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    Anatomies en rapport avec le nez

    • Rappels anatomiques de l'appareil respiratoire
    • Anatomie de la respiration

     

     

    Rappels anatomiques de l'appareil respiratoire  haut de page

    Voilà un paragraphe un peu barbant mais incontournablement indispensable, qui passe en revue les divers éléments composant l'appareil respiratoire...

     

    Le mouvement respiratoire est l'un des mouvements vitaux des animaux vertébrés aériens (dont l’être humain). Ce mouvement engendre un mécanisme ventilatoire permettant la respiration.

    La respiration est un échange gazeux entre le sang veineux et l'air atmosphérique. Cet échange a lieu dans les poumons. L'air y est amené par l’appareil de ventilation pulmonaire.

     

    Le milieu aérien dans lequel évoluent les êtres vivants est essentiellement constitué de l'atmosphère dont la composition est la suivante :

    • O2 (oxygène) : 21%
    • CO2 (dioxyde de carbone) : 0.03%
    • N2 (azote) et autres gaz : 78%
    • H2O < 1% (l'eau à l'état gazeux, liquide, solide)

     

    Voir l'article de André Van Lysebeth Les paradoxes de la respiration

     

     

    L'appareil respiratoire se subdivise successivement...

    • Les fosses nasales sont deux cavités séparées par une cloison médiane.

    Elles s'ouvrent vers l'avant par les narines et vers l'arrière, dans le pharynx, par les choanes. Au niveau des narines, la cloison médiane est cartilagineuse, c'est le cartilage de la cloison. 

    • Le pharynx est un carrefour aéro-digestif qui fait communiquer :
      • la voie aérienne avec le larynx (extrémité supérieure de la trachée),
      • la voie digestive avec l’œsophage

    Il s'étend verticalement au-devant de la colonne cervicale, en arrière des fosses nasales, de la cavité buccale et du larynx. Il est complètement tapissé par une muqueuse.

    • Épiglotte : cartilage triangulaire en forme de feuille d'arbre qui ferme le larynx pendant la déglutition, situé au-dessus et en avant de l'orifice supérieur du larynx. 
    • Le larynx est une portion particulière du conduit aérifère, spécialisée dans la phonation.

    Il se situe à la partie médiane et antérieure du cou, en avant du pharynx, en-dessous de l'os hyoïde et au-dessus de la trachée. En plus de sa fonction de conduit aérifère, le larynx est l'organe de la phonation. Il présente à la description un squelette cartilagineux comprenant, entre autres, l'épiglotte, les cordes vocales et différents types de cartilages. 

    • La trachée est comprise entre l'extrémité inférieure du larynx et l'origine des bronches.

    Elle présente une paroi antérieure en forme de fer à cheval ouvert en arrière. Cette paroi est constituée d'anneaux cartilagineux reliés par des lames fibreuses. La paroi postérieure est plane.

    • Les bronches sont le conduit aérien du poumon et présentent la même structure que la trachée, excepté que les anneaux cartilagineux sont de moins en moins complets.

    La bronche gauche est plus longue, plus horizontale et plus grêle que la bronche droite. Chaque poumon reçoit l'air inhalé par une des bronches résultant de la division de la trachée.

    À l'intérieur des poumons, les bronches se divisent en bronches secondaires, puis se subdivisent encore, jusqu'à devenir des bronchioles, qui se poursuivent par les canaux alvéolaires ; dans ces canaux s'ouvrent des sortes de sacs microscopiques, les alvéoles pulmonaires.

    • Les poumons sont deux organes spongieux situés dans la cage thoracique et séparés par un espace médian, occupé par le cœur et les gros vaisseaux, le médiastin.

    Les poumons sont divisés en lobes par de profondes incisions, appelées scissures, au fond desquelles s'insinue la plèvre viscérale.

    Dans la masse pulmonaire, les bronches se divisent donc en bronches lobaires, puis segmentaires. Ces subdivisions se poursuivent jusqu'aux acini, composés d'alvéoles. Les alvéoles pulmonaires sont de minuscules petits sacs, formés d'une mince paroi de cellules aplaties. La face externe de l'alvéole est tapissée par des vaisseaux artériels et pulmonaires qui se ramifient en de nombreux capillaires à paroi mince. C'est à travers ces parois que s'effectuent les échanges gazeux entre l'air et le sang.

    • Les plèvres sont des membranes protectrices des poumons, les recouvrant et destinées à faciliter leur glissement sur les parois thoraciques.

    Il existe une plèvre pour chaque poumon. Les deux plèvres sont indépendantes l'une de l'autre. Chaque plèvre est une membrane composée de deux feuillets qui glissent l'un sur l'autre lors des mouvements respiratoires.

    Entre les deux feuillets se trouve un espace dont le volume est normalement infime, appelé cavité pleurale, et contenant un liquide lubrifiant, le liquide pleural.

    • Le diaphragme, importante membrane qui forme un clapet de base dans l'acte respiratoire, est le muscle principal de l'inspiration, le plus gros de toute la musculature.

     

     

    L'air pénètre dans les poumons lorsque le diaphragme augmente par sa contraction le volume de la cage thoracique (qui possède une importante élasticité). Cette action entraîne, par l'intermédiaire de la plèvre, l'expansion du volume des poumons, qui se remplissent d'air.

    Lorsque le diaphragme se relâche, les poumons se rétractent grâce à leur élasticité naturelle et l'air est expulsé.

    Lorsqu'une plus grande quantité d'oxygène est nécessaire, les muscles fixés sur les côtes interviennent, élargissant encore la cage thoracique afin de permettre une inhalation d'air plus importante.

    Il faut veiller à entretenir le bon jeu du diaphragme (Respiration abdominale)

     

    La ventilation pulmonaire met en jeu des voies aériennes (fosses nasales, pharynx, larynx, trachée artère, bronches et bronchioles) et deux poumons alvéolaires (sacs non musculeux mais élastiques et
    solidaires de la cage thoracique dont le volume est modifié de façon réflexe par contraction de muscles).

    Un cycle respiratoire comprend une phase d'expiration (vidage passif des poumons), pendant laquelle presque tous les muscles thoraciques sont relâchés, et une phase d'inspiration active (remplissage actif des poumons), pendant laquelle le diaphragme et les muscles intercostaux sont contractés.

    Un adulte en bonne santé peut inspirer de 3,30 à 4,90 l d'air en une seule inspiration, mais, au repos, seulement 5 % de ce volume est utilisé.

     

     

    Anatomie de la respiration haut de page

    Observation du flux nasal

    Dans un premier temps nous remarquons que le flux nasal est rarement équilibré et nous respirons donc plus d’une narine que l’autre.

    Ce flux s’inverse normalement toutes les 2 heures.

     

    Observer le flux est donc un exercice préparatoire aux autres pratiques.

     

    La série d’exercices ci-dessous permet d’ouvrir les 2 canaux nasaux, d’équilibrer le flux et d’essayer d’obtenir une respiration par les 2 canaux en même temps.
    Les 2 narines doivent être libres et permettre le passage de l’air, tant dans l’inspir que dans l’expir.

    25 voir Bien nez

     

    Les narines agissent comme des filtres, non pas seulement physiquement lorsque nous inspirons, mais également pour le Prâna. Nous absorbons mieux toute l’énergie du Prâna quand il y a moins d’irrégularité dans le mouvement de la respiration.

    Sur un plan plus subtil, la manière dont le souffle passe dans les narines a un effet sur le système nerveux. Cela est souvent décrit dans la littérature yogique. On décrit également comment les éléments – TERRE, EAU, FEU, AIR, ÉTHER – sont stimulés dans le corps (Les 4 éléments). Afin d’harmoniser et d’équilibrer ces éléments, il est nécessaire de diriger le souffle au centre de la narine, et l’aide des mudrâ des mains – hasta-mudrâ – est importante.

     

    REMARQUE

    Le terme Nasagra-Mudra, qui signifie Mudra sur le "bout du nez", désigne en fait deux gestes :

     

    Respirations fondamentales

    Il existe deux façons de placer les mains :
    comme sur la photo ci-dessus et comme ci-dessous.

     

    Placez index et majeur au milieu du front entre les sourcils, Ajna (3e œil), le pouce sur la narine D, l'annulaire et l'auriculaire sur la narine G.

    Dans ce mudra, chaque doigt a une signification particulière (voir la page : hasta-mudra)

    Le pouce représente la culture du pouvoir de la volonté, l'index représente le "Je" ou le moi, le majeur, l'Absolu ou l'être spirituel, l'annulaire, la maturité des émotions et l'auriculaire, la maîtrise de l'esprit.

    La juxtaposition de l'index et du majeur symbolise l'union du moi avec l'absolu ou la pure conscience. Ainsi placés sur le front, ils stimulent Ajna, ce qui est censé vous procurer une bonne perception mentale, un meilleur self-control, une intuition supérieure et une perception extrasensorielle.

     
    Voir Des respirations dans ma pharmacie

     

    Pendant le Prânayâma

    • Gardez les yeux fermés.
    • Index et majeur de la main D sont repliés ou positionnés entre les sourcils, le pouce est utilisé pour contrôler la narine D, l’annulaire est utilisé pour la narine G 

    Après

    Restez assis, immobile, pendant au moins 2 minutes, en respirant naturellement.

     

    La Respiration complète

    Voir Bien nez  

     

    La respiration yogique se fait par le nez, comme la plupart des Prânayâmas.

    Son processus se divise en 3 parties, décrites ci-dessous.

     

    • Respiration abdominale ou diaphragmatiqueAdhama Prânayâma (zone abdominale ou inférieure)

    Elle permet d’accentuer la relaxation, car c’est une respiration ample et souple. Cette forme de respiration est souvent réalisée de façon consciente, mais dans la position du Crocodile elle se fait naturellement. Cette position est idéale pour commencer une séance de respiration, car non seulement la respiration abdominale est provoquée, mais le ressenti physique est facilité. Elle prend place dans la région abdominale et implique l’utilisation du diaphragme (Respiration Crocodile)

    L’inspiration se fait par le nez lentement tout en faisant descendre le diaphragme, l’abdomen lui, se dilate et la partie inférieure des poumons s’emplit d’air. Plus le diaphragme s’abaisse, plus la quantité d’air, qui rentre dans les poumons, est grande.

    Dans l’expiration, toujours par le nez, la région abdominale est entraînée vers l’intérieur par la forte contraction de l’abdomen. Comme si le nombril allait toucher la colonne. Plus la contraction est intense, plus grande est la quantité d’air qui sort des poumons.

     

    • Respiration thoraciqueMadhyama Prânayâma (zone thoracique)

    Voir Apprendre la respiration thoracique

    Elle est souvent liée à des situations de stress ou lors d’exercices physiques intenses, car elle permet au corps d’accroître rapidement l’afflux d’oxygène.

     

    MAIS DE CE FAIT elle peut conduire à une hyperventilation quand on en perd le contrôle. Elle prend place au niveau de la cage thoracique.

     

    À l’inspiration, la partie supérieure de la poitrine se gonfle, les côtes s’écartent et s’élèvent : la partie médiane des poumons se remplit d’air. Notre attention est dirigée vers les côtes.

    À l’expiration, la poitrine se relaxe, les côtes s’abaissent et s’unissent.

     

    • Respiration claviculaire – Adhyama Prânayâma (zone claviculaire)

    Elle doit être provoquée en inspirant au-delà de sa capacité thoracique ou dans des cas d’asthme. Elle prend place au niveau des clavicules ou la partie supérieure des poumons.

    Dans l’inspiration, les clavicules et les épaules se soulèvent.

    À l’expiration, les épaules se relâchent et les clavicules s’abaissent lentement.

     

    • Respiration totale ou intégrale Vishva Prânayâma ou Mahat Prânayâma

    La respiration yogique est une respiration complète, car elle mobilise la totalité des poumons, les remplissant et les vidant d’air dans un mouvement lent et continu. Introduisant dans son mouvement les 3 étapes de la respiration physiologique, elle est la base de tout autre type respiratoire.

     

     

    Autre thématique autour du nez :

    La symbolique du nez

     

     

     

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