• Palmiers

    Article complété fin mars 2019

    PALMIERS

    Palmacées – Arécacées

    Les palmiers, Palmacées, Palmae, ou Arécacées, Arecaceae  – les deux noms sont reconnus – forment une famille de plantes monocotylédones.

    Facilement reconnaissables à leur tige non ramifiée, le stipe, surmonté d'un houppier de feuilles pennées ou palmées, les palmiers symbolisent les déserts chauds, les côtes et les paysages tropicaux...

    ... et aussi le paradis, comme s'exclamait l'un de mes fils, alors âgé de 2-3 ans, chaque fois qu'il voyait un palmier : « oh, regarde, un paradis ! »

     

    http://ekladata.com/UvuuMXHILjUy9J_jurP0ZlJLAqk/Palmier-ile-deserte-dessin-naif.png

    Palmier,
    symbole des oasis des océans

    Voir un pdf de Yantra : les Palmiers : Palme et Palmiste − Cocotier

    Palmiers

    Photo : Différents palmiers − Planche de 1892

    Voir un pdf de Yantra : Palmier nain

    Enregistrer

    Enregistrer

    Enregistrer

    Enregistrer

    Enregistrer

    Enregistrer

    Enregistrer

    http://ekladata.com/l-lRAFfv4kihD0euQCtK9KEspl4/Palmiers-feuilles-aquarelle-collection.jpg

    Jolie collection de feuilles de Palmiers − Aquarelle

     

    Huile de palme et « développement durable »

    J'avais un article sur le sujet qui me paraissait prometteur, mais en fait il n'était pas intéressant du tout ! D'ailleurs, je ne sais plus ce que j'en ai fait... Et puis ce thème est bien trop compliqué, complexe, politique. Rien que l'expression « développement durable » me met mal à l'aise. En effet, on ne peut, en toute logique, se développer indéfiniment. En bout de course, cela s'arrête. Comme le développement d'une photo. Comme celui d'un enfant : imaginez-le croître sans fin !!! En fait, l'expression est ce qu'on appelle en grammaire une alliance de mots (oxymore pour les savants), comme « Cette obscure clarté qui tombe des étoiles... » du Cid de Corneille. Bref tout ça pour vous dire que je n'ai pas envie de traiter le sujet...

     http://ekladata.com/H84luZdVEbfy1468RElI-wAHg4Y/Palmier-a-huile-Elaeis-guineensis-Kohler-s-Medizinal-Pflanzen.jpg

    Palmier à huile Elaeis guineensis - Köhler's Medizinal Pflanzen 056

    Allez, je vous laisse un petit extrait d'un autre article que j'ai retrouvé in extremis, comme disaient les Romains, to do the job, comme disent les Anglais, portant toutefois plus sur « l'huile » que sur le « développement durable »... > Polémique sur l'huile de Palme et ce...

     

    Zoom

    Palme et « développement durable » ?

    Avec l’accroissement constant de la demande mondiale en huiles alimentaires, on a assisté ces vingt dernières années à une rapide expansion de la production de l’huile de palme dans les régions tropicales. Si les plantations bien gérées et les petites exploitations de palmiers à huile passent pour des modèles d’agriculture durable en termes de rentabilité économique comme de responsabilité sociale et environnementale, il est inquiétant de constater que l’huile de palme n’est pas entièrement produite dans des conditions durables.

    Palmiers

    Huile de palme – récolte

    L’industrie cosmétique consomme des quantités voisines de 10% de la production mondiale en huile de palme ce qui est très peu au regard des productions de biodiesel ou alimentaires. Cependant même à notre échelle il est important de privilégier un mode de production durable et respectueux de l’environnement. Le groupement RSPO (Roundtable on Sustainable Palm Oil : comité de développement durable de l’huile de palme) a été conçu dans ce but. Les industriels qui y adhèrent (utilisateurs d’huile de palme) s’efforcent de mener une réflexion commune et de collaborer au développement durable de la production et de l’utilisation de l’huile de palme (mise en place des bonnes pratiques d’exploitation pour les productions existantes, amélioration des plans d’affectation des sols pour les nouvelles surfaces de plantation, favoriser la transparence sur la production…)

    ____________________

    Tableau d’équivalences (selon Aroma-Zone)

    1. [http://www.aroma-zone.com/info/fiche-technique/emulsifiant-mf-aroma-zone]

    2. [http://www.aroma-zone.com/info/fiche-technique/acide-stearique-aroma-zone]

     

    Aroma Zone, il faut le dire, hélas

    L'huile de palme, le bio, et l'écologie

    [...] fidèle cliente d'Aroma Zone, j'ai enfin appris d'où venait leur huile de palme. Elle provient d'une fililère RSPO qui n'engendre pas de déforestation supplémentaire et nanani et nanana mais elle provient surtout de la société Daabon, qui fut encore accusée il n'y a pas si longtemps d'avoir chassé de leur terre plus d'une centaine de familles, des petits paysans. [...]

    Aroma-zone je te quitte : lettre ouverte

    [...] J’étais entièrement satisfaite de ce site que j’ai recommandé à des centaines de femmes entre 2006 et 2014. Ensuite tout a basculé… [...] Je me suis rendue compte que l’objectif était devenu totalement commercial, que les réponses du service clientèle à des demandes plus poussées restaient sans réponse. Que le marketing était devenu quelques fois douteux… J’ai commencé à douter de la qualité des huiles essentielles et de certaines huiles végétales [...]

     

    COCOTIER

    Cocos nucifera

    [Sources : WikipédiaPasseport-Santé]

    Le Cocotier (Cocos nucifera *) est une espèce de palmiers de la famille des Cocoeae, décrite par Carl Linné (1) 

    File:Cocos nucifera plantation in continental India (Nagesh).jpg

    Plantation de cocotiers en Inde à l'intérieur des terres

    Le cocotier n'est donc pas un arbre mais une plante monocotylédone. Son fruit est la noix de coco.

    L'aire d'origine du cocotier a donné lieu à des controverses. Mais il est aujourd'hui admis qu'il est originaire des côtes tropicales d'Asie et d'Océanie. Mais son centre d'origine primaire n'a pu être déterminé avec précision car nucifera est la seule espèce du genre Cocos* et sa première variété s'est perdue. De plus, des noix de coco fossiles ont été découvertes dans des endroits aussi éloignés que l'Inde et la Nouvelle-Zélande (2).

    Le cocotier est aujourd'hui présent dans toute la zone intertropicale humide (1). Surtout cultivé le long des côtes (Dictionnaires de français en ligne, Larousse), il n'y reste pas confiné. En Inde, il est planté jusqu'à 1 000 m d'altitude (Cocotier & Palmier à huile).

    La longévité de la plante dépasse un siècle. Sa durée de vie économique est estimée entre 50 et 80 ans, mais certains cocotiers bien plus âgés sont encore couverts de fruits.

    Pour plus de développement, voyez plus bas : Petite histoire de l'origine et de la distribution du Cocotier

    ____________________

    Notes - Sources

    * Entrée « cocotier » dans Mémento de l'agronome, Paris, Ministère des Affaires étrangères, Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (CIRAD) et Groupe de recherche et d'échanges technologiques (GRET), 2002 [lire en ligne]

    (1) Entrée « Cocotier » dans le Dictionnaire de l'Académie française et Définitions lexicographiques et étymologiques de « cocotier » du Trésor de la langue française informatisé, sur le site du Centre national de ressources textuelles et lexicales.

    Entrée « cocotier » [archive] [html], sur Dictionnaires de français (en ligne), Larousse.

    (2) H.A.M. van der Vossen et G.S. Mkamilo (éd.), Oléagineux, Wageningen, Fondation PROTA, coll. « Ressources végétales de l’Afrique tropicale » (n° 14), 2007 [lire en ligne] − [aller à Petite histoire...]

    « Cocos nucifera L. », sur prota4u.org, Fondation PROTA.

    Entrée « Noix de coco » dans Nicole Tonelli et François Gallouin, Des fruits et des graines comestibles du monde entier (encyclopédie), Paris, Lavoisier, octobre 2013 [1ère éd. − ouvrage couronné du prix P.J. Redouté 2014 – mention botanique] [lire en ligne]

     

    Découverte et étymologie

    Rendez-vous sur Wikipédia...

     

    Description du Cocotier

    [Wikipédia Passeport-Santé]

    Le cocotier est formé d'un stipe (un faux-tronc) surmonté d'une large couronne de feuilles. À l'aisselle de chaque feuille se trouve généralement une inflorescence qui se développe en un régime chargé de noix de coco. Le stipe s'élargit quelquefois à la base et forme, ce qui augmente sa résistance, notamment, face aux cyclones.

    Dans le sol, le stipe prend l'aspect d'un cône renversé, dénommé bulbe radiculaire. De toute la surface du bulbe partent plusieurs milliers de racines assez fines qui forment un matelas dense, réparti essentiellement dans le premier mètre du sol. Certaines racines atteignent cependant 4 à 5 mètres de profondeur.

    Relativement lisse et clair, le stipe porte des marques régulières : chaque feuille laisse une cicatrice en forme de croissant. L'écart entre ces cicatrices permet de distinguer les deux types de cocotier : les Grands et les Nains. Chez les Grands, l'écart entre deux cicatrices foliaires est supérieur à 5 cm. Chez les Nains, il ne dépasse pas 2,5 cm.

    La couronne foliaire compte une trentaine de feuilles, dépassant quelquefois 6 mètres de long. Un bourgeon unique fabrique l'ensemble des feuilles et des fleurs. Ce bourgeon fonctionne en continu : le cocotier pousse donc inexorablement, et cela jusqu’à sa mort. Bien que le bourgeon soit très protégé, son unicité donne à la plante une certaine fragilité. Lorsqu'un insecte réussit à pénétrer dans le cœur et dévore le bourgeon, le cocotier est condamné.

    À l'aisselle de chaque feuille apparaît généralement une spathe pointue qui grandit et finit souvent par dépasser un mètre de longueur. Arrivée à terme, la spathe se fend et libère l'inflorescence.

    Cette dernière est formée d'un axe sur lequel s'insèrent des épillets. Les fleurs femelles, situées au bas des épillets, sont des globules de 2-3 cm de diamètre. Leur nombre est généralement de 20 à 30, mais peut atteindre plusieurs centaines. Les fleurs mâles, plus nombreuses, occupent la partie supérieure des épillets. Encore fermées, leur forme rappelle celle d'un grain de riz.

    Pour toutes les variétés de cocotier, l'organisation des fruits est similaire. Un épiderme, d'abord coloré, puis gris-brun à maturité, entoure une enveloppe coriace et fibreuse appelée « bourre ». La noix de coco vendue sur les marchés n’est pas une noix en tant que telle mais le noyau du fruit : elle a déjà été débourrée pour réduire son poids et son volume.

    Ensuite vient la coque, brun sombre et très résistante, qui adhère fortement à la bourre. De forme oblongue à sphérique, elle se renforce de trois côtes longitudinales plus ou moins marquées. Une fine pellicule d'un brun rougeâtre, le tégument séminal, forme un lien entre la coque et un albumen blanc, brillant, de 10 à 15 mm d'épaisseur.

    L’albumen est communément désigné sous le terme d'amande. Inséré sous l'un des trois pores germinatifs, se trouve un embryon d'environ 5 mm de long.

    Un liquide opalescent et sucré occupe jusqu'aux trois quarts de la cavité interne. On l'appelle communément « eau de coco », le terme « lait de coco » étant de préférence réservé à des préparations à base d'amande broyée (voyez plus bas).

     

    UTILISATIONS DU COCOTIER

    [Wikipédia Passeport-Santé]

    Le cocotier compte parmi les plus anciennes plantes utiles qui procure à l'homme de très nombreux produits, aussi est-il parfois appelé « l'arbre aux cent usages » ou « l'arbre de vie » (Joël Bonnemaison, L'arbre et la pirogue, Éditions de l'ORSTOM, 1986).

     

    On l'exploite de multiples façons

     

    En cuisine (+ voyez plus bas) :

    • les noix de coco immatures contiennent un liquide sucré, l'eau de coco, qui est une boisson rafraîchissante ;
    • la pulpe de la noix de coco est comestible. Elle peut également être râpée puis pressée pour en extraire le lait de coco ;

    Outre l’eau de coco, la chair et l’huile obtenues du fruit, on tire du cocotier divers autres produits alimentaires :

    • la sève des fleurs est consommée fraîche (kareve) ou est transformée en sirop (kaimaimai) par ébullition (FAO [plus bas ↓], La noix de coco ) par les habitants des Kiribati, du littoral ivoirien et des îles Marshall ;
    • fermentée, la sève donne du vin et du vinaigre ;
    • distillée, elle peut se conserver et devenir une sorte d'alcool, appelé en anglais toddy ;
    • elle est transformée en sucre par cristallisation, appelé jaggery en Inde.
    • Le bourgeon terminal ou « chou » du cocotier, les jeunes pousses fraîches, sont comestibles.
    • On consomme également le cœur du palmier et le pollen.

     

    Pour des soins beauté-santé :

    • la pulpe séchée (coprah), se composant à 60-70 % de lipides, sert à la fabrication d'huile utilisée dans la confection de margarine, mais aussi de savon (1) et de monoï (voyez plus bas) (voyez plus bas Usage externe;
    • moins connu, des coques de noix de coco carbonisées pour obtenir du charbon végétal utilisé contre les troubles digestifs.

     

    Usages pratiques :

    • le « bois » de la tige (ce n'est pas du vrai bois comme pour toute Monocotylédone angiosperme) est utilisé pour la construction, il présente un grain très fin et présente un aspect marbré très décoratif ;
    • la palme de cocotier est tressée et plongée dans l'eau de mer salée pour la conserver, puis séchée au soleil. Elle servait comme matériaux de construction en Océanie, pour les murs et les toits d'habitations. Divers objets peuvent être également tressés : chapeaux, sacs, ou servir de décoration de fête ;
    • la tige centrale de la feuille est séparée et séchée, appelée niau par les polynésiens, elle sert notamment à la confection de balais ou de décorations comme les costumes de danse traditionnelle ;
    • la fibre au sommet du cocotier, appelée kere en paumotu, est utilisé comme le tapa pour la confection de costume ;
    • la noix de coco débourrée, coupée en deux demi-sphères et laquée, sert de soutien-gorge aux danseuses polynésiennes ;
    • la fibre de coco (bourre de coco), est utilisé pour faire des brosses, des paillassons, des matelas et des cordes ;
    • le fruit est parfois coupé transversalement et entièrement laqué pour servir de cendrier, bac à glaçon ou petit accessoire de rangement décoratif.

    ____________________

    (1) Voyez aussi pour savon : informations... - Des produits "éco"...

     

    NOIX DE COCO

    [Sources : WikipédiaPasseport-Santé]

    Outre l’eau de coco, la chair et l’huile obtenues du fruit, on tire du cocotier divers autres produits alimentaires (sève, bourgeon terminal... voyez ci-dessus)

     File:Diversite des fruits.jpg

    Diversité des fruits du cocotier dans la collection internationale de Côte d'Ivoire

     

    Précaution

    La noix de coco n’étant pas une « noix » stricto sensu, elle n’est pas en principe contre-indiquée chez les personnes allergiques aux noix (1).

    Toutefois, certaines peuvent réagir à la noix de coco. Il est important de consulter un allergologue afin de s’assurer de pouvoir en consommer en toute sécurité.

    ____________________

    (1) Voyez : Noix - Allergènes alimentaires prioritaires

     

    De l’eau ou du lait ? Avant sa maturité, quand il est encore vert, le fruit contient environ ½ litre d’un liquide laiteux : l’eau de coco. Quand le fruit mûrit, ce liquide se transforme en chair. Le lait et la crème de coco du commerce sont faits de cette chair broyée avec de l’eau puis filtrée.

     

    Eau de coco

    [Wikipédia]

    Le jus de coco, également appelé « eau de coco », est le liquide présent dans la noix de coco. On confond souvent, à tort, ce produit avec le lait de coco.

    Palmiers

    photo : Noix de coco verte ouverte, prête à boire l'eau de coco

    Lorsque le fruit est vert, l'eau qu'il contient est consommée comme une boisson rafraîchissante : après stockage dans un bac réfrigéré, la noix est ouverte au bout « tige » de 3 coups de machette découpant un couvercle. Les fruits destinés à cet usage sont sélectionnés en fonction de leur poids, et agités près de l'oreille pour vérifier la présence de liquide.

    Ce liquide sert de réserve d'eau douce au germe du cocotier qui se développe en produisant à l'intérieur de la noix un réseau capillaire, base de son futur système racinaire.

    L'eau de coco est très appréciée comme boisson désaltérante dans tous les pays tropicaux où l'on trouve des noix de coco.

    Elle contiendrait entre autres des cytokinines, des auxines, des leucoanthocyanines et des enzymes bioactifs (acide phosphatase, catalase, déhydrogénase, diastase, péroxidase, polymérases etc.).

    Ses caractéristiques isotoniques, organoleptiques et un certain pouvoir nutritionnel pourrait intéresser fortement les sportifs, mais tous les procédés classiques (par exemple UHT) pour transformer ce produit en boisson exportable détruiraient ces propriétés.

    La FAO a mis au point une technique de microfiltration et de conservation froide brevetée gardant les qualités du produit pendant une vingtaine de jours permettant son exportation. Ce même procédé fait l'objet d'un développement à bas coût pour l'usage des vendeurs de rues, l'objectif étant de réduire les frais de transport et les déchets urbains (les coques abandonnées sur les lieux de consommation). Un livret de compétence de la chaîne de transformation complète est mis à disposition par la FAO, détaillant la culture, le choix des variétés, la période et la méthode de cueillette, le transport, la transformation et la vente au consommateurs.

    Fermentée par des ferments spécifiques, l'eau de coco forme un produit consommable nommé nata de coco, gélatineux et translucide.

     

    Utilisation médicale

    L'eau de jeunes noix de coco fut utilisée, dans des conditions d'isolement ne permettant pas l'accès à des soins médicaux suffisants, comme solution sucrée en injection intraveineuse (1).

    C'est un liquide stérile, proche du profil d'électrolyte du plasma sanguin, et des solutions d’électrolytes produites par les laboratoires pharmaceutiques (2).

    Ce type d'utilisation est rapporté au cours des guerres du XXe siècle en milieu tropical, aux îles Salomon (1), et par un médecin en Polynésie française pour réhydrater avec succès un grand brûlé de l'île de Tubuai.

    ____________________

    Consulter

    Pourquoi on vous ment sur cette boisson ?

    (1) The intravenous use of coconut water

    (2) Export-Forum & S.C.A.C. Network − phytomania [archive]

     

    Lait de coco

    Le lait de coco est un liquide laiteux préparé à partir de pulpe de noix de coco râpée (fruit du cocotier).

    http://ekladata.com/La9Ifq21dj3j7c41tR6jlYfnww0/Lait-de-coco.jpg

    Il est parfois confondu à tort avec le jus présent dans le fruit, qui s'appelle jus de coco ou eau de coco. Il est constitué d'albumen liquide et blanc qui, dans le fruit mûr, forme l'amande.

    Préparation

    • Le lait de coco est préparé à partir de la pulpe de la noix − en principe séchée, non fraîche et encore verte − qui est râpée finement, puis pressée dans un tissu qui sert de filtre.

    Une autre méthode consiste à faire infuser le coco râpé dans de l’eau chaude

    • Mélangez 2 tasses de chair de coco râpée et 2 tasses d’eau chaude dans un bol ; les proportions peuvent varier en fonction du degré de dilution désiré.
    • Laissez tiédir et filtrez la décoction dans un tamis doublé d’un tissu : réunissez les 4 coins du tissu pour former une sorte de baluchon que vous pressez afin d’en extraire, avec l’eau, les graisses et la saveur.
    • Renouvelez l'opération jusqu'à ce que la chair devienne insipide.
    • Pour vous faciliter la tâche, vous pouvez passer la noix de coco et l’eau au mélangeur.

    ____________________

    Voir aussi plus bas - Usages culinaires

    Et aussi Comment fabriquer son lait de coco ? (Conso-globe)

    Utilisation

    Le lait de coco est tout particulièrement utilisé en cuisine dans des recettes de pays du sud-est asiatique (Thaïlande, Cambodge, Malaisie, Indonésie, etc.), en Afrique et dans le Pacifique sud (Mélanésie...)

    • En Polynésie française, le lait de coco est appelé ü ha'ari (composé de ü : lait et ha'ari coco) ou ha'ari uniquement (en reo tahiti) lorsqu'il est pur (Lexique du tahitien contemporain ; Yves Lemaître, édition de l'ORSTOM - 1995)
    • Mélangé à du jus de citron et de l'eau de mer ou de l'eau de coco, il sert à fabriquer un autre condiment, le miti ha'ari.
    • Il est aussi utilisé pour la fabrication du 'ipo.
    • Le lait de coco entre comme ingrédient dans la confection des bonbons coco et dans la composition de la piña colada.
    • Voir aussi Firifiri, beignet au lait de coco.

    Le lait de coco est aussi utile en cuisine qu'en cosmétique

    4 soins naturels au lait de coco pour le visages et le corps

    [Conso-globe]

    1. Hydrater sa peau grâce au lait de coco
    2. Un soin anti-âge naturel au lait de coco
    3. Soigner les coups de soleil avec du lait de coco
    4. Fabriquer son démaquillant au lait de coco

     

    COMPOSITION ET PROPRIÉTÉS DE LA NOIX DE COCO

    [Passeport-Santé]

     

    La noix de coco est une source élevée de fibres alimentaires (ensemble de substances uniquement contenues dans les produits végétaux qui ne sont pas digérées par l’organisme) auxquelles on reconnaît la propriété de prévenir la constipation.

    En plus de prévenir la constipation, une alimentation riche en fibres peut aider au contrôle du diabète de type 2 et de l’appétit, ainsi qu'à contribuer à la prévention des maladies cardiovasculaires (ou du moins à en réduire l'incidence) : les fibres totales (solubles et insolubles) contenues dans les flocons de noix de coco joueraient un rôle dans la diminution du cholestérol total, du cholestérol LDL (« mauvais » cholestérol), en particulier des fractions de fibres solubles (tels les galactomannans et l’acide uronique)

     

    Nutriments les plus importants

     

    • Fer +++. Le lait de noix de coco est une excellente source de fer pour l’homme et une source pour la femme, tandis que la noix de coco desséchée est une bonne source de fer pour l’homme et une source pour la femme, leurs besoins étant différents. De son côté, la noix de coco crue est une source de fer. Chaque cellule du corps contient du fer. Ce minéral est essentiel au transport de l’oxygène et à la formation des globules rouges dans le sang. Il joue aussi un rôle dans la fabrication de nouvelles cellules, d’hormones et de neurotransmetteurs (messagers dans l’influx nerveux). Il est à noter que le fer contenu dans les végétaux (telle la noix de coco) est moins bien absorbé par l’organisme, comparativement au fer contenu dans les aliments d’origine animale. Son absorption est favorisée lorsque consommé avec certains nutriments, tels la vitamine C.
    • Manganèse +++. La noix de coco et son lait sont d’excellentes sources de manganèse. Le manganèse agit comme cofacteur de plusieurs enzymes qui facilitent une douzaine de différents processus métaboliques. Il participe également à la prévention des dommages causés par les radicaux libres.
    • Cuivre +++. La noix de coco desséchée et le lait de noix de coco sont d’excellentes sources de cuivre, tandis que la noix de coco crue en est une bonne source. En tant que constituant de plusieurs enzymes, le cuivre est nécessaire à la formation de l’hémoglobine et du collagène (protéine servant à la structure et à la réparation des tissus) dans l’organisme. Plusieurs enzymes contenant du cuivre contribuent également à la défense du corps contre les radicaux libres.
    • Phosphore ++. Le lait de noix de coco est une bonne source de phosphore, tandis que la noix de coco en est une source. Le phosphore constitue le deuxième minéral le plus abondant de l’organisme après le calcium. Il joue un rôle essentiel dans la formation et le maintien de la santé des os et des dents. De plus, il participe entre autres à la croissance et à la régénérescence des tissus et aide à maintenir à la normale le pH du sang. Finalement, le phosphore est l’un des constituants des membranes cellulaires.
    • Sélénium ++. La noix de coco desséchée est une bonne source de sélénium, tandis que la noix de coco crue et son lait en sont des sources. Ce minéral travaille avec l’un des principaux enzymes antioxydants, prévenant ainsi la formation de radicaux libres dans l’organisme. Il contribue aussi à convertir les hormones thyroïdiennes en leur forme active.
    • Magnésium. La noix de coco desséchée et le lait de noix de coco sont des sources de magnésium. Le magnésium participe au développement osseux, à la construction des protéines, aux actions enzymatiques, à la contraction musculaire, à la santé dentaire et au fonctionnement du système immunitaire. Il joue aussi un rôle dans le métabolisme de l’énergie et dans la transmission de l’influx nerveux.
    • Potassium. La noix de coco desséchée et le lait de noix de coco sont des sources de potassium. Dans l’organisme, il sert à équilibrer le pH du sang et à stimuler la production d’acide chlorhydrique par l’estomac, favorisant ainsi la digestion. De plus, il facilite la contraction des muscles, incluant le cœur, et participe à la transmission de l’influx nerveux.
    • Zinc. La noix de coco desséchée et le lait de noix de coco sont des sources de zinc tandis que la noix de coco crue en est une source pour la femme seulement. Le zinc participe notamment aux réactions immunitaires, à la fabrication du matériel génétique, à la perception du goût, à la cicatrisation des plaies et au développement du fœtus. Il interagit également avec les hormones sexuelles et thyroïdiennes. Dans le pancréas, il participe à la synthèse (fabrication), à la mise en réserve et à la libération de l’insuline.
    • Vitamine B3 (niacine). Le lait de noix de coco est source de vitamine B3. La vitamine B3 participe à de nombreuses réactions métaboliques et contribue particulièrement à la production d'énergie à partir des glucides, des lipides, des protéines et de l'alcool que nous ingérons. Elle collabore aussi au processus de formation de l’ADN, permettant une croissance et un développement normaux.
    • Acide pantothénique (vitamine B5). La noix de coco desséchée est une source d’acide pantothénique. L’acide pantothénique fait partie d’un coenzyme clé nous permettant d’utiliser de façon adéquate l’énergie présente dans les aliments que nous consommons. Il participe aussi à plusieurs étapes de la fabrication des hormones stéroïdiennes, des neurotransmetteurs (messagers dans l’influx nerveux) et de l’hémoglobine.
    • Vitamine B6 (pyridoxine). La noix de coco desséchée est une source de vitamine B6. La vitamine B6 fait partie de coenzymes qui participent au métabolisme des protéines et des acides gras ainsi qu’à la synthèse des neurotransmetteurs (messagers dans l’influx nerveux). Elle contribue également à la fabrication des globules rouges et leur permet de transporter davantage d’oxygène. La pyridoxine est aussi nécessaire à la transformation du glycogène en glucose et elle collabore au bon fonctionnement du système immunitaire. Cette vitamine joue enfin un rôle dans la formation de certaines composantes des cellules nerveuses et dans la modulation de récepteurs hormonaux.
    • Folate (vitamine B9). Le lait de noix de coco est une source de folate. Le folate participe à la fabrication de toutes les cellules du corps, dont les globules rouges. Cette vitamine joue un rôle essentiel dans la production du matériel génétique (ADN, ARN), dans le fonctionnement du système nerveux et du système immunitaire, ainsi que dans la cicatrisation des blessures et des plaies. Comme elle est nécessaire à la production des nouvelles cellules, une consommation adéquate est primordiale durant les périodes de croissance et pour le développement du fœtus.

     

     

    USAGES CULINAIRES

     

    Bien choisir

    • La noix entière
      • On trouve la noix de coco à longueur d’année, mais tout particulièrement de septembre à janvier.
      • L’agiter pour s’assurer qu’elle contient encore de l’eau (une fois toute l’eau transformée en chair, cette dernière prend une saveur de savon et n’est plus comestible).
      • Elle doit être intacte et ses trois « yeux », exempts de moisissure.
      • Malgré ces précautions, il se peut que la chair soit rance, auquel cas il ne restera plus qu’à la jeter.

     

    • La noix séchée râpée ou en flocons
      • La chair de coco séchée doit être blanche (sans brunissement, signe d’oxydation) et dégager une agréable odeur, sans relent de rancidité.  
      • Choisir une noix de coco séchée non additionnée de sucre ni traitée aux sulfites.
      • Des produits à base de noix de coco de culture biologique sont proposés dans les magasins de produits naturels.

     

    Le code utilisé est fixé au niveau européen. Il se compose de la lettre "E" suivie d'un numéro permettant d'identifier facilement la catégorie. Par exemple :
    
        100 pour les colorants ;
        200 pour les conservateurs ;
        300 pour les agents anti-oxygène ;
        400 pour les agents de texture
    Source : notre-planete.info, http://www.notre-planete.info/ecologie/alimentation/additifs_alimentaires.php#liste
    Le code utilisé est fixé au niveau européen. Il se compose de la lettre "E" suivie d'un numéro permettant d'identifier facilement la catégorie. Par exemple :
    
        100 pour les colorants ;
        200 pour les conservateurs ;
        300 pour les agents anti-oxygène ;
        400 pour les agents de texture.
    Source : notre-planete.info, http://www.notre-planete.info/ecologie/alimentation/additifs_alimentaires.php#liste

    Additifs alimentaires et sulfites

     

    Additifs alimentaires

    Le code utilisé est fixé au niveau européen. Il se compose de la lettre « E » suivie d'un numéro permettant d'identifier facilement la catégorie. Par exemple :

    • 100 pour les colorants ;
    • 200 pour les conservateurs ;
    • 300 pour les agents anti-oxygène ;
    • 400 pour les agents de texture.

    Source : notre-planete.info

    http://ekladata.com/bW4ZCuq2XCPlrfpce8QxpIBxN9Q/dditifs-ali-les-plus-toxiques-liste.png

    Sulfites 

    Les sulfites sont des substances naturellement présentes dans les aliments et dans l'organisme, mais aussi sous forme d’additifs alimentaires utilisés comme agents de conservation.

     

    E220 Dioxyde de soufre Conservateur
    E221 Sulfite de sodium Conservateur
    E222 Bisulfite de sodium Acidifiant
    E223 Disulfite de sodium Conservateur
    E224 Disulfite de potassium Conservateur
    E225 Sulfite de potassium Conservateur
    E226 Sulfite de calcium Conservateur
    E227 Sulfite acide de calcium Conservateur
    E228 Sulfite acide de potassium Conservateur

    Source les-additifs-alimentaires.com

     

    Bien qu'ils soient autorisés en France (avec certaines limites de dosages), les sulfites font partie des allergènes alimentaires les plus courants et la consommation de ceux-ci peut causer des réactions très graves chez les individus qui en sont allergiques. 

    La noix de coco (desséchée ou sous forme de jus) et les produits alimentaires qui en contiennent sont des sources possibles de sulfites ; il est primordial pour les gens allergiques aux sulfites de bien lire les étiquettes afin d’éviter de consommer des produits alimentaires qui en contiennent.

    Même si la réglementation est rigide en ce domaine (1), la présence de sulfites non déclarés dans certains produits (entre autres à base de noix de coco) survient ponctuellement (voir site de l'ACIA). Il importe donc d’être doublement vigilant lorsque l’on consomme de tels produits.

    ____________________

    (1) Voyez : Rappel d'aliments

     

     

    • Le lait et la crème de coco
      • Lait et crème de coco sont proposés la plupart du temps en conserve.
      • On peut aussi trouver dans le commerce une fine poudre soluble que l’on peut utiliser telle quelle dans les préparations ou délayer dans de l’eau pour en faire du lait.

     

    • L'huile de coco
      • Dans la plupart des cas, l’huile de coco est extraite à l’aide de solvants chimiques, puis raffinée et désodorisée.
      • Toutefois, on peut trouver dans les magasins de produits naturels des huiles vierges biologiques simplement extraites par pression.

     

    Préparation

    • Pour ouvrir une noix de coco et en retirer la chair, percez les yeux avec un instrument pointu.

    • Videz le liquide et réservez-le.

    • Mettez ensuite la noix dans un four réglé à 190°C pendant 15 ou 20 minutes, puis frappez la coque avec un marteau tout le long de sa circonférence jusqu’à ce qu’elle se fende.

    • Débitez-la en morceaux, détachez la chair à l’aide d’un couteau et enlevez la peau brune avec un épluche-légumes.

     

    Pour obtenir de la crème de coco 

    • Suivez le même mode d’emploi que pour le lait de coco (voir plus haut)

    • Puis laissez le lait reposer quelques heures.

    • Recueillez alors à l’aide d’une cuillère la substance épaisse qui aura remonté à la surface.

     

    Pour faire griller la noix de coco 

    À ajouter par exemple dans les desserts, en décoration sur un gâteau, dans un muesli...

    • Râpez ou émincez finement la chair, ou servez-vous de noix de coco râpée.

    • Faites-la cuire deux heures sur une plaque, dans un four réglé à 95 °C.

    • Brassez régulièrement et assurez-vous qu’elle ne brunit pas trop.

    • Conservez dans un contenant hermétique.

     

    Apprêts culinaires 

    Lait et crème

    Le lait et la crème de coco peuvent remplacer leurs équivalents d’origine animale dans diverses préparations.

    • Sur les céréales du matin, dans les crêpes, gaufres, muffins, gâteaux, soufflés, boissons frappées, sauces, etc.

    • Faites-y cuire légumes et pâtes ou pochez un poisson.

     

    D’autres suggestions

    • Dans les crèmes de légumes (par exemple, la crème de champignons) ou dans une soupe indienne composée, en plus du lait de coco, de tomates et de concombres finement émincés, d’arachides moulues, le tout épaissi à la farine de pois chiche (ou d’une autre légumineuse) et assaisonné de chili, graines de cumin et feuilles de coriandre.

    • Dans un flan : mettez la préparation à flan (œufs, crème de coco et sucre ou miel) dans une petite courge bien jaune, nettoyée de ses graines et parties filandreuses. Faites cuire à la vapeur, laissez refroidir et découpez en tranches. Voilà un dessert sain aux couleurs contrastées.

    • Dans l’arroz con coco du Panama : faites cuire du riz dans du lait de coco en ajoutant, si désiré, des raisins secs. Édulcorez avec du sirop d’érable ou du miel.

    • Fruits pochés : faites cuire à petit feu des morceaux d’ananas ou d’autres fruits tropicaux dans du lait de coco assaisonné, si désiré, d’un peu de piment, de graines de moutarde rôties et de curcuma.

    • Ragoûts : en Inde et en Thaïlande, le lait et la crème de coco entrent dans la composition de nombreux ragoûts de viande ou de légumes.

     

    Chair fraîche ou séchée, râpée ou en poudre

    Au-delà des classiques macarons et autres gâteries qui sont bien souvent trop sucrés pour être vraiment sains, la noix de coco peut entrer dans de nombreuses préparations.

    • Ajoutez à une mayonnaise maison environ 20 g, que vous complétez avec des herbes fraîches finement hachées.
    • Faites-en des rottis, ces pains plats traditionnels de l’Inde que les Tamouls du Sri Lanka préparent à leur manière en ajoutant de la noix de coco râpée à la farine (environ 200 g de coco pour 500 g de farine).
      • Assaisonnez la préparation avec des oignons verts revenus dans de l’huile et de la poudre de cumin, ajoutez de l’eau et pétrir. Façonnez des boulettes et étendez-les au rouleau. Faites dorer des deux côtés dans un peu d’huile ou de beurre clarifié.
    • Dans les salades de légumes ou de fruits, ajoutez des copeaux de chair fraîche. 
      • Voici un assemblage inusité, emprunté à la cuisine indienne : banane, concombre, noix de coco, coriandre fraîche, jus de citron, arachides broyées et, si désiré, piment fort.
    • Potée de légumes : faites revenir quelques minutes les épices de votre choix et des oignons dans de l’huile de coco.
      • Ajoutez un peu d’eau, puis les légumes suivants, coupés en morceaux ou en tronçons : poivrons verts, carottes, brocolis, haricots verts, pommes de terre et ciboule en les enrobant bien avec la préparation épicée.
      • Ajoutez de la purée de noix de coco (2 tasses de coco râpée passée au mélangeur avec 1 tasse d’eau).
      • Amenez à ébullition, baissez le feu et laissez cuire environ 15 minutes ou jusqu’à ce que les légumes soient tendres.
      • Arrosez d’un filet de jus de citron.
    • Servez un rayta de coco avec un curry piquant :
      • faites revenir des graines de moutarde dans du beurre clarifié, ajoutez de la noix de coco râpée et enlevez du feu.
      • Incorporez cette préparation dans du yogourt additionné de morceaux de banane et de feuilles de coriandre.
      • Réfrigérez une heure.
    • Mélangez des flocons d’avoine, des raisins secs, des dattes tranchées avec les noix de votre choix (amandes effilées, cajou, noisette, etc.) et de la poudre de coco.
      • Servez ce mélange sec au petit déjeuner, en lui ajoutant un peu d’eau et des morceaux de fruits frais.

     

    Conservation

    Noix de coco entière : deux semaines à la température de la pièce, un ou deux mois au réfrigérateur.

    Morceaux de chair et lait fait maison : quelques jours au réfrigérateur.

    Vous pouvez congeler les morceaux et la noix de coco râpée en les mettant dans un sac au congélateur, où ils se garderont huit à dix mois.

    La noix de coco séchée se conserve plusieurs mois au frais, au sec et à l’abri de la lumière. Gardez-la dans un contenant hermétique ou dans son emballage d’origine pour éviter qu’elle ne brunisse sous l’effet de l’oxydation.

     

     

    Huile de Coco

    [Michel DognaPasseport-Santé]

    L’huile de coprah ?

    La chair comestible de la noix de coco se nomme aussi coprah. C’est de cette chair qu’est extraite l’huile de coprah (ou huile de coco ou encore beurre de coco)

    http://ekladata.com/9Yg5j0wZyoZjam-n8bLfO9uvhb0/Coco-huile-epaisse.jpg

    Seulement 6% de l'huile de Coco est constituée de graisses mono-insaturées (une seule valence libre - nombre de crochets libres d'un atome pour se lier avec un autre atome ou ion) et de 2% de graisses polyinsaturées (plusieurs valences libres pour accrocher des ions étrangers).

    Cette huile contient également une petite quantité de phytostérols, servant à réduire le cholestérol.

     

    L'exception des huiles saturées

    De texture solide à température de la pièce, l'huile de coco possède un taux élevé d'acides gras saturés (tout comme les graisses animales), ce qui la fait utiliser essentiellement, par l’industrie alimentaire, dans la préparation de pâtisseries, de confiseries et pour la friture.

    Aussi y a t-il, au sein du corps médical, une polémique accusant l’huile de coco de faire partie des huiles saturées, dangereuse pour le système vasculaire (artériosclérose). Comparativement aux huiles contenant une proportion plus élevée en acides gras polyinsaturés ou mono-insaturés (olive, canola, carthame, tournesol...), l’huile de coprah serait donc moins recommandable étant donné sa teneur élevée en acides gras saturés.

    Mais c’est sans tenir compte que l’huile de coco enferme entre 57 et 60% d’acides gras à chaîne moyenne (qui contiennent moins de 15 atomes de carbone), contrairement aux autres graisses saturées animales qui sont des acides gras à longue chaîne (avec plus de 15 atomes de carbone).

     

    Trans

    L’huile de coco ne contient aucun cholestérol ni acide gras trans, à condition de n’avoir pas été hydrogénée (même partiellement), pour la rendre encore plus solide.

    Ces gras trans seraient encore plus néfastes que les gras saturés sur le cholestérol sanguin.

    Si l’huile de coco est hydrogénée ou partiellement hydrogénée, l’aliment contiendra lui-même des acides gras saturés et des acides gras trans. Comme on retrouve surtout l'huile de coco dans des produits transformés déjà riches en gras ou en sucre (pâtisseries du commerce par exemple), il est recommandé de consommer ceux-ci seulement à l’occasion.

     

    Un avantage des graisses saturées

    Il n’y a nulle part sur la molécule où s’accrocher pour les radicaux libres ou les oxydants.

    Les huiles riches en graisses saturées, comme l’huile de coco, sont plus stables que les autres à température ambiante et résistent souvent plusieurs années au rancissement.

    De plus, réchauffer l’huile de coco à feu moyen (jusqu’à 180°) n’altère pas sa structure.

     

    Utilisations culinaires

    L'huile de coco extra vierge est une excellente base pour une alimentation naturelle. Le diabète est principalement un problème de mauvaises graisses, qui empêchent les membranes cellulaires de fonctionner correctement. C'est surprenant, mais le sucre et le stress sont des problèmes accessoires pour le diabète. 

    [Amanprana]

     

    • L’huile de coco peut remplacer partiellement ou entièrement le beurre et/ou les huiles végétales pour la cuisson des aliments. Comme toutes les huiles, évitez de la faire fumer : elle devient à ce moment toxique.
    • Elle remplacera avantageusement les autres huiles dans la friture : les aliments l’absorbent moins.
    • Servez-vous en crue sur les tartines ou dans les vinaigrettes ; au besoin, chauffez-la au préalable légèrement pour la faire fondre.

    ____________________

    À visiter

    Gras trans : pas dans ma tourtière !

    Diète sportive

     

    Usage externe

    L’actrice américaine de Walk to Remember ne jure que par les bienfaits de l’huile de coco non raffinée... Le meilleur conseil beauté de Mandy Moore pour une peau lisse et soyeuse ? L'huile de noix de coco pour le corps entier. Grâce à ce produit, sa peau est parfaitement hydratée et respire la santé. (Amanprana)

    « Nous sommes concernés tellement de ce qui entre DANS notre corps. Savoir ce que nous appliquons SUR notre corps me semble une suite logique. »

    Mandy Moore (actrice, auteur-compositeur-interprète, mannequin et styliste) 

    • L'huile de Coco, ou le monoï (voyez plus bas), en application quotidienne sur peau humide pour une très bonne hydratation et parfaire le bronzage après exposition au soleil (plage, bateau, vent, sel...)
    • Traitée par l'alcool mais riche en vit. D, l'huile de coco est utilisée pour les crème à raser mousseuses et les savons à barbe.
      • Attention ! une trop grande quantité irrite la peau !
    • L'huile de Coco-monoï nourrit les cheveux desséchés et/ou abîmés : appliquez-la sur cheveux humides, laissez reposer 12 heures avant le shampooing.
      • Attention ! entre l'application d'huile de coco et le shampooing n'exposez pas vos cheveux au soleil au risque de les brûler !
    • L'huile de Coco-monoï prévient les vergetures.

     

    Recette de dentifrice à l’huile de coco et au bicarbonate

    Les caries dentaires ne reçoivent pas l’attention qu’elles mériteraient. Elles touchent 60 à 90% des enfants et peuvent également toucher les adultes.

    • Dans un bocal stérilisé, mélangez de l’huile de noix coco et du bicarbonate à parts égales.
      • Attention ! méfiez-vous toutefois du côté abrasif du bicarbonate !
    • Ajoutez 2 gouttes d’huile essentielle de menthe pour parfumer.

     

     

    Usages internes / externes >>> des témoignages

     

    Conservation

    L'huile de coco se conserve six mois et plus à la température de la pièce, et plus longtemps encore au réfrigérateur.

    Gardez le contenant fermé pour éviter l’oxydation et tenez loin d’une source de chaleur pour prévenir le risque d’ignition spontanée.

     

    Rancissement

    C'est la fermentation, transformation de certains corps (sucres, glucides végétaux, lactose restant dans le beurre, matières amylacées, albumines, acides (lactique, tartrique, citrique...), en acide butyrique (1) en combinaisons accessoires (molécules plus petites, produits organiques plus simples, libération d'énergie : dégagement gazeux) sous l'influence de divers micro-organismes et spécialement le bacille amylobactère - ces agents sont appelés ferments, diastases ou enzymes (2)

    La fermentation butyrique intervient dans le rancissement du beurre (à noter que le rancissement détruit les vitamines liposolubles), la préparation de fromages.

    Aussi, dans la transformation de la cellulose des végétaux et de leurs débris (grâce à la sécrétion de diastases) : le rouissage, qui consiste à isoler les fibres en les maintenant dans l'eau.

    La fermentation intervient encore dans la décomposition des matières albuminoïdes et dans les fermentations putrides...

    ____________________

    (1) acide butyrique, dont dérive la butyrine (du latin butyrum, beurre) nom particulier de l'éther tributyrique de la glycérine, rencontré dans le beurre à côté des matières grasses : oléine, palmitine, stéarine.

    (2) Voyez aussi : Probiotiques

     

     

    Monoï

    Le Monoï est une huile de soin obtenue par la macération des fleurs de Tiaré tahiti dans l'huile raffinée * de coco.

    ____________________

    * Pour les macérations de plantes à visée thérapeutique ou cosmétique, on recommande d'utiliser une huile raffinée, qui préserve au mieux les principes actifs de la préparation, les huiles de 1ère pression rancissant vite... (voir Millepertuis)

     

    Tiaré tahiti 

    Gardenia tahitensis

    [Wikipédia]

    La Tiare tahiti, littéralement « fleur de Tahiti », souvent réduit à Fleur de Tiare est une espèce de petit arbuste au puissant parfum de jasmin, présent dans une grande partie du Pacifique insulaire, jusqu'au Vanuatu. On l'appelle, selon les endroits :

    http://ekladata.com/IJEBUZdVFHoVpZvwWINo-zMEpk4/Tiare.jpg

    Fleur de Tiaré tahiti (Gardenia tahitensis)

    Cet arbuste tropical sempervirent peut atteindre jusqu'à 4 mètres de haut.

    Ses feuilles à l'aspect vernissé font de 5 à 16 cm ;

    la fleur est généralement blanche et présente de 5 à 9 pétales arrangés en hélice. Il arrive que certains tiare Tahiti soient jaunes.

     

    Coutumes

    Le Tiaré tahiti est l'emblème national de la Polynésie française.

    Observée pour la première fois par Georg Forster *, le naturaliste de la seconde circumnavigation de James Cook, il décrivit à tort cette fleur comme un gardenia florida.

    Un premier échantillon fut recueilli et ramené en Europe par Dumont d'Urville en 1824.

    • La fleur de tiaré tahiti peut être présentée sous forme de couronnes : chaque personne arrivant en Polynésie française se voit traditionnellement remettre un collier de tiaré ou une fleur qui se place derrière l'oreille.
    • Si les femmes portent le tiare épanoui (de même que la fleur d'Hibiscus), les hommes portent le tiare Tahiti uniquement en bouton.
    • De plus, si la fleur est portée sur l'oreille gauche cela veut dire que la personne ne cherche pas de compagnie. Si celle-ci est portée à droite, cela signifie que la personne est disponible ou à la recherche de compagnie.

    ____________________

    * Voir l'herbier de l'université de Moscou

     

    Fabrication et usage cosmétique

    Composition chimique

    L'huile essentielle du tiaré, émolliente (amollit et détend l'épiderme) et parfumante, est riche en principes actifs tels que :

     

    L'eau florale du tiaré est parfumante.

     

    Les fleurs de tiaré Tahiti mélangées dans du coco germé, râpé et fermenté, exposées au soleil pendant des jours et des jours donnent le monoï,

    • une huile de soin pour les cheveux et la peau.

    Il est également possible de faire du Monoï avec les fleurs de tiaré cueillies au stade de bouton, et utilisées au plus tard le lendemain du jour de leur cueillette. Elles sont alors mises en macération dans de l'huile de coprah raffinée pendant un maximum de dix jours à raison d'un minimum de dix fleurs par litre.

    Ce processus de fabrication, commun à tous les producteurs de monoï de Tahiti, est une méthode similaire à l'enfleurage en parfumerie.

    ____________________

    À visiter

    Liens externes de Wikipédia

    Tahiti-Héritage

    Une version archivée de Yantra en pdf : les palmiers : Palme et Palmiste − Cocotier

     

     

    * Petite histoire de l'origine et de la distribution du Cocotier

    [Wikipédia Passeport-Santé]

    Originaire du sud-est asiatique, le cocotier s’est répandu dans les pays tropicaux grâce à ses fruits qui flottent et qui prennent racine dans le sol sablonneux des plages. En de nombreux endroits, la noix de coco constitue une ressource alimentaire importante. En Occident, on ne l’a découverte qu’au XIVe siècle, à l’époque où l’Italien Marco Polo effectuait ses célèbres voyages en Asie.

    L’histoire du cocotier au cours des millénaires reste encore mystérieuse. Nul ne sait précisément dans quelle région est apparu le premier cocotier. À partir de l’océan Pacifique ou de l’Extrême-Orient, le cocotier s'est disséminé dans l’océan Indien et jusqu’en Afrique. Sa présence en Amérique est due à une double introduction plus récente, à la fois par l’est et par l’ouest.

    La dissémination du cocotier est due à la flottaison des fruits au gré des courants marins et, beaucoup plus tardivement, aux voyages et migrations humaines. Les fruits furent probablement ainsi disséminés de lieu en lieu, en nombre très réduit. De nombreuses cocoteraies se sont constituées à partir de seulement un ou deux fruits apportés par la mer, et qui ont réussi à se fixer sur une île.

    Les marins Austronésiens (dont les Polynésiens) ont colonisé la plupart des îles tropicales du Pacifique. Diverses découvertes archéologiques permettent de dater certaines étapes de leur voyage. Vraisemblablement partis du Sud-Est asiatique, on les retrouve aux Fidji vers 2500 avant notre ère, et environ un millénaire plus tard aux Tonga et dans les Samoa.

    Puis, au IVe siècle, ils s'installent aux îles Marquises, au siècle suivant à l’île de Pâques et 100 ans plus tard à Hawaï. Sur les canoës, des noix de coco étaient toujours emportées.

    Le cocotier est connu en Inde depuis le VIe siècle, en Chine depuis le IXe et sur les côtes de l'Afrique de l'Est depuis le Xe. Mais il ne devient pantropical qu'au XVIe siècle, à la suite de son introduction, par les navigateurs et explorateurs portugais et espagnols, en Afrique de l'Ouest, aux Caraïbes et sur la côte atlantique de l'Amérique tropicale (2).

    Transportées par la mer ou par les marins, ces noix ont atteint la côte ouest du Panama, en Amérique centrale. La première mention du cocotier sur ce continent date de la période 1514-1525.

    En 1569, des cocotiers en provenance des îles Salomon sont plantés à Colima, sur la côte est du Mexique. D'autres cocotiers, originaires cette fois des Philippines, sont introduits au Mexique entre 1571 et 1816. Dans la Caraïbe, les premières noix originaires du Cap-Vert sont plantées à Puerto Rico en 1625, par un père espagnol nommé Diego Lorenzo.

    Une seule théorie botanique tente d’expliquer l’histoire de la diversification du cocotier en la multitude de formes et de couleurs que l’on observe parmi les variétés actuelles. Elle repose sur l'observation de la forme et de la composition des fruits. Selon cette théorie, l'ensemble des cocotiers dériverait de deux grands types :

    • le type ancestral « Niu-Kafa » résulte d'une évolution liée à la dissémination naturelle par voie marine. Ses fruits, allongés et riches en bourre, flottent et dérivent facilement au gré des courants marins. Une germination tardive leur permet de supporter de longs séjours dans l'eau, avant de trouver un lieu où se fixer ;
    • le type « Niu Vaï » a été sélectionné par l'homme en Asie ou dans le Pacifique. Ses gros fruits ronds sont riches en eau et germent plus rapidement. Des marins voyageant d'îles en îles auraient sélectionné ces fruits, emportés comme boisson sur l'océan.

     

    Des mélanges répétés entre cocotiers de type « Niu Kafa » (présents avant l'arrivée de l'homme) et cocotiers de type « Niu Vaï » (créés et importés par l'homme) auraient abouti à la diversité actuelle.

    Cette théorie est probablement en grande partie exacte. Mais elle ne suffit pas à résumer l'histoire du cocotier qui a sans doute connu nombre d’autres péripéties. Toute la diversité actuelle du cocotier ne se résume pas à ces deux types, Niu Kafa » et « Niu Vaï », et à des mélanges ponctuels entre ces deux types. Cependant, à l'heure actuelle, personne n'a été en mesure de proposer un autre modèle de diversification pour le cocotier.

     

     

    COCOTIER DE MER et Coco-Fesses

    Lodoicea maldivica

    [Wikipédia]

    Le Cocotier de mer ou Coco de mer est un palmier de la famille des Arécacées, originaire des Seychelles, et non des Maldives — auxquelles on croyait autrefois pouvoir attribuer le lieu d'origine de ses noix parties à la dérive (Jean-Marie Pelt, Plantes en péril, Fayard 1997, avec réf. bibliogr. à Terre sauvage n° 14 et 59...) — qui produit la plus grosse graine du monde. Cette dernière est surnommée coco-fesses et peut faire une vingtaine de kilogrammes.

    File:Coco de mer - BOT.2007.26.21.jpg

    Fruit du Cocotier de mer − Muséum de Toulouse 

    De nombreux noms vernaculaires sont utilisés aux Seychelles : coco-fesse, coco jumeau, coco indécent ou cul de négresse (moins utilisé) (*). Le terme coco de mer désigne aussi bien le fruit, la graine ou le palmier en entier, par métonymie.

    À l'état sauvage, on ne trouvait cette espèce que sur les îles Praslin et Curieuse qui à elles deux font moins de 5 000 ha.

    La population la plus importante se trouve sur Praslin où elle est localement dominante dans la vallée de Mai. En 2002, la population de cette vallée était réduite à 1 163 arbres adultes dont 55 % de mâles (F. Fleisher-Dogley and T. Kendle, "The Conservation Status of the Coco de Mer, Lodoicea maldivica (Gmelin) Persoon: A Flagship Species" Royal Botanic Gardens Kew, London, UK, 2002). Des études récentes indiquent environ 21 000 arbres sur Praslin, et 3 800 sur Curieuse.

    Le fruit est une grosse noix verte, ovoïde, pouvant faire jusqu'à 50 cm de long. C'est le fruit de tous les records (*) : le plus lourd du monde, faisant en général 20-25 kg mais pouvant atteindre 45 kg. Sous la couche fibreuse, il y a une graine bilobée mais parfois 3- à 6-lobées. Parfois le fruit contient deux graines. Avec plus de 25 kg, c'est la graine la plus lourde du règne végétal.

    Une fois fertilisée, le fruit passe 10 mois à croître puis 5 ans à mûrir durant lequel l'endosperme se solidifie et l'exocarpe sèche. Cette lenteur de germination rend difficile la culture du Cocotier de mer (en conséquence, assez rare en dehors de son habitat naturel aux Seychelles), ainsi que la règlementation sur l'exportation des graines.

    Fichier:Female coco de mer growth.jpg

    Lodoicea maldivica − Graines en croissance pour ce Coco de mer femelle

     

    Une plante coquine

    De l'avis général, la forme de la graine ressemble à celle d'un postérieur féminin (d'où : coco-fesse). Ainsi, ses contours étonnamment féminins ont de tout temps été la source de fantasmes que d'habiles commerçants ont su exploiter...

    Qui plus est, à la germination, la pousse ressemble à un organe viril (Yves Delange, Traité des plantes tropicales, Actes Sud, 2002), ce qui n'a fait que renforcer encore plus l'aura sexuelle qui entoure cette espèce...

    Fichier:Coco de mer male flower.jpg

    Inflorescence mâle

    En conséquence, suivant le principe de signature selon lequel la forme et l'aspect des plantes est à rapprocher de leurs propriétés thérapeutiques, le coco-fesse est à l'origine de nombreux produits commerciaux aphrodisiaques comme des boissons (liqueur coco d'Amour) ou des parfums (*).

     

    Une plante menacée

    L'IUCN a mis le coco-de-mer sur la liste rouge des espèces « en danger ». L'espèce qui peut vivre 350 ans met 25 ans pour atteindre l'âge de reproduction. Aux Seychelles, les noix sont vendues comme souvenirs, jusqu'à 300 € pour les spécimens polis (*). En principe le négoce est contrôlé mais il y a un braconnage qui fait peser une sévère contrainte sur la reproduction spontanée. Les incendies sont aussi une menace récurrente qui a affecté la population de l'île.

    À lire >>> Statut de conservation

    ____________________

    (*) Stephen Blackmore, See-Chung Chin, Lindsay Chong Seng, Frieda Christie, Fiona Inches, Putri Winda Utami, Neil Watherston, and Alexandra H. Wortley, "Observations on the Morphology, Pollination and Cultivation of Coco de Mer (Lodoicea maldivica (J F Gmel.) Pers., Palmae)", Journal of Botany,‎ 2012.

     

    Utilisations du Cocotier de mer

    Le coco de mer est cultivé dans les jardins d'ornement dans de nombreuses régions tropicales du monde.

    Jadis...

    • les feuilles du coco de mer ont servi aux habitants de l'île de Praslin à fournir le chaume pour couvrir leurs cases ou à faire des paniers, des chapeaux ou des nattes,
    • le tronc à faire des meubles et des caisses,
    • la bourre (l'enveloppe fibreuse du fruit) à faire des cordes
    • et la coque à faire des récipients.
    • La gelée à l'intérieur des noix immatures était considérée comme un mets délicat.

     

    Aux Seychelles...

    • Le coco-fesse est le symbole des Seychelles : il est représenté sur les pièces seychelloises de cinq roupies.
    • Le coco-fesse est traditionnellement offert aux jeunes mariés.
    • Très chère, la chair de la graine est introuvable au menu des restaurants mais réservée aux chefs d'État en visite.
    • Le coco-fesse est vendu comme souvenir aux touristes, sous contrôle de l'État qui en réglemente l'exportation.

     

    * Extrait de l'histoire de la nomenclature et étymologie

    [Wikipédia]

    On raconte que Bougainville, en contemplant le fruit du Cocotier de mer (coco-fesses) dans le cabinet de curiosité de l'intendant Pierre Poivre, aurait proposé le nom de « cucul la prasline ».

    Toutefois, Commerson choisit pour ce palmier un nom latin bien plus linnéen, Lodoicea callipyge, avec pour nom de genre Lodoicea afin d'évoquer la plus belle des filles du roi Priam, Laodice, et pour épithète spécifique callipyge du grec ancien καλλίπυγος, kallípugos « qui a de belles fesses », qualificatif d’Aphrodite.

    Une autre étymologie parfois donnée est que ce nom générique Lodoicea dériverait de Lodoicus, forme latinisée du prénom Louis, et aurait été adopté par Philibert Commerson en l'honneur du roi Louis XV de France (cf. Blackmore et als, 2012) (1)

    Cependant, pour Yves Delange (Traité des plantes tropicales, Actes Sud, 2002) chercheur au Muséum (voir Jardin des Plantes et Buffon) comme Lucile Allorge (L.A., Olivier Ikor, La fabuleuse odyssée des plantes : Les botanistes voyageurs, les Jardins des plantes, les Herbiers, Jean-Claude Lattès, 2003), Lodoicea renvoie bien à Laodicé, mais avec une orthographe erronée depuis l'origine.

    Le prénom Louis est d'origine franque, Hlodovic > Chlodowig (Clovis) puis latinisé en Clodovico > Ludovicus, francisé en Ludovic puis en Louis.

    ____________________

    (1) Voir une version 2013 archivée de Wikipédia en pdf − Historique des versions de Wikipédia

     

     

    * UN PLUS POUR LA ROUTE...


     

    http://ekladata.com/CZveLuH-HSy3gdqUxBXuLqhS_nU/Palmiers-carte-monde.jpg

    ... carte du monde indiquant approximativement les lieux mentionnés dans l'article

     

    Enregistrer

    Enregistrer

    Enregistrer

    Enregistrer

    Enregistrer

    Enregistrer

    Enregistrer

    « Contre-posturesAutomne en cures »
    Pin It

    Tags Tags : , , , , , , , , , ,
  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :