• SCHULTZ Johannes H. 1884-1970 (Relaxation)

    Page mise à jour le 06 mai 2017

     

    L'origine du training autogène

    Schultz est fils d'un professeur de théologie ; il fait ses études à Lausanne puis à Göttingen et Breslaw.
    Médecin, il travaille à Frankfort.  Il fait une formation en dermatologie puis en neurologie qu'il enseigne avec la psychiatrie en 1919.

    À partir de 1924, Schultz est neurologue à Berlin, ce qui l'amène à voir beaucoup de cas psychosomatiques, des gens angoissés, stressés, ne sachant pas gérer leur inquiétude. C'est au cours des années 1926-32 qu'il élabore sa méthode de relaxation.

    Schultz part de constatations faites dans des études sur l'hypnose certains sujets ayant la capacité de se mettre eux-mêmes en état d'hypnose et de se donner des ordres à eux-mêmes.  Il s'agit là d'une auto-influence découverte par Vogt.
    Parallèlement, il essaye de mettre en place une technique psychothérapique plus brève que la psychanalyse.

    Schultz crée par hypnose un thérapeute auxiliaire qui développe un Surmoi bienfaisant qui peut résoudre les tensions.

    SCHULTZ Johannes H. 1884-1970 (Relaxation)

    C'est donc une auto-hypnose provoquée par des modifications volontaires de l'état tonique associée à une concentration de la conscience et du travail imaginatif, ainsi que la définit Robert Durand de Bousingen (né en 1928, décédé en 1989, médecin, chef du Laboratoire de psychologie à la Faculté de médecine de Strasbourg en 1953)

    Les méthodes de relaxation sont des conduites thérapeutiques, rééducatives ou éducatives, utilisant des techniques élaborées et codifiées, s’exerçant spécifiquement sur le secteur tensionnel et tonique de la personnalité. La décontraction neuromusculaire aboutit à un tonus de repos, base d’une détente physique et psychique.

    Robert Durand de Bousingen

    relax.sophro.free.fr

     

    Relaxations

     

    Accéder au « niveau de contrôle du corps » - Auto-hypnose

     

    Porter l'attention... - Phase de Schultz  

    Concentration forte, sentir un picotement là où elle se porte.

    ♦ Portez l'attention sur les pieds. Sur les 10 orteils. Pied D, essayez de sentir et de détendre individuellement chaque orteil : le gros orteil – le petit orteil – l'orteil du milieu – l'orteil entre le gros orteil et celui du milieu – l'orteil entre celui du milieu et le petit orteil... Idem avec le pied G...

    Les 10 orteils sont détendus. 

    Détendez le dessus des pieds, leur plante, les talons, cous de pieds, chevilles.

    ♦ Détendez les jambes, tibias, mollets.

    ♦ Détendez les genoux, le creux des genoux.

    ♦ Détendez les cuisses, derrière les cuisses, le dessus des cuisses, l'intérieur des cuisses.

    ♦ Détendez la hanche D, puis la hanche G. Le bassin, tout le bassin.

    Les 2 jambes sont maintenant entièrement détendues.

    ♦ Détendez la région pelvienne, les fesses, le bas-ventre. Le bas du dos, le ventre.
    Inspirez en gonflant le ventre. 

    Le milieu du dos, les côtes.
    Inspirez en écartant les côtes.

    Le haut du dos-les omoplates, la poitrine-les clavicules.
    Inspirez en soulevant les clavicules. 

    ♦ Détendez les aisselles. Les épaules, d'abord la D, puis la G.

    ♦ Détendez les bras, l'intérieur des bras.

    ♦ Détendez les coudes, le creux des coudes.

    ♦ Détendez les avant-bras, radius-cubitus, l'intérieur des bras.

    ♦ Détendez les poignets, tous les petits os des poignets.

    ♦ Détendez le dos des paumes, l'intérieur des paumes.

    Main D, essayez de sentir et de détendre « individuellement » chaque doigt : pouce – index – majeur – annulaire – auriculaire. Idem avec la main G...

    Les 10 doigts sont détendus.

    Les 2 bras sont maintenant entièrement détendus.

    Remontez le long des bras, traversez les épaules et arrivez au cou. 

    ♦ Détendez la nuque, tout le cou.
    Cela aide à dissiper toute tension résiduelle éventuelle.

    La tête vers l'arrière. La couronne de la tête. Le front devient lisse.

    ♦ Détendez les sourcils, le point entre les sourcils.

    Les paupières, supérieure, inférieure.
    Sentez la fine ligne des paupières fermées sous la frange des cils.

    Examinez quelques secondes le voile noir comme de la soie devant les yeux.

    SCHULTZ Johannes H. 1884-1970 (Relaxation)

    Sentez les yeux dans leurs orbites.

    ♦ Détendez le nez, narine D, narine G. Les pommettes. Les oreilles. Les joues. Le point entre nez et lèvre.

    La bouche, la lèvre supérieure, la lèvre inférieure.
    Sentez la fine ligne entre lèvre supérieure et inférieure.

    Le menton. La langue... Les dents...

    Rétractez au maximum le visage vers le nez, ratatinez-le tel un citron pressé, tous les petits muscles du visage sont contractés.

    Puis, opérez à l’envers, dilatez le visage, ouvrez grand les yeux, regard vers le haut, la bouche, sortez la langue et lancez un « hhhaa ! » vif et bref *. Placez la langue contre les dents du bas.

    Portez l'attention sur la gorge. Déglutissez un peu de salive pour la détendre.

    Tous les muscles du visage sont détendus, relâchés, le visage lisse semble esquisser un sourire intérieur...

    ♦ Détendez le cœur, les poumons. Inspirer en gonflant les poumons.

    L'estomac, le foie, les reins, les intestins, tous les organes du corps... sont dé-ten-dus.

    « Je détends mon système nerveux »...

    Le cerveau, le mental se détendent. Laissez passer les pensées, ne vous y attardez pas.

    Observez pour un moment la légère vibration de l'énergie vitale qui circule dans tout le corps.

    Envoyez cette énergie à toutes les petites cellules du corps, du bout des orteils au haut du crâne, en passant par l'extrémité des doigts...

    Sentez le poids du corps sur le sol. Les vêtements sur la peau, l'air sur les parties découvertes.

    À chaque expir, c'est comme si toute l’énergie quittait le corps, avec le souffle. 

    Chaque expir est relâchement, détente. 

    Vous ressentez une sensation de calme et de pesanteur qui, petit à petit, s'empare de votre corps.

    Au final, le corps sera comme inanimé.

    Observez comment vous vous sentez.
    Si des tensions persistent encore çà et là, envoyez par la pensée quelques « souffles de lumière » aux endroits concernés.

    Juste après cette phase, voici le moment, si vous le désirez, de pratiquer l'une des méthodes d'auto-hypnose. Revenez sur les paupières qui s'alourdissent... Sinon...

    Restez un moment dans cet état de calme, de demi-sommeil, pour observer comment vous vous sentez mais aussi pour assimiler, intégrer, la séance de Yoga que vous venez de pratiquer, les différentes postures, les progrès réalisés et ceux qui restent à faire, sans jugement, juste une constatation en observateur décontracté...

     

     

    Voir

    * Bâillements

    Relaxations

    De Relax à Nidrâ

    La relaxation Jacobson

     

    Bibliographie

     

     

     

    Voir

    Korbinian Brodmann

    Sigmund Freud

    Otto Binswanger

     

     

     

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