• ☯ Saints... utiles ?

    Page créée le 25 août 2019 enrichie le 31 octobre 2021

    Les Saints... utiles ?

    0-Autour de la MORT

     

    Alors que l'Église catholique vient de s'enrichir de deux nouveaux saints, le P. Michel Evdokimov, prêtre orthodoxe à la paroisse Saints-Pierre-et-Paul de Châtenay-Malabris, répond aux questions de Sophie de Villeneuve.

     

    Publié le 28 avril 2014

    S. de Villeneuve :
    Catholiques et Orthodoxes, avons-nous les mêmes saints ?

     

    Vu dans Réflexions autour de la mort (Toussaint)

    Michel Evdokimov :

    Je prie saint François d'Assise, sainte Thérèse de Lisieux, saint Vincent de Paul…En Russie, on pourrait citer saint Séraphin de Sarov, saint Serge de Radonège…

    Un évêque russe, un métropolite, disait que les saints passent par-dessus les murs qu'il y a entre nos Églises, et qu'ils se rejoignent les uns les autres. Je crois qu'il y a là quelque chose de très fort.

     

    À quoi servent les saints ? J'ai d'abord envie de vous dire qu'ils ne servent à rien ! Les hommes de ce monde sont soumis à la consommation, à l'argent, au travail, à des idées politiques...

    Saints de Glace 'génériques'

    Vu dans Cavaliers & Saints de glace (Saints de Glace)

     

    Les saints, eux, sont ailleurs. Ils ne servent à rien dans ce monde, mais ils portent ce monde dans leurs prières. Un saint qui a de la lumière dans le cœur illumine le monde.

    Solstice saint Jean l'Évangéliste (Puressence Passion)

    Voir Herbes de la Saint-Jean

     

    Pour vous, qu'est-ce que c'est qu'un saint ?

    M. E. : Nous sommes tous appelés à la sainteté ! Si nous étions davantage ouverts à la grâce, si nous allions sur le chemin que Dieu a tracé dans notre vie, nous serions des saints, comme tous ces saints que je viens de citer et dont la sainteté dépasse l'Église.

     

    Ces saints, ce sont des hommes et des femmes qui ont tout quitté, qui se sont mis un peu à l'écart du monde ?

    M. E. : Que veut dire tout quitter ? Un homme marié qui a une aventure en dehors de son ménage, lui aussi, quitte tout. Un moine du désert, Arsène, s'était retiré dans la solitude du désert. Il disait : "Je suis coupé de tout, séparé de tous les hommes, et en même temps, je suis uni à tous les hommes." Il vivait pour le monde, il priait pour le monde.

    Nous ne prions pas pour le monde comme eux, parce que nous avons nos activités. Le saint, lui, donne tout : son cœur, son corps, son âme, son esprit, son amour, dans l'œuvre que Dieu lui a demandé d'accomplir.

     

    Y a-t-il des saints qui peuvent tout donner aussi dans la vie quotidienne, sans pour autant aller vivre dans le désert ?

    M. E. : Bien entendu. Dans l'Évangile, prenez Marie-Madeleine. C'était une femme de mauvaise vie, et d'ailleurs Simon reprochait à Jésus de lui parler. Cette femme pleure sur les pieds de Jésus, elle verse un parfum sur ses pieds et les essuie avec ses cheveux. C'est une femme qui a changé.

    Vu dans Hildegarde de Bingen (Que vient faire une moniale - et surtout qu'a-t-elle à nous dire - dans le domaine de la santé ? En fait une foultitude de choses !)

    On pense trop souvent à l'aspect moral de la sainteté. Mais il ne s'agit pas de morale, du tout ! Il s'agit de se convertir, de changer, de se transformer, de se transfigurer. À partir du moment où elle a rencontré Jésus, Marie-Madeleine devient chaste. Tout peut toujours basculer dans un sens ou dans un autre. C'est dans sa vie quotidienne que cette femme a vécu cette transformation.

     

    Donc le saint, c'est celui qui change radicalement ?

    M. E. : Le saint se convertit avec le secours de Dieu. Il ne change pas tout seul.

    Vu dans Pages Spirituelles 3. : Sur les chemins de pèlerinage (Les 7 saints fondateurs de la Bretagne)

     

    Pour nous, qui n'avons pas changé comme nous le devrions, quel compagnonnage pouvons-nous avoir avec ces saints ?

    0 St. Andrew's Day

    Vu dans St. Andrew's Day (30 novembre)

    M. E. : Ils ont vécu des choses proches de ce que nous vivons.

     

    Saint François d'Assise, François d'Assise est un grand saint écologique. Il a dompté le loup de Gubbio, a prêché aux animaux… Par sa sainteté, son combat contre les passions, contre tout ce qui nous encombre dans notre vie, par son amour pour l'univers, il a retrouvé la pureté d'Adam au paradis.

    Les animaux sauvages, l'ours de saint Séraphin de Sarov, le loup de saint François, deviennent des animaux "gentils", proches des êtres humains. L'écologie, tout à fait estimable et même nécessaire, est bâtie sur un fondement matériel. Tandis qu'avec saint François, saint Séraphin, saint Jérôme, qui avait lié amitié avec un lion en lui arrachant une épine de la patte, la nature retrouve ce qu'elle était à un moment paradisiaque.

     

    On revient à l'état initial ?

    M. E. : Oui. Nous sommes là pour retrouver cet état initial. C'est le but de notre vie : faire que Jésus, l'Esprit saint, soient répandus dans le monde, dans le cœur des hommes… C'est ce qui nous est demandé. Mais il y a un grand mystère dans la sainteté, c'est qu'on ne reconnaît pas toujours les saints.

     

    En effet, les sœurs de Thérèse de Lisieux n'ont pas vu sa sainteté.

    M. E. : Oui, pour elles, il était impensable que Thérèse soit une sainte. De même saint Silouane pour ses frères du Mont Athos. Et le grand mystère, c'est que ces saints sont connus dans le monde entier.

    Lors d'une conférence que l'on m'avait demandé de faire sur sainte Thérèse, du point de vue orthodoxe, l'évêque Gaucher [l'ancien évêque auxiliaire de Bayeux-Lisieux, ndlr Croire] m'a raconté avoir accompagné les reliques de Thérèse en Russie, jusqu'au fin fond de la Sibérie.

    Il était encore tout étonné de la foule immense de gens qui venaient se prosterner devant ces reliques. Pourquoi donc ? Même chose pour saint Silouane, qui n'avait jamais quitté son monastère.

     

    Ces saints ont donc une aura particulière, un rayonnement.

    M. E. : L'Esprit saint est en eux et rayonne tout autour d'eux.

     

    Quel saint orthodoxe du XXe siècle aimeriez-vous faire découvrir aux catholiques ?

    M. E. : Un saint qui n'est pas encore canonisé : le père Alexandre Men. Je crois que c'est un très grand saint.

    Pour moi, il y a encore deux autres grands saints de notre temps : Dietrich Bonhoeffer, un pasteur protestant, et mère Teresa.

    Il y a des saints parmi nous. On ne les reconnaît pas toujours. Il faut pour cela un regard capable de discerner et de comprendre ce qui se passe.

     

    Un regard capable de voir l'Esprit chez celui qui vous accompagne.

    M. E. : Oui, et qui est tout prêt à partager cet Esprit avec vous.

     

    Vu dans Spirituelles 2

     

    Les saints, des coachs pour notre temps ?

    Terres de Mission n°235 - TVL

    Les conseils des saints et saintes sont toujours bons à prendre... (internaute Martine)

    Le 31 octobre, en la fête du Christ-Roi et la veille de la Toussaint... « Terres de Mission » reçoit Edwige Billot, jeune consultante en relations humaines, qui vient de publier un petit ouvrage à la fois fin et drôle : Et si les saints nous coachaient sur nos émotions ? (Téqui).

    Pourquoi cette terminologie à l’anglo-saxonne de coachs ? Les saints ne sont pas des coachs mais des guides, des conseillers, des exemples à suivre. Décidément TV Libertés vous ne faites aucun effort pour améliorer votre français ! Pourquoi utilisez-vous ces termes anglo-américains alors que nous avons les équivalents en français ? Arrêtez de polluer notre langue et soyez plus respectueux de la langue française ! (internaute Yves)

    Puis, Vincent-Joseph, porte-parole de l’AFSAN (Association des fidèles de Saint-André et Notre-Dame de l’Isle, qui réunit les fidèles des églises où est célébrée la messe traditionnelle avec l’accord de l’évêque dans le diocèse de Grenoble), évoque les difficultés que rencontrent ces fidèles dans leurs relations avec Mgr de Kérimel. Enfin, Guillaume de Thieulloy fait quelques recensions de livres et CD.

    [https://www.youtube.com/watch?v=__bXNf08oTg] YouTube 31 octobre 2021

     

    Identifier les saints

    Une clef pour saint Pierre, une croix en X pour Saint-André, saint Martin en soldat romain… s’il est relativement facile de se souvenir des attributs des saints les plus courants, il s’avère parfois ardu d’identifier quel saint est représenté sur un tableau ou une statue, alors que ses attributs ou son habit soufflent la réponse.

    Voici un document belge qui indique, iconographie à l’appui, comment identifier les saints. Du fait de l’histoire du catholicisme et de l’évangélisation dans l’actuelle Belgique, on y trouve des saints belges, mais aussi français ou… bretons, et quelques saints aussi connus dans le monde orthodoxe.

    Et évidemment la quasi totalité des saints que l’on croise fréquemment dans les églises belges ou françaises.

    => Iconographie des saints (pdf)

    Un exemple : Saint Côme, patron des médecins : bonnet rond des médecins arabes, habit vert et rouge à revers d’hermines, chaussures de cuir, pot à onguents en forme de tour, à ses pieds le mousse qu’il a sauvé. (Riposte-catholique)

    Saint Côme saint patron des médecins

    Saint Côme, martyrisé avec son frère Damien en 303 ou 310, est le saint patron des médecins – et Damien celui des pharmaciens. Exerçant dans l’actuelle Syrie, ils ne demandaient pas d’argent aux pauvres, et sont pour cela nommés anargyres.

    Particulièrement invoqués en période d’épidémie, ils sont vénérés dans le monde orthodoxe, mais aussi en Belgique, France, Bretagne, et autres pays – leurs représentations varient selon les région – par exemple à Isernia en Molise (Italie) ils sont invoqués pour les problèmes de fertilité, alors qu’en France, ils l’étaient pour les maux de gorge, de la bouche et du ventre. Au Brésil, ce sont les saints protecteurs des enfants, fêtés le 27 septembre.

    Néanmoins, saint Côme est souvent représenté avec son bonnet cylindrique de médecin arabe, une tunique rouge et un habit vert à rebord d’hermine. À la main, il tient un pot à onguents et une spatule (parfois une trousse de chirurgien). L’on trouve à ses côtés, parfois, un pèlerin en prière ou un enfant agenouillé, le bras ceint d’une écharpe.

    En Bretagne, il tient assez souvent un flacon d’urines (urinal) à la main. Cette représentation est courante : c’est celle de l’enluminure des Grandes Heures d’Anne de Bretagne (1505-1510), des sculptures en kersanton de Landivisiau (1554), de Bodilis (1570) et de Landerneau (vers 1554-1570), du cadran solaire de Saint-Nic (1614), de la sculpture en bois de la chapelle Saint-Côme-et-Saint Damien de Saint-Nic (XVIIe). L’urinal est alors l’outil le plus courant du médecin, comme le serait le stéthoscope de nos jours.

    Par ailleurs, on peut retrouver une liste des 47 miracles attribués à saint Côme dans la revue d’histoire de la pharmacie (1974) : ils ont notamment guéri un malade atteint d’hydropisie (œdème), plusieurs paralytiques, des malades du cancer, une sourde et muette, une malade atteinte de migraines, des malades de l’estomac, un aveugle, des malades atteint d’infections urinaires… et pratiqué une greffe – l’Histoire a retenu ce prodige sous le nom de Miracle de la jambe noire. (Riposte-catholique)

     

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    Documentations diverses Gigeoju / Yantra

    N.B. Certaines pages tardent à être mises à jour, veuillez m'en excuser, cela viendra !

    Liens externes

    Avec cette prière, Michael LONSDALE nous fait découvrir ou redécouvrir les prières les plus simples, mais aussi les plus profondes de plusieurs Saints : François d'Assise, Thérèse de Lisieux, Thérèse d'Avila, Augustin, Thomas d'Aquin... Voir Gigeoju

    Iconographie des saints (pdf)

     

     

     

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