2-Hêtre Fagus sylvatica

Publié par Yantra

Fiche créée le 29 octobre 2022

Le hêtre

Fagus sylvatica

Le hêtre Fagus sylvatica est l’une des quatre essences les plus représentatives des forêts européennes aux côtés du chêne, du pin et du sapin. Ses capacités d’adaptation ne sont sans doute pas étrangères à sa présence depuis le tertiaire.

Hêtre Fagus sylvatica les vues de Wikipédia

Vues de Wikipédia

Du genre Fagus, de la famille des Fagacées, comme le chêne, le hêtre est un arbre à feuilles caduques, ovales à nervation pennée et souvent dentées, de haute taille, à écorce lisse gris-clair pouvant fournir du tanin, en particulier le hêtre commun (Fagus sylvatica L. 1753)

Hêtre Fagus feuille de hêtre pourpre (Levasseur)

Levasseur

 

Synonymes : hêtre blanc. Hêtre vert par opposition au hêtre pourpre (cultivar ‘pupurea’) au beau feuillage (un "cousin" du hêtre vert)

En fait, il existe 10 espèces de Hêtre avec une forte dominance pour sylvatica et ses nombreux cultivars (tous plus originaux les uns que autres)

Noms vernaculaires : foyau, foyard, fouillard, fouteau, fou, fau (ou faux), fayard (franco-provençal), fagette, faillette, favinier…

De l’ensemble de ces noms vernaculaires, le latin fagus souhaite nous rappeler sa proximité avec le grec phagein, un verbe qui veut dire "manger", en raison, dit-on, du caractère comestible de certaines parties de cet arbre. Pourtant, des arbres plus comestibles que le hêtre, il en existe bien d’autres. Tous ces noms, auxquels on peut rajouter fol et foutel (ou fouel, termes qui désignaient l'arbre adulte dans l'ancien français), représenteraient ainsi les diverses manières de désigner cet arbre jusqu’au début du XIIIe siècle (1220 environ) avant que le hester germanique (Cf. néerlandais heester, "arbuste") et le haister (ancien bas francique) ne se stabilisent et ne donnent, par la suite, le mot hêtre.

Voir Wiktionnaire

Dans le Petit Albert, on trouve une recette pour la réalisation de laquelle il est demandé "une livre de bon charbon de faux" (c’est certain que si l’on ne sait pas ce que c’est, la recette est irréalisable ; simple question de linguistique, non de magie, laquelle nécessite quelques élémentaires notions de botanique dont on fait trop souvent l’économie…).

Espèce d’ubac plus que d’adret, assez fréquent sur les reliefs (collines, zones montagneuses : maximum 1700 m d’altitude), le hêtre s’épanouit aussi bien sur sol calcaire qu’acide. Il est capable de prendre racine dans des amas pierreux tout autant que sur des terrains argileux, à la condition qu’ils soient richement pourvus d’éléments nutritifs. L’important pour lui, c’est que le sol qui le porte soit bien drainé, ce qu’il trouve au creux des vallons frais et confinés.

C’est pour ces raisons qu’il apprécie les régions océaniques et montagnardes à climat humide, comme c’est le cas de l’Iraty, au Pays basque. Là, s’y trouve la plus vaste hêtraie d’Europe (90% des arbres sont des hêtres). Elle couvre 17000 hectares dont 2300 se trouvent du côté français. À 60 km à l’est de l’océan Atlantique, à près de 1000 m d’altitude, les précipitations y sont abondantes et bien réparties tout au long de l’année. Malgré quelques gels hivernaux, le climat y est relativement doux. Dans cette forêt de l’Iraty, on distingue les hêtres exposés sur les versants sud et ouest, plus secs (les arbres restreignent alors leur besoin en eau) de ceux qui jouissent d’une humidité plus importante dans les autres zones.

 

Fagus sylvatica Köhler–s Medizinal-Pflanzen-060 1753 (Wiki Commons) 

Köhler–s Medizinal-Pflanzen-060 1753

 

Description du hêtre

Ainsi, le hêtre s’adapte à de nombreuses conditions. C’est peut-être pour cette raison qu’il est difficile de reconnaître la silhouette de cet arbre à première vue. En effet, en forêt il possède un port élancé qui peut lui permettre d’atteindre des dizaines de mètres de hauteur (35 à 40 m au maximum), alors qu’un hêtre isolé se conforme sphériquement.

Son tronc est lisse, de couleur gris argent/cendré/blanchâtre.

Hêtre Fagus sylvatica écorce (Books of Dante)

[Books of] Dante

Ses feuilles courtement pétiolées, ovales, brillantes et vert tendre (elles prendront des teintes allant du jaune d’or au brun en automne). Les nervures sont bien droites alors que les bordures ciliées comme l’œil d’une femme présentent quelques ondulations.

Hêtre Fagus sylvatica feuilles (Books of Dante)

[Books of] Dante

Au printemps, feuilles, chatons mâles et femelles apparaissent en même temps.

Les chatons mâles ont la forme d’épis brun clair, pendants et longuement pédonculés, couverts de poils soyeux alors que les femelles se composent de une à trois fleurs enfermées dans une enveloppe qui donneront plus tard les faines – graines brunes et luisantes – petites pyramides triangulaires à l’abri d’une cupule à quatre divisions couverte d’aiguillons mous.

Hêtre Fagus sylvatica faine (Books of Dante)

[Books of] Dante

 

Usages du hêtre

Le hêtre est un arbre principalement utilisé pour le bois qu'il fournit, aussi bien comme matériau servant à fabriquer de nombreux objets, que comme combustible (excellent bois de chauffage, grâce à un pouvoir calorifique très élevé, charbon de bois *) ou comme source de fibres pour l'industrie papetière.

Voir Bois de chauffage

Le bois du hêtre, de couleur en général jaune clair à rosée, présente un aspect homogène sans duramen distinct. Il se reconnaît aisément au dessin que font les nombreux petits rayons ligneux, qui apparaissent en section tangentielle sous forme d'un mouchetis de petits lenticelles ou en section radiale sous forme d'une maillure prononcée.

C'est un bois dur, donnant des résultats de 2,80 à 4,20(1) à l'essai de dureté Brinell.

Sa masse volumique est généralement comprise entre 600 et 750 kg/m3(2).

Le bois de hêtre dès l'abattage et avant le débit en scierie subit de manière constante une altération désignée sous les noms d'échauffement ou d'échauffure. L'altération est due à un champignon et dégrade le bois très rapidement. Il convient par conséquent de le scier avant l'été suivant la coupe. Il existe des moyens de conservation du bois, en particulier par arrosage en saturant les grumes constamment d'eau.

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* Voir Charbon de bois (Peuplier Populus) 

Notes de Wikipédia

(1) Émois-et-Bois, parquet de qualité, Les parquets en bois ton médium

(2) Centre de développement agricole de Chimay - voir aussi Page de téléchargement
Hêtre (Fagus sylvatica L.) Propriétés, défauts et usages (PDF)

Hêtre Fagus sylvatica bois travaillé (Wikimedia Commons)

Bois travaillé (Wikimedia Commons)

 

Le bois de hêtre est très utilisé dans la fabrication de nombreux objets et ustensiles. Son grain fin et court en fait un bois facile à travailler en petite menuiserie (facilement courbé par cintrage). Des chaises aux avirons, des escaliers au parquet, il se prête à toutes sortes de fabrications à condition qu'il n'y ait pas de longue portée (rarement utilisé en charpente) et qu'on ne le laisse pas dehors sauf si le bois est traité : le bois de hêtre pourrit facilement s'il n'est pas protégé par de la créosote *.

Il est également apprécié en tant qu'espèce ornementale, avec une grande diversité de variétés horticoles, réservé aux plantations de parc. C'est un arbre de haies et de bocage uniquement dans les régions au climat frais et humide.

* Le hêtre a été parfois utilisé pour l'extraction ou la fabrication de diverses substances, comme la créosote, un goudron à base de distillat de sa propre écorce (comme pour les traverses de chemin de fer) - Voir plus bas "Le hêtre en phytothérapie"

Wikipédia

Les feuilles du hêtre constituèrent un ersatz de tabac.

Voir Tabac, une histoire fumeuse 

 

Hêtre Fagus sylvatica en phytothérapie (Books of Dante)

[Books of] Dante

  

Le hêtre en phytothérapie

La plus évidente des manières pour utiliser le hêtre en phytothérapie, c’est encore d’employer son écorce, en particulier celle des rameaux juvéniles, âgés de un à trois ans. S’il est aisé de récolter cette écorce, cela n’est pas là l’unique partie de son anatomie que cet arbre est susceptible d’offrir au thérapeute. Si l’on en parle moins, c’est parce qu’il est beaucoup plus compliqué aujourd’hui d’obtenir les autres substances médicinales qu’il est à même de fournir.

La première de ces matières, c’est le charbon végétal que produit le hêtre qui, dans ce registre, n’est pas la seule espèce d’arbre à apporter une telle substance, puisqu’en terme de charbon végétal thérapeutique, le chêne, le tilleul, le peuplier et le pin se prêtent aisément à l’exercice. Observons que ce charbon est plus efficace à l’état sec que lorsqu’on l’humidifie.

La seconde porte le curieux nom de créosote, réunion de deux racines grecques, kréas, "chair" et sôtêr, "protéger", qui met en exergue la qualité antiputride de ce produit de saveur âcre et caustique, peu soluble dans l’eau et fortement miscible dans l’alcool. On l’obtient par la distillation du goudron de bois de hêtre, après qu’il a été plusieurs fois rectifié. Cette espèce d’huile essentielle contient majoritairement des phénols (gaïacol, créosol, homocréosol, etc.), ce qui explique son caractère "brûlant".

Le hêtre, dont on consomme parfois les très jeunes feuilles fraîches, offre aussi, par l’intermédiaire de cette surface foliaire, une substance thérapeutique certes moins usitée que l’écorce, mais présentant néanmoins l’avantage de contenir des principes non négligeables : du tanin, une essence aromatique, de la vitamine C, ainsi qu’un glucoside flavonique, tandis que dans l’écorce, on trouve surtout du tanin, de la résine, de la glucovanilline, ainsi que cette matière très étonnante qu’est la subérine, principal constituant du liège. Avant de faire le compte précis de ce qui constitue la faine, signalons que dans la sève du hêtre se croise de l’acétate d’alumine qui, sous forme de gel, joue un rôle polyvalent, de l’acétate de calcium, de l’acide gallique, et sans aucun doute tout un tas d’autres composants fort intéressants.

La faine. Bien que non thérapeutique (du moins non reconnue comme telle, son histoire au contact de l’homme ne lui ayant reconnu qu’une seule fonction alimentaire), nous pouvons tout de même communiquer certaines données qui la concernent : eau (5%), sels minéraux et oligo-éléments (4%), matières protéiques (14%), fibres (22%), matières extractives non azotées (32%), lipides (23%). La faine, exprimée à froid, produit environ le cinquième de son poids d’une huile fine, de couleur jaune paille, de saveur douce et d’odeur peu prononcée. Elle contient essentiellement de l’oléine, ainsi que des acides palmitiques et stéariques.

Propriétés thérapeutiques

  • Écorce : tonique astringente, fébrifuge (considérée non seulement comme un succédané du quinquina, mais également comme son équivalent par Furhmann en 1842), antiseptique générale et désinfectante, antiseptique pulmonaire, apéritive, vermifuge, purgative et vomitive à hautes doses
  • Feuille : stimulante du métabolisme
  • Charbon : antiseptique, désinfectant, absorbant des gaz intestinaux excessifs, antiputride, désodorisant
  • Créosote officinale : astringente, antibactérienne, puissante désinfectante pulmonaire, antituberculeuse, odontalgique, escarrotique
  • Sève : fortifiante, dépurative (surtout usitée en Lorraine)
  • Cendres de bois de hêtre : antilithiasiques (?), résolutives des ulcères (?), fortifiantes des articulations (?)

Modes d’emploi

  • Écorce fraîche ou sèche : comme toutes les écorces, celle de hêtre doit faire l’objet d’une décoction, que l’on filtre une fois obtenue. Elle se destine tant à un usage interne qu’externe, comme, par exemple, en lavement et compresse. Elle peut aussi s’absorber sous forme de poudre.
  • Charbon : par voie interne principalement, sous forme de poudre ou de pastille, bien qu’il semble préférable de privilégier la poudre, fort utile également comme dentifrice. De plus, les pastilles de charbon peuvent être brûlées, seules ou en compagnie d’herbes choisies selon les besoins, pour assurer une meilleure hygiène domestique.
  • Créosote : plus tellement utilisée de nos jours, on lui préfère maintenant son équivalent homéopathique, Kreosotum(1).
  • Adossez-vous à l’arbre lui-même : il vous communiquera une partie de ses forces et vous fera assurément éprouver son effet roboratif. (2)

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(1) Voir aussi Doctissimo [archive]

(2) Voir

Exercice d'étreinte pour relâcher émotions et chi (Qi-gong)

Recharger le "Plexus solaire" (Vishuddha, la porte de l'Esprit)

Voir aussi

Arbre (symbole)

Arbres (pouvoir thérapeutique)

Automne – Métaphore de l'arbre (AUTOMNE Conseils du Shiatsu)

Marches En forêt (Bain de forêt)

Élixir floral

C’est grâce aux fleurs du hêtre que le docteur Edward Bach conçut l’un des trente-huit remèdes floraux qui portent son nom, Beech en l’occurrence. Cet élixir, inscrit dans le groupe de l’altruisme, est particulièrement destiné aux personnes critiques, tatillonnes, arrogantes, peu compréhensives et intolérantes, à celles qui voient le négatif en toute chose et...

"qui éprouvent le besoin de voir plus de bien et de beauté dans tout ce qui les entoure"

Edward Bach, La guérison par les fleurs (p. 110)

Toxicité du bois

Si l’emploi de l’écorce et du charbon de bois de hêtre ne pose pas véritablement de problèmes majeurs, il faut savoir se méfier de la créosote officinale, irritante et narcotique. Assez mal tolérée par l’estomac (même en dilution à un pour mille), elle ne doit pas faire l’objet de doses excessives, ces dernières pouvant parfois occasionner des phénomènes d’intoxication mortelle.

L’écorce vouée à la tannerie, le bois à la charpenterie, à la menuiserie, à l’ébénisterie et au charronnage, autant de corps de métier qui se méfient de la sciure de bois de l'hêtre suspectée d’être cancérigène.

Récolte

Les jeunes feuilles aux mois d’avril et de mai, les fruits en septembre et octobre, enfin l’écorce à la fin de l’hiver.

 

Le hêtre dans l'alimentation

Le hêtre est un arbre alimentaire de second plan qui fournit des faînes, utilisables dans certaines limites pour la consommation humaine ou animale.

On connaît moins la valeur alimentaire de la jeune feuille de hêtre que celle de la faine. Pourtant cette feuille, à la saveur un peu aigrelette, se laisse agréablement déguster en salade. Quant à la seconde, nous pouvons dire que l’histoire, même locale, a davantage retenu son nom, et ce depuis la déjà lointaine préhistoire. Sans remonter aussi longtemps en arrière, en Europe, la faine fit l’objet d’une récolte assidue du début du XVIIIe siècle jusqu’au début du XXe, laquelle se destinait surtout à l’expression de son huile végétale, tel que le relate André Theuriet (1833-1907) à la fin du XIXe siècle :

"Vers la fin de septembre, les capsules rougeâtres et rugueuses des hêtres s’entr’ouvrent, les faines s’en échappent, deux à deux, avec un bruit sec ; le sol est jonché de leurs graines brunâtres et triangulaires. Alors tous les bois sont en rumeur ; femmes, vieillards, enfants, accourent des villages voisins pour récolter la faine. On étend sous chaque arbre de grands draps blancs, on secoue les branches à coup de gaule, et les graines anguleuses tombent comme une averse. La faine est très savoureuse. Nos paysans en font de l’huile en soumettant les amandes, enfermées dans des sacs de toile neuve, à de lentes pressions. Cette huile, extraite à froid, vaut l’huile l’olive ; elle a l’avantage de se conserver dix ans sans perdre de sa qualité, et elle sert à confectionner des fritures fines, dorées, affriolantes… Essaies-en, et comme dit Brillat-Savarin, tu verras merveille !"

André Theuriet, Sous-bois : impressions d’un forestier (pp 67-68) – Lire en ligne

Cette huile, donc, ne rancit pas, se prête à l’assaisonnement et à la cuisson, il est donc normal qu’on en ait fait un usage quotidien, en particulier dans les zones européennes riches en hêtres. On en fit également une huile d’éclairage, mais c’est tout de même gâcher le produit.

Quant aux faines proprement dites, elles sont comestibles aussi bien crues que grillées à la poêle, ou bien torréfiées, comme cela fut aussi le cas du gland de chêne, afin d’en tirer un ersatz de café. Bien plus tôt, puisque ça remonte au XVIe siècle, Matthiole raconte aussi que la savoureuse faine était l’objet d’une grande considération de la part des paysans des forêts slovènes et autrichiennes, mais aussi de ces autres hôtes des forêts que sont les souris, les écureuils, les loirs, les merles, les grives et bien d’autres oiseaux encore.

Toxicité des faines

Cependant, une surconsommation de ces fruits n’est pas sans provoquer certains désagréments : chez les animaux, bien qu’ils soient peu nocifs pour le bœuf, le mouton et le porc, ils représentent en revanche un poison pour le cheval.

Tout comme l’amande, la noisette et la noix, la faine est recouverte d’une fine pellicule brunâtre contenant une substance répondant au nom de fagine, composé qu’on a dit proche de la choline et de la triméthylamine et, plus inquiétant, de la muscarine. Bien que n’étant pas un alcaloïde, il a couru sur la fagine une drôle de réputation. Bizarrement, l’alerte fut essentiellement donnée par des médecins et botanistes de nationalité danoise du XVIIe siècle : Simon Paulli, Thomas Bartholin, Ole Borch, etc. En tous les cas, ils associent, tous, à une excessive consommation de faines, la survenue de maux tels que de violentes migraines, une fièvre intense et ardente, une ivresse voisine de la folie, des vertiges ou encore du délire.

En l’occurrence, elle se comporte un peu comme l’ivraie, ce qui doit nous rappeler Circé en nourrissant les compagnons porcins d’Ulysse (des fois, on se demande un peu quand même…).

Cependant Henri Leclerc (1870-1955), médecin français, nuançait :

"Il faut accueillir ces assertions avec beaucoup de réserve : j’ai vu des enfants consommer des poignées de faines sans jamais éprouver le moindre malaise et j’en ai moi-même usé assez longuement pour me convaincre de leur innocuité"

Henri Leclerc, Les fruits de France (pp 160-161)

Il faut dire que le docteur Leclerc était végétarien et qu’il appréciait particulièrement les plantes sauvages. On peut donc lui faire confiance sur ce point.

Enfin,

notons que le bois sert au fumage des saumons en Norvège.

Conclusion

Le hêtre est un arbre fantastique de nos forêts d’Europe. Ses jeunes feuilles, son écorce, ses graines, sont utiles.

Vidéo de Chemin de la Nature : Le hêtre, un arbre comestible

 

Source principale de ce qui précède Le hêtre Fagus sylvatica ([Books of] Dante) [archive]

Voir aussi

Desjardins-inspirations & conseils [archive]

Wikipédia

Wiktionnaire

 

Cultiver le hêtre

Hêtre Fagus sylvatica en automne (F. Boucourt - Rustica)

Fagus sylvatica en automne.
Comme on le voit sur cette photo (F. Boucourt - Rustica), le hêtre peut entrer dans la composition de haies
.

Arbre de haut jet comme les peuplier, frêne commun, sorbier des oiseleurs, alisier, etc., le hêtre peut entrer dans la composition de haies bocagères hautes dans les régions au climat frais et humide.

Apprécié en tant qu'espèce ornementale, avec une grande diversité de variétés horticoles, il ne supporte cependant pas du tout les tailles sévères, ni les sols compactés et son usage est plutôt réservé aux plantations de parc.

Fagus sylvatica, qui garde son feuillage brunâtre en hiver, est d'une croissance assez rapide de 60 cm au maximum par an, et il doit être taillé à chaque fin d'été ou début d'automne. S'il pousse en sol fertile, il est conseillé de le tailler également au printemps dès que ses premiers stolons atteignent les 20 cm. (plantesdehaies.fr)

Le hêtre se prête bien à l'art du bonsaï.

Voir Planter le hêtre de Rustica

Voir aussi Au jardin

Dans le canton de Vaud la hêtraie associée à Galium odoratum forme l'association végétale "hêtraie à aspérule". Vu dans Aspérule Galium odoratum

Voir Fiche N° 110 [archive] de l'observatoire de l'écosystème forestier.

 

 

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Documentation

Lire Le charme d’Adam, c’est d’être à poil [archive] La Gazette des Plantes 18/11/2015

Voir aussi Charme Carpinus

 

"Arbres remarquables"

Voir http://yantra.eklablog.com/2-arbres-remarquables-p1342558

Dans forêt de Paimpont

Dans la catégorie des hêtres remarquables, citons le hêtre de Ponthus, situé dans la forêt de Paimpont (Ille-et-Vilaine), ceux qui peuplent la forêt de Huelgoat (Finistère), enfin cette rangée de hêtres moussue formant ce que l’on appelle l’allée des géants ou le chemin des sorcières (Saint-Nicolas-des-Biefs, Allier), laquelle nous montre, si besoin était de le prouver encore, en quoi le hêtre est éminemment de nature féminine

Hêtre nain en Allemagne

Saisons - Le même arbre à différents moments de l'année. C'est un hêtre nain en pleine Allemagne. Il semble danser à travers la forêt tout au long de l'année.

Transmis par Ancient Forests (Yvonne Albe) le 28 juillet 2022

Hêtre nain Allemagne Les 4 saisons

"Hêtre nain Allemagne Les 4 saisons" - Voir le "diaporama"

 

Dureté Brinell

L'échelle de Brinell mesure la dureté de matériaux, par la compression d'une bille, généralement en acier, sur le matériau que l'on désire tester.

Elle a été proposée en 1900 par l'ingénieur suédois Johan August Brinell (1849-1925), travaillant sur la transformation de l'acier selon la température.

La norme Brinell a été éditée dès 1924.

Quelques valeurs du nombre de Brinell pour plusieurs matériaux

Remarques. HB = Dureté Brinell. L'essai est réalisé avec une bille en acier dur dans le cas général. Le chiffre dureté obtenu est noté alors HBS (pour les métaux très durs, une bille en carbure de tungstène est utilisée à la place et le chiffre obtenu est noté HBW)

Matériau Nombre de Brinell
Bois tendre (pin par exemple) 1.6 HBS 10/100
Bois dur 2.6 à 7.0 HBS 10/100
Aluminium (non traité thermiquement) 15 HB
Alliage d'aluminium traité
(état T4 ou T6 suivant l'alliage)
75 à 115 HB
Cuivre 35 HB
Acier doux 120 HB
Acier inoxydable 250 HB
Verre 550 HB
Acier à outil 650 à 700 HB

Développé dans Wikipédia

 

Technique du furetage

Le traitement en taillis simple ne convient guère au hêtre. Quand on coupe l'arbre, la souche ne produit pas de repousses vigoureuses comme le ferait un chêne, un charme ou un châtaignier. Tout au plus, sous climat frais et humide et si l'arbre était assez jeune, quelques bourgeons peuvent-ils repartir en buissonnant. Pour pallier cet inconvénient, dans les régions de montagne où le hêtre est la seule essence susceptible de fournir du bois de feu intéressant, les habitants ont développé la technique du "furetage". Le taillis fureté est ainsi un type de traitement spécifique du Hêtre commun qui consiste à ne couper sur une cépée que les brins les plus gros et à garder les plus jeunes pour maintenir l'ensouchement vivant, conserver un couvert boisé et assurer le relais de la production de bois *.

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* Yves Bastien, Taillis et taillis sous futaie (octobre 2002 p.5) sur AgroParisTech
École nationale du génie rural, des eaux et des forêts

Wikipédia

 

 

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