• Info Maladie de Crohn

     

    La maladie de Crohn

    Info Maladie de Crohn

    L'appareil digestif ou appareil gastro-intestinal (GI)

    Le tube digestif est une série d'organes creux réunis en un long tube reliant la bouche à l’anus. Le mouvement des muscles dans le tractus gastro-intestinal, ainsi que la libération d'hormones et d'enzymes, permet la digestion des aliments.

    La maladie de Crohn a été décrite pour la 1ère fois en 1932 par un chirurgien américain, le Dr Burril B. Crohn.

    Cette maladie, qui provoque une inflammation et une irritation d'une partie de l'appareil digestif, se caractérise principalement par des crises de douleurs abdominales et de diarrhée, qui peuvent durer plusieurs semaines ou plusieurs mois.

    Fatigue, perte de poids voire dénutrition peuvent survenir si aucun traitement n’est entrepris. Dans certains cas, des symptômes non digestifs, qui touchent la peau, les articulations ou les yeux peuvent être associés à la maladie.

    L’inflammation peut toucher n’importe quelle portion du tube digestif, de la bouche à l’anus. Mais le plus souvent (95 % des cas) les zones inflammatoires se situent préférentiellement dans la partie terminale de l'intestin grêle, à sa jonction avec le côlon (gros intestin), que l’on appelle l'iléon (schéma ci-dessus) et/ou l'anus.

    L'inflammation est segmentaire (des segments de tube digestif atteints alternent avec des segments sains) et volontiers asymétrique par rapport à l'axe longitudinal du tube digestif.(Doctissimo)

    La maladie de Crohn évolue par poussées, en alternance avec des périodes de rémission où la personne peut observer une complète disparition des symptômes. Aujourd'hui, s'il est possible de soulager les symptômes et de cicatriser les lésions pour de longues périodes, la maladie ne se guérit pas.
    En France "6 cas de maladie de Crohn sur 100 000 personnes sont découverts chaque année", explique le Pr Laurent Beaugerie, gastro-entérologue à l'hôpital Saint-Antoine à Paris. La maladie peut survenir à tout âge, mais le diagnostic est souvent posé entre 15 et 40 ans. (Médisite)

    Le diagnostic différentiel est difficile car la maladie peut avoir, à tort, été confondue avec un trouble fonctionnel digestif intestinal, appelé également syndrome du côlon irritable.

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    [en] Baumgart, Daniel C; Sandborn, William J (2012). "Crohn's disease". The Lancet 380 (9853): 1590–605. doi:10.1016/S0140-6736(12)60026-9 . PMID 22914295

    [en] Crohn Disease avec eMedicine

    Voir Gaz, spasmes, intestin irritable

    La maladie de Crohn ressemble en plusieurs aspects à la colite ulcéreuse, une autre maladie inflammatoire fréquente de l'intestin. Pour les distinguer, les médecins utilisent différents critères. La colite ulcéreuse ne touche qu’un segment délimité du rectum et du côlon. Pour sa part, la maladie de Crohn peut atteindre tout le tube digestif, de la bouche aux intestins (parfois en laissant des zones saines). Il arrive qu’il ne soit pas possible de distinguer ces deux maladies. On appelle alors l’affection « colite indéterminée ».

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    Avec environ un million de personnes atteintes en Europe dont environ 90 000 en France, la maladie de Crohn est la plus fréquente des maladies inflammatoires chroniques intestinales (MICI).
    L’autre MICI est la rectocolite hémorragique.

     

    Les origines

    La maladie de Crohn est influencée par un gène qui serait hérité de l'homme de Néandertal lorsque les deux espèces (Homo neanderthalensis et Homo sapiens) se seraient hybridées. (Wikipédia)

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    « Des gènes néandertaliens inégalement répartis » [archive], sur pourlascience.fr, 12 février 2014)

    Les causes de cette maladie multifactorielle sont encore inconnues. Mais certains facteurs sont évoqués, qui pourraient favoriser sa survenue. Toutefois, aucun facteur spécifique n’ayant encore été décelé, les hypothèses qui suivent demandent à être validées.

    (Doctissimo, Médisite, Passeport-santé)

    Facteurs génétiques

    La maladie de Crohn pourrait survenir préférentiellement chez des individus ayant des prédispositions génétiques, de nombreux gènes - dont le gène NOD2/CARD15 - ayant récemment été identifiés comme associés à la maladie. (Doctissimo)

    "[...] qui pourraient augmenter les risques de la maladie, mais l'influence génétique reste minime avec moins de 10% de risque de transmettre la maladie à ses descendants." (Pr Beaugerie, Médisite)

    Facteurs immunologiques

    La maladie de Crohn pourrait aussi résulter d'une réaction immunitaire anormale à la suite d'un dérèglement de la flore intestinale

    L'inflammation pourrait donc être due à un dysfonctionnement du système immunitaire contre des bactéries et virus présents naturellement dans l'organisme. (Médisite)

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    Des chercheurs se penchent aujourd'hui sur le rôle d'une infection par un virus ou une bactérie ou un déséquilibre de la flore intestinale.

    Facteurs environnementaux

    On remarque que l’incidence de ce dérèglement de la flore intestinale est plus élevée dans les pays industrialisés (phénomène qui ne fait qu'augmenter depuis 1950). Cela laisse croire que des facteurs environnementaux, probablement liés au mode de vie occidental (par exemple hygiène excessive, alimentation riche en sucres raffinés, des infections bactériennes et fongiques…), pourraient avoir une influence importante sur l’apparition de la maladie. (Doctissimo, Médisite)

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    Voir une vidéo de Passeport-santé :
    Dans les pays industrialisés, la maladie de Crohn touche environ 50 personnes sur 100 000

    Tabagisme

    Info Maladie de Crohn

    "Le tabagisme double également les risques d'être atteint" explique le Pr Beaugerie. (Médisite)

    Le tabagisme a une influence négative sur l'histoire naturelle de cette maladie, participant à son aggravation et à la fréquence des poussées. Son rôle dans la survenue de la maladie reste cependant discuté. (Doctissimo) (voir Les hygiènes)

    Personnes à risque

    Les personnes ayant des antécédents familiaux de maladie inflammatoire de l'intestin (maladie de Crohn ou colite ulcéreuse). Ce serait le cas pour 10 % à 25 % des personnes atteintes.

    Certaines populations sont plus à risque que d’autres, en raison de leur patrimoine génétique. La communauté juive (d’origine ashkénaze), par exemple, serait de 4 à 5 fois plus touchée par la maladie de Crohn.

    (Passeport-santé)

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    Epidemiology of Crohn's disease in Israel: a survey of Israeli kibbutz settlements.
    Am J Gastroenterol. 1999 Oct;94(10):2961-5.

    Mayo Foundation for Medical Education and Research (Ed). Diseases & Conditions – Crohn’s disease, MayoClinic.com. [Consulté le 19 octobre 2010]. www.mayoclinic.com

     

    Les symptômes

    Il arrive parfois que la maladie de Crohn soit découverte de façon fortuite, à l'occasion d'une complication digestive aiguë, pouvant survenir précocement dans l'histoire de la maladie ou après des années d'évolution silencieuse : une occlusion intestinale survenant sur une sténose, une perforation intestinale responsable de péritonite ou d'abcès intra-abdominal, une fistule interne… Chez l'enfant atteint de maladie de Crohn, un tableau d'appendicite (en réalité lié à une atteinte de l'iléon) peut parfois révéler la maladie. (Doctissimo)

    La maladie de Crohn est le plus souvent responsable de symptômes qui perdurent et finissent par alerter. Ces symptômes sont avant tout digestifs et se manifestent lors des poussées. Des poussées qui alternent avec des phases de rémission. (Médisite)

    Signes généraux

    • Altération de l'état général avec faible appétit et amaigrissement (perte de poids au moment des poussées, même avec un régime alimentaire équilibré)
    • Fatigue et un malaise général (nausées, vomissements.)
    • Fièvre légère (38-40°C)
    • Chez l'enfant une cassure des courbes du poids et de la taille

    Signes digestifs

    • Crampes et douleurs abdominales fréquentes, surtout après les repas
    • Diarrhées chroniques, qui traînent malgré l'absence d'infection intestinale (les coprocultures sont négatives) : elles peuvent durer plusieurs semaines, voire plusieurs mois.
    • Émissions dans les selles de glaires (mucus épais et filant ayant la consistance d’un blanc d’œuf) et de sang (parfois en quantité importante : hémorragies) en cas d'atteinte du rectum, et/ou en cas de localisation ano-périnéale de la maladie,
    • Douleurs anales avec saignements en allant à la selle liées à une fissure anale
    • Fausses envies de déféquer
    • Tuméfaction du périnée lié à un abcès ou écoulement lié à une fistule périnéale

    Signes non digestifs

    Plus rarement, ce sont des manifestations extra-digestives qui attirent l'attention (chez 10-15% des patients) :

    • Rhumatismes inflammatoires et douloureux des articulations périphériques (arthrites) ou de la colonne vertébrale
    • Atteinte inflammatoire de l'œil (uvéite)
    • Atteintes dermatologiques (*)

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    Voir Douleurs, arthrose et remèdes naturels

    (*) érythème noueuxpyoderma gangrenosumaphtes invalidants

    La maladie de Crohn peut toucher n’importe quelle partie du tube digestif. Les symptômes sont variables d’un cas à l’autre. Leur intensité dépend beaucoup de l'emplacement de l'inflammation au niveau du système digestif. Une hospitalisation peut devenir nécessaire s'il y a hémorragie (beaucoup de sang dans les selles), une diarrhée invalidante et une incapacité à s'alimenter.

    (Doctissimo, Passeport-santé, Médisite)

     

    Le diagnostic

    Aucun test biologique ou radiologique n'est spécifique du diagnostic de la maladie de Crohn, qui s'effectue sur l'accumulation de plusieurs éléments : l'interrogatoire et l'historique de la maladie, l'examen clinique, les tests sanguins, les examens radiologiques et anatomopathologiques (*) (Santé-médecine)

    Ainsi, le diagnostic et la prise en charge doivent reposer sur une équipe pluridisciplinaire impliquant différents spécialistes en fonction des symptômes associés à la maladie et/ou de l’âge du patient (gastroentérologue, radiologue, rhumatologue, ophtalmologiste, chirurgien, pédiatre, etc.) (Doctissimo)

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    (*) Voir

    Anatomo-pathologie

    Anatomopathologie

    Maladie de Crohn (anatomopathologie)

    Examen clinique

    Le diagnostic est le plus souvent effectué lors d’une poussée. Première étape, l’entretien clinique permet l’examen du patient et le recueil de ses symptômes. Le médecin évalue ainsi la durée, la fréquence et la sévérité des symptômes. Il palpe ensuite l'abdomen à la recherche de zones douloureuses. "La maladie n'est en général pas détectée très tôt. Cela ressemble souvent au début à une gastro-entérite et le médecin généraliste, qui ne voit qu'un nouveau cas de Crohn tous les 10 ans, ne s'inquiète pas tout de suite" explique le Pr Beaugerie.

    Au-delà de ce bilan initial, le médecin recourt généralement à des analyses de sang et des selles pour confirmer une inflammation (élévation du nombre de globules blancs, anémie, baisse du taux d'albumine...) et évaluer les effets de la maladie sur les reins, le foie, l’équilibre nutritionnel.

    (Médisite, Doctissimo)

    Visualisation des lésions

    Info Maladie de Crohn

    Imagerie médicale © Fotolia

    Mais un scanner ou une IRM abdominal(e) sont indispensables, ainsi qu'une coloscopie, pour vérifier l'état du côlon et de l'intestin grêle.

    "Le diagnostic est principalement déterminé par des visualisations endoscopiques et/ou des biopsies du côlon (ou gros intestin) et de l'iléon (partie extrême de l'intestin grêle)"

    Dr Jacques Corallo, hépato-gastroentérologue à Nice (voir l’interview)

    Plusieurs techniques d'imagerie du tube digestif sont utilisées pour mettre en évidence les lésions :

    La coloscopie est principalement pratiquée devant des diarrhées chroniques. Elle permet d'examiner le côlon, l'iléon terminal et de pratiquer des biopsies pour un examen anatomo-pathologique à la recherche de lésions évocatrices (granulome inflammatoire). En cas d'atteinte colique, le risque de cancer du côlon, plus élevé que dans la population générale, justifie une surveillance coloscopique régulière.

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    Voir une vidéo de Doctissimo : Coloscopie - Déroulement de la coloscopie en vidéo 

    L'entéroscanner et l'entéro-IRM ont remplacé le transit du grêle pour explorer de cette partie du tube digestif.

    "L'entéro-IRM est aujourd'hui la technique de choix d'exploration de l'intestin grêle. D'une part, elle est très performante à la fois pour le diagnostic de maladie de Crohn (étude et mesure de l'épaisseur de la paroi intestinale, cartographie des lésions,...) et le bilan des complications (recherche d'abcès, fistules et sténoses). D'autre part il n'y a pas d'irradiation, un atout majeur chez des sujets souvent jeunes qu'il faut surveiller sur de nombreuses années"

    Dr Denis Parienté, radiologue à Paris

    L'entérocapsule (ou capsule endoscopique ou vidéo-capsule) de l'intestin grêle est indiquée en cas de suspicion de maladie de Crohn lorsque la coloscopie et l'entéro-IRM n'ont pas montré de lésion et que l'entéro-IRM a éliminé toute sténose de l'intestin grêle qui contre-indiquerait la vidéo-capsule : un résultat normal à la vidéocapsule élimine le diagnostic de maladie de Crohn.

    Autres examens (Santé-médecine)

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    (*) L'examen proctologique a pour but d'examiner le périnée, l'anus et éventuellement le rectum. Cet examen est différent de la coloscopie qui consiste à remonter une caméra plus loin dans l’intestin pour explorer tout le côlon (Société Nationale Française de Colo-Proctologie)

     

    L'évolution et les conséquences

    La maladie de Crohn, une fois présente, a tendance à récidiver si un traitement de fond adapté n’est pas prescrit. En général, elle évolue par crises qui succèdent à des périodes de rémission de plusieurs mois. Entre 10 à 20% des personnes porteuses de la maladie ont une rémission durable après la première poussée et cela sans traitement, sous couvert d'une surveillance médicale. (Médisite)

    Conséquences possibles

    • Dénutrition, à cause des douleurs après les repas, lors des crises, qui font que les malades ont tendance à moins manger. De plus la capacité d’absorber les aliments à travers la paroi de l’intestin est compromise, en langage médical on parlera de malabsorption (perte de poids par malabsorption)
    • Anémie ferriprive, en raison de saignements dans le tube digestif, qui peut survenir à bas bruit et être invisible à l’œil nu.
    • D'autres problèmes de santé, comme de l'arthrite, des affections de la peau, une inflammation des yeux (uvéite, œil rouge et douloureux), des ulcères buccaux, des calculs rénaux ou des calculs biliaires.
    • Un retard de croissance et de puberté chez les enfants et les adolescents.
    • La maladie de Crohn, lorsqu’elle est en phase « active », augmente le risque d’avortement spontané chez les femmes enceintes qui en sont atteintes. Elle peut rendre difficile la croissance du fœtus. Il est donc important que les femmes qui souhaitent devenir enceintes contrôlent très bien leur maladie à l’aide de traitements et en discutent avec leur médecin.

    (Passeport-santé)

    Bien pris en charge, les patients mènent une vie quasi-normale. Mais avec le temps, certaines complications plus importantes peuvent apparaître.

    Info Maladie de Crohn

    © Fotolia

    Complications digestives

    • Sténose intestinale (réduction du diamètre de l’intestin), obstruction du tube digestif pouvant entraîner constipation et vomissements de matières fécales. Une intervention chirurgicale peut alors être nécessaire ou lorsqu'une section de l'intestin est très abîmée.
    • Ulcères sur la paroi du tube digestif.
    • Plaies (fissures anales), abcès et fistules au niveau de l'anus.
    • Hémorragies qui peuvent devenir graves.

    Autres complications

    • Pyodermite (avec ulcération douloureuse de la jambe)
    • Problèmes vasculaires (thrombose)
    • Autres maladies auto-immunes comme polyarthrite rhumatoïde…
    • Troubles cognitifs (difficultés de concentration, troubles de la pensée, trous de mémoire, augmentation du risque de dépression et de troubles du sommeil)
    • Chez les plus jeunes : des retards de croissance, de puberté et des difficultés scolaires ont été rapportés.
    • Répercussions psychologiques et professionnelles possibles du fait du caractère tabou et invalidant pendant certaines poussées.

    "Les personnes touchées par une maladie de Crohn étendue du côlon ont un risque plus important (4-6 fois plus qu'une personne non porteuse) d'être victime d'un cancer du côlon ou de l'intestin grêle. Le dépistage est alors grandement conseillé" explique le Pr Beaugerie.

    Des coloscopies régulières sont ainsi prévues pour détecter précocement un possible développement tumoral.

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    Voir une vidéo de Médisite : Cancer du côlon : les symptômes qui ne trompent pas (sur Dailymotion)

    (Passeport-santé, Doctissimo, Médisite)

    Est-elle mortelle ?

    La maladie de Crohn fait partie des maladies inflammatoires chroniques de l'intestin (MICI), qui peut entraîner de graves complications. Sa cause demeure inconnue, mais beaucoup de médecins pensent qu’elle pourrait être d’origine auto-immune.

    La maladie de Crohn n'est pas dangereuse à condition d'avoir été diagnostiquée et traitée à temps : l'évolution de la maladie est actuellement très bien maîtrisée par des traitements même si elle n'est pas guérissable.

    Le succès de la prise en charge dépend en partie de l'alimentation et de l’adoption de quelques bonnes habitudes de vie. La coloscopie est l’examen de référence qui permet d’observer les lésions et de mesurer l'étendue d'éventuelles complications.

    En revanche, avec les symptômes qui apparaissent durant les crises (diarrhée, crampes, perte de poids, etc.), la maladie de Crohn peut être une gêne et devenir invalidante. Elle peut ainsi avoir un retentissement dévastateur sur la vie professionnelle et sociale du patient.

    Bien qu’elle puisse entraîner de graves complications, la maladie de Crohn est rarement mortelle. Selon les études, la mortalité varie entre 5 et 15 %. Le décès est essentiellement dû à une complication de la maladie : dégénérescence cancéreuse d'un organe, notamment cancer colorectal, perforation intestinale ou septicémie. Il est aussi important de rappeler que le tabagisme développe la maladie et est un facteur d'excès de mortalité.

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    Sources : maladiedecrohn.fr - Médisite, voir aussi : Maladie de Crohn : peut-on en guérir ?

     

    Les hygiènes

    Hygiène de vie

    - Le traitement repose sur plusieurs approches avec en premier lieu des mesures d'hygiène notamment l'arrêt définitif du tabac : l'arrêt du tabac, facteur aggravant, est l'une des mesures les plus importantes, rappelons-le (voir Tabagisme à Les origines)

    "Chez les fumeurs atteints de la maladie de Crohn, l'arrêt du tabac est extrêmement bénéfique : les poussées de la maladie s'espacent et deviennent moins sévères avec moins de complications. Il n'est pas rare qu'elles disparaissent. Arrêter le tabac aide à maintenir l'état de rémission. On peut souvent alléger les traitements et on a souvent moins besoin de recourir à la chirurgie", explique le Dr Guillaume Bonnaud, gastroentérologue à Cornebarrieu (Haute-Garonne)

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    Cécile, 35 ans, à qui l'on a diagnostiqué une maladie de Crohn à l'âge de 23 ans, partage cet avis : 

    "J'étais très fatiguée, j'avais perdu 9 kilos, je souffrais de diarrhées, de maux au ventre... Malgré le traitement, je faisais en moyenne trois crises par an. Je me doutais bien que le tabac n'était pas vraiment la meilleure idée pour mon Crohn, mais je fumais depuis l'adolescence et j'étais accro. À ma première grossesse j'ai pourtant arrêté le tabac, pour mon bébé. Cela fait maintenant 8 ans : je continue à être suivie pour vérifier que la maladie n'évolue pas de manière silencieuse, mais je ne suis plus sous traitement. Le Crohn me laisse tranquille… je croise les doigts !" 

    - Par ailleurs, éviter le stress est souhaitable. S'il n'est pas responsable de la maladie, il peut favoriser une poussée. Les associations de patients représentent à ce titre un soutien non négligeable (voir encadré en fin d'article)

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    Voir plus bas
    Peut-on prévenir la maladie ?
    Vivre avec la maladie de Crohn

    (Doctissimo)

    Hygiène alimentaire

    Sur le plan alimentaire, les patients ne sont pas astreints à un régime particulier en période de rémission, les recommandations étant d'avoir une alimentation équilibrée.

    Alimentation durant les crises. Pendant les poussées, en revanche, les médecins conseillent de diminuer la consommation de fibres alimentaires (produits de boulangerie à la farine de blé entier, fruits et légumes crus ou non pelés, etc.), pas de lait (à l'exception de yaourts et fromages) ni polyols (sorbitol et autres édulcorants présents dans les sodas, gâteaux, bonbons, confitures… dits "sans sucre") afin de limiter les malaises, douleurs, diarrhée et risque d'occlusion.

    Info Maladie de Crohn

    Manger des fibres

    À noter

    Ces aliments n’ont pas de mauvais effet en soi sur le tube digestif. Mais les fibres alimentaires, en augmentant le volume des selles, font pression sur la paroi enflammée des intestins, ce qui a pour conséquence d’accroître les troubles digestifs. Quand la crise s’estompe, ces restrictions ne sont plus nécessaires.

    Informez-vous auprès de votre médecin, d’une nutritionniste ou d’une association de patients pour en savoir plus sur le type d’aliments à privilégier durant les crises.

    Alimentation de soutien. Les poussées sévères peuvent nécessiter une alimentation assistée. Bien que rare, il arrive que l’intestin trop irrité n’arrive plus à absorber correctement les nutriments. Pour éviter la dénutrition, il est alors possible d’injecter des solutions nutritives par voie intraveineuse (nutrition parentérale). Il s’agit de suppléments de complexes vitaminiques et de minéraux et de préparations liquides hautement caloriques.

    Ceci permet d’éviter les carences, notamment en protéines, en vitamines (A, acide folique, B12, C, D, E et K) et en minéraux (calcium, cuivre, fer, magnésium, sélénium et zinc). La personne peut reprendre une alimentation normale dès que l’atténuation des symptômes le permet.

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    Voir plus bas Peut-on prévenir la maladie ?

    (Doctissimo, Médisite, Passeport-santé, Santé-médecine)

     

    L'organisation des traitements 

    Il n’existe pas de traitement curatif de la maladie de Crohn. Néanmoins, une prise en charge pluridisciplinaire permet de vivre normalement. Pour cela, des mesures diététiques, médicamenteuses voire chirurgicales sont possibles. Dans la majorité des cas, les traitements actuels permettent de bien contrôler la maladie.

    Ainsi, l'objectif de ces traitements est de contrôler l'inflammation, de corriger les insuffisances alimentaires, avec pour effet de soulager la douleur, la diarrhée et les autres symptômes : ces symptômes réduits, les poussées se calment, les rechutes voient leurs fréquences s'espacer, ce qui améliore la qualité de vie du patient.

    Pendant les périodes de rémission, il est fortement conseillé de suivre un traitement d’entretien pour limiter les rechute et la progression des lésions.

    (Passeport-santé, Doctissimo, Médisite)

    Tenue d'un journal

    Puisque la maladie évolue par poussées entrecoupées de périodes de rémissions, il est parfois difficile pour le médecin d’évaluer l’efficacité des traitements entrepris. Pour mieux juger de l’efficacité d’un traitement, il est donc recommandé de tenir un journal où l’on note quotidiennement :

    - le nombre de selles
    - l'état des selles (liquides ou solides)
    - la fréquence, la durée et l'intensité (sur une échelle de 1 à 10, par exemple) des douleurs abdominales ou des crampes d'estomac
    - la qualité de l'appétit
    - les aliments qui aggravent les symptômes
    - les moments de la journée où les symptômes sont le plus présents
    - le poids (chaque semaine) (Passeport-santé)

    En cas de crise

    "On prescrira un traitement sur le court terme, comme les corticoïdes pour éteindre le feu de l'inflammation dans un premier temps. D'autres médicaments sont ensuite prescrits comme des immunosuppresseurs (Imurel®, méthotrexate), et des anti-TNF (*) en traitement de fond" explique le Pr Beaugerie. (Médisite) (Voir plus bas Traitements des poussées)

    Les analgésiques soulagent les légères douleurs abdominales. Privilégier l'acétaminophène (Tylenol®) (Passeport-santé) (Voir plus bas Traitements symptomatiques)

    Attention, les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS), comme l'aspirine, l'ibuprofène (Advil®, Motrin®) ou le naproxène (Aleve®) sont contre-indiqués chez les personnes atteintes de la maladie de Crohn, car ils peuvent réveiller la maladie ou déclencher une crise aiguë.

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    (*) Les agents anti-TNF alpha, comme l’infliximab (Remicade®) ou l’adalimumab (Humira®), sont des médicaments récents qui ciblent le facteur de nécrose tumoral (TNF), une substance jouant un rôle dans l’inflammation. Ces médicaments sont réservés aux patients qui ont des symptômes modérés à graves et chez qui les autres médicaments sont inefficaces ou causent trop d’effets indésirables. Ils peuvent aussi être utilisés comme traitements d’entretien. (Passeport-santé)

    Voir plus bas :
    Les traitements médicamenteux (Traitements symptomatiques - Traitement des poussées)
    Médicaments immunomodulateurs (Les biothérapies anti-TNF alpha)
    Vivre avec la maladie de Crohn

    Voir Automédication Attention

    Aromathérapie

    Maladie de Crohn en crise

    • HE Lippia citriodora (Verveine) : 2 ml
    • HE Melaleuca alternifolia (Tea tree) : 5 ml
    • HE Litsea citrata (Litsée citronnée) : 3 ml
    • HV Corylus avellana (Noisette) ou transcutol * : compléter à 50 ml
    • Quelques gouttes sur le ventre.

    En complément d'un traitement curatif

    • 10 gouttes 2 à 3 fois par jour du mélange ci-dessus sur le ventre pendant 3 semaines.
    • Arrêt 1 semaine.
    • Puis reprendre.

    * Remarque

    Le transcutol est une préparation pharmaceutique peu répandue qui permet de faire pénétrer facilement les corps gras comme les huiles essentielles au niveau de la peau. Il peut être facilement remplacé par une huile végétale sèche comme l'huile végétale de Noisette, de Kukui, ou de Macadamia.

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    Rapporté par Dominique Baudoux

     

    Les traitements médicamenteux

    Le traitement médicamenteux permet de contenir les poussées de la maladie de Crohn, de prévenir rechutes et complications et cherche à repousser le recours à la chirurgie.

    Ce traitement a récemment amélioré la qualité de vie de nombreux patients et les médecins ont à leur disposition différentes classes thérapeutiques.

    Médicaments anti-inflammatoires

    Il s’agit des traitements prescrits en première ligne pour calmer l’inflammation en cas de crise. Les choix du médicament et de sa voie d’administration dépendent de l’intensité des symptômes et de leur localisation dans le système digestif.

    - Les aminosalicylates (ou dérivés salicylés), parmi lesquels la sulfasalazine et la mésalazine ou mésalamine, sont administrés par voie orale, rectale (suppositoires) ou par lavement. Ils sont utilisés à la fois pour calmer les poussées et pour maintenir la rémission. Les effets secondaires les plus courants sont les nausées, les vomissements et les maux de tête.

    Si les aminosalicylates intestinaux ne suffisent pas à soulager les symptômes, le médecin suggère des anti-inflammatoires plus puissants, comme les corticostéroïdes oraux, qui ont un effet anti-inflammatoire général. Les corticostéroïdes les plus communément prescrits pour soigner la maladie de Crohn sont la prednisone et la prednisolone. Ils sont habituellement employés pendant quelques semaines, jusqu’à ce que la rémission soit obtenue. La dose est ensuite diminuée progressivement. Dans certains cas où la maladie est localisée et modérément active, le budésonide, un corticoïde qui agit localement dans le tube digestif, donc avec moins d’effets secondaires, peut être proposé. 

    Les corticostéroïdes oraux à effet systémique comportent cependant des risques d’effets indésirables plus marqués, qui limitent leur usage à long terme. Il s’agit notamment d’une prise de poids, d’acné, d’une pilosité accrue, de troubles de l’humeur et d’insomnie. À long terme, les corticostéroïdes peuvent aussi induire une ostéoporose.

    (Passeport-santé)

    - Les corticoïdes à action topique

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    Corticoïdes : voir plus bas à Traitement des poussées

    Médicaments immunomodulateurs 

    Les immunomodulateurs (dont les immunosuppresseurs, voir ci-dessous) agissent de manière très ciblée sur certains acteurs du système immunitaire pour calmer les réactions inflammatoires. Ces médicaments sont généralement utilisés pour maintenir la rémission après le traitement « d’attaque » par aminosalicylates ou corticostéroïdes. Ils contribuent aussi à la guérison des fistules. Le 6-mercaptopurine et l'azathioprine sont les immunomodulateurs les plus souvent prescrits aux personnes atteintes de la maladie de Crohn. Le méthotrexate peut aussi être employé. Ces médicaments peuvent causer des effets indésirables (nausées, vomissement, diarrhée) et diminuer la résistance aux infections si la dose est mal ajustée.

    - Les immunosuppresseurs : "On s'oriente actuellement vers un traitement précoce par immunosuppresseurs et anti-TNF (*) dans les formes graves d'emblée et dans les formes qui présentent des facteurs péjoratifs d'évolution, explique le Dr Guillaume Bonnaud. L'idée est de ne pas laisser la maladie évoluer à bas bruit pour éviter au maximum les complications et le recours à la chirurgie. Ces traitements sur plusieurs années justifient une surveillance régulière. L'observance est un facteur clé de l'efficacité de ces traitements. L'éducation thérapeutique peut représenter une aide précieuse."

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    Voir aussi Médicaments immunomodulateurs (Santé-médecine)

    - Les biothérapies anti-TNF alpha (*)

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    (*) Voir plus haut : En cas de crise

    Pour plus de détails, notamment quelques noms de médicaments, voir sur Doctissimo

    (Passeport-santé)

    Traitements symptomatiques

    • Les antalgiques (ou analgésiques) peuvent être prescrits, qui soulagent les légères douleurs abdominales (Voir plus haut En cas de crise)
    • Les médicaments antispasmodiques permettent de soulager les douleurs abdominales.
    • Des anti-diarrhéiques peuvent dans certains cas permettre notamment de réguler le transit (psyllium ou méthylcellulose). Cependant, anti-diarrhéiques ou laxatifs peuvent irriter le tube digestif et causer des complications graves chez les personnes atteintes d’une maladie inflammatoire intestinale.

    Il est impératif de demander conseil à votre médecin avant de prendre un anti-diarrhéique, un antispasmodique ou un laxatif, quel qu’il soit.

    (Santé-médecine)

    Traitement des poussées

    • 5-ASA par voie orale et/ou rectale
      • mésalazine, 1 à 4 g/jour
      • sulfasalazine, 2 à 6 g/jour
    • Les corticoïdes (*) utilisés sur courtes périodes sont prescrits lors des poussées de la maladie. Ils ne constituent absolument pas un traitement préventif.
    • Des antibiotiques peuvent être prescrits dans plusieurs situations, notamment en cas d'aggravation soudaine avec suspicion d'infection intestinale.
    • Les antibiotiques permettent également de traiter les abcès et les plaies situées dans la région anale (sous forme de quinolone et/ou métronidazole).

    (Santé-médecine)

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    Voir plus haut : En cas de crise

    (*) Voir plus haut : Médicaments anti-inflammatoires

    Autre médicament

    - Des suppléments de fer (voie orale, comprimés) peuvent être nécessaires pour compenser les carences liées à la maladie de Crohn responsable d’anémie.

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    Voir plus haut : Hygiène alimentaire

     

    Le traitement chirurgical

    Si le traitement médicamenteux se révèle insuffisant, l’intervention d’un chirurgien est parfois nécessaire, d'urgence en cas de complications aiguës (fistule, obstruction complète du tube digestif ou ulcère perforé, sténose, hémorragie…)

    L’opération consiste à retirer des parties de l’intestin atteint de lésions et/ou une section du tube digestif trop abîmée par l’inflammation, puis à relier les deux extrémités entre elles.

    Cette opération peut être accompagnée d’une stomie (ouverture temporaire de l’abdomen) afin de laisser le temps aux parties opérées de cicatriser.

    Remarquons toutefois que si la chirurgie peut traiter certaines complications, la maladie demeure présente, autrement dit, que l’ablation des parties lésées de l’intestin ne garantit pas l’absence de récidives sur l’intestin restant.

    (Doctissimo, Santé-médecine, Passeport-santé)

     

    Peut-on prévenir la maladie ?

    Comme on ne connaît pas précisément les causes de la maladie, aucun moyen de la prévenir n'est connu...

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    Une étude publiée en 2010, menée auprès de plus de 67 000 femmes en France, a toutefois montré qu’une consommation importante de protéines animales (viandes et poissons) était associée à un risque accru de souffrir de la maladie *. Ces données restent à confirmer pour les hommes et les enfants (Passeport-santé)

    * Animal protein intake and risk of inflammatory bowel disease: The E3N prospective study.
    Jantchou P, Morois S, Clavel-Chapelon F, et al. Am J Gastroenterol. 2010 Oct;105(10):2195-201. Epub 2010 May 11.

    Prévenir aggravation et récidives

    ... mais que cela n'empêche pas de suivre ces quelques conseils !

    - Suivre le traitement à la lettre. Le traitement, s’il est adapté et bien suivi, permet de réduire la fréquence des crises et de prévenir l’aggravation des lésions.

    - Éviter l'automédication et les médicaments anti-inflammatoires (*), en vente libre ou sur ordonnance, comme les AINS (ibuprofène). Ceux-ci sont contre-indiqués, car ils peuvent déclencher une crise ou aggraver les symptômes.

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    Voir Automédication Attention

    Conseil : comme antidouleur, privilégier l’acétaminophène. Aux doses recommandées, l’acétaminophène (Tylenol®) est sans danger pour le système digestif.

    (*) voir la liste dans la section Traitements de Passeport-santé

    - Ne plus fumer. Le tabagisme, même léger, augmente l’intensité des symptômes, le nombre de récidives et d’interventions chirurgicales liées à la maladie.

    - Oublier le stress ! qui aurait pour effet d'exacerber la douleur et les symptômes.

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    Les associations de patients représentent un soutien non négligeable (voir encadré en fin d'article) 

    Voir
    Bien respirer pour lutter contre le stress (Ooreka)
    Exercices de respiration anti stress (Ooreka)  

    - Avoir une alimentation équilibrée

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    Voir plus haut Les hygiènes

    Remarques de Passeport-santé au sujet de l'alimentation

    Plusieurs études se sont penchées sur l’utilité de divers changements du régime alimentaire pour prévenir les récidives.

    Certaines ont testé l’effet d’un apport réduit en sucres raffinés et accru en oméga-3. D’autres ont testé l’exclusion de certains aliments.

    Ces expériences n’ont toutefois pas permis de découvrir une diète particulière qui permettrait de prolonger la durée des périodes de rémission chez la majorité des patients.

    Dans certains cas, il semble toutefois que certains aliments aggravent les symptômes, mais ces aliments varient d’une personne à l’autre. Il peut s’agir de la viande rouge, des céréales (blé ou maïs), des produits laitiers, de certains fruits ou légumes, etc.15

    Il est conseillé à chaque personne atteinte de découvrir ces aliments, par exemple en notant dans un carnet la composition des repas et l’intensité des symptômes après chaque repas.

    Certains médecins suggèrent d’exclure les aliments « déclencheurs » pendant 2 à 4 semaines pour voir si les symptômes s’atténuent ou non19. En effet, les réactions aux aliments ne sont pas nécessairement immédiates.

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    Notes de Passeport-santé

    15. Role of diet in the management of inflammatory bowel disease.
    Rajendran N, Kumar D. World J Gastroenterol. 2010 Mar 28;16(12):1442-8. Review.

    19. Does evidence exist to include dietary therapy in the treatment of Crohn's disease?
    Brown AC, Roy M. Expert Rev Gastroenterol Hepatol. 2010 Apr;4(2):191-215. Review.

    (Médisite, Passeport-santé)

     

    Vivre avec la maladie de Crohn

    Aujourd’hui, les traitements permettent à une très grande majorité de malades de recouvrer une vie quasi-normale.

    Une fois le diagnostic posé, la maladie va nécessiter un suivi médical et des examens réguliers pour vérifier l’efficacité des traitements et l’évolution de la maladie. Il s’agit de bilan sanguin et d’endoscopies régulières, dont le rythme sera défini par votre médecin.

    Pour limiter les poussées, il est conseillé d’arrêter de fumer, de suivre un régime équilibré et sans carences (un régime plus pauvre en fibres pendant les poussées pour ne pas accentuer les symptômes).

    Si vous êtes sous traitement immunomodulateur, vous devrez avertir sans délai votre médecin devant tout symptôme inhabituel ou nouveau inquiétant (fièvre…) et vérifier auprès de lui avant toute vaccination (certains vaccins sont contre-indiqués).

    Pour les femmes, la maladie de Crohn n’empêche pas une grossesse. Si vous avez un projet d’enfant, parlez-en à votre gastro-entérologue ou votre gynécologue. Certaines précautions vous assureront un bon déroulement de votre grossesse (*)

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    (*) Pour en savoir plus : Maladie de Crohn : puis-je tomber enceinte malgré tout ?

    Voir la vidéo de Doctissimo : 

    Maladie de Crohn, quelle qualité de vie pour les patients

    Bon à savoir : l'association de patients François Aupetit (www.afa.asso.fr) propose une application gratuite, "afaMICI", pour smartphone (disponible sur Androïd ou Apple), pour trouver les toilettes les plus proches, lire les actualités sur les MICI, participer à des forums...

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    Voir plus haut L'organisation des traitements 

    (Doctissimo)

     

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    Sources et/ou en savoir +

    • [http://www.doctissimo.fr/html/dossiers/intestin/16007-maladie-de-crohn.htm]
    • [https://sante-medecine.journaldesfemmes.fr/faq/3961-maladie-de-crohn-symptomes-causes-et-traitement]
    • [http://www.medisite.fr/digestion-9-choses-a-savoir-sur-la-maladie-de-crohn.342839.49.html]

    Voir des vidéos

    • de Doctissimo : Maladie de Crohn : symptômes et traitements
    • de Santé-Médecine : Les précisions du docteur Pierrick Hordé

     

     

     

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