuprofène, diclofénac) dans les autres situations ? Suis-je en train de m’empoisonner en prenant de la curcumine et de la réglisse en prévention ?

    Dissipons le brouillard...

    Il faut définir 3 cas où les anti-inflammatoires peuvent être utilisés :

    1. l’inflammation ponctuelle et passagère — infection hivernale, grippe, coronavirus, etc. ;
    2. l’inflammation chronique déclarée avec gênes et douleurs — polyarthrite rhumatoïde, autres rhumatismes, sclérose en plaques, etc. ;
    3. La prévention de l’inflammation chronique — vous n’êtes pas encore atteint, mais vous adoptez les gestes qui réduisent le “bruit de fond inflammatoire” (ex : alimentation anti-inflammatoire avec oméga-3 et curcuma[1])

    En cas d’inflammation ponctuelle

    C’est la préoccupation de l’ANSES, le covid-19 étant au début une infection ponctuelle.

    Le risque des anti-inflammatoires de synthèse (donc ultra-concentrés) c’est de masquer les symptômes — comme la fièvre. Conséquence, vos défenses immunitaires sont “anesthésiées”. Ceci donne l’occasion à une infection comme le coronavirus de gagner du terrain[2]

    C’est ainsi que les hôpitaux récupèrent des cas quasi désespérés de personnes qui étaient en bonne santé auparavant.

    La recommandation de l’ANSES est donc de bon sens : ne prenez pas d’anti-inflammatoires non-stéroïdiens si vous ne comprenez pas leur action au-delà de faire baisser la fièvre.

    Pour ma santé, je vais un cran plus loin. J’évite les anti-inflammatoires non-stéroïdiens 9 fois sur 10 pour les infections passagères (non-chroniques). Certes, je subis la fièvre, j’ai des courbatures, j’ai besoin de dormir 14 heures par jour, mais c’est passager… le temps que mon système immunitaire fasse son travail. C’est une guerre violente, mais rapide.

    Les anti-inflammatoires naturels sont plus respectueux de votre équilibre[3]. Ils vous apportent des doses moins fortes d’anti-inflammatoires.

    Je ne vois pas bien l’utilité en début d’infection. La douleur inflammatoire est supportable.

    L’ANSES estime que les anti-inflammatoires naturels sont tout de même dangereux en début d’infection. Néanmoins, certains spécialistes disent que le risque est théorique[4]. Certes, ils contiennent des substances anti-inflammatoires, mais en petite quantité… Et aucune étude n’a prouvé qu’ils pouvaient mettre en danger la vie du patient.

    Autrement dit, l’ANSES s’en remet au principe de précaution le plus vaste possible.

    En revanche, si vous êtes atteint du coronavirus et que votre corps ne semble pas en mesure de vaincre, vous entrez dans l’inflammation dysfonctionnelle qui risque de vous emporter dans une tempête de cytokines, parfois mortelle[5].

    Si vous en êtes là, vous devriez avoir été pris en charge dans un hôpital. Les professionnels jugeront eux-mêmes si vous avez besoin d’anti-inflammatoires.

    Si vous souhaitez prendre des anti-inflammatoires naturels, discutez-en avec votre médecin, mais ne les prenez pas en cachette

    Si l'infection ponctuelle ne passe pas, réduisez votre prise d’anti-inflammatoires naturels le cas échéant, et contactez votre médecin.

    En cas d’inflammation chronique avérée

    Si vous êtes atteint d’inflammation chronique (arthrite, rhumatismes, sclérose en plaques), vous souffrez le martyre au quotidien. Vous prenez certainement des anti-inflammatoires non-stéroïdiens au quotidien. J’imagine que vous vivez également avec leurs effets indésirables…

    Dans votre situation, les anti-inflammatoires naturels sont intéressants pour vous soulager sans graves effets indésirables. Je pense notamment à la curcumine.

    Anti-inflammatoire naturel Curcuma

    L’action des produits naturels ne sera pas aussi radicale que les AINS synthétiques, mais vous n’aurez pas non plus d’effets indésirables aussi sérieux.

    LA stratégie est de PRÉVENIR l’inflammation chronique

    Voir Une histoire de tendinite

    Excellente stratégie, la première chose à faire est d’adopter une alimentation anti-inflammatoire, comme le régime méditerranéen[6] ou régime du Dr Weil[7].

    Anti-inflammatoire chronique Alimentation

    De surcroît, vous pouvez prendre des anti-inflammatoires naturels, comme la curcumine.

    Vous n’avez pas à craindre que l’effet anti-inflammatoire de la curcumine soit trop puissant. Les autorités sanitaires européennes ont réduit début 2020 la dose quotidienne maximale de curcumine. Ceci pour écarter tout risque d’anesthésie de votre système immunitaire.

    (Si vous vous fournissez en curcumine dans un laboratoire fiable, Cell’innov par exemple, ils se seront mis en règle début 2020)

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    Sources

    [1] https://www.aufeminin.com/sante-femme/anti-inflammatoire-naturel-s4010286.html

    [2] https://www.santemagazine.fr/traitement/medicaments/anti-inflammatoires/7-choses-a-savoir-avant-la-prise-danti-inflammatoires-361891

    [3] https://www.consoglobe.com/anti-inflammatoires-naturels-cg/3

    [4] https://www.alternativesante.fr/apprendre/liste-videos/6744

    [5] https://www.letemps.ch/sciences/avis-tempete-immunitaire-cas-graves-covid19

    [6] http://www.psychomedia.qc.ca/sante/2019-01-07/alimentation-anti-inflammatoire

    [7] https://www.passeportsante.net/fr/Nutrition/Regimes/Fiche.aspx?doc=dr_weil_regime

     

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    Voir

    Anti inflammatoire naturel (Mr Plantes) [archive]

    Anti-inflammatoires naturels (Médisite)

    Automédication attention !

     

     

     

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