3-Cheerleader, Pom-pom, Majorette et Twirling
4 disciplines entre sport et spectacle, 4 disciplines et leur spécialité. Cheerleading et sa pyramide humaine, Pom-pom et ses chorégraphies avec pompons, Majorette son bâton et ses marches, Twirling entre acrobatie et jonglerie. 4 disciplines qui se croisent, s'inspirant les unes des autres.
Cheerleader
Le cheerleading, ou la claque en français québécois, originaire des États-Unis, précisément à l'université de Princeton à la fin du XIXe siècle, est une activité au cours de laquelle les participants, appelés cheerleaders ("meneurs de claque"* en français québécois), encouragent l'équipe sportive qu'ils soutiennent par différentes interventions allant du simple slogan à une chorégraphie très physique.
* Littéralement cheerleading est l’action de guider les applaudissements (anglais cheer "applaudissement" et to lead "mener, guider"). Cette discipline est créée pour animer les évènements sportifs et au départ, les cheerleaders ne sont ni plus ni moins que des chauffeurs de salle, en l'occurrence ici des "chauffeurs de stade". La traduction la plus stricte (mais pas des plus jolies) est donc "meneur de claque".
Les cheerleaders prennent part à diverses compétitions dont les épreuves durent généralement de une à trois minutes et se déroulent dans cinq disciplines : les chants (scands ou cheers), les acrobaties ou éléments gymniques (tumbling), les sauts (jumps), les portés (stunts) et la danse.
La partie chorégraphiée du cheerleading se caractérise principalement par la présence d’acrobaties, de portés, voire de voltige. Pour cette raison, nous pouvons dire que la discipline se rapproche davantage de la gymnastique que de la danse. Pour des raisons de sécurité évidentes (sauts ou portés par exemple) les cheerleaders n’ont généralement pas de pompons comme les pom-pom.
Voir Callisthénie – Cirque (jeux) – Gymnastique artistique
Le cheerleading est désormais reconnu comme un sport d'équipe mixte et complet. Intégrant des éléments de danse, de gymnastique acrobatique au sol, de montées dans les airs, de flexibilité, de coordination... il nécessite beaucoup de préparation physique et mentale.
Histoire
Le cheerleading apparaît à la fin du XIXe siècle dans les universités pour hommes blancs du nord-est des États-Unis afin d'encourager leurs équipes sportives, notamment celles de football américain1. Les supporter des équipes en présence se battant régulièrement lors des matchs, les joueurs remplaçants ont cherché à les encadrer en lançant depuis les bancs de touche des encouragements et des slogans destinés à canaliser positivement l'agressivité de la foule.
Le premier slogan enregistré sur un campus américain est Ray, Ray, Ray! TIGER, TIGER, SIS, SIS, SIS! BOOM, BOOM, BOOM! Aaaaah! PRINCETON, PRINCETON, PRINCETON! répété sur un rythme de locomotive, à l'université de Princeton en 1884.
Voir Champ de stade (Lexique "sportif")
1903 voit la création de la première fraternité (Gamma Sigma) de cheerleaders. Les femmes ne se voient ouvrir les portes des équipes de cheerleaders qu'à partir de 19231. Les cheerleaders de l'université du Minnesota commencent à incorporer la gymnastique et les mouvements acrobatiques dans leurs encouragements. La première cheer flash card section est dirigée par Lindley Bothwell à l'université d'État de l'Oregon.
/image%2F0651393%2F20250704%2Fob_5681d7_cheerleaders-equipe-mixte-de-l-univer.jpg)
Équipe mixte de cheerleaders de l'université du Wisconsin à Madison en 1948
Dans les années 1960, ce nouveau sport, désormais plutôt féminin, s’étend à l’ensemble du pays, notamment dans les écoles secondaires.
Actuellement, les cheerleaders sont de plus en plus décrits davantage comme des troupes professionnelles de danse que comme des troupes supportrices s’époumonant pour leur équipe sportive, ces dernières étant plus considérées comme des pom-pom girls et pom-pom boys.
Note
1. Frédéric Autran Au temps où les pom-pom girls avaient du poil aux jambes [archive] Rue89,
Les différents types de cheerleading
Il existe différentes façons de pratiquer de cheerleading et les équipes et clubs peuvent combiner ou non ces différentes pratiques.
Sideline cheerleading. À l’origine, le cheerleading commence à se pratiquer aux États-Unis dès le XIXe siècle pour encourager des équipes sportives de football américain, basket, etc. Sideline signifie "banc de touche", l’endroit où les cheers encouragent lors des matchs. C’est également le cas en France pour certaines équipes françaises.
All Star Cheerleading. Les équipes de cheerleading qui ne sont pas rattachées à des universités ou des clubs de sport sont souvent des équipes de compétition que l’on nomme communément All star. Aux États-Unis, elles ne sont pas rattachées à un college, une university ou une high school et sont axées sur les compétitions dédiées. En France le terme s’emploie plutôt pour les cheerleaders qui n’encouragent pas d’autres sports et qui se concentrent la plupart du temps sur la compétition. C’est le cas de certaines associations de la FFFA qui n’ont pas d’équipe de football américain à supporter au sein de leur club. Les cheers affiliées à l’UFOLEP (première association multisports en France), ou l’ASPTT peuvent également être considérées comme All Star.
Compétions dans cheer-france.fr
Cheerleading d’animation. Les équipes animations effectuent des shows lors des matchs ou de représentations sportives auxquelles elles ne sont pas forcément rattachées, contrairement au sideline. Ces animations sont rémunérées et entraînent la création de professionnels dont c’est le principal métier. On peut surtout les retrouver lors d’événements non sportifs tels que les foires, animations culturelles, rassemblement de toute nature, etc.
Cheerleading en loisirs. En loisirs, il n’y a pas de compétition et les clubs sont flexibles sur les activités qu’ils proposent. Des chorégraphies (routines) sont quand même réalisées et présentées lors de divers événements. C’est l’occasion de pratiquer la discipline sans la pression de la compétition tout en gardant le fun du sport. Souvent les gros et moyens clubs de cheer français proposent une section loisir.
Les éléments d'une routine de cheerleading
Le cheerleading a la particularité de combiner différents éléments sportifs pour réaliser des chorégraphies, aussi appelées routines, de moins de 3 minutes :
- jumps (sauts)
- motions (mouvements de danse)
- pyramides, voir Pyramides de Catalogne Pyramide humaine (Coups de cœur Culture)
- stunts (portés, acrobaties aériennes)
- tumbling (comparable à la gymnastique) voir Tumbling (Disciplines disparues des JO)
En savoir + avec cheer-france.fr
Voir aussi Glossaire de gymnastique artistique
Les postes du cheerleading
Les stunts requièrent des athlètes de la force, de la coordination et beaucoup de travail d’équipe. Ils nécessitent aussi d’être pratiqué avec grande sécurité. Dans un stunt chacun des 5 cheerleaders se voient attribuer un rôle.
- Fly. Les flyers (fly) sont les athlètes envoyés en l’air qui effectuent des figures difficiles en hauteur. Ce poste nécessite à la fois beaucoup de souplesse et de gainage. Les flyers sont aussi parfois appelés voltigeurs.
- Bases. Il y a deux bases dans un groupe stunt. Chaque base doit être forte, agile et de la même taille. Les bases sont les supports des flyers qu’elles tiennent par leurs pieds (ou leurs jambes). Elles portent, envoient et rattrapent les flyers. Côté sécurité, elles sont responsables des hanches de l’athlète qui est en hauteur.
- Back. Le back (ou backspot) est habituellement recruté parmi les plus grands athlètes du groupe stunt. Côté sécurité, cet athlète est responsable de la tête et des épaules de la fly. Il est le stabilisateur du stunt en portant et tenant les jambes de la fly au niveau des chevilles ou du reste de la jambe selon les techniques réalisées.
- Front. Parfois, il peut arriver que les groupes stunt incluent un front. Cette cheerleader fait face à tous les autres et travaille avec le back pour stabiliser le stunt.
- Security man. Le security man (aussi appelé spotter) est un membre extérieur au stunt mais obligatoire pour les compétitions. Il est responsable de la sécurité et doit rattraper le stunt en cas de chute ou autre danger.
Voir Figures de cheerleading pour une fly (cheer-france.fr) [archive]
Lire
Cheerleading : le sport le plus dangereux du monde ? [archive] Romuald Gadegbeku, Vice
L'activité physique d’intensité modérée à élevée recommandée par Santé Canada est de 60 minutes par jour afin de prévenir les maladies chez les jeunes de 5 à 17 ans ! (centrecoyotes.com)
Pom-pom
Pom-pom girl ou pom-pom boy, XXe siècle, est composé des mots anglais pom-pom "pompon" car il est typique d'utiliser des pompons lors du spectacle, et girl "fille" ou boy "garçon".
Cependant, aux États-Unis, ces termes n'existent pas, c'est cheerleader qui est employé. En France, il existe une distinction entre pom-pom boy/girl et cheerleader, le premier se référant plutôt à la danse, le second se référant plutôt à la gymnastique et aux acrobaties effectuées pour encourager une équipe sportive.
/image%2F0651393%2F20250704%2Fob_e562d7_pom-pom-girl-universite-cornell-avec.jpg)
Carte postale de 1906 représentant une pom-pom girl de l'université Cornell, avec au bas un slogan
apparemment utilisée par les fans de Cornell – Tirée de l'article de Wikipédia
Lire Pourquoi les cheerleaders s'appellent "pom-pom girls" en France ?
[archive] French Morning US
"Quelle est la différence entre les Cheerleaders et les Pom-pom Girls ?" Ce qu'il faut absolument retenir, c'est que le Cheerleading c'est de la gymnastique, et le Pom-pom c'est de la danse.
elisepompomgirl.com
En vidéo, récapitulatif pour ne pas faire d’erreurs en français, éviter les traductions abusives et utiliser les bons termes en fonction des spécialités. Illustration et présentation des différentes disciplines les plus souvent confondues (Quelle DIFFÉRENCE entre CHEERLEADER et POM-POM GIRL ?)
https://www.youtube.com/watch?v=fEgcb_lSsOY (09/05/2016)
Pom-pom girl est le terme usuel en France qui vient de l'imaginaire français de la meneuse de claque vêtue d'une jupe courte et souriante. C'est une image relativement récente car à l'origine la discipline est exclusivement masculine. Le mot a été popularisé à la fin des années 1970 en France par le film à succès Lâche-moi les baskets (1976), dont le titre original est The Pom Pom Girls, les héroïnes du film ayant choisi ce nom pour nommer leur troupe. La discipline sportive en elle-même s'appelle par néo-anglicisme le cheerleading ("la claque").
Le pom-pom est un style de danse composé de chorégraphies, dynamiques et sportives, qui demandent beaucoup d’énergie et de coordination. La particularité des pom-pom réside dans leurs danses avec des pompons dans les mains. Actuellement, les troupes supportrices s’époumonant pour leur équipe sportive sont considérées comme des pom-pom boys/girls.
Voir aussi "Le pompon" dans Livret d'accueil (fftwirl.fr) PDF p.15
Le pompon des pom-pom
Les pompons, accessoires indispensables de la pom-pom girl, frétillent, colorent les stades et représentent l’identité d'une équipe pom-pom. Il en existe de toutes sortes, de toutes tailles et de toutes couleurs. Il s’agit principalement d’une affaire de goût, mais il est très important de bien les choisir, ce sont eux qui conditionnent tant l’image de l'équipe que le style des chorégraphies.
/image%2F0651393%2F20250704%2Fob_66e572_pom-pom-girls-les-pom-pom.jpg)
La poignée doit être choisie en fonction des mouvements qui seront exécutés avec le poignet, et du mouvement donné aux pompons par la même occasion. Le tout sans négliger le confort ressenti au moment de la prise en main. Les poignées les plus fréquemment disponibles sont (bien qu’il existe d’autres types en fonction des fournisseurs) ÉPÉE, ANNEAUX, BÂTON.
Les fibres qui constituent le pompon peuvent être plus ou moins longues, plus ou mois larges. Leur quantité détermine également le volume des pompons, à adapter en fonction de l'équipe et de l’utilisation qu'elle en fait. Mais attention, évitez le mini pompon pour des adultes, et le maxi pompon pour des enfants.
Il existe une multitude de teintes quelle que soit la gamme choisie. Cependant, nous distinguons deux grandes catégories de couleurs, MAT ou MÉTALLISÉ. Les pompons "mats" mettent avant tout l’accent sur la couleur, tandis que les pompons "métallisés" valorisent davantage les jeux de lumière avec un effet pailleté. Il faut éviter de mélanger pompons mats et métallisés mais libre à vous d’utiliser des paires de pompons assortis ou de couleurs dépareillées. À noter, un seul pompon peut lui même être décliné de plusieurs façons, UNICOLORE, BICOLORE ou TRICOLORE. Si la troupe représente une équipe sportive, une entreprise ou un pays, le choix est simplifié puisqu’il suffit d’utiliser ses couleurs !
Choisir et bien acheter les pompons de Pom Pom Girl (elisepompomgirl.com) [archive]
Illustrations à titre indicatif : Pompon américain – Pompon classique
Sauter la pub et accéder à "Majorette"
Majorette
(Vers 1962) De l’anglais majorette (id. en français) dérivé de drum major ("tambour-major"*) avec le suffixe -ette marque du féminin. (Wiktionnaire)
* Le tambour-major est le sous-officier chargé de diriger une formation musicale militaire lors de défilés tels que Batterie-fanfare, Fanfare, Harmonie militaire. En tant que chef de la formation, il est généralement placé à la tête de la fanfare ou du corps. Le tambour-major est chargé de donner les ordres à l'ensemble, de le diriger pendant la marche et de lui indiquer quoi jouer, quand jouer, la dynamique ou le volume de jeu, et le tempo à respecter. Les ordres peuvent être donnés verbalement, par des gestes de la main, à l'aide d'un sifflet, d'une baguette ou d'une masse. Le tambour-major assure en outre la liaison entre le chef d'orchestre et l'ensemble.
/image%2F0651393%2F20250707%2Fob_8acafb_majorettes-les-gambettes.jpg)
Les majorettes trouvent leur origine aux États-Unis, et s'inspirent des tambours-majors, qui depuis 1872, avaient pour fonction d'harmoniser le pas des fanfares militaires. Le mot se féminise en tambour-majorette à partir de 1927. Par la suite, seule l'abréviation majorette subsistera.
Les majorettes sont des artistes féminines qui combinent le maniement du bâton avec des mouvements de danse, principalement associés aux fanfares lors des défilés. Aujourd'hui elles sont habillées de façon moins traditionnelle, parfois comme les gymnastes avec justaucorps et jupes, et dansent volontiers sur des musiques plus contemporaines. Par ailleurs, les garçons sont de plus en plus nombreux à rejoindre les rangs.
Les majorettes se produisent généralement avec des bâtons, exécutant des routines de marche et des mouvements d'entraînement précis. Le cheerleading, quant à lui, implique des cascades, des acclamations et des numéros acrobatiques destinés à dynamiser les foules, souvent observés lors d'événements sportifs.
Lu dans Majorettes et cheerleading du Cap-Occidental [archive (en)]
Le bâton, l’élément essentiel de la majorette
C'est la canne du tambour-major. Plusieurs sortes de mouvements existent comme les huit (verticaux, en tournant), la "soupe" (comme pour mélanger quelque chose), le lancer pretzel...
Les majorettes peuvent tournoyer avec des drapeaux, tirer avec des bâtons, des masses ou des fusils. Certaines artistes intègrent des roues et des saltos, tandis que d'autres peuvent faire tournoyer plusieurs bâtons simultanément.
Voir Bâton & Baguette – Jonglerie (Lexique "sportif")
Bref historique
Les premières majorettes, dans les années 1930*, étaient des cannes-majors. Issue du lancer de bâton masculin des défilés militaires américains du début du XXe siècle, cette discipline puise ainsi ses origines dans le milieu militaire. À l'époque, devant chaque fanfare qui défilait, se tenait un homme, le tambour-major, qui battait la mesure pour ses musiciens à l'aide de ce que nous appelons aujourd'hui une "canne de tambour-major". Vous pouvez encore en voir de nos jours, lors du 14 juillet pour le traditionnel défilé sur les Champs-Élysées.
Doc. Retour en grâce des fanfares de villages : la tradition a encore de l’avenir ! (BV 30/03/2025) [archive]
* En 1927, Ed Clark a une usine de fabrication de piquets et en transforme un en bâton pour sa fille Kitty qui, de fait, devient la "Majorette" du Eckhart High School Band. La "Tambour-Major" féminine est alors définitivement installée.
Une idée apparut dans l'esprit d'un groupe de jeunes filles : créer le premier groupe de tambour-major fille. N'ayant aucun matériel à leur disposition, elles commencèrent donc en utilisant des manches à balai en guise de canne. Mais ce fut une révolution, ainsi naquirent les premières majorettes. La discipline s’organise rapidement, avec la création du National Baton Twirling Association en 1946, toujours existante en 2022
Avec le twirling tout droit débarqué des États-Unis, reconnu comme sport en 1985 ("twirling bâton"), les majorettes françaises faillirent disparaître – certaines se mirent à déserter les fanfares et à troquer leurs tenues stylisées contre ces justaucorps sans aucune personnalité – et souffrirent pendant des années d'une image ringarde et désuète...
[...] aujourd'hui, nous comptons 4 catégories de majorettes : la canne-major, qui utilise toujours la canne (appelée "masse" dans les pays de l'Est), les bâtons, qui utilisent une baguette, les pompons et les drapeaux. Une association est même née, l'association des majorettes françaises (AMF), qui a pour but de fédérer tous les clubs de majorettes de France, et de défendre leurs intérêts. Un championnat de France est même organisé depuis 2012. Petit à petit, vous allez revoir vos majorettes venir animer vos fêtes de villages, feux d'artifice, foires... souvenez-vous qu'elles s'entraînent dur pour vous offrir le meilleur spectacle possible, et qu'en même temps, elles défendent une vieille tradition française...
Extrait de La canne-major (Les étoiles de L'espoir) [archive] à lire !
Le monde des majorettes est passé d'une tradition populaire à une activité reconnue, conservant son charme unique. Il continue d'évoluer en intégrant de nouvelles tendances, de nouveaux styles, représentant une discipline alliant passion, art et sport. Les majorettes sont regroupées au sein d'associations, défilent lors de fêtes publiques et de démonstrations, et participent à des championnats.
Les disciplines des majorettes
Marche traditionnelle. Cette discipline présente les fondements de base d’une équipe de majorettes : un groupe de 10 minimum évolue sur une musique personnelle, le plus souvent une marche. L’équipe, qui a la totalité du praticable, doit démontrer ses aptitudes en travail d’équipe, en ensemble, changement de formation et marche. Cet enchaînement est souvent appelée "parade sur estrade" par les groupes de majorettes. Le bâton est manipulé sans être lancé.
Parade en marche. Cette discipline est un défilé de majorettes : l’équipe doit suivre un chemin imposé autour du praticable (cf. règlement majorettes) avant de terminer en pose à la droite des juges. L’enchaînement doit être réalisé en avançant pendant toute la production et en mettant en valeur la marche et le travail d’équipe par des changements de formations et des échanges. Les lancers sont limités à 2 tours.
Parade arrêtée. Cette discipline ressemble un peu à une équipe twirling/Danse Twirl avec l’utilisation totale du praticable et une plus grande liberté au niveau de la chorégraphie qui est en accord avec la musique choisie. La marche, toujours présente, est entrecoupée de pas de danse et de mouvements corporels en coordination avec le maniement du bâton et le rythme de la musique. Les passages au sol sont autorisés. Les lancers sont limités à 2 tours. La production est notée sur la technique et la qualité de l’enchaînement.
Groupe accessoires. Chaque participant utilise un bâton, et un minimum de 2 accessoires en rapport avec le thème choisi. Est considéré comme accessoire tout élément pouvant être apporté sur le praticable et qui sera utilisé au moins une fois pendant la production. Tout candidat ne pourra pas rester plus de 10 secondes sans accessoire et/ou bâton. Toute chorégraphie est autorisée, en rapport avec la musique choisie et la marche est peu ou pas utilisée. Les passages au sol sont autorisés, les lancers limités à 2 tours.
Duo accessoires. Deux candidats évoluent sur une musique personnelle : une chorégraphie orchestrée autour d’un thème où le bâton et un minimum de 2 accessoires sont nécessaires pour la production. Passages au sol autorisés, lancers limités à 2 tours. Les candidates utilisent la totalité du praticable, d’où la nécessité de déplacements. L’enchaînement met en valeur les aptitudes des concurrents aussi bien avec le bâton qu’avec l’accessoire en coordonnant le plus possible les différents éléments. La production est appréciée sur la technique et la qualité de l’enchaînement.
Solo accessoires. Travail semblable au duo avec accessoires mais cette fois-ci en individuel. La musique personnelle est choisie autour d’un thème avec utilisation d’un bâton et 2 accessoires au minimum, en rapport avec la chorégraphie. Le candidat utilise la totalité du praticable. Passages au sol autorisés, lancers limités à 2 tours. L’enchaînement met en valeur la coordination des pas de danse, l’utilisation du/des bâtons et le maniement des accessoires en simultané ou non. Le candidat est noté sur la technique et la qualité de la production.
Livret d'accueil (fftwirl.fr) PDF pp 16-17
En vidéo. Les Major’s Girls, une troupe de majorettes d’une moyenne d’âge de 60 ans qui révèle des femmes qui n’ont pas dit leur dernier mot ! [https://www.youtube.com/watch?v=2XvHcZvOyek] 6 juin 2024
Danseur et chorégraphe, Mickaël Phelippeau poursuit une démarche artistique singulière centrée sur le portrait et la relation aux autres. Après Footballeuses, il fait équipe avec les Major’s Girls, groupe mythique de majorettes montpelliéraines. Fasciné depuis son enfance par les défilés de majorettes, il l’est tout autant quand il les rencontre, écoute leurs histoires extraordinaires et décide de mettre en scène douze d’entre elles. Avec une longue pratique dans les jambes, elles débarquent vêtues d’un costume bleu, coiffées d’un chignon impeccable, fières d’exécuter leurs chorégraphies joyeuses et bigarrées. Transformant la parade en un lieu de vie, le chorégraphe nous offre l’essentiel : la passion qui les unit, l’amitié, le temps qui passe, la transmission, un art sans clichés où elles affirment leurs désirs de femmes. Un spectacle festif et revigorant, une rencontre humaine inoubliable ! (maisondeladanse.com)
Voir Retraitées, elles sont majorettes à Montpellier... dans Ces aînées étonnantes
Documentation
Quand les majorettes de Limoges défilaient au pas cadencé (Archives municipales) [archive] voir des photos
Les majorettes, c'est la cohésion, l'esprit d'équipe, quand plusieurs personnes ne font plus qu'une tant sur le plan sportif que spirituel. (desencyclopedie.org)
Twirling-bâton
/image%2F0651393%2F20250704%2Fob_a77025_twirling-baton-illustration.jpg)
Le nom de la discipline "twirling bâton" comprend deux termes, l’un anglophone, l'autre francophone. Twirl est un mot anglais qui signifie "virevolter, tournoyer" ou "tourbillonner". Ce terme décrit ainsi ce qu’il faut faire avec le bâton qui constitue le second terme désignant le nom de cette discipline.
De par le maniement du bâton et l'enseignement des bases corporelles, les majorettes sont quelque peu similaires au twirling bâton. Mais ces deux disciplines restent très distinctes en compétition au sein des fédérations : si le twirling se positionne comme un sport à part entière, les majorettes sont davantage considérées comme une catégorie Spectacle. Le twirling-bâton, par son rôle d'animation d'événements tout en étant une forme de danse, joue un rôle assez proche du cheerleading (gestuelle des "pom-pom girls").
Origines du twirling
Les mouvements de twirling puisent leurs origines dans les rites sacrés des danseurs de Siam, d’Arabie et des Îles Samoa, doués de force et d’agilité aussi bien physiques que mentales, qui expriment des messages symboliques transmis à l’aide de couteaux, d’armes à feu, de torches et de bâtons. De la même manière, après la seconde Guerre Mondiale et au cours de festivals de danse ou des marches de l’armée américaine, les bâtons prolongent les bras des participants tels des drapeaux. Les parades subliment alors l’adresse des participants.
Le twirling bâton naquit aux États-Unis dans les années 1940. Des bâtons plus adaptés aux mouvements sont créés. Il y est officiellement reconnu comme sport en 1953. Deux talentueux jongleurs américains, Billy Finch et Norman Crider (1938-2009), se lient d'amitié avec le jongleur français Pierre Bel (1927-1980) et l'initient à cet art nouveau qu'est le Twirling à partir de 1958. Adepte convaincu du twirl, Pierre Bel intègre dans son numéro une routine de bâton. Il devient un maître en la matière et développe de façon significative cette discipline en Europe en 1961.
Parallèlement, en France, le mouvement majorette prend de l’ampleur jusque dans les années 1960. Historiquement issue de la fédération de majorettes, la Fédération Française de Twirling Bâton obtient dès 1978, auprès du Ministère de la Jeunesse et des Sports, la délégation pour exercer, enseigner et attribuer les titres de champions aux pratiquants de twirling. Elle appartient au niveau international à la World Baton Twirling Federation.
D'après L’Histoire du Twirling (FFTWIRL) [archive]
Les troupes de majorettes, essentiellement fondées sur la marche et le lancer de bâton, leur spécificité, vont évoluer dans leur pratique, donnant naissance au "twirling bâton" reconnu comme sport en 1985. Les garçons commencent à pratiquer.
/image%2F0651393%2F20250704%2Fob_3d581a_twirling-garcon-et-majorette-fill.jpg)
Majorette : groupe en uniforme qui parade lors des fêtes et des défilés. Twirling Bâton : sport d’adresse consistant à manier un bâton sur un fond musical en effectuant des mouvements gymniques, et avec un échauffement gymnique plus intense.
D'après Patricia Mallard, présidente de la ligue de Haute-Normandie de twirling bâton
Mélange de danse, de théâtre, de gymnastique et de maniements de bâtons, le twirling, en tant que discipline sportive mixte, est comparable à la gymnastique rythmique et sportive.
Le bâton reste le plus souvent le matériel principal à utiliser lors de la pratique.
Voir Qu'est ce que le Twirling Bâton ? (nbta-france.com) [archive]
Les branches du twirling bâton
Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ?
Il existe trois branches dans le twirling bâton, les pratiques NBTA, FFTB et FSCF.
La National Baton Twirling Association (NBTA) est une fédération sportive du twirling bâton, ce sport qui mêle danse, gymnastique et l'utilisation d'un bâton.
La Fédération française de twirling bâton (FFTB) a été créée le 1er janvier 1989. Elle se donne pour objet d'assurer la formation, l'évolution et l'activité de tous les groupes ou individus intéressés par la technique du twirling bâton, et de ses activités de support (musique, marche, danse, gymnastique), conseiller, soutenir et défendre les intérêts communs à toutes les associations sportives affiliées à la fédération, aider au soutien de toutes les œuvres s'efforçant de réaliser pratiquement les conceptions de la fédération, distribuer diplômes et récompenses à l'occasion de championnats, stages... À la suite de la fusion de la FFTB et de la Fédération Sportive Nationale de Twirling (FSNT) pour devenir la Fédération Française Sportive de Twirling Bâton (FFSTB), cette dernière est restée affiliée aux deux fédérations internationales : elle participait donc jusqu’à présent aux Championnats du Monde WBTF et aux Championnats du Monde WFNBTA. En 2013 est créé l’International Baton Twirling Federation (IBTF), regroupant les dirigeants de ces deux fédérations mondiales.
La Fédération sportive et culturelle de France (FSCF) est un organisme fondé en 1898 par le docteur Paul Michaux sous le nom d’Union des sociétés de gymnastique et d’instruction militaire des patronages et œuvres de jeunesse de France, vite remplacé par celui de Fédération gymnastique et sportive des patronages de France, afin de regrouper les nombreux patronages paroissiaux qui se développent à la fin du XIXe siècle. La danse est la première activité culturelle à faire l’objet d’une commission spécifique en 1971, en même temps que la gymnastique rythmique et sportive (GRS)1, puis viennent les majorettes en 1973... L'apparition de compétiteurs masculins2 incite la commission fédérale à revoir son appellation et, en , faute de trouver un mot français satisfaisant, elle opte pour l'anglais twirling sans y accoler le mot bâton pour se différencier de la Fédération française de twirling bâton3.
3. Jean-Marie Jouaret (op.cit.) "Petite histoire partielle et partiale de la Fédération sportive et culturelle de France (1948-1998)" t.1 (p.603) Paris, FSCF (à compte d’auteur, imp. Déja-Glmc, préf. Gérard Cholvy)
de twirling-bâton
Différents niveaux par âge : poussins (6 à 8ans), benjamins (8 à 10ans), minimes (10 à 12ans), cadets (12 à 14ans), pré-juniors et juniors (14 à 17ans) et adultes, séniors (18 ans ou plus).
Il existe 3 niveaux spécifiques en fonction des connaissances et des compétences dans cette discipline : Préliminaire - Intermédiaire - Avancé. Avec un bon niveau élevé, il est possible de participer à des concours ou des compétitions (même internationales) et remporter des trophées.
Équipes et groupes (twirling, danse twirl). On distingue les petites équipes de 4 à 7 éléments, les grandes (de 8 à 11). Au delà de 11, il s'agit de groupes. Les qualités jugées concernent alors davantage les déplacements, les échanges de bâton entre éléments et la chorégraphie d'ensemble.
En savoir + dans Livret d'accueil (fftwirl.fr) PDF pp 13-14
Les disciplines du twirling-bâton
En solo, duo, équipe, groupe...
Voir Le twirling et ses disciplines dans Livret d'accueil (fftwirl.fr) PDF p.9
Solo Twirling 1 bâton et 2 bâtons. Sur carré de 5m X 5m et sur musique imposée1, c'est la discipline la plus "pure" par ce qu'elle fait essentiellement appel à la technique du bâton, la rapidité et la netteté des enchaînements, et autorisant des manipulations du bâton très techniques comme les lancers, les flips2, les "doigts" ou les "roulers" dont il existe plusieurs versions. Cette catégorie de base se décline en deux formes : le solo à un bâton (présentation d’un enchaînement uniquement basé sur la technique du twirling sans aucun arrêt, avec une rapidité consistante) ou le solo à deux bâtons (présentation d’un enchaînement technique avec diverses combinaisons à deux bâtons en mouvement continue).
Solo 3 Bâtons. Sur carré de 5m X 5m et sur musique imposée1, présentation d’un enchainement avec des combinaisons diverses avec 3 bâtons mêlant technique du twirling et de jonglerie3.
Solo Rythmique Twirl (Danse). Épreuve très artistique et technique. Elle consiste à intégrer aux mouvements du Twirling, de la danse et de la gymnastique. La chorégraphie adaptée au thème musical présente tout un panel de mouvements dans l'espace et autour du corps. L'ensemble du praticable doit être utilisé. Musique imposée (intermédiaire) ou personnelle (avancé).
Solo Freestyle. Musique libre, chorégraphie sur un praticable de basket mêlant maniement du bâton, danse et gymnastique.
Strutting. Cette catégorie s'éloigne déjà nettement du Twirling pur en ce que le bâton est réduit au rôle d'accessoire : il est interdit de le lancer ou de le lâcher, d'effectuer des "roulers" ou des "doigts". Le seul mouvement de base autorisé est la rotation dans la main, mais seulement deux dans le même sens : à partir de trois, c'est considéré comme de la technique pure. Les mouvements du Strutting constituent un mélange de gymnastique et de danse effectué en rythme avec la musique, mais sont là aussi étroitement canalisés. Il est permis d'effectuer des sauts, des tours sur une jambe (le "piqué" du patinage artistique), des "planches", des illusions4, des "battements", des arabesques*, des levers de jambes avant, arrière et sur le côté. Les acrobaties* sont interdites et la musique imposée.
Strutting en X. Sur musique imposée1,5, d'après les directions prescrites, c’est un enchaînement individuel basé essentiellement sur le rythme, les mouvements corporels et la grâce, sans contact avec le sol à l’exception... des pieds. Cette discipline unique incorpore des formes de mouvement et des marches de style militaire, où le bâton est utilisé comme accessoire, mais reste complémentaire. (Cf. Règlement sportif 2023-2024 (NBTA) PDF pp 11-13)
Duo. Sur musique imposée1 et carré de 10m X 10m, il reprend les mêmes principes que le solo, mais impose beaucoup d'échanges, d'ensemble et de coordination entre les deux partenaires, qui effectuent toutes sortes de mouvements techniques, un enchaînement sans aucun arrêt.
Duo Freestyle. Musique libre, chorégraphie sur un praticable de basket mêlant maniement du bâton, danse et gymnastique.
Le twirling en équipe dont Danse Twirl. Musique imposée1 ou libre sur un quart de praticable ou praticable complet (terrain de basket) selon le niveau. Présentation d’une chorégraphie autour d'un thème où se mêlent technique twirling, danse et expression visuelle (utilisation de l’espace et mise en scène). Voir plus haut Majorette Parade arrêtée
Le twirling en groupe dont Groupe Artistique. 15 participants et plus évoluent sur le praticable (terrain de basket). Musique libre.
Show Corps. Discipline du Twirling bâton mêlant mouvements de bâton, danse et difficultés techniques. Elle est souvent très appréciée du public pour son aspect spectaculaire qui demande beaucoup de souplesse, de technique du bâton, mais aussi d’endurance, la chorégraphie durant environ une dizaine de minutes.
Pompons et Bannières. Dans cette disciplines, qui intervient le plus souvent à la fin des compétitions, on trouve les bannières et les pompons, où disparaît non seulement la technique du bâton mais le bâton lui-même. Dans le premier cas, il est remplacé par des drapeaux, dans le second par des pompons, dans des évolutions de groupes où compte la cohésion d'ensemble. La précision des déplacements et la création de formations sont variées. La chorégraphie est adaptée au thème musical (voir fftwirl.fr PDF p. 15).
Livret d'accueil (fftwirl.fr) PDF pp 8-12
5. Télécharger Gloria, musique de référence pour le Strutting en X et l'équipe NBTA (Musiques officielles)
Le bâton d'or
Le Bâton d'Or est une compétition qui a lieu en février, dont l'objectif est de sélectionner les candidats les plus méritants (catégories avancées uniquement) et de former l'équipe de France qui représentera la NBTA au Championnat d'Europe ou du Monde la même année.
À noter, le twirling n'est actuellement pas une discipline des JO, considéré comme trop proche de la gymnastique.
En vidéo, le twirling-bâton selon Lily
https://www.youtube.com/watch?v=SNCUH8MmJyU (21/02/2022)
Le twirling bâton, un sport dérivé des majorettes qui se rêve olympique (Le Parisien) [archive sans vidéo]
À quoi peut servir le twirling bâton ? À rien comme beaucoup de trucs. Ça ne sert à rien mis à part contenter les gens avides de beaux spectacles tant sur le plan artistique que sportif. Oui le twirling bâton c'est avant tout une philosophie, une certaine vision de la pureté, l'amour de l'effort au service de l’esthétique. Oui c'est tout ça le twirling bâton... la beauté de l'effort et le dépassement de soi. (desencyclopedie.org)
_______________
Documentation
Sources principales
Cheerleader
Le cheerleading (centrecoyotes.com) [archive]
Pom-pom
Majorette
Twirling (bâton)
NBTA (National Baton Twirling Association)
Le musée du twirling numérique a fait son apparition en 2016 sur les réseaux sociaux et récolte toutes les archives de notre sport. Il est possible d'y trouver divers résultats, comme diverses vidéos à partir de 1979.
Voir aussi
Général
Cheerleader et pom-pom girl (et majorettes) (elisepompomgirl.com) [archive]
Autres docs dans lesquelles puiser (textes, photos)
Twirling bâton (sports.gouv.fr) [archive sans vidéo]
Bâton
Un mot sur le bâton dans ARTS MARTIAUX Canne (France, Europe)
Terminologies
Gymnastique rythmique (Gymnastique artistique)
Divers