2-Micocouliers Celtis
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Micocouliers
Celtis
Les micocouliers (genre Celtis) aussi appelés "arbres aux feuilles d'ortie" – ou lledoner dans le Roussillon et en Catalogne, son fruit étant alors dénommé ledó – sont un genre de quelque 70 espèces d'arbres à feuilles caduques répandus dans des régions tempérées chaudes de l'hémisphère nord, en Europe méridionale, Asie orientale et méridionale, et Amérique. On trouve au moins une espèce, Celtis integrifolia, dans la bande sahélienne1.
Anciennement2,4 classés dans la famille des Ulmaceae (ou dans les Celtidaceae), l'analyse phylogénétique3,4 a montré qu'ils appartiendraient à la famille des Cannabaceae.
En France, diverses espèces de micocouliers ont été introduites dans les jardins ; mais on trouve à l'état spontané ou subspontané (plantations), dans la moitié sud de la France, le Micocoulier de Provence (Celtis australis L.)
Le micocoulier est un arbre élégant et majestueux qui n’est pas réservé aux régions méridionales, où on le rencontre fréquemment. Il existe en effet des espèces de micocoulier rustiques parfaitement adaptées à l’ornementation des grands jardins où sa belle silhouette fait merveille.
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1. Christian Seignobos "Essai de reconstitution des agrosystèmes et des ressources alimentaires dans les monts Mandara (Cameroun) des premiers siècles de notre ère aux années 1930" [archive]
Revue d’ethnoécologie 04/07/2014
Voir plus bas Botanique au Sénégal et « Grande Muraille Verte »
2. La Classification de Cronquist est une classification classique des angiospermes. Elle est peut-être la dernière version des classifications majeures basées essentiellement sur des critères morphologiques, anatomiques et chimiques, et qui ignore donc les critères de la classification phylogénétique. Elle est encore plus ou moins utilisée dans certains ouvrages et bases de données.
3. La classification APG II (2003), ou classification phylogénétique, est une classification botanique des angiospermes établie selon les travaux de l'Angiosperm Phylogeny Group.
4. Voir Classification du vivant
Usage artisanal et industriel des micocouliers
Le micocoulier est fin XIXe–début XXe siècle, un bois apprécié pour les usages nécessitant un bois à la fois souple, solide et durable6. Mathieu et Fliche dans leur Flore forestière (4e édit., p. 295) expliquent que cette essence est un bois d'industrie, qui occupe le
"premier rang pour avirons, gournables* ou chevilles de vaisseaux, cercles, échalas*, baguettes de fusils*, fourches, attelles, gaules, cannes* et surtout manches (d'outils, de fourches américaines notamment) et de fouets*". Chevalier et Louis Soursac7 ajoutent en 1922 que
"c'est un excellent bois de charronnage* dont tirent aussi parti les tourneurs, sculpteurs, luthiers et menuisiers, un très bon combustible dont le charbon est estimé. La fabrication des cercles de futailles et de fourches en bois absorbait autrefois une grande partie des baliveaux de micocouliers"6.
En effet, produisant naturellement des branches fourchues à trois sous-branches, cet arbre a été très longtemps utilisé pour la fabrication des fourches en bois à trois dents ; l'épaisseur des branches de la fourche est contrôlée en enlevant des feuilles à la branche trop vigoureuse pour favoriser les deux autres. Ceci en particulier dans le Gard (30) à Sauve ; quelques artisans utilisent encore aujourd'hui le micocoulier.
Au début du XXe siècle, parce que son bois souple est facile à tresser, il est plutôt employé dans le Roussillon par l'industrie des cravaches* et fouets dits "de Perpignan" (qui semblent d'abord avoir été commercialement développés dans cette ville par la Maison Massot)6,8. Des artisans s'étaient spécialisées dans cette industrie dans plusieurs communes des Pyrénées-Orientales : Perpignan, Le Perthus, Arles-sur-Tech, Laroque et surtout à Sorède.
"Nulle part on n'en fait davantage qu'à Sorède situé dans les Albères" où selon le journaliste Viator "chaque maison est un atelier où l'on débite les perches de micocoulier pour la préparation des manches de fouets"9 ; en 1922 "à Sorède 100 à 150 hommes et 50 à 60 femmes sont employés par l'industrie du micocoulier : un certain nombre travaillent dans les ateliers, d'autres à leur domicile"6.
Le micocoulier est également privilégié pour produire les attelles, notamment fabriquées dans le Roussillon, par des artisans qui récupèrent des bois jugés de qualité inférieure ou mal venus pour l'industrie du fouet6. Sylvestre Massot semble avoir été à l'origine de cette production à Perpignan au tout début du XXe siècle où Philippe Massot développe de son côté l'industrie du fouet et de la cravache en micocoulier6.
Les rebuts et déchets de bois de ces industries donnent un excellent bois de chauffage6.
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6. Auguste Chevalier, Louis Soursac et Viator "Utilisation du Bois de Micocoulier en France" Journal d'agriculture traditionnelle et de botanique appliquée – op. cit. (note 5.) Plus de détails note 9.
7. Louis Soursac était alors directeur des Services agricoles du département des Pyrénées-Orientales.
8. Peure S. (2003) Le micocoulier de Provence et la cravache. Forêt méditerranéenne.
9. Source : article du journal l'Indépendant des Pyrénées-Orientales, du 18 juin, signé par Viator, sur les perpignans et les attelles, cité in Auguste Chevalier, Louis Soursac et Viator, Utilisation du Bois de Micocoulier en France [Amélioration de l'industrie des perpignans. — Fabrication des attelles, des fourches et des cercles de futailles. — Culture du Micocoulier dans les Pyrénées-Orientales.] : Amélioration de l'industrie des perpignans. — Fabrication des attelles, des fourches et des cercles de futailles. — Culture du Micocoulier dans les Pyrénées-Orientales., vol. 2, 1922 (ISSN 0370-3681, lire en ligne [archive]) pp 643–648.
* Quelques définitions : voir Documentation (charronnage, voir entrée Roue de charrette)
Usage alimentaire des micocouliers
Les fruits charnus appelés "micocoules", quoique peu recherchés de nos jours, sont comestibles, même avec leur noyau assez croquant et rempli de lipides. De couleur jaune ou bordeaux, ils ont un goût de pomme caramélisée1.
On peut aussi le retrouver, parfois, dans des crèmes pour le corps ou les mains.
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1. François Couplan et Eva Styner, Guide des plantes sauvages comestibles et toxiques
Delachaux et Niestlé 1994, p.168.
Cultiver les micocouliers
Le micocoulier affectionne les sols profonds, riches, bien drainés et plutôt frais mais il tolère très bien les sols pauvres et superficiels...
Suite Gerbeaud
Voir aussi Wikipédia – Histoire sylvicole
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Source principale Wikipédia
Autre source Gerbeaud [archive]
Micocoulier de Provence
Celtis australis L.
Le micocoulier de Provence (Celtis australis) est un arbre qui pousse spontanément dans les régions méditerranéennes d'Europe et d'Asie Mineure.
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Source : https://media.gerbeaud.net/2013/07/celtis-australis.jpg |
Le Micocoulier de Provence ou Micocoulier du Midi (anglais European hackberry) se trouve à l'état spontané ou subspontané (plantations) dans la moitié sud de la France (plaines du Midi) jusqu'à environ 900 m d'altitude. Cette essence fait l'objet de divers usages en agrosylviculture traditionnelle, pour son bois principalement1. |
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1. Auguste Chevalier, Louis Soursac et Viator "Utilisation du Bois de Micocoulier en France" Journal d'agriculture traditionnelle et de botanique appliquée, vol. 2, no 15, 1922, pp 643–648 (lire en ligne [archive])
Plus de détails note 9 ↑
Description du micocoulier de Provence
Le micocoulier de Provence, arbre élégant au feuillage caduc, possède un tronc élancé dont le diamètre peut atteindre 1m.
Au fur et à mesure de son développement, l'arbre prend un port arrondi et étalé et peut faire de 15 à 25m de hauteur et de 8 à 10m de large. Dans les régions fraîches, il forme un petit arbre. Le micocoulier de Provence peut vivre jusqu'à 600 ans.
Son écorce grise marquée de protubérances ressemble à celle du hêtre. Ses feuilles sont ovales, dentées et rugueuses. Ses fruits, les micocoules, sont des drupes charnues de couleur noire qui servaient jadis à produire de l’alcool.
Une espèce en déclin
Au XXe siècle, bien qu'utilisée comme arbre urbain hors de son aire naturelle de répartition, cette essence est globalement en recul en Europe*. Comme le platane, il pourrait être vulnérable à de nouveaux pathogènes. Plusieurs espèces de termites se sont montrées capables de l'attaquer en France, et dans le bois de micocouliers dépérissant des bactéries de types phytoplasme (phytopathogène liés à la jaunisse de l'aster et à diverses maladies de végétaux) ont été trouvées. L'analyse génétique de ces souches a montré qu'elles appartenaient à deux sous-groupes apparentés au groupe aster yellows (16SrI). Ces bactéries étaient déjà présents dans les plants de micocouliers (symptomatiques et asymptomatiques), et elles ont été retrouvées dans tous les échantillons de racines collectés en hiver. Des phytoplasmes du groupe de la maladie du pêcher X (16SrIH) ont aussi été trouvés (dans quatre de 10 échantillons de racines), ainsi que des phytoplasmes du groupe des jaunisses de l'orme (16SrV) (dans 5 échantillons de racines)*.
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* [en] A. Bertaccini, L. Mittempergher et M. Vibio "Identification of phytoplasmas associated with a decline of European hackberry (Celtis australis)" Annals of Applied Biology, vol. 128, no 2, avril 1996, pp 245–253 (ISSN 0003-4746 et 1744-7348, DOI 10.1111/j.1744-7348.1996.tb07320.x, lire en ligne)
Usage artisanal et industriel du micocoulier de Provence
Comme vu précédemment, son bois à la fois dur, résistant et souple convient parfaitement à la confection de manches d'outils, de cannes (à marcher)*, d'avirons*1... ses branches remarquablement élastiques fournissent un matériau particulièrement adapté à la fabrication de manches de fouet, cravaches, instruments de musique, roues de charrette*, cannes à pêche*...
Pour certains de ces emplois, l'arbre était arrosé pour en accélérer la croissance. Pour le tressage du bois, les branches sont fendues pour n'en conserver que le pourtour dont les lamelles sont encore assouplies à la vapeur avant d'être tressées.
Voir plessage (Lexique "phyto-bota")
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1. Michel Caron Micocoulier, définition [archive] sur futura-sciences.com, section "planète"
* Quelques définitions : voir Documentation
Rappelons que l'industrie du bois de micocoulier a décliné au début du XXe siècle face à la concurrence italienne qui disposait d'une qualité de bois supérieure2, puis en raison du recul de l'utilisation des chevaux et de l'apparition du plastique et d'autres substitut au bois de micocoulier.
Il subsiste à Sorède, dans les environs de Perpignan, un atelier3 qui est peut-être le dernier au monde à travailler le micocoulier comme on le faisait dès le XIIIe siècle dans la région notamment pour fabriquer des cravaches4. Tandis qu'à Sauve, dans le Gard, le micocoulier est encore cultivé pour la fabrication traditionnelle des fourches4,5,6.
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2. Cf. note 9. au paragraphe "Usage artisanal..." précédent.
3. Établissement, service et d'aide par le travail (ESAT) à Sorède [archive] apajh-sorede.fr
4. Serge Muller "Quel est cet arbre dans ma ville ? Le micocoulier de Provence" [archive] dont 2 vidéos sur la fabrication, l'une de fourches et l'autre de cravaches, theconversation.com 12 juillet 2020.
5. L'industrie des fourches de Sauve en 1927 [archive] nemausensis.com
6. François Condotta "Sauve : à la fourche des micocouliers" Midi libre 17 août 2013 [archive]
Usage alimentaire du micocoulier de Provence
L'espèce ne semble pas avoir été exploitée médicinalement, mais son fruit est nutritif, et on a montré que cet arbre produit des flavonoides7.
[https://www.youtube.com/watch?v=gEsRnVMwp-A] Le chemin de la nature (2017)
"Les bourgeons floraux, les jeunes feuilles et les jeunes micocoules (dont le noyau n'est pas encore lignifié) ont un goût très agréable rappelant la noisette et peuvent s'ajouter aux salades"8.
Verts, les fruits sont assez acides9, mûrs et devenus brun foncé, ils sont sucrés et acquièrent un goût de pomme caramélisée10. Ils sont utilisés pour fabriquer des desserts et des produits de boulangerie. Récoltés très mûrs, ils ont surtout servi à aromatiser une eau-de-vie8. En Provence, on en fait encore des confitures, et ils entrent dans la composition de crèmes pour le corps et/ou les mains9.
Analyse des fruits du micocoulier de Provence
Voir plus bas à Documentation
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7. Spitaler, R., Gurschler, S., Ellmerer, E., Schubert, B., Sgarbossa, M., & Zidorn, C. (2009). Flavonoids from Celtis australis (Cannabaceae). Biochemical Systematics and Ecology, 37(2), 120-121
8. Nicole Tonelli, François Gallouin "Des fruits et des graines comestibles du monde entier" Lavoisier, 2013, p.442.
9. Micocoulier en Provence [archive] Provence7.com
10. François Couplan, Eva Styner "Guide des plantes sauvages comestibles et toxiques". Cf. note 1. au paragraphe "Usage alimentaire..." précédent.
Le feuillage pouvait servir de fourrage autrefois et la racine fournissait une teinture jaune1.
Utilisations paysagères du micocoulier de Provence
Voir Wikipédia
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Source principale pour ce chapitre : Wikipédia
Un lien externe : Micocoulier en Provence (Provence 7) [archive]
Curiosité
Le Micocoulier de Provence (Celtis australis L., Lotus italica) fait partie de ces plantes qui ont pu être appelées "lotus arborescents" par les auteurs anciens ou modernes et dont on retrouve la trace dans la nomenclature botanique. (Lotus fleur et symbole)
Micocoulier de Virginie
Celtis occidentalis
Le micocoulier occidental ou micocoulier de Virginie (Celtis occidentalis) est une espèce d'arbre ou arbrisseau originaire d’Amérique du Nord où on le trouve du Texas et de l’Alabama jusqu’aux provinces du Québec et de l’Ontario au Canada1.
Il appartient au genre des Micocouliers (Celtis) et à la famille des Cannabacées.
L’arbre a été introduit en Europe en 16361. Il pousse aussi bien sur des terrains humides le long des cours d’eau que dans les endroits rocheux plus secs. Il a besoin d’un ensoleillement moyen sur sol humide mais plus fort sur terrain sec. En Europe, il est planté comme arbre d’ornement. Ne supportant pas les grands froids, on le rencontre plus en Europe de l’Ouest qu’en Europe de l’Est1.
Description du micocoulier de Virginie
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L’arbre de croissance assez rapide atteint en Europe une taille comprise entre 10 et 20 mètres, mais dans les meilleures conditions (sud du Mississippi) les vieux sujets peuvent s’élever jusqu’à 40m. Le micocoulier de Virginie peut vivre jusqu'à 200 ans. Le tronc est couvert d’une écorce gris foncé liégeuse, qui s’écaille et se boursoufle avec l’âge. Les grosses branches charpentières à la base de l’arbre supportent des rameaux qui poussent parfois en zigzags donnant un aspect fourchu et tortueux à l'arbre. Le micocoulier de Virginie porte des petites feuilles ovales vert brillant, alternes, de 5 à 10 cm de long. Elles sont irriguées par trois veines principales qui partent d’un même point à la base de celles-ci. Caduques, elles deviennent jaune pâle et tombent assez tôt en automne. Les fleurs hypogynes*, qui apparaissent début mai, sont bisexuées et possèdent cinq étamines. Elles sont situées à l'aisselle des feuilles de la saison1. Les staminées sont groupées, les pistils solitaires ou par 2-3. Calice 4-6 partit. L'ovaire est sessile. Le micocoulier de Virginie donne début septembre des fruits pourpres ou brun-rouge à maturité de la taille d'un pois. Ce sont des drupes ovoïdes ou globuleuses sucrées et comestibles1. Faisant 7 à 10 millimètres de diamètre, ces fruits pendent sur de courts pédicelles. Un noyau jaunâtre de 5 mm de large est présent à l’intérieur1. Il reste sur les branches pendant l'hiver. |
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1. [fr] Arbres, Jaromir Pokorny (p.158) - Éditions Gründ 1987 (ISBN 2-7000-1818-4)
* Voir aussi Glossaire de botanique (Wikipédia)
Utilisations du micocoulier de Virginie
Le bois de ce Celtis est jaune clair. Peu résistant (densité : 0,7287), il pourrit facilement, ce qui le rend commercialement indésirable, même s'il est parfois utilisé pour les clôtures ou des meubles bas de gamme, selon Wikipédia, tandis que pour Gerbeaud, le micocoulier de Virginie était "autrefois très apprécié pour son bois très dur avec lequel on fabriquait des manches d’outils". Conclusion, des contradictions :-/ À débattre...
Le micocoulier de Virginie est occasionnellement utilisé comme arbre d’alignement (rues), bien que sa tolérance aux conditions urbaines le rende bien adapté à ce rôle. Excellent arbre d’ombrage, il est toutefois utilisé de nos jours comme tel dans le Midi.
Ses baies, comestibles, contrairement à la plupart des fruits, sont remarquablement riches en calories provenant des lipides, des glucides et des protéines, et ces composés sont faciles à digérer sans cuisson ou préparation. Les Amérindiens mangeaient les baies comme condiment pour la viande.
En médecine traditionnelle Celtis occidentalis L est appliqué depuis longtemps comme remède contre les maux de gorge, aide pendant les règles et pour traiter la jaunisse. Néanmoins, l'exploration phytochimique de la plante est encore incomplète, les données de la littérature se limitant aux dérivés flavonoïdes isolés des feuilles.
Cultiver le micocoulier de Virginie
Le micocoulier occidental supporte tous types de sols même s'ils sont pauvres et secs.
Il peut être sensible à la maladie du balai de sorcière (nom de différentes maladies qui se manifestent par la formation d'une abondante ramification en boule dense, le plus souvent stérile et composée de feuilles sous-développées)
Cultiver les micocouliers en général, voir Gerbeaud
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Sources
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Documentation
Bois à "bâtons"
Le bois de micocoulier de première qualité sert généralement pour la fabrication des manches de fouets de luxe, des cannes, des cravaches ; celui de deuxième qualité sert pour les fouets des charretiers, le bois de qualité inférieure sert pour les attelles.
Le type de bois idéal pour les différents bâtons est le rotin, et chez nous, tous les bois durs, acacias, frêne, prunelier... Tandis que le cornouiller mâle (Cornus mas), par sa souplesse, est un bois concurrent de l'if commun.
Voir Bâton (Lexique "sportif")
Quelques définitions
Aviron. Un aviron ou une rame* est un outil destiné à la propulsion manuelle d'une embarcation. L'aviron est utilisé depuis l'Antiquité pour des usages aussi divers que la pêche, la guerre, le sport, le transport. L'aviron utilise la force motrice des corps des rameurs.
* L'aviron appartient au vocabulaire maritime alors que la rame (sauf pour les galères) est du langage commun.
En général, un aviron est formé d'une longue pièce de bois, le manche, et l'extrémité propulsive, la "pelle", qui trempe dans l'eau. L'extrémité de la manche est dans la ou les mains du rameur ou "nageur" (celui qui rame, ou "nage" en jargon maritime) ; et le point d'appui du levier, la "dame de nage", est situé sur la lisse de l'embarcation. Si aucune partie ne prend appui sur la lisse de l'embarcation, on parle alors de pagaie. La "pelle" est aussi appelée "plat" ou encore "pale". (Wikipédia)
Baguette de fusil ou refouloir. Dispositif utilisé avec les premières armes à feu pour pousser le projectile contre la poudre. La baguette a été utilisée avec des armes à chargement par la bouche tels que les mousquets et les canons, et était généralement tenue par une encoche située sous le canon.
Voir Armes et légitime défense
Canne à marcher. La canne est un accessoire allongé en forme de bâton, touchant le sol et tenu à la main, principalement destiné à aider la marche, bien qu'il puisse remplir d'autres fonctions (mode, outil, arme, sport, etc.). La spécialisation du mot canne au sens de "bâton léger sur lequel on s'appuie pour marcher" n'est pas attestée avant le XVIe siècle (CNRTL) puis au sens de "bâton de promenade" au XVIIe siècle et est vraisemblablement empruntée à l'italien canna, issu du latin canna "roseau"*. La canne connaît d'innombrables déclinaisons de forme, d'usage, voire de dénomination. (Wikipédia)
* Albert Dauzat, Jean Dubois, Henri Mitterand, Nouveau dictionnaire étymologique et historique, Larousse 1974, p.130a - Pierre Faveton précise que le mot canne viendrait initialement de "kanch" (canne en hébreu) qui aurait donné "Canna" en latin, d'où proviendrait l'appellation française, in "Les Cannes", Massin, (infra)
Voir aussi
Bâton de marche (ARTS MARTIAUX Canne)
Marche nordique (Marches 1. À pied)
L'auto-défense avec des bâtons est pratiquée depuis des siècles, car ces armes offrent un énorme avantage sur la défensive. La douleur ou même les blessures sont évitées en bloquant les coups de poing et les coups de pied. L'avantage de la portée éloigne l'attaquant et réduit considérablement le danger mortel des armes blanches cachées. En cas de mesures offensives, la canne compense le manque de force et le manque de technique de frappe et d'infériorité physique.
Lu dans Le parapluie de défense – Voir aussi Canne (Europe, France)
Canne à pêche. Une canne à pêche est l'outil principal pour la pêche, télescopique ou non. Elle est composée d'un corps rigide à l'extrémité souple (bambou, roseau, matériau composite...), d'une longueur variable, sur lequel on monte une ligne* qui s'enroule dans un moulinet* et se termine par un bas de ligne constitué d'un plomb et d'un hameçon*, ou d'une cuillère*, ou d'un appât ou d'un leurre, l'ensemble étant destiné à attraper du poisson. (Wikipédia)
* Vocabulaire de la pêche par Wikipédia
Cuillère. Une cuillère aussi orthographiée "cuiller" est un leurre utilisé pour pêcher à la traîne ou au moulinet en rivière ou en mer. Le but d'une cuillère est d'imiter le comportement d'un poisson nageant dans l'eau pour qu'un poisson prédateur tente de l'avaler.
Hameçon. Un hameçon est un crochet métallique que l'on met au bout d'une ligne pour prendre du poisson. L'hameçon est apparu à la Préhistoire, durant la période du Solutréen.
Ligne. Une ligne de pêche, "fil à pêche" au Québec, est une corde conçue pour la pêche à la ligne. La longueur, la résistance et le matériau d'une ligne peut énormément varier en fonction de l'environnement et du type de pêche. La plupart des lignes modernes sont fabriquées en fibre synthétique.
Moulinet. Un moulinet de pêche est un dispositif fixé à une canne à pêche qui permet l'enroulement et le déroulement du fil de pêche. Il a été inventé sur le continent asiatique.
Cravache. Bâton utilisé par le cavalier en équitation en tant qu'aide artificielle. Les cravaches sont plus ou moins longues, plus ou moins épaisses, de couleurs différentes, voire décorées de façon originale. Elles ont aussi des formes variées de poignée et de claquette. Une bonne cravache standard est équilibrée, munie d'une poignée antidérapante qui tient bien en main, avec une tige flexible et dynamique et avec une claquette souple et large. L'utilisation de la cravache est controversée, la douleur qu'elle provoque chez le cheval étant largement sous-estimée, d'après les études vétérinaires réalisées à ce sujet. (Wikipédia)
Échalas. Tuteur, pieu en bois ou perche que l'on enfonce dans le sol au pied pour soutenir un arbuste, une plante, dont la tige n'est pas assez forte par rapport à son développement. En viticulture, des échalas de longueurs variables peuvent supporter des ceps de vigne.
Voir Vigne & Raisin
Espalier. L'espalier est, en gymnastique, une large échelle, généralement en bois (hêtre ou érable), fixée à un mur et utilisée pour des exercices de... gymnastique.
Fouet. Instrument composé d'une ou plusieurs lanières (parfois dénommées "flottes"), généralement en cuir, et d'un manche. Sa forme et ses matériaux varient selon sa fonction. À destination des animaux, un fouet peut servir à contrôler, sans coups violents, un animal de trait ou un cheval de course. À destination des êtres humains, il a souvent servi à des fins de châtiment corporel ou de torture (la flagellation est encore pratiquée dans quelques régions du monde). La conception du fouet fait que l'extrémité de sa lanière atteint une vitesse élevée. On peut le faire siffler ou claquer (quand la vitesse de l'extrémité dépasse la vitesse du son, elle provoque une onde de choc correspondant à un petit bang supersonique). Ce bruit sert notamment à donner des ordres aux animaux dans les cirques. (Jean-Michel Courty, Roland Lehoucq, Édouard Kerlik, Le claquement du fouet, Pour-la-science [lire en ligne] [PDF])
Wikipédia – Voir Fouet (arme)
Pour des homonymes de fouet, voir Wikipédia
Gaule. (n. fém.) La "gaule", une grande perche ou plus modestement un bâton, a de nombreuses définitions. En voici quelques-unes, en rapport avec notre sujet. Elle peut être synonyme de cravache, petite branche de houx - houssine - ou baguette très flexible servant à instruire les chevaux, aussi nécessaire pour le travail de la haute école que pour celui du dressage. Pour la pêche, elle désigne le manche de la ligne (voir canne à pêche). Dans la marine c'est le levier qui meut le piston d’une pompe. En sylviculture, jeune tige, généralement entre 3 m de hauteur et 7,5 cm de diamètre à hauteur d’homme. Note : en pratique, on différencie une gaule d’une perche en essayant de la faire ployer : une gaule peut être aisément courbée, pas une perche. (Wiktionnaire)
Gournable. (n. fém.) Également trenail, trennel ou trunnel, en français, longue cheville en bois, broche ou goujon utilisée pour l'assemblage de pièces de bois en construction navale. Mot attesté dès 1678, du néerlandais gordnagel composé de gorden ("boucle") et de nagel ("clou"), littéralement "clou de bouclage", gornagle est devenu gournable par dissimilation (différenciation phonétique de 2 phonèmes identiques ou voisins) des 2 \ɡ\ et attraction des mots en -able – Voir CNRTL
Pipe en “écume de bruyère”. Le bois de bruyère blanche ou bruyère arborescente, plus précisément sa racine, l'“écume de bruyère”, bois de loupe ou broussin (excroissance du bois), est un bois dur et dense, exceptionnellement résistant à la chaleur, dont l'arôme est neutre lorsqu'il est exposé à la chaleur. Sa capacité à absorber l'humidité du tabac tout en laissant passer l'air en fait le matériau de prédilection pour la fabrication des pipes. Depuis la fabrication des premières pipes en bruyère, au XIXe siècle, dans les années 1850 à Saint-Claude (France), la loupe de bruyère s'est imposée comme le matériau de prédilection pour les pipes... – Lu dans Brande (végétation)
Roue de charrette, charronnage (variante orthographique vieillie : charronage)
Le charron, ou maître charron, était un artisan spécialiste du bois et du métal. Il concevait, fabriquait, entretenait ou adaptait, réparait les véhicules avant la motorisation, parmi lesquels les voitures communes de transport ou de charge et les engins agricoles et artisanaux... [...] Une des nombreuses tâches du charron était la fabrication de roues à moyeu, légères et résistantes en bois, à la taille adaptée au type de véhicule construit. Le cerclage de leurs jantes par une bande de métal, en principe un travail de forgeron, est une étape essentielle pour terminer la fabrication d'une roue adaptée à une route en dur... (suite Wikipédia)
Le charronnage est le métier du charron, travail qui consiste à fabriquer ou réparer des charrettes. Dans le Musée des Commerces d'autrefois de Rochefort (17-Charente-Maritime), se tient une exposition sur le charronnage ou "comment découvrir le travail du charron". Dérivé : bois de charronnage, bois propre aux ouvrages de charron.
Verge. (Vers 1100) du latin virga ("branche"). Autrefois, instrument de punition corporelle formé d'une baguette flexible ou d'une poignée de brindilles, menus brins de bouleau, d'osier, de genêt, etc. Le sens d’"organe sexuel masculin" apparaît au XIIIe siècle. Synonyme : pénis. Le sens d’unité de longueur valant trois pieds (0,914 m) apparaît en 1760 au Canada. Synonymes : yard. Ancienne unité de mesure agraire, équivalant à un quart d'arpent ou 0,1276 ha (voir Poids & Mesures). Une "verge" désigne aussi une tige ou tringle de métal droite, plus ou moins longue (technique), une baguette ordinairement garnie d’ivoire ou d’argent, insigne des fonctions des bedeaux et de certains huissiers, une sorte d’épée utilisée au Moyen Âge, une baguette à laquelle on attache une fusée volante (pyrotechnique), etc. (Wiktionnaire) – Voir aussi CNRTL
Yoyo et autres jouets en bois. Yoyo : les artisans philippins acquirent dans les années 1920 un véritable savoir-faire dans la fabrication des yoyos, sculptés à la main à partir d'une seule pièce de bois. Toupie : en bois de Hêtre, choisi pour sa dureté et la finesse de son grain, elle est fabriquée artisanalement sur un tour avec ciseaux et gouges.
Analyse des fruits du micocoulier de Provence
Des fruits bien mûrs récoltés en Turquie à Kastamonu ont fait l'objet d'une analyse nutritionnelle par FikretDemı & al. en 2002. D'autres analyses nutritionnelles et physico-chimiques ont été faites en 2017 sur des feuilles et fruits collectés en Croatie1. Leurs teneurs en eau, en fibres totales, en protéines, en vitamines, en minéraux et phénols ont été mesurées, concluant que le micocoulier bien que peu utilisé dans l'alimentation est une source potentielle "précieuse de fibres alimentaires, de protéines et de vitamines, et de pigments tels que la lutéine, la zéaxanthine, le –carotène et les tocophérols". Les taux de phénols et de divers éléments varient dans les feuilles et les mésocarpes selon leur stade de croissance. Des propriétés antioxydantes, faiblement antimicrobiennes et antifongiques ont été mises en évidence dans les extraits aqueux et éthanoliques de fruits et de feuilles, avec d'importantes différences selon le stade de croissance ; l'extraction des molécules antioxydantes était plus efficace à l'eau pour le mésocarpe, mais bien plus efficace dans de l'alcool à 70% pour les feuilles, et ce sont les feuilles collectées en octobre qui en contenaient le plus2.
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1. Les fruits ont été collectés en Istrie dans le village de Marasi près de Vrsar.
2. [en] Ajda Ota, Ana Miklavčič Višnjevec, Rajko Vidrih et Željko Prgomet "Nutritional, antioxidative, and antimicrobial analysis of the Mediterranean hackberry (Celtis australis L.)" Food Science & Nutrition, vol. 5, no 1, janvier 2017, pp 160–170 (PMID 28070327, PMCID PMC5217915, DOI 10.1002/fsn3.375, lire en ligne [archive])
Botanique au Sénégal et « Grande Muraille Verte »
Voyagez le temps d'une vidéo au Sénégal et découvrez les arbres du Sahel
[https://player.vimeo.com/video/176342191] par Tela Botanica sur Vimeo
Article
Rencontre avec la chercheuse Deborah Goffner, à l’origine de l’ambitieux projet "Futur Sahel" : ce projet, commencé par une traversée d’ouest en est du Sénégal, s’inscrit dans le cadre de la "Grande Muraille Verte", qui a pour vocation de lutter contre la désertification de la zone saharo-sahélienne :
Louis Lise, Un futur plus vert pour le Sahel, CNRS Le Journal, mai 2016 [archive]
Vidéo
Visionnez cet extrait qui vous montre le travail des scientifiques français et sénégalais pour la régénération forestière intitulée "Grande Muraille Verte" :
Film complet sur videotheque.cnrs.fr/doc=4668
Voir aussi "La grande muraille verte, clef de l'avenir de l'Afrique" un grand reportage de France Culture (09/04/2021) [archive sans media] Vu dans parasitisme et symbioses
Quelques articles (divers)
Glossaire de botanique (Wikipédia)
Hypogyne (Wikipédia)
Mésocarpe (Wikipédia)
Outils (jardin) - Gerbeaud
Plessage (Lexique "phyto-bota")
Sols (Gerbeaud)
Structure d'un tronc d'arbre (futura-sciences) [archive] - Voir Lexique "phyto-bota"
Vertisol (riche en argile) - Wikipédia



