• ☯ Ikigaï

    Page créée début août 2020 

    L’Ikigaï, cette ambition de vivre longtemps, pour soi et pour les autres.

    Ikigaï est un mot japonais, mais un principe universel. Des personnes en France ont trouvé leur Ikigaï sans avoir entendu ce mot auparavant.

    L’Ikigaï, c’est cette mission intime chevillée au corps, ce but profond en vous qui vous fait durer, malgré l’âge, malgré la maladie. Il exprime le sens que nous donnons à notre vie et le projet concret qui en découle.

    L’Ikigaï sommeille en chacun de nous et ne demande qu’à être révélé, à s’épanouir.

     

    Ikigaï : Histoires inspirantes

    L’Ikigaï de ma tante Édith
    (Alternatif Bien-Être 04/04/2019) [archive]

    L’Ikigaï de ma tante Édith

    Avez-vous, dans votre entourage, quelqu’un de capable de déplacer, comme ma tante, de petites montagnes, à l’échelle d’un village, d’une entreprise, d’une famille ? Êtes-vous, vous-même, capable de le faire et aimeriez-vous en être capable ?

    Survivre à l’horreur : un exemple incroyable et inspirant
    (Alternatif Bien-Être 06/08/2020) [archive]

    L’Ikigaï de Tsutomu Yamaguchi

    Le Japon est l’unique pays au monde à avoir connu des attaques atomiques. Les rescapés des bombes de Hiroshima et de Nagasaki y ont un titre officiel : hibakusha.

    Voir 6-9 août 1945 - Une bombe atomique sur Hiroshima et Nagasaki
    (Herodote.net 08/2020) [archive version abrégée sans média]

    Voir aussi Hiroshima-Nagasaki (Herodote.net pdf)

    Il y a dix ans disparaissait un homme de 93 ans. Il s’appelait Tsutomu Yamaguchi. Il était Japonais et aurait dû mourir à l’âge de 29 ans. En 1945, il était employé par la célèbre société Mitsubishi. Le 6 août, il entend le vrombissement dans le ciel d’un avion bombardier américain. Quelques secondes plus tard, le ciel est illuminé d’un gigantesque éclair, suivi d’une chaleur infernale. L’État-major américain venait de larguer la première bombe atomique sur le Japon (Hiroshima) qui fit 75 000 morts immédiats. Presque autant décédèrent des suites de leurs blessures au cours des jours suivants. Mais pas Tsutomu Yamaguchi. Recouvert de bandages, il quitte l’hôpital le surlendemain et se rend vite auprès de son patron qui souhaitait l’entendre sur ce qui s’était produit à Hiroshima. L’éclair blanc, la chaleur… et quelques minutes plus tard, un éclair blanc illumine les bureaux de Mitsubishi, et une chaleur infernale dévaste les lieux. Une seconde bombe atomique venait d’être larguée, à Nagasaki cette fois. Comme la première fois Tsutomu Yamaguchi survécut mais souffrit tout le reste de sa vie des suites des deux bombes. Il dut porter durant quinze ans des bandages pour ses brûlures. Il resta longtemps chauve. Il demeura sourd d’une oreille. Mais il n’y a pas que les souffrances physiques : il y eut aussi les souffrances morales. Sa femme et son fils moururent de cancers avancés. Cette histoire incroyable ne s’arrête pas là. On ne survit pas plus de soixante ans aux ravages de deux bombes atomiques par l’opération du Saint-Esprit. Si Tsutomu Yamagochi a vécu aussi longtemps malgré ses souffrances physiques, malgré la tristesse de voir sa famille rongée par le cancer des retombées radioactives, c’est sûrement grâce à son Ikigaï. En tant que double-rescapé, il se sentait investi d’une mission de témoignage et de paix afin que plus personne ne se retrouve jamais dans sa situation. Plusieurs années après les bombes d’Hiroshima et de Nagasaki, Tsutomu Yamagochi apprit l’anglais pour pouvoir témoigner dans la langue de ceux qui l’avaient irradié. Il se rendit au siège des Nations Unies, à New York, pour promouvoir le désarmement nucléaire. Il écrivit des poèmes pour raconter l’horreur des deux explosions atomiques et promouvoir la paix. Jusqu’à la fin de sa vie, Tsutomu Yamagochi n’eut de cesse de faire traduire ses poèmes en anglais afin que les Américains puissent les lire.

    Les poèmes de Tsutomu Yamagochi ont été traduits en français, dans un recueil intitulé Le camphrier irradié : tanka, Éditions Du Tanka Francophone, paru en 2013.

    Japon carte

     

     

    Voir

    De l'angoisse aux blessures affectives

    La résilience

    Quand l'émotion fait mouche

     

     

     

    haut de page