3-Activités en Mongolie
Berceau de plusieurs cultures, aux confins de l’Orient et de l’Occident, la Mongolie abrite très peu d’habitants malgré l’importante superficie de son territoire : on estime que France, Royaume-Uni, Allemagne et Italie en termes de surfaces, ne couvriraient pas la totalité de cette République !
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Une esquisse du peuple mongol
Les Mongols, de tradition chamaniste1, ont connu tôt, par le biais des contacts avec leurs voisins nomades et sédentaires, diverses religions : bouddhisme, christianisme nestorien2, islam, taoïsme, sans parler des influences du zoroastrisme et du manichéisme présentes dans d'anciens royaumes des steppes.
2. Le nestorianisme est une hérésie de Nestorius, évêque de Constantinople (v. 380-451) qui essaye d’expliquer les deux natures dans le Christ, pour cela il affirme l’existence de deux personnes, l’une divine, le Fils du Père, l’autre humaine, le fils de Marie. "Il voit dans le Christ une personne humaine conjointe à la personne divine du Fils de Dieu". De ce fait il refuse à Marie le titre de "Mère de Dieu". (Église catholique en France)
Les Mongols savaient parfaitement exploiter la profondeur de leurs lignes pour éviter les batailles rangées coûteuses. Leur connaissance du temps de déplacement des forces, tant les leurs que celles de l'ennemi, leur permettait de garder constamment une longueur d'avance. Leur mobilité forçait les forces ennemies à se déplacer, soit vers l'avant, soit vers l'arrière1.
Leur arme de prédilection était l'arc composite2, qui pouvait tirer des flèches deux fois plus loin que celles des armées adverses.
La technique mongole consiste à tirer la corde en utilisant uniquement le pouce, le doigt le plus puissant, pour saisir la corde. Autour du dos du pouce, l’index ou le majeur renforcent la prise. C'est la technique traditionnelle dans les steppes asiatiques, ainsi qu'en Corée, au Japon, Tibet, en Chine, Turquie, Inde et Perse récente. Elle a également été utilisée par Ishi, le dernier des Yana, avec ses arcs courts.
Voir aussi Arc ("catégorie" Wikipédia)
Une tradition équestre
Les jeunes enfants, n’étant pas nécessairement familiers des jeux répandus en Occident, trouvent dans les chevaux de formidables copains de jeux. Ils sont en selle ne sachant à peine marcher, et suivent leurs parents, comme ceux-ci ont suivi leurs propres parents en leur temps. Ceci est facilité par le tempérament docile et tranquille des chevaux mongols, leur petite taille et l’aspect pratique qui leur est propre. Aucun cheval en Mongolie n’est ferré. En ce qui concerne la nourriture, il a su s’adapter et parvient à tirer parti de chaque brin d’herbe et de parfois très peu d’eau. En somme, ce cheval est une richesse à lui seul.
Les Mongols ne sont pas en reste quand il s’agit de distractions
Il existe trois jeux auxquels ils adorent s’adonner. Le tir à l’arc, les courses de chevaux et la lutte mongole. Ces activités ont lieu à travers des tournois et des festivals. Le festival de Naadan représente l’occasion annuelle aux cavaliers, de se mesurer sur la célèbre course du même nom. Cette journée de fête nationale qui commence chaque année le 11 ou 12 juillet, marque le début de l’indépendance de la Mongolie vis-à-vis de la Chine en 1921. Cependant, le Naadan aurait été instauré dans les années 1200 par Gengis Khan (1155 ou 1162 - 1227).
Le festival de Naadan
Synonyme de rassemblement et de fierté, le Naadam incarne l’un des plus grands temps forts culturels de l’été mongol.
Le mot naadam signifie "jeux sportifs" en langue mongole, et plus généralement "célébration, réjouissance, rendre honneur" : Naadam est une fête nationale traditionnelle, symbole de l'indépendance et de la souveraineté de la Mongolie. Le Naadam rassemble trois jeux traditionnels les plus importants, les "Trois Jeux Virils" : course de chevaux, lutte mongole et tir à l’arc - ce dernier tendant à tomber en désuétude au profit du développement du tir d'osselets*, considéré comme un nouveau "Jeu Viril" depuis 2003 - dans une atmosphère festive, mais célèbre aussi la diversité des traditions mongoles et l’inclusion grandissante, notamment des femmes dans l’archerie et les courses. Il témoigne de la force du patrimoine culturel du pays.
* Lire Le tir aux osselets mongol [archive] + vidéo ci-dessous (UNESCO Patrimoine culturel immatériel)
Le Naadam plonge ses racines dans des siècles d’Histoire : ses épreuves seraient issues des entraînements militaires organisés pour les guerriers de l’Empire. Organisé principalement chaque été, du 11 au 15 juillet, ce festival national commémore l’anniversaire de la révolution mongole de 1921 et l'indépendance du pays vis-à-vis de la Chine, tout en étant l’expression vivante de la culture contemporaine.
Cette fête nationale se déroule sur l’ensemble du territoire : chaque village peut organiser son propre Naadam, parfois à des dates légèrement différentes. Cependant, le plus grand rassemblement reste celui d’Oulan-Bator, épicentre du festival où l’on vient de toutes les régions pour assister aux cérémonies d’ouverture et profiter des animations pendant plusieurs jours.
Vidéo : Naadam, Mongolian traditional festival [en]
https://www.youtube.com/watch?v=RI67liJxJtQ 05/11/2010
Cérémonie d'ouverture
Les festivités s’ouvrent sur un impressionnant défilé militaire place Gengis Khan avant que soldats, athlètes, moines, danseurs et musiciens n’enflamment le principal stade de la capitale. Dès le début des festivités, le public plonge dans une ambiance haute en couleurs : les deux premiers jours voient s’enchaîner les compétitions de lutte, de tir à l’arc et aux osselets, alors que les spectateurs déambulent parmi les stands animés, savourant des khuushur (beignets de mouton frits) et découvrant la créativité des enfants arborant le drapeau national peint sur leurs visages.
Lire Naadam, festival traditionnel mongol (2009) [en archive 03/01/2026]
Le tir à l'arc
Le tir à l’arc est ouvert aux hommes et aux femmes, et se pratique dans le traditionnel deel*. Petite originalité, la cible est composée de multiples petits cylindres posés à distance.
Cette épreuve est ouverte aux femmes, qui tirent 20 flèches sur une cible placée à 60 mètres, alors que les hommes tirent 40 flèches sur une cible à 75 mètres. L'art du tir à l'arc est très ancien en Mongolie, et l'habileté des Mongols à utiliser cette arme depuis le dos de leur cheval est en partie à l'origine de leurs succès guerriers lors de l'expansion du "Grand Empire Mongol" au XIIIe siècle. Aujourd'hui, le tir à l'arc se fait à pied lors des épreuves du Naadam. Cette épreuve tend à disparaître, parfois faute de participants dans certains Naadam de province.
Lire "La Mongolie ne disparaîtra que si [le deel] disparaît du monde" (Isaline Saunier) In Situ (2024)
Le Kyūdō ou la voie de l'arc (Japon) (+ tao)
Remonter haut de page - Arc mongol
Les courses de chevaux
Les courses hippiques du Naadam se tiennent sur l’immense plaine de Khui Doloon Khudag, à environ 50 km d’Oulan-Bator. La ferveur populaire attire chaque année des milliers de spectateurs venant des quatre coins du pays. Plus qu’une simple course de vitesse, c’est une épreuve d’endurance où la distance varie entre 10 et 26 km selon l’âge du cheval. Les éleveurs sont honorés lorsque leur monture sort victorieuse, recevant pour l’occasion un bol d’airag, le lait de jument fermenté.
Au sujet de la course elle-même, elle se concourt par de jeunes enfants, qui partent le ventre vide et avec un harnachement très sommaire. Tout est bon pour alléger la monture ! Quoi qu’il advienne, à l’issue des courses, lorsque les perdants digèrent leur résultat, la malchance et leur classement ne sont en aucun cas attribués aux chevaux. Les animaux ne sont jamais estimés fautifs. Les entraîneurs ont en revanche un rôle crucial dans le placement de leurs protégés au niveau des résultats.
Lire aussi Le Palio de Sienne (Conflits 14/01/2026)
Remonter haut de page - Une tradition équestre
La lutte mongole
La pratique de la lutte en Mongolie est très réputée et populaire.
La lutte mongole, bökh (ou "lutte nationale" ündesnii bökh ou encore "célébration nationale" ündesnii bayar) est une forme de lutte traditionnelle, un sport très physique dans lequel les lutteurs doivent être très forts et agiles. La lutte mongole est également très stratégique et les lutteurs doivent être capables de "lire" leur adversaire et de planifier ses mouvements en conséquence.
* Bökh signifie "courage, fiabilité, vitalité, durabilité", de la racine mongole *bekü "ferme, dur, solide ; combattant, homme fort". Le tournoi de la lutte est bökhiin barildaan.
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Lutteurs mongols comme pièces d'un jeu d'échecs mongols
L'histoire de la lutte mongole remonte à plus de 2000 ans. Des motifs de lutte ont été retrouvés sur la plaque de ceinture en bronze dans une tombe des Xiongnu du IIIe siècle. Les Xiongnu ont fondé le premier empire, la puissance dominante dans les steppes du nord-est de l'Asie centrale, leur territoire étant centré sur la région qui est connue au présent comme la Mongolie. À l'origine, la lutte était beaucoup plus centrée sur l'aspect militaire, principalement pour démontrer sa force, son endurance et son habileté, les importantes qualités dans la société nomade. Elle permettait d'établir le classement des candidats, et également, ce fut l’examen des guerriers de l'Empire. Les lutteurs exceptionnels avaient droit à de hautes distinctions.
Actuellement, la lutte, sport vedette le plus populaire auprès des citadins qui ont peu de contacts avec les chevaux, est pratiquée lors de nombreuses occasions comme des rituels de sacrifices, des célébrations publiques et la Fête de Naadam. La lutte est la plus importante des "Trois Compétences Viriles" historiques de la culture mongole. Les compétitions du Festival de Naadam se déroulent pendant des heures tout au long chaque jour et sont retransmises à la télévision Mongole en direct.
La lutte mongole se distingue des autres types de lutte par l'absence de catégories de poids, et de temps imparti, chaque duel se poursuivant jusqu’à la chute de l’un des adversaires, mais n'excède pas trois heures, si jamais aucun des deux hommes ne tombe. Les épreuves de lutte sont réservées aux hommes.
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Lors des compétitions, les lutteurs sont vêtus d'un costume traditionnel en tissu : culotte (bleue) brodée, boléro (rouge) très échancré (qui ne couvre que bras, épaules et haut du dos) fixé sur le devant à l'aide d'un nœud, bottes épaisses richement brodées, chapeau de velours (rouge et noir).
Les traditions divergent entre Mongolie (aujourd'hui indépendante) et Mongolie-Intérieure (Chine). Les costumes de ces derniers sont proches de ceux des lutteurs mandchous, ils portent des pantalons, tandis qu'une culotte est portée en Mongolie. Les lutteurs de Mongolie ont une sorte de boléro en tissu, tandis que ceux de Mongolie-Intérieure sont parfois en cuir, parfois avec des clous, et comportant souvent plusieurs morceaux de tissus multicolores attachés à l'arrière sur le collier des lutteurs. Dans les 2 cas sont portées des bottes mongoles solides en cuir.
Costumes de Bökh en 1909, dans l'actuelle Xian autonome mandchou et mongol de Weichang
Les règles sont simples : le but est d'attraper l'adversaire et de le forcer à toucher le sol avec n'importe quelle partie du corps (genou, dos, postérieur) en utilisant n'importe lequel des mouvements traditionnels (mekh), qui se comptent à plus de 400. Il existe en outre de nombreuses règles non écrites de la lutte : le croche-pied est autorisé, mais les balayages sont interdits. Après le premier tour, les juges divisent les gagnants en paires et tout se répète.
Lorsque les lutteurs entrent sur le ring, avant le début du combat, ils exécutent la "danse de l'aigle", reproduisant le vol de l'oiseau mythique Garuda. Ils agitent les bras, s'accroupissent, tapotent leurs cuisses. Les mouvements du lutteur sont une danse qui représente les déploiements des ailes, le vol d'oiseau. On dit déployer majestueusement les bras, avoir le regard vif d'un élan, attaquer comme un aigle ou faucon par surprise, c’est-à-dire, une imitation des comportements des animaux sauvages les plus forts.
Voir aussi pour info Turul, l'oiseau du mythe de l'origine des Magyars (mi-aigle mi-faucon)
Les seconds ôtent les chapeaux aux lutteurs. Le combat commence. Le lutteur qui touche le sol est éliminé du jeu, le public salue le vainqueur, qui exécute à nouveau la danse de l'oiseau Garuda, puis a lieu la cérémonie de la séparation amicale des lutteurs : le lutteur vaincu, ayant délié le nœud de sa veste, passe sous l'épaule du lutteur vainqueur.
En règle générale, 512 lutteurs participent aux compétitions de Naadam, qui se déroulent sur deux jours, et une paire reste au neuvième tour. Le titre de chaque lutteur vainqueur est chanté pendant sa danse qui représente les déploiements des ailes et le décrit conformément à ses caractéristiques et son apparence personnelles.
La tension du public monte au 5e tour, lorsque les vainqueurs reçoivent des titres honorifiques. Pour 5 victoires le titre attribué est "nachin" (faucon ?) - pour 6 victoires "khartsaga" (faucon ?) - pour 7 victoires "zaan" (éléphant) - pour 8 victoires "gardi" (garuda).
Pour avoir remporté 9 rounds "arslan"(lion) est décerné.
Si le vainqueur des compétitions de lutte se voit décerner la deuxième fois le titre le plus élevé pendant le Naadam, il reçoit le titre le plus honorifique de "avarga" (géant).
Les lutteurs sont très populaires en Mongolie et sont considérés comme des héros. Ils sont souvent invités à des événements publics et sont traités avec beaucoup de respect. La lutte mongole est un sport très important pour la culture mongole et est un symbole de la force et de la résilience de ce peuple.
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Un mot sur l'art de la fauconnerie
La fauconnerie est l'art de capturer un gibier dans son milieu naturel à l'aide d'un oiseau de proie affaité (dressé). La chasse avec des oiseau de proie est parmi les plus anciennes formes de chasse pratiquée par l'Homme. On a trouvé des faucons momifiés dans les tombes des pharaons de l´ancienne Égypte. Le monde antique grec et latin a connaissance de cet art sans le pratiquer. Une plaque de ceinturon gallo-romain évoque la chasse au vol. À la fin du XIIIe siècle, Marco Polo avait signalé que le Grand Empereur mongol Kubilai Khan, petit-fils de Gengis Khan, allait chaque année, au mois de mars, à Cambaluc (actuelle Pékin) accompagné de 10 000 fauconniers et oiseliers pour se consacrer à la chasse.
Les Kirghizes, guerriers nomades et chasseurs, seraient les héritiers de cette tradition mais qui pourrait être apparue chez les Scythes ou d'autres peuples plus anciens1. Cet art connu donc depuis l’Antiquité (il y a 3500 ans) est pratiqué dans plus de 80 pays et a été inscrit au patrimoine culturel immatériel de l'humanité de l'Unesco dès le 2.
2. Convention pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel [archive] (PDF) 0
De nombreuses espèces de rapaces sont utilisées : les faucons, les autours, l'épervier pour le vol de la caille, l'aigle royal au Kazakhstan pour voler le renard voire le loup, les faucons sacres pour le vol de l'outarde houbara, etc.
https://chateauduriage.wordpress.com/2021/05/15/petite-histoire-de-la-fauconnerie/
La fauconnerie semble trouver son origine dans les steppes et les hauts-plateaux d'Eurasie centrale, dans des régions où, maintenant encore, se rencontre la plus grande concentration naturelle d'oiseaux de proie aptes à être affaités. En effet, sur un grand plan ouvert, l´oiseau de proie est l´arme de chasse la plus appropriée chez ces peuples chasseurs. Les peintures rupestres puis des écrits témoignent de la prospérité apportée grâce à la fauconnerie en Chine ou en Tartarie*. Le long des routes de la soie, la fauconnerie, et en particulier la pratique d'échanger des oiseaux de chasse en guise de présents, était étroitement liée à la diplomatie et aux interactions culturelles entre les différentes sociétés qui jalonnaient ces itinéraires. Cette pratique reste très vivace en Asie centrale de nos jours malgré la vie moderne.
* La "Tartarie" est une aire qui couvrait Sibérie, Turkestan, Mongolie, Mandchourie et quelquefois le Tibet. L'expression désignait également, au XVII e siècle, l'Empire mongol. Sa totalité a été appelée "Tartarie universelle". L'idée de la "Tartarie" ou d'un "Empire tartare" est une construction historiographique du XVIe et XVII e siècles et n'a jamais été une réalité politique.
Le faucon était un oiseau symbolique important dans l'ancienne Mongolie.
Ils partagent leurs connaissances avec les jeunes générations et les visiteurs étrangers.
Cette transmission est essentielle pour maintenir en vie les traditions ancestrales.
Découvrir les traditions des chasseurs de faucons en Mongolie (Globe Ethnique Et Culturel)
La fauconnerie, un patrimoine vivant et un sport traditionnel le long des routes de la soie
(Programme des routes de la soie)
Voir aussi Sport avec animaux ("catégorie" Wikipédia)
Jeux olympiques
En 2020 aux jeux de Tokyo, la Mongolie participe avec un total de quarante-trois hommes et femmes. Aux Jeux de Paris 2024, 32 athlètes mongols participent à ces sports : tir à l’arc, athlétisme, boxe, cyclisme, judo, tir, natation, tennis de table, lutte libre et haltérophilie1. Sur ces disciplines, quatre (en gras) sont issues ou liées aux traditions de la culture nomade mongole. Pour repère, le Naadam traditionnel comprend trois compétitions principales, la lutte mongole, le tir à l’arc et les courses de chevaux. À titre de comparaison, le Kazakhstan envoie quatre-vingts athlètes participer à vingt-cinq sports.
En septembre 2024, la Mongolie participe également aux Nomadic Games à Astana, Kazakhstan (presque à domicile, donc), sorte de Jeux olympiques thématiques2. Ces jeux, avec 3000 participants de plus de 100 pays, comprennent vingt sports, dont la course à cheval, la lutte, les arts martiaux, le tir à l’arc, la chasse à l’aigle et des jeux folkloriques et ethniques.
Issus de la culture nomade, ces Jeux forment aujourd’hui un projet culturel autour d’une identité. Dans le contexte de concurrence entre pays, les États d’Asie centrale indépendants depuis 1991, ainsi que la Mongolie travaillent leurs identités à partir de cette culture nomade.
2. https://worldnomadgames.kz/en
Extrait de Identité et visibilité aux JO, le choix de la Mongolie (Telos 25/07/2024)
Les Jeux mondiaux (Sauvetage sportif)
La boxe à cheval ! (dans Boxe rubrique "Curiosités")
Sauter la pub pour de la "Documentation"
Documentation
Sources, en plus de celle déjà citées
- Bökh (lutte Mongole) [archive] + jolies photos !
- Guerriers mongols, 2013 [archive] + les belles photos !
- La lutte mongole [archive]
- La Lutte Mongole (archive, page défectueuse)
- Les fêtes de Naadam en Mongolie [archive]
- Lutte mongole (Wikipédia) [en]
"Mongolie" en bref
La Mongolie (en mongol Монгол Улс, translittération latine Mongol Uls, en mongol bitchig ᠮᠣᠩᠭᠣᠯ ᠤᠯᠤᠰ littéralement "État mongol") est un vaste pays d'Asie orientale enclavé entre la Russie au nord et la république populaire de Chine (RPC) au sud.
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Sa capitale et plus grande ville est Oulan-Bator (en mongol Улаанбаатар Ulaanbaatar "Héros rouge")
Le régime alimentaire est essentiellement basé sur les produits animaux : la viande, qualifiée "d'aliment rouge", et les produits laitiers, les "aliments blancs". Ceux-ci ne sont pas consommés de la même façon au cours de l'année. Les mois blancs Les mois d'été, sont ceux des produits laitiers. En effet, c'est la pleine saison des naissances, et toutes les femelles sont en période de lactation. Fromage, beurre, lait de jument fermenté, yaourts... forment alors la base de l'alimentation. Ce régime correspond également à des besoins caloriques plus faibles liés aux températures plus clémentes. Les mois rouges À l'inverse, les mois d'hiver sont des mois rouges, liés à la consommation de viande. Celle-ci fournit à tous les calories nécessaires pour supporter le froid extrême de l'hiver dans les steppes de Mongolie. La viande est généralement bouillie, parfois congelée (l'extérieur de la yourte est un congélateur géant pendant 6 mois !). Le Khorkhog est un plat traditionnel Mongol typique de la cuisine nomade telle qu'elle se pratique dans la steppe. Vous ne le trouverez presque jamais dans un restaurant. Pour faire le Khorkhog, on utilise de la viande de mouton ou parfois de chèvre coupée en morceaux en gardant les os...*
Voir Histoire de la Mongolie ("catégorie" Wikipédia)
La Mongolie-Intérieure ("Région autonome de Mongolie-Intérieure") est une région autonome du nord de la Chine. Elle regroupe une steppe verdoyante, un désert aride et de longues parties de la Grande Muraille de Chine.
Les vastes prairies de Hulunbuir, qui servent de pâture aux troupeaux, comptent des centaines de rivières et de lacs prisés pour la pêche. Les troupeaux y sont gardés à la fois par des Russes et des Mongols, selon leur méthode traditionnelle. Tout à l'ouest, le désert de Badain Jaran offre des dunes immenses.
Remonter haut de page - Lutte mongole (sport)
- La Mongolie-Extérieure, entité administrative de la dynastie Qing (1644-1912)
- La Grande Mongolie, région historique.
- Mogholistan, khanat (royaume turc ou mongol dirigé par un khan) formé par la partie est du khanat de Djaghataï lors de la scission de celui-ci en 1334.
- Moghols, descendants des conquérants Gengis Khan (mort en 1227) et Tamerlan (mort en 1405), les Moghols étaient des musulmans turco-mongols initialement établis dans l'actuelle Inde. L'empire moghol dura de 1526 à 1857 soit 331 ans et 5 mois.
Le petit cheval mongol
Lire l'« article de qualité » de Wikipédia
Le cheval, animal emblématique de la Mongolie, a une importance telle dans la culture mongole qu'il existe plus de 300 mots pour décrire ce compagnon historique des nomades. Cependant le terme de "poney" n’y figure pas. Malgré leur petite taille, ce terme serait insultant pour décrire les chevaux mongols : robustes, endurants et énergiques, ils sont adaptés aux hivers rudes et aux longues traversées.
Cheval iakoute (Vache et cheval iakoutes)
En raison d'une convergence morphologique, on a longtemps cru que le cheval mongol trouvait ses origines auprès du cheval de Przewalski* (riche de reliefs bien différents les uns des autres, la Mongolie est composée de steppes, de hautes montagnes, de forêts qu’on appelle “la Taïga” et du désert de Gobi qui fut le théâtre de la découverte du cheval de Przewalski, le takhi, à la fin des années 1800) le dernier vrai cheval sauvage de la planète – réintroduit avec succès dans des réserves naturelles mongoles.
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* Cette hypothèse ne s'est pas vérifiée dans des travaux récents, ces deux populations de chevaux étant génétiquement bien distinctes, avec notamment un nombre de chromosomes différent. En dépit de cela, de nombreux auteurs persistent à soutenir cette parenté erronée... À noter, ne pas confondre avec Prjevalski (1839-1888) nom de l'officier de l'armée impériale russe d'origine polonaise, naturaliste, géographe et explorateur de l'Asie centrale, qui a donné son nom à cette espèce de chevaux. |
Le cheval de Przewalski
n'est pas "l'ancêtre" du cheval mongol |
Le cheval, une boucle dans le cycle de vie des populations mongoles
Avec une population de près de 4 millions, soit presque autant que d’habitants, les chevaux mongols, parfaitement adaptés physiquement à leurs différents lieux de vie (steppes, montagnes, désert ou forêts), rythment la vie quotidienne des familles : elles ont fait une place à part entière à l'animal, tant sur le plan pratique que dans une sphère “loisirs”. Le lait des juments est consommé par tout un chacun et connaît des propriétés nutritives exceptionnelles. Moyen de locomotion, d’alimentation, de tourisme aujourd’hui, et de bon temps à travers la chasse et la course, le cheval fait intégralement partie de la vie du peuple mongol. Il joue un rôle central dans les festivals, les légendes populaires et les pratiques spirituelles : la vielle traditionnelle, le Morin Khuur, porte une tête de cheval sculptée en hommage à cet animal profondément respecté, symbole de liberté et d’appartenance à la steppe.
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Cheval mongol monté lors du Naadam de 2010
Les allures du cheval mongol sont peu amples. Les qualités d'allures sont très fortement valorisées par les Mongols : un excellent galopeur ou ambleur peut ainsi être reconnu pour sa grande valeur. En revanche, la littérature mongole ne mentionne ni le pas, ni le trot, considérés comme des allures peu glorieuses.
Voir aussi Les animaux que vous croiserez en Mongolie [archive] (Shanti 14/10/2025)
Remonter vers Une tradition équestre - Les courses de chevaux
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