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    Page révisée le 12 août 2018 

    Bénéfices tirés des maladies ou problèmes

    De la maladie

    Bénéfices primaire et secondaire

    "Bénéfice de la maladie" désigne d’une façon générale toute satisfaction directe ou indirecte qu’un sujet tire de sa maladie. [1]

    Le bénéfice primaire est celui qui entre en considération dans la motivation même d’une névrose : satisfaction trouvée dans le symptôme, fuite dans la maladie, modification avantageuse des relations avec l’entourage [1]. Le bénéfice primaire résulte ainsi, schématiquement, selon les conceptions psychodynamiques, d'une réduction de l'angoisse par les essais défensifs, en général imparfaits, donc répétitifs, de neutralisation de celle-ci par le symptôme. [2]

    Le bénéfice secondaire pourrait se distinguer du précédent par [1] :

    — sa survenue après coup, comme gain supplémentaire ou utilisation par le sujet d’une maladie déjà constituée ;
    — son caractère extrinsèque par rapport au déterminisme initial de la maladie et au sens des symptômes ;
    — le fait qu’il s’agit de satisfactions narcissiques ou liées à l’auto-conservation plutôt que de satisfactions directement libidinales.

    D'abord décrit comme les efforts du moi pour pactiser avec une maladie déjà installée, le bénéfice secondaire est plutôt conçu actuellement comme les divers avantages d'ordre affectif, familial et socioéconomique liés au statut de malade. Régression, dépendance et passivité peuvent alors favoriser l'installation dans la chronicité, sinon, avec une relation adaptée, permettre des expériences et remaniements psychiques positifs. [2]

    Ainsi, le bénéfice secondaire survient après coup comme un gain supplémentaire retiré d’une maladie déjà installée. Le moi doit alors livrer un combat défensif secondaire face au(x) symptôme(s) et pactiser avec lui (eux) pour tenter d’en recueillir un avantage secondaire. [3]

    Bénéfices tirés des maladie ou problèmes  

    [1] Bénéfice primaire et secondaire de la maladie

    [2] Gratifications directes et indirectes que le patient retire de sa maladie
    (voir Maladie refuge)

    [3] Le bénéfice secondaire survient après coup

     

    Attention [archive], ces bénéfices secondaires ne sont pas à l'origine d'une stratégie pour rester malade ! Bien au contraire, ces bénéfices sont inconscients, la personne malade ne se rend pas compte que quelque chose l'attache à sa maladie. Il lui faut un travail pour en prendre conscience et s'en détacher. Explorer en soi ces bénéfices est un pas vers une guérison plus facile.

    Un bénéfice secondaire peut nous empêcher de guérir, allant en cela contre nos désirs conscients. C'est comme si un fil nous attachait à la maladie et refusait de lâcher. Le rôle du médecin est alors de nous aider à couper ce fil, à le détricoter pour qu'il permette de nous libérer de la maladie, quelle qu'elle soit.

    « En quoi suis-je attachée à cette maladie ?  »

    Quand la maladie a l'air de s'installer, nous pouvons d'ailleurs, même sans l'aide d'un médecin, nous poser nous-mêmes la question-titre.

     

    Dans d'autres domaines

    Les 9 types de bénéfices secondaires

    Ce concept Freudien de "bénéfice secondaire" ne date pas d'hier.

    En revanche, une liste des types de bénéfices secondaires n'existait pas jusqu'à ce jour...
    En voici ma * version : une liste des 9 types de bénéfices secondaires. Cette liste permet la résolution de problèmes par "l'approche des types de bénéfices secondaires".

    * Marc Vachon

    Faites l'exercice.

    Parmi les 9 types de bénéfices secondaires suivants, essayez d'identifier celui ou ceux qui correspondent à votre problème... Votre problème commencera alors à se résoudre...

    — l'habitude = mon problème est une habitude rassurante par rapport à l'inconnu qui me fait peur...

    — la loyauté = mon problème me rend loyal et fidèle à mon passé, à mes ancêtres...

    — l'exutoire = mon problème est le symptôme d'un autre problème... Une maladie provient parfois d'un problème psychologique.

    — la protection * / l'évitement = mon problème me protège d'un autre problème...

    Exemple : J'ai une jambe cassée, cela m'évite de faire face à mes responsabilités professionnelles...

    — l'excuse * = mon problème me sert d'excuse pour ne pas en affronter un autre.

    NB : La protection c'est vis-à-vis de soi ; l'excuse c'est vis-à-vis des autres...

    — l'occupation = mon problème m'occupe l'esprit, ce qui m'évite de penser à un autre problème qui peut me sembler plus effrayant.

    — l'identité = mon problème est ma raison d'être. Il fait partie de ma vie, de mon identité et de mon image...

    — la reconnaissance = mon problème me permet d'obtenir la reconnaissance, l'affection, la compassion d'autrui.

    — la punition = mon problème me punit de ma culpabilité ressentie par rapport à une faute réelle ou imaginaire que j'aurais commise...

    — l'attestation / le challenge = mon problème (me) prouve que je suis capable de lui faire face, au cas où j'aurais des doutes...

    * Si vous comptez 10 types de bénéfices secondaires au lieu de 9, c'est normal : "l'excuse" et "la protection" constituent presque un même type de bénéfice secondaire, tout comme "l'habitude" et "la loyauté".

     

     

    Une association

    Le Handicap Psychique

    "La santé mentale n’est pas simplement l’absence de troubles mentaux. Elle se définit comme un état de bien-être dans lequel chaque personne réalise son potentiel, fait face aux difficultés normales de la vie, travaille avec succès de manière productive et peut apporter sa contribution à la communauté"

    OMS (2007)

    Bénéfices tirés des maladie ou problèmes  

    Découvrez l'histoire de l'ŒUVRE FALRET, sa mission et ses valeurs >>> Présentation de l'association

    L'Œuvre Falret vous explique les différents types de troubles psychiques (ou maladies mentales), comment les reconnaître avec leurs symptômes.

     

     

     

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