2-Abécédaire de la Rose - Appendice

Publié par Yantra

Des roses, des rosiéristes et leur histoire

Appendice

À la suite du "tableau" Abécédaire de la Rose

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• Beales (1936-2013). Peter Beales est un pépiniériste, rosiériste et obtenteur britannique installé dans le Norfolk, en Angleterre. Ses roseraies, qui sont en partie un conservatoire, peuvent être visitées toute l'année, la visite englobant les roseraies, les pépinières et l'espace rosiers en conteneurs à emporter. Les roseraies comportent plus de 1 300 sortes de rosiers dont 300 sont, pour l’Angleterre tout du moins, uniquement conservées par Peter Beales. En 2006, la Fédération mondiale des sociétés de roses lui a décerné la médaille d'or pour l'ensemble de son œuvre (Wikipédia). Voir rubrique "Rosiers miniatures"

 

• Descemet (1761-1839). Jacques-Louis Descemet, né à Paris et mort à Odessa (Ukraine), est un pépiniériste rosiériste français, considéré comme le premier obtenteur de roses en France. Il est né dans une famille de pépiniéristes parisiens, chargés de père en fils de l'entretien du "jardin des Apothicaires", rue de l'Arbalète, dans le faubourg Saint-Marcel à Paris (Ve) depuis le XVIe siècle. Jacques-Louis Descemet hérita cette charge de son père Jacques qui fut le premier à publier un catalogue de vingt rosiers d'ornement en 1773 pour sa clientèle de riches aristocrates. Jacques-Louis Descemet, devenu "jardinier-fleuriste" de Monsieur (Louis XVIII 1755-1824), frère du roi, montre un intérêt croissant pour les roses. Selon un inventaire dressé à la mort de sa mère en 1785, les rosiers représentaient quarante rubriques (sur un total d'environ trois cent cinquante) pour six mille plants, dont deux tiers de rosiers cent-feuilles très en vogue à l'époque. Jacques-Louis devint également un spécialiste de l'acclimatation des arbres d'Amérique du Nord très recherchés à l'époque par ses riches clients. Il devient franc-maçon, mais également physiocrate.

À la Révolution, il perd la majorité de ses clients et vend ses pépinières pour se réinstaller en 1792 à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis actuelle). Le 1er avril 1793, il démissionne de ses fonctions au jardin des Apothicaires. À Saint-Denis, il devient obtenteur de roses vers 1804, au moment où l'impératrice Joséphine commence sa collection de rosiers. On connaît ses obtentions grâce à Jean-Pierre Vibert (1777-1866) qui les a consciencieusement annotées dans son propre catalogue de 1819. On en recense 176, mais mais il y en eut probablement davantage (Cf. Jacques-Louis Descemet, premier obtenteur de roses en France, François Joyaux in Hommes et plantes, no25 printemps 1998).

À la chute de l'Empire, Saint-Denis est assiégée par les Russes puis occupée par les Anglais. Les pépinières de Descemet sont saccagées par les Anglais. Il connaît la faillite, et ne recevant aucun secours de l'État doit disperser sa collection de roses. Une partie de ses rosiers est acquise par Jean-Pierre Vibert qui la transfère à Chennevières-sur-Marne (Val-de-Marne actuel) en août 1815. Après sa faillite, il s'exile en Russie et s'installe en 1818 à Odessa (en Nouvelle-Russie). Avec l'appui du gouvernement russe, il obtient la charge de professeur et de responsable du jardin botanique, qui est en fait à créer. Il introduit en Nouvelle-Russie de nombreuses espèces exotiques, d'arbres notamment, mais il ne semble pas y avoir créé de nouvelles variétés de rosiers. Il dirige le jardin botanique jusqu'en 1833.

Source Wikipédia

 

• Guillot. Histoire d'une roseraie. Ce n’est pas un hasard si l’Histoire de la rose française trouve ses débuts dans le Lyonnais : une terre favorable, ni trop sableuse, ni trop argileuse, accompagnée d’un climat exceptionnel pour la culture des rosiers. Entre hivers rigoureux et étés chauds et secs, les rosiers s’y plaisent et permettent de créer des variétés originales. Après la Révolution, l’économie lyonnaise autrefois prospère grâce à l’industrie de la soie, se porte mal. Au début du XIXe siècle, Napoléon Bonaparte multiplie ses visites lyonnaises, accompagné de son épouse, Joséphine de Beauharnais. Elle s’implique grandement dans l’histoire de la culture de la rose en France. Les lyonnais accompagnent ces visites avec autant de faste que possible, ne laissant pas indifférent l’Empereur qui ne tarde pas à commander ses premières soieries. L’Impératrice ayant reçu un bouquet de roses en cadeau, répond par un don de milliers de plantes dans le but de la création du Jardin des Plantes de Lyon, actuellement la roseraie du célèbre Parc de la Tête d’Or à Lyon. En passionnée, l’Impératrice réalise avec Pierre-Joseph Redouté, son peintre attitré, les célèbres lithographies de la rose. La mode et l’attrait pour la rose grandissent, et de plus en plus de rosiéristes s’installent dans les années 1830 cherchant à rivaliser pour toujours plus de roses innovantes et spectaculaires.

Le quartier de la Guillotière à Lyon accueille Jean-Baptiste Guillot et son épouse en 1829, fondateurs de la Roseraie Guillot®. Initialement installé en maraichage, en horticulture et paysagiste, Jean-Baptiste Guillot se spécialise dès 1837 dans le rosier et sort sa première variété, 'Lamartine' en 1842. Cette conversion est permise grâce à la collection du spécialiste des roses, Victor Verdier. L’exploitation prend le nom de "Terre de Roses". La seconde partie du XIXe siècle est marquée par un nombre impressionnant de rosiers créés chaque année dans le monde dont la majeure partie est issue du bassin Lyonnais. Pour sortir son épingle du jeu, il est rapidement primordial d’innover. C’est à cette époque qu’un élève de Jean-Baptiste Guillot père, Joseph Schwartz obtient ses premières variétés ('Mme Alfred Carrière', 'La Reine Victoria', 'Mme Ernest Calvat'). Jean-Baptiste André Guillot, dit Guillot Fils prend la relève. Travailleur et ingénieux,  il est à l’origine de grandes innovations, d'avancées marquantes dans le milieu de la rose, qui feront vite le tour du monde.

En 1849, Jean-Baptiste Guillot Fils crée, avancée majeure dans la culture de la rose, le greffage en écusson. En facilitant ainsi la multiplication de toutes les variétés, tout en les rendant plus robustes et rustiques, il fait gagner un temps précieux à tous les rosiéristes de son époque. Ce procédé est encore très répandu aujourd’hui.

1858 – 'Mme Falcot', première obtention de Guillot Fils, fut un immense succès ! Cette jolie rose thé fait un tabac à la sortie des théâtres et opéras et à l’entrée des bals du Second Empire, pour orner boutonnières et corsages des hautes sphères mondaines.

1867 – Le premier hybride de thé. En été 1867, lors de l’Exposition Universelle de Paris, la Société d’Horticulture de Lyon organise un jury de 50 personnes qui permettra à l’issue d’un concours de choisir LA rose qui portera le nom prestigieux de LA FRANCE. JB Guillot Fils avait eu l’idée de croiser un hybride remontant et une rose thé. Parmi les 1000 concurrentes des rosiéristes, sa jolie rose turbinée se fait remarquer pour sa floraison généreuse, sa forme parfaite, son exceptionnelle tenue en vase, sa bonne remontance. Elle est choisie, et devient dès lors la première rose d’une grande famille dite "roses modernes" plus précisément "hybrides de thé".

Voir rubrique Rosiers thé

On dit d'un rosier qu'il est "ancien" s'il a été obtenu avant 1867

C'est la date du premier rosier hybride de thé dit "moderne", mais d'un point de vue commercial on retrouve beaucoup de variétés classées "roses anciennes" créées après 1867. Certains définissent les roses anciennes de façon moins rationnelle : ils diront qu'elles sont plus sauvages et qu'elles donnent un aspect plus naturel au jardin. Pour d'autres, elles évoquent le délicieux parfum des rosiers de leur grand mère. Chacun sa définition, on s'accorde en général sur le fait que les roses anciennes confèrent un autre esprit au jardin. (Rosiers)

1875 – Le premier rosier polyantha (les fleurs groupées).

Polyantha, syn. Multiflora, voir Lexique Latin botanique

PÂQUERETTE, le premier rosier polyantha

Après avoir créé la première rose moderne "hybride de thé" (LA FRANCE), Guillot Fils crée la première rose moderne polyantha : PÂQUERETTE®.

Rosier PÂQUERETTE® premier polyantha - crédit photo Tout droit réservé ©Roses Guillot®.jpeg
Une grande fierté pour la Maison Guillot

C’est encore un coup de maître faisant de lui l’innovateur par excellence des deux familles de rosiers modernes, les hybrides de thé et les polyanthas.

Dès 1884, Jean-Baptiste avait associé son fils Pierre à la gestion de la roseraie. Ensemble ils éditèrent seize variétés mises en commerce sous le nom de "Guillot et Fils", parmi lesquelles GLOIRE LYONNAISE® et MADAME LAURETTE MASSIMY®. C’est ainsi que Pierre Guillot prit la relève de son père et de son grand-père dans les années 1890, avec une collection de plus de 2 400 rosiers, lui donnant des possibilités infinies de créations variétales. Avec cet héritage, Pierre Guillot obtient une soixantaine de nouvelles roses. Ayant reçu une bonne instruction à la Faculté des Sciences, le rosiériste joue régulièrement le rôle d’arbitre dans les chamailleries entre confrères. On lui doit plusieurs rapports concernant les roses qu’il présenta au cours de nombreux congrès nationaux et internationaux. Il fit partie de plusieurs sociétés savantes, participa à de nombreux jurys, correspondit avec de nombreux rosiéristes étrangers et sa réputation le fit inviter à de grandes manifestations dédiées à la rose. Il fut nommé Chevalier de la Légion d’Honneur en 1913. Parmi ses obtentions, certaines comme 'Comtesse du Cayla' ou 'Madame Léon Pain' sont encore cultivées aujourd’hui et connaissent d’ailleurs un nouvel engouement. Il meurt le 23 septembre 1918 à Lyon. Sa femme Marie-Louise assurera le maintien de l’entreprise familiale 8 ans durant jusqu'à sa mort en 1926 puis son fils Marc prendra la succession.

Marc dut  faire face à  de nombreuses difficultés : expropriation du chemin des Pins pour cause d’extension urbaine de la ville de Lyon, installation des pépinières à Saint Priest, concurrence accrue, seconde guerre mondiale. Durant cette période sont éditées quelques variétés dont les plus connues restent COMTESSE DE CASSAGNE® (1919, donc commercialisé par Marie-Louise veuve de Pierre) et SOUVENIR DE PIERRE GUILLOT® (1928, Marc avec l'aide de sa femme Juliette Granjon). À son décès prématuré en 1953, Marc laisse quatre fils orphelins dont l’aîné n’a que 10 ans. Sa femme Juliette assure la relève avec courage et succès jusqu’en 1972. Elle est entre autre à l’origine de la magnifique rose MIKADO®.

En 1972 les deux frères Jean-Pierre et Jean-Marc Guillot reprennent le flambeau de l’entreprise familiale et développent la politique de l’entreprise autour de deux axes majeurs : la remise en valeur des roses anciennes et la création de variétés nouvelles...

Poursuive

ZoOM 1990 – Une nouvelle gamme de roses : les Générosa®

Dans le domaine des variétés nouvelles de roses, le travail de création entrepris par les frères Guillot se poursuit et prend de l’ampleur. Une nouvelle gamme voit le jour avec des rosiers alliant le charme des roses anciennes et les qualités des roses modernes...

Voir Rosiers - Générosa (Jardinerie Roy)
Voir aussi Rosier 'Charlotte De Turckheim'

Source générale Histoire de la Roseraie Guillot [archive]

Documentation

L'Histoire de la Roseraie Guillot® (vidéo 26/04/2021)
Les créations historiques de la Maison Guillot® (Roseraie Guillot)

[en] GUILLOT (liste synthétique des obtenteurs depuis 1869). La famille GUILLOT cultive des roses depuis 1829. La pépinière a été vendue en 2011 à Olivier Mathis...

 

• Meilland. Rambaux, Dubreuil puis Richardier. Histoire de familles de rosiéristes… un enchevêtrement de vies et de rencontres. Ayant leurs racines à Lyon et ses alentours, les aïeux Meilland et Richardier ont fait de la Rose une passion qui, à travers les décennies, n’a fait que se renforcer. Et c'est une histoire qui continue aujourd’hui ici en France et à travers le monde… "De nos voyages, nous rapportons toujours quelques mauvaises nouvelles, lorsque les nouveaux cultivars ne sont pas à la hauteur de nos espérances, mais aussi et surtout beaucoup de nouvelles idées, sur l’utilisation du rosier et sur le travail des autres obtenteurs internationaux ou amateurs ; et une vision de ce que la Reine des fleurs, la Rose, pourrait devenir dans le futur". Matthias Meilland.

Vers 1850... il y eut d'abord Joseph Rambaux (1820-1878) qui débuta comme simple jardinier au Parc de la Tête d’Or. Il se piqua d’amour pour la rose. D’esprit créatif et curieux, il effectue des croisements de variétés disponibles dans le célèbre Parc, ce que l’on appelle aujourd’hui la "création variétale". Malheureusement, Joseph ne voit pas ses variétés prendre leur envol. Décédé en 1878, il laisse à sa femme, sa fille et son gendre Francis Dubreuil (1842-1916), le soin de continuer le travail de sélection des nouvelles variétés de roses. Francis Dubreuil décide de faire connaître les variétés de son beau-père et quitte le métier de tailleur qu’il tenait de son père. Il agrandit les cultures et fait imprimer vers 1867 un catalogue annuel où il vante les mérites des nouvelles roses découvertes par la famille avec un bon de commande à entête « F. Dubreuil Horticulteur Rosiériste ».

'Souvenir du Rosiériste Rambaux'

'Souvenir du Rosiériste Rambaux' (Francis Dubreuil 1883), une rose thé.jpg
'Souvenir du Rosiériste Rambaux' (Francis Dubreuil 1883). Cliquer sur la photo pour une vue d'ensemble

'Souvenir du Rosiériste Rambaux' (Francis Dubreuil 1883), une rose thé, couleur rose-carmin, tons jaunes, bords roses. Parfum puissant. Grandes fleurs doubles (17-25 pétales), en petites grappes, en forme de coupe à plat, à fleurs réfléchies. Floraison par poussées tout au long de la saison. Bourgeons ovoïdes. Feuillage moyen, brillant.

En 1880, Francis Dubreuil édite ANNA MARIA DE MONTRAVEL un polyantha blanc (polyantha, multiflora = beaucoup de fleurs, voir Lexique Latin botanique) au léger parfum de muguet. En 1882, il obtient DUCHESSE DE BRAGANCE, une rose thé issue de la 'Coquette de Lyon', "floraison abondante, fleur très pleine, d'un beau jaune canari vif au centre, plus pâle sur les bords" *. En 1887, il édite un polyantha abricot, quasiment sans épines, la première variété de la famille à avoir un retentissement international. Dès 1891, 4 ans après sa parution officielle dans Le Journal des Roses, la variété est déjà dans le "Journal of The Senate and Assembly of the Legislature of the State of California".

* Journal des roses, janvier 1887 [archive] sur Gallica

À partir de géniteurs soigneusement sélectionnés dans les collections lyonnaises pour leurs qualités de résistance, de beauté, de floribondité ou de parfum, Francis Dubreuil crée la superbe et novatrice variété qui portera son nom – on n’est jamais mieux servi que par soi-même – FRANCIS DUBREUIL, éditée en 1895. Une rose thé rouge cramoisi, pourpre et veloutée, avec des reflets cerise vif amarante.

Non loin de là, Antoine Meilland (1884-1971), dit plus tard "Papa Meilland", avait rêvé durant toute son enfance de devenir rosiériste en feuilletant les catalogues de Francis Dubreuil. Après 4 années d’apprentissage chez un arboriculteur, il entre en 1900 comme aide-jardinier dans les roseraies Dubreuil… En 1904 Francis Dubreuil décide d’éditer le fantastique rosier CRÉPUSCULE. Aujourd’hui encore ce rosier pousse dans plus de 75 roseraies dans le monde, du Nord au Sud. C’est un des derniers rosiers Noisette à avoir été mis au commerce. Suivent plusieurs rosiers qui s'inscrivent dans l’histoire des roses lyonnaises, comme par exemple LYON RAMBLER (1909) un hybride de Rosa multiflora avec des grappes de petites fleurs de couleur rose et un parfum puissant.

Après 9 ans passés chez Francis Dubreuil, Antoine demande la main de sa fille, Claudia, et entre de plain pied dans la grande famille des rosiéristes lyonnais. En 1912, Claudia, Mme Antoine Meilland (1887-1932) met au monde un garçon au milieu des roses auxquelles il dédia par la suite sa courte mais très riche vie, Francis Meilland (1912-1958).

En 1914, Antoine doit partir pour la guerre et laisse sa femme Claudia avec son jeune fils Francis. À force de travail acharné, ils arrivent à sauvegarder un rudiment de collection de rosiers et à faire pousser quelques légumes. À la fin de la Première Guerre Mondiale, Antoine redevient jardinier et s'installe à Tassin-la-Demi-Lune à l’ouest de Lyon sur une propriété d'un hectare et demi qu'il vient d'acquérir. En 1929, Antoine et Francis sont invités chez Charles Mallerin, qui devient le mentor du jeune homme. En admiration devant la rose 'Mme P.S. Du Pont', chef d'œuvre de Mallerin, Francis Meilland se lance à son tour dans la création de roses nouvelles.

En 1932, Claudia s’éteint dans la maison familiale, en faisant promettre à son fils Francis et son mari Antoine d’aller voir le monde et surtout la Côte d’Azur qui la faisait tant rêver. Et c’est le cœur lourd qu’Antoine et Francis prennent la route vers Antibes, où les attendent des clients qu’ils ne connaissent que par courrier. La famille Paolino, producteur de roses de fleurs coupées, utilise déjà les variétés MEILLAND et crée aussi des variétés dédiées à la production de fleurs fraîches. Marie-Louise dite Louisette Paolino (1920-1987) deviendra quelques années plus tard Madame Francis Meilland. En 1933, Francis rencontre en France Robert Pyle, ami de Charles Mallerin. Cette rencontre ainsi que celle du Docteur Nicolas, créateur de roses aux États-Unis, l'encourage à se lancer dans un périple américain. Au printemps 1935, Francis fait son premier voyage aux USA. 

Francis parcourt en deux mois plus de 20 000 km en voiture et revient avec des idées révolutionnaires pour l'époque en Europe... Le catalogue couleurs, le réfrigérateur pour y stocker les rosiers et le brevet pour protéger les créations de rosier. Dès son retour de voyage, il note sur son carnet d’hybridation un nouveau croisement (n°3-35-40). À l'automne 1936, Francis Meilland sort en Europe le premier catalogue de vente par correspondance en couleurs présentant quelques variétés. Un vingtaine de jours plus tard, il ne lui reste plus aucun rosier à vendre, c'est un succès inespéré !

Madame Antoine Meilland

hybride de thé connu dans les pays anglophones sous le nom de ‘Peace’ et dans les pays germanophones sous le nom de Gloria Dei, ‘Madame Antoine Meilland’ est l'un des rosiers cultivés les plus célèbres de tous les temps. Il a été dédié par son créateur à sa mère, née Claudia Dubreuil, fille de Francis Dubreuil.

Rose 'Mme A. Meilland' PEACE (rosier n°3-35-40).jpg

Peu de temps avant la Deuxième Guerre Mondiale le rosier numéro 3-35-40 est envoyé à tous les correspondants internationaux de Francis Meilland. En 1942, la toute nouvelle rose se voit décerner le 1er Prix, à savoir la Médaille d’Or, au Concours International de Roses Nouvelles de Lyon avec la mention « Plus Belle Rose de France ». À l’automne 1942, Francis publie la variété au catalogue Meilland, sous le nom de feu sa mère, 'Mme A. Meilland'.

Mais après la guerre, Francis Meilland reçoit une nouvelle inattendue de Robert Pyle : le rosier numéro 3-35-40 a été nommé PEACE. La rose a ainsi été baptisée pour faire écho à la chute de Berlin en mai 1945. Mais plus encore, l’ARS (American Rose Society) offre une rose PEACE à chaque délégué de la conférence de la future ONU à San Francisco qui a lieu d’avril à mai 1945. Chaque rose PEACE est alors accompagnée de ce message du Dr. RC Allen, Président de l’ARS : "Ceci est la Rose PEACE qui a été baptisée à l’exposition de la 'Pacific Rose Society' à Pasadena le jour de la chute de Berlin. Nous espérons que PEACE influencera les hommes pour la paix dans le monde".

En 1946, 'Mme A. Meilland' / PEACE devient la seule gagnante de l’AARS (All-America Rose Selections). C’est aussi la 1ère variété récompensée par le Hall of Fame en 1976 récompense ultime décernée par la WFRS (Fédération Mondiale des Sociétés de Roses). Cette rose est connue aujourd'hui sous le nom de PEACE dans tous les pays anglo-saxons, sous les noms de GOIAI en Italie et GLORIA DEI en Allemagne. Son héritage va au-delà de son histoire et se poursuit aujourd'hui grâce à ses 382 descendants depuis les années 1950. Sur les 19 mutations naturelles de la rose PEACE qui sont déclarées et éditées, les plus populaires sont CHICAGO PEACE et KRONENBOURG / FLAMING PEACE. En 1996, pour le 50ème anniversaire de l’ONU à Genève, Boutros Boutros-Ghali (1922-2016) a présidé une cérémonie face à 240 adolescents de 197 pays différents, leur présentant le symbole de la rose PEACE. Il leur demanda de l’emporter avec eux dans leurs pays respectifs. 2015 a été l’année du 80ème anniversaire de la conception de la rose 3-35-40 et le 70ème de son baptême à Pasadena en Californie.

En 1948, Francis décide de quitter Lyon et de s’installer à Antibes pour se consacrer exclusivement à la recherche et au développent des nouvelles variétés de roses. Ce choix n’est pas anodin, Antibes est à l’époque l’un des grands centres mondiaux de production de fleurs coupées. Louisette et Francis Meilland et leurs deux enfants Alain (1940) et Michèle (1943) ainsi qu'Antoine Meilland et François Paolino installent leur tout nouveau Centre de Création et de Sélection de Roses Nouvelles à Antibes. C’est aussi à cette époque que Francis Meilland s’associe à Francisque Richardier producteur de rosiers en région lyonnaise, et qui édite aussi un catalogue depuis 1867. Ils créent une 2ème entreprise : Meilland-Richardier dédiée à la production de roses et tout est regroupé à Tassin-la-Demi-Lune. Cela donne aussi naissance à une autre union puisque Michèle Meilland épouse Raymond Richardier, fils de Francisque. Longtemps installée à Tassin-la-Demi-Lune, la partie production et champs d’essais déménagent définitivement en 2010 à Diemoz dans l’Isère pour retrouver un peu d’espace face à l’urbanisation croissante de Lyon. À Antibes, du centre de recherche, vont naître en peu de temps des variétés de roses de fleurs coupées qui changeront le métier d’horticulteur producteur comme par exemple BACCARA® Meger (1954) ou des variétés qui feront le tour du monde comme COCKTAIL® Meimick (1957) ou SARABANDE® Meihand (1957). 

Francis Meilland décède brutalement en 1958, laissant à ses descendants la lourde tâche de continuer à émerveiller le monde en créant des roses. Alain, alors âgé de 18 ans, reprend les rênes de l’entreprise avec l’aide de toute la famille et surtout de sa mère Louisette. La création variétale reprend...

... et l’histoire des roses de la famille continue. Elle avait commencé avec FRANCIS DUBREUIL (1895), Jean-Baptiste MEILLAND (1939), Mme A. MEILLAND (1942), MICHÈLE MEILLAND (1945), ALAIN (1946) et GRAND MÈRE JENNY (1950)… Elle continue avec PAPA MEILLAND ® Meicesar (1963) MANOU MEILLAND ® Meitulimon (1977), SONIA MEILLAND ® Meihelvet (1970), MATTHIAS MEILLAND ® Meifolio (1985) et ANTHONY MEILLAND ® Meibaltaz (1990). 

Rose Pierre de Ronsard

Synonyme : 'Eden Rose 85'
Variété : Meiviolin – Famille : Hybrides Remontants
Ce cultivar est issu du croisement 'Danse des Sylphes' × 'Haendel' × 'Kalinka' (Cf. Roses et jardins, Marie-Thérèse Haudebourg, Hachette Paris 2005, p.206 - ISBN 2-01-236947-2)

Ce petit rosier grimpant, un cultivar mis au point par la rosiériste française Louisette Meilland (1987) et référence au plus célèbre poème du poète de la Renaissance Pierre de Ronsard (1524-1585) Mignonne, allons voir si la rose..., a obtenu, en mai 2006, la prestigieuse récompense de "Rose Favorite du Monde", décernée tous les trois par la Fédération mondiale des sociétés de roses (World Federation of the National Rose Societies), la plus haute distinction internationale qui puisse être attribuée à une rose.

Des roses aux formes "anciennes" et opulentes, un vif succès sur tous les continents

Rose Pierre de Ronsard (Meilland 1987).jpg
Rose Pierre de Ronsard, des formes romantiques au teint tendre

Le rosier grimpant Pierre de Ronsard® est solide et vigoureux, célèbre pour ses grandes fleurs globuleuses très doubles en coupe * de 10-13 cm, bicolores - un dégradé du cœur rose carminé à un rose doux et frais éclairant à l'extérieur - parfaitement formées et bien fournies en pétales (environ 70). Elles sont généralement groupées par 2 ou 3 et la floraison est très soutenue d'avril à octobre, avec un parfum très léger et délicat.

* Voir Les formes des roses (Blog Guillot®) [archive]

Ce rosier est florifère en sol frais et fertile et plutôt remontant : sa floraison de printemps donne un magnifique rendu, sa remontée florale d'automne, moins impressionnante, est néanmoins appréciée. De bonne tenue en vase, les roses Pierre de Ronsard font de très beaux bouquets chaleureux.

Le feuillage est sain, vert vif. Sous la forme grimpante, la hauteur du rosier peut atteindre jusqu’à 3 mètres de haut. Il résiste au froid (zone 6). Résistant aux maladies, en conditions très humides il peut cependant présenter une sensibilité à certains parasites (acariens) et à la maladie des taches noires (champignons, voir Maladies) sur le feuillage.

Très robuste, le rosier Pierre de Ronsard, est gourmand et exige un apport en engrais 1 à 3 fois par an. Pour son exposition, il trouve sa place au soleil étant peu friand de l'ombre. Il peut être conduit en buisson solitaire ou en groupe, en conteneur ou en rosier standard de 90 cm de haut. Ce rosier se palisse aisément sur une petite arche, un mur (treillage), une barrière, une clôture.

On peut l'admirer dans de nombreuses roseraies du monde, dont la roseraie de Cologne (1) et la roseraie de Bagatelle (2).

Notes

(1) La roseraie de Cologne (nom officiel : Rosengarten der Stadt Köln, Roseraie de la Ville de Cologne) est une roseraie située à Cologne en Allemagne à l'emplacement de l'ancien fortin X des fortifications de la ville dans le quartier de Neustadt-Nord. Le fortin n° X est construit de 1819 à 1825 pour renforcer les remparts médiévaux de Cologne. Ceux-ci sont démolis en 1881 et les différentes fortifications servent à divers usages...
(2) La roseraie de Bagatelle, située dans le parc de Bagatelle au Bois de Boulogne (Paris) est l'une des roseraies les plus importantes et les plus anciennes de France. Chaque année, en juin, s'y déroule un concours international de roses nouvelles. Cette roseraie est l'une des 5 collections françaises de rosiers labellisée "collection nationale" par le Conservatoire des collections végétales spécialisées (Cf.
Ça se passe au jardin, Paris.fr)...

Documentation

Marc, Le rosier Pierre de Ronsard : l'histoire vraie [archive] Paroles de jardiniers
Voir aussi Rose (macérat)

Sources (et pour en savoir plus)

Promesse de Fleurs
Roses Guillot [archive]

Wikipédia

Louisette avait pour habitude de dire qu’aucune rose n’était assez parfaite pour qu’elle porte le nom de son mari Francis.

Le rosier buisson le plus primé de sa génération

Pourtant, grâce au travail méticuleux de sa fille Michèle, un nouvel hybride de thé parfumé de couleur blanc au cœur rosé, conçu en 1996 du croisement d’un semis, attire l’attention des équipes de sélection. Présenté aux divers concours de Roses Nouvelles à partir de 2003, une pluie de récompenses ne tarde pas à arriver. De 2006 à 2012, ce sont 3 Prix du Parfum, une Médaille d’Or et douze citations.

Rose PRINCE JARDINIER® FRANCIS MEILLAND® Très parfumé et résistant, rosier buisson le plus primé de sa génération.jpg
Très parfumé et résistant, le rosier buisson le plus primé de sa génération

La rose reçoit le 1er Prix Grandes Fleurs de la SNHF (Société Nationale d’Horticulture de France) et un ADR, preuves de sa résistance aux maladies. En 2013, elle reçoit le dernier AARS qui récompense la rose n’ayant pas besoin de traitement phytosanitaire. Alors que cette variété s’appelait déjà SCHLOSS IPPENBURG® en Allemagne, PRINCE JARDINIER® dans le reste de l’Europe, MY GARDEN® au Japon. Elle est baptisée FRANCIS MEILLAND® à l’occasion du centenaire de la naissance de Francis (1912-1958)

Chaque pays à ses préférences en matière de roses "Les Japonais aiment les fleurs simples et pastel, les Anglais les fleurs doubles aux couleurs franches, les Allemands les variétés romantiques, le jaune est très apprécié en Chine…" Explique Matthias Meilland qui a repris le flambeau de l’obtention variétale avec sa sœur Sonia.

Poursuive

Aujourd’hui Matthias partage la même passion :

"Des débuts de Joseph RAMBAUX en 1850 à nos jours, sur sept générations (en espérant que les suivantes conserveront cet amour intense), la famille MEILLAND continue l’amélioration du genre Rosa avec sa passion pour la rose comme ligne directrice, l’embellissement des jardins comme but et le sens de l’histoire comme boussole.
J’ai personnellement repris avec un grand plaisir les hybridations que j’avais commencé avec ma grand-mère quand j’étais un petit garçon de moins de dix ans. Et je regarde les variétés futures dans nos champs d’essais à travers le monde avec le sentiment d’une grande responsabilité et l’envie d’apporter de nouvelles roses toujours plus innovantes, belles et extraordinaires."

Source Meilland-Richardier [archive]

ADR, un label difficile à obtenir

Créé en 1950, le label ADR est allemand et est le sigle de Allgemeine Deutsche Rosenneuheitenprüfung, qui peut littéralement être traduit par : "Test allemand général sur les nouvelles roses". Ce label est attribué chaque année à des rosiers d'exception. Ils sont jugés sur différents critères : la beauté de la plante, son parfum, son port, l’abondance de sa floraison, sa rusticité ainsi que sa résistance aux maladies. Depuis sa création, plus de 1700 rosiers ont été testés et examinés, mais seulement 183 ont obtenus le Label.

Les rosiers qui concourent pour le label sont testés en situations réelles durant 3 ans, dans 11 roseraies réparties de façon homogène sur tout le territoire allemand. Le rosier est ainsi soumis à différents climats (températures, précipitation…) et ne bénéficie d’aucun traitement chimique ou autre… Il doit prouver sa résistance naturelle !

Un label pas acquis à vie. Tous les rosiers qui ont reçu le label sont toujours observés dans les différentes stations allemandes. Ainsi, si l’un d’eux fait défaut à un de ses critères au bout de plusieurs années, il perd sa labellisation. De plus, les exigences augmentant d’années en années, suivant la performance des nouvelles créations, la labelisation ADR se fait plus rigoureuse, gage de qualité et de résistance des rosiers. (Jardinerie Roy)

AARS, un prix de 1940 à 2013

Le prix All-America Rose Selections est un prix annuel qui a été décerné de 1940 à 2013 aux États-Unis dans le domaine de la culture de la rose pour la variété la plus exceptionnelle. Ce prix était considéré dans ce domaine comme le plus prestigieux des États-Unis. Il a cessé en 2013 pour être remplacé par les American Garden Rose Selections. (Wikipédia)

 

• Miller (1691-1771). Philip Miller est un botaniste d'origine écossaise, né et mort le 18 décembre 1771 à Chelsea, en Grande-Bretagne. Chef-jardinier du Chelsea Physic Garden jusqu'à sa mort, il en fait un des principaux sites d'acclimatation des plantes exotiques provenant du monde entier au XVIIIe siècle. Miller est l'un des pionniers de l'horticulture, contribuant par ses ouvrages pratiques à l'engouement des occidentaux pour la botanique, malgré sa réticence à adopter le système de classification linnéen (Wikipédia).

Rose cent-feuilles ou "rosier de Provence" ? Une confusion !

Rose cent-feuilles ou "rosier de Provence" : ce dernier nom vient d'une confusion introduite par le nom de Rosa provincialis que lui avait donné Miller en 1768, en souvenir de Province, terme anglais pour "Provins", qui qualifiait autrefois nombre d'hybrides de Rosa gallica.

 

• Noisette (1772-1849). Louis Claude Noisette (2 novembre 1772 - 9 janvier 1849) est un botaniste et agronome français, fils de Joseph Noisette (1738-1813), un des jardiniers du comte de Provence (futur Louis XVIII). Il a pour mère Marie-Jeanne Lecolier. Ses deux frères cadets, également jardiniers, sont Philippe-Stanislas (1775 Paris - 1835 Charleston, Caroline du Sud), botaniste aux États-Unis, et Antoine (1778 Torcy, Seine-et-Marne - 1858, Nantes, Loire-Atlantique), qui crée et dirige le Jardin des plantes de Nantes.

Cf. Les Noisette, ces botanistes aux branches vivaces (Ouest-France 11/05/2013)

La révolution empêche Louis Claude de prendre la suite de son père. Il poursuit son éducation au jardin des plantes de Paris. Puis, après 2 ans dans l'armée, en 1795 il prend en charge l'école de botanique et les serres du Val-de-Grâce (ancien hôpital d'instruction des armées français, dans le Ve arrondissement de Paris), où il devient ami avec le chirurgien en chef Joseph‐Athanase Barbier. Puis l'école de botanique est abandonnée ; Louis s'occupe encore des serres, d'un terrain adjacent, et des jardins du lycée Henri-IV. Son poste de jardinier du Val-de-Grâce est supprimé vers 1798. Les serres et le terrain sont mis en location : Louis en prend le bail et commence à travailler pour lui-même. Pendant quelques années, il accumule un peu d’argent pour fonder en 1806, avec ses frères, un établissement botanique, afin de collectionner toutes les plantes remarquables de l’époque. Il y possède notamment une riche collection de roses.

Claude Antoine Thory (1759-1827) a nommé Rosa x noisettiana, le rosier de Noisette, l'hybride qu'il a créé à partir des graines envoyées par son frère. Philippe Noisette, qui avait reçu du gouvernement une mission pour l'Amérique, s'était établi en Caroline du Sud et avait donné au planteur John Champney un plant de Old Blush envoyé par son frère.

Rosier 'Old_Blush' un cultivar de Rosa chinensis.jpg

Celui-ci a fécondé un Rosa moschata et obtenu Champney Rose, et c'est à partir des semis de ses graines envoyées par son frère que Louis Noisette obtint Blush Noisette, le premier rosier Noisette. Voir rubrique Rose musquée

Louis Claude Noisette devient alors célèbre dans toute l’Europe. On lui doit également l’introduction et la première culture en France d’un grand nombre de plantes rares d’Amérique et des Indes. Pour ces raisons, il est nommé chevalier de la Légion d'honneur le 8 mai 1840. Noisettia est un genre de petites plantes à fleurs, originaires d’Amérique tropicale de la famille des Violacées, qui lui est dédié.

Voir rubrique Rosiers thé

Source Wikipédia

 

• Redouté (1759-1840). Pierre-Joseph Redouté, né à Saint-Hubert (Wallonie) le 10 juillet 1759 et mort à Paris le 19 juin 1840, est un peintre, graveur, éditeur et enseignant belge. Célèbre pour ses aquarelles de fleurs, et plus particulièrement de roses, il est surnommé « le Raphaël des fleurs » (Wikipédia). Voir rubrique Rose musquée

 

• Thory (1759-1827). Claude Antoine Thory, né le 26 mai 1759 à Paris où il est mort le 22 octobre 1827, est un écrivain, naturaliste et collectionneur de roses français. Auteur sur la franc-maçonnerie et avocat au parlement de Paris, adjoint au maire du 1er arrondissement. Il est connu pour avoir rédigé les notices descriptives de l'ouvrage de botanique, "Les Roses, décrites et classées selon leur ordre naturel", publié en 1828 et illustré par Pierre Joseph Redouté (1759-1840).

Publication Les Roses Tome 1T.2 et T.3 (Texte intégral) sur Gallica
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Source Wikipédia. Voir rubrique Rose musquée

 

• Vibert (1777-1866). Jean-Pierre Vibert, né à Paris le 31 janvier 1777 et mort le 27 janvier 1866 à Montfort-l'Amaury (Yvelines actuelles), est un rosiériste français. Après ses faits d'armes (il a servi dans l'armée de Napoléon pendant 8 ans), il se tourne vers le jardinage et devient propriétaire d'une quincaillerie rue du Four à Paris (VIe). Son magasin était près de chez André Dupont, horticulteur de l'impératrice Joséphine. Il s'intéresse alors à la création de roses. En 1812, il vend son magasin de matériel. Peu de temps après, en 1813, il achète des terres à Chennevières-sur-Marne (Val-de-Marne actuel) pour ouvrir une pépinière, où il hybride des roses, des arbres fruitiers et des vignes. Vers 1815 Vibert rachète la pépinière de Jacques-Louis Descemet (1761-1839), en graves difficultés financières liées à la défaite de Waterloo (18 juin 1815), avec ses dix mille plants et ses dossiers d'hybridation.

Après plusieurs déménagements de la pépinière, Vibert la vend (alors située à Angers, Maine-et-Loire) en 1851 à son contremaître, M. Robert. Vibert se retire ensuite dans la région parisienne, où il publie des articles sur les roses et les raisins.

En 1867 M. Robert lui consacre un cultivar, le rosier mousseux 'Souvenir de Pierre Vibert', cramoisi virant au marron. Voir rubrique "Rose cent-feuilles"

Rosier mousseux 'Souvenir de Pierre Vibert' Moreau-Robert 1867.jpg

Le rosier mousseux 'Souvenir de Pierre Vibert' (Moreau-Robert 1867)

Vibert créa de nombreux cultivars parmi lesquels 'Adèle Heu' nommé d'après sa femme et 'Aimée Vibert' nommé d'après sa fille. Il s'intéressa particulièrement aux roses tachetées et rayées. Ses hybrides couvrent toutes les classes de rosiers existantes à son époque, mais les roses galliques (Rosa gallica) restent la classe à laquelle il se consacra le plus. Il voyagea à travers l'Europe pour rendre visite à d'autres rosiéristes et distribuer de nouveaux hybrides en Europe et aux États-Unis. Ses nombreux articles sur l'hybridation des roses et leur culture ont également eu une grande importance sur le développement de la culture de la rose. Vibert fut l'un des fondateurs de la Société d'horticulture de Paris en 1827, maintenant Société nationale d'horticulture de France.

Source Wikipédia

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Publié dans végétaux

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