• Respiration pour stopper un malaise

    Page mise à jour en avril 2018

    Voici ce qu’il faut faire pour stopper un malaise

    Publié par Marguerite de Baudouin, journaliste santé, mercredi 21 octobre 2015

    Des chercheurs autrichiens déclarent avoir trouvé une technique de respiration simple et efficace pour stopper les syncopes vagales.

     

    Si vous êtes sujet aux malaises, cette étude autrichienne, conduite par le Dr Marta Bavolarova, Cardiologue à l’Hôpital Louis Pasteur de Kosice (Slovaquie), pourrait bien améliorer votre quotidien.

    L’étude, qui a été publiée par le site de l'European Society of Cardialogy, explique que

    2 inspirations rapides suivies d’une expiration lente après un rapide blocage de la respiration, pourraient empêcher la syncope.

    Lors d'une syncope vaso-vagale (évanouissements après une émotion forte), la fréquence cardiaque diminue soudainement, et le cerveau est moins alimenté par le flux sanguin. Cela conduit à une brève perte de conscience.

    Ce phénomène est une anomalie des actions réflexes contrôlées par le système nerveux autonome (SNA) lui même créé par les systèmes nerveux sympathique et parasympathique.

    Les actions parasympathiques, conduites par le nerf vagal, baissent le rythme cardiaque et la pression artérielle.

     

    Les syncopes régulières peuvent entraîner la dépression

    Pour aboutir à leurs résultats, les chercheurs ont effectué un test "positionnel" sur deux femmes de 56 et 62 ans, ayant des antécédents de syncopes vaso-vagales. Allongées sur une table, on a mesuré leurs fréquences cardiaques et pressions artérielles après l’inclinaison soudaine à 60° de leur corps.

    Au moment où leur pression artérielle a commencé à ralentir, les participantes ont été invitées à effectuer

    deux inspirations rapides avec la bouche fermée, puis à bloquer leur respiration, et enfin à expirer doucement.

    "Notre test conduit normalement à des chutes de fréquences cardiaques et de pressions artérielles entraînant la syncope. Mais la forte inspiration ainsi que l’expiration semblent avoir empêché le phénomène. Nous pensons que ces efforts de respiration ont un effet sympathique fort, qui inhibe l’activité parasympathique anormale chez ces patients", a déclaré le Dr Bavolarova. "Cela stoppe l’évanouissement sur le point de se produire".

    "Les syncopes récurrentes ont de sérieux effets sur la qualité de vie des patients. Ceux-ci se blessent dans leurs chutes, cela réduit leur mobilité et leurs capacités à se prendre en charge. Ces personnes sont fréquemment atteintes de dépression", a également précisé le Dr Bavolarava.
     

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