3-Lucha libre, style de catch du Mexique

Publié par Yantra

À ne pas confondre avec la Luta livre, style de lutte originaire du Brésil.

La Lucha libre (espagnol "lutte libre" "combat libre") lutte mexicaine au Québec, désigne une lutte professionnelle originaire du Mexique. Le lutteur est appelé luchador (des luchadores), la lutteuse, luchadora (des luchadoras). La plupart porte un masque, qui, ancré dans d'anciennes traditions, revêt une importance toute particulière. Il représente un peu la vie d'un luchador. La discipline se caractérise par son côté spectaculaire et aérien. Comparée au catch américain, la Lucha libre privilégie plutôt le côté technique que l'athlétique.

Lucha libre, une des plus spectaculaires et populaires de la culture mexicaine.png

La Lucha libre /ˈlutʃa ˈliβɾe/ est l’une des manifestations
les plus spectaculaires et populaires de la culture mexicaine.

Les lutteurs mexicains sont souvent issus de grandes familles de lutteurs, qui forment fréquemment leurs propres écuries. Los Guerreros constituent un exemple de ces lignées familiales intégrées au monde du catch professionnel américain.

Voir Clan ou équipe de catch (WWE/WWF) "Catégorie" de Wikipédia

Depuis son introduction au Mexique au début du XXe siècle, la Lucha libre s'est développée en une forme unique du genre, caractérisée par des masques colorés, des enchaînements rapides de prises et de manœuvres, et des techniques aériennes spectaculaires, dont certaines ont été adoptées par des lutteurs aux États-Unis, au Japon et ailleurs. Le port du masque revêt une signification particulière, et certains matchs impliquent que le perdant retire définitivement son masque, un pari à fort enjeu. La lutte par équipe est particulièrement répandue en Lucha libre, notamment les matchs à trois, appelés Trios.

Au Mexique (et dans certains autres territoires hispanophones), le terme peut désigner d'autres formes de lutte que le catch professionnel théâtral, notamment la lutte amateur compétitive (Lucha libre olímpica) et la lutte professionnelle en général (Lucha libre profesional) en plus de la lutte professionnelle mexicaine en particulier (Lucha libre mexicana).

Lucha libre olímpica.jpg
olímpica

En Espagne, et dans certains autres territoires hispanophones et pays européens non anglophones, la lutte professionnelle est connue sous le nom de "catch".

Voir Lutte, catch, pancrace, pugilat

 

Caractéristiques de la Lucha libre

Les luchadores mexicains sont traditionnellement plus agiles et exécutent davantage de manœuvres aériennes que les catcheurs professionnels américains, qui s'appuient plus souvent sur la force et les coups puissants pour maîtriser leurs adversaires. Cette différence de style s'explique par l'évolution indépendante du catch professionnel au Mexique depuis les années 1930 et par le fait que les luchadores des catégories de poids légers (Peso Crucero) et autres catégories de poids inférieurs sont souvent plus populaires dans la lucha libre mexicaine que les poids lourds.

Spectaculaires, les luchadores exécutent des attaques aériennes caractéristiques en utilisant beaucoup les cordes du ring pour se propulser vers leurs adversaires (appuis sur les cordes) et/ou sauter vers l'extérieur du ring (par exemple saut périlleux ou plongeon suicidaire), enchaînant des combinaisons complexes à un rythme effréné, avec notamment des prises comme les ciseaux de tête ou le hurricanrana, et appliquant des prises de soumission complexes appelées llaves.

Voir Abécédaire MMA Techniques

La Lucha libre est également connue pour ses matchs par équipes, composées de trois (Trios) ou quatre membres (Atómicos). Parmi les membres de l'équipe, l'un est souvent désigné comme capitaine. Une victoire dans un match par équipe à plusieurs peut être obtenue en immobilisant le capitaine de l'équipe adverse ou les deux autres membres. Un arbitre peut également arrêter le match pour "coups excessifs" et attribuer la victoire à la victime de ces coups. Les chutes sont souvent simultanées, ce qui contribue au style très spectaculaire des combats. De plus, un lutteur peut choisir de sortir du ring au lieu de passer le relais à un partenaire, ou simplement être mis hors de combat, auquel cas l'un de ses partenaires peut entrer sur le ring. La priorité n'est pas de passer le relais. Il existe également des matchs par équipe traditionnels à deux (Parejas) et d'autres types de matchs par équipe.

Les luchadores sont traditionnellement divisés en deux catégories : les Rudos (les "méchants", "durs à cuire"), qui contournent ou enfreignent les règles, et les Técnicos (les "gentils", littéralement "techniciens"), qui respectent les règles. Les técnicos ont généralement un style de lutte très formel, proche de la lutte gréco-romaine et des arts martiaux traditionnels, intégrant des techniques aériennes, tandis que les rudos sont plutôt des bagarreurs. Cette opposition entre les técnicos (les "gentils") et les rudos (les "méchants") est caractéristique de la lucha libre mexicaine. Voir plus bas

Les masques

L'utilisation des masques (máscaras) remonte aux débuts de la Lucha libre au début du XXe siècle et revêt une importance historique pour le Mexique, remontant à l'époque aztèque.

Voir Pok ta pok (Mexique préhispanique)

Lucha libre ''Guerreros Aztecas'' © Méryll Ampe 2017.jpg
''Guerreros Aztecas'' © Méryll Ampe 2017

Les premiers masques étaient très simples, avec des couleurs basiques permettant de distinguer le lutteur. Dans la Lucha libre moderne, les masques sont richement décorés et évoquent des animaux, des dieux, des héros antiques et d'autres archétypes, dont le luchador incarne l'identité lors d'un spectacle. Presque tous les lutteurs mexicains entament leur carrière masqués, mais un grand nombre d'entre eux sont démasqués au fil du temps. Parfois, un lutteur sur le point de prendre sa retraite est démasqué lors de son dernier combat ou au début d'une dernière tournée, symbolisant la fin de son identité. Parfois, la perte du masque marque la fin d'un personnage, le lutteur adoptant alors un nouveau rôle et un nouveau masque. Le masque est considéré comme sacré, à tel point que le retrait complet du masque d'un adversaire pendant un match constitue un motif de disqualification.

Lucha libre Graffiti du masque de Blue Demon à Madrid.JPG

Graffiti du masque de Blue Demon à Madrid (2010)

Les luchadores masqués font tout pour dissimuler leur véritable identité ; en effet, le masque est indissociable du luchador. El Santo continua de porter le sien après sa retraite, ne dévoilant son visage que brièvement dans sa vieillesse, et fut finalement enterré avec son masque d'argent. Plus récemment, les masques portés par les luchadores sont devenus des symboles emblématiques de la culture mexicaine. Des artistes contemporains comme Francisco Delgado et Xavier Garza* intègrent des masques de lutteurs dans leurs peintures.

* Xavier Garza (né le 14 octobre 1968) est un auteur et illustrateur de livres pour enfants et professeur d'art au Northwest Vista College de San Antonio. El Santo par Xavier Garza (2000)

Bien que les masques soient un élément important de la Lucha libre, il est faux de croire que tous les lutteurs mexicains en portent un : plusieurs lutteurs sans masque ont connu le succès ; d'anciens lutteurs masqués ont continué de briller malgré la perte de leur masque.

Lucha libre Místico soulevé par Héctor Garza.jpg

Místico soulevé par Héctor Garza

À noter, un nom de ring est un pseudonyme utilisé par exemple par les catcheurs ou les boxeurs.

 

Règles de la Lucha libre

Les règles de la Lucha libre sont similaires à celles du catch américain en simple. Les matchs peuvent être gagnés par tombé (appelé caida) après un compte de 3 secondes ou par soumission mais à la différence du catch américain le lutteur se soumettant ne tape pas au sol mais agite la main ou se rend verbalement. On peut également gagner en faisant abandonner l'adversaire, en le faisant sortir du ring après un compte prédéterminé (généralement 20 secondes). Une fois un luchador dans les cordes, son adversaire doit relâcher toute prise et ne pourra plus l'immobiliser et utiliser les cordes comme levier est interdit. Ou par disqualification, lorsqu'un luchador :

  • utilise une prise ou un mouvement illégal, comme le piledriver (aussi appelé martinete), une prise illégale en Lucha libre entraînant une disqualification immédiate (bien que certaines variantes soient autorisées dans certaines fédérations) ;
  • frappe son adversaire à l'aine (ce qui constitue une "faute") ;
  • intervient extérieurement ;
  • attaque l'arbitre ;
  • arrache complètement le masque de son adversaire.

Dans de nombreuses fédérations de lucha libre, les matchs (simples ou par équipe) se jouent "au meilleur des trois manches". Dans ce type de match, il faut battre l'adversaire à deux reprises pour remporter la victoire (soit 2 victoires pour 3 combats), qui peut être obtenue par tombé, soumission, disqualification ou décompte à l'extérieur du ring. Cette stipulation, considérée comme la norme en Lucha libre, l'était aussi pour les matchs de championnat aux États-Unis et au Japon mais y a été largement abandonnée dans les années 1970.

Voir Type de matchs au catch (Wikipédia)

Une règle unique en Lucha libre s'applique lors des matchs par équipe (tag team) : quitter le ring autorise un changement de partenaire et lorsqu'un lutteur officiel d'une équipe touche le sol hors du ring, un coéquipier peut entrer pour prendre sa place. Comme le lutteur officiel peut descendre du ring volontairement, il n'est pas nécessaire de passer le relais à un coéquipier. Cette règle est très importante qui permet des séquences très rapides et spectaculaires, des actions beaucoup plus frénétiques sur le ring que ne le permettraient les règles classiques des matchs par équipe.

Les matchs tríos à trois contre trois sont très pratiqués en Lucha libre. Il y a des équipes trios stables et des championnats comme le Campeonato Mundial de Tríos del CMLL* ou le Campeonato Mundial de Tercias AAA*. Il existe également des compétitions de moindre ampleur mais qui rencontrent un certain succès au Mexique comme la IWRG ou la Promo Azteca.

* Voir plus bas

Les rings utilisés en Lucha libre (généralement carrés, bien que certaines promotions utilisent des rings hexagonaux*) sont généralement dépourvus des supports à ressorts présents sur les rings américains et japonais ; de ce fait, la Lucha libre ne met pas l'accent sur les projections à plat comme dans d'autres styles de catch professionnel. Les manœuvres aériennes sont presque toujours exécutées sur des adversaires hors du ring, permettant au luchador d'amortir sa chute par une roulade acrobatique.

* Voir octogone (MMA : règles officielles)

La Lucha libre comprend plusieurs catégories de poids*, dont beaucoup sont destinées à des lutteurs agiles et de petite taille, qui font souvent leurs débuts à l'adolescence. Cela a permis à des luchadores spectaculaires et dynamiques d'acquérir des années d'expérience dès l'âge de vingt-cinq ans. Plusieurs lutteurs japonais de renom ont également commencé leur carrière en s'entraînant au Mexique et en combattant dans les catégories de poids légers de la Lucha libre avant de devenir des stars au Japon.

* Voir Welters (Lexique "sportif)

 

Luchas de Apuestas

Dans la Lucha libre, avec l'importance accordée aux masques, les perdre face à un adversaire est perçu comme l'insulte suprême et peut parfois nuire gravement à la carrière du lutteur démasqué. Mettre son masque en jeu contre un adversaire honni est une tradition de la Lucha libre, permettant de régler un différend* intense entre deux ou plusieurs lutteurs.

* Dans le monde du catch professionnel, une rivalité est une rivalité mise en scène entre plusieurs catcheurs ou groupes de catcheurs. Ces rivalités s'intègrent à des scénarios en cours, notamment lors d'événements télévisés. Elles peuvent durer des mois, voire des années ; à l'inverse, elles peuvent se résoudre avec une rapidité improbable, parfois même au cours d'un seul match. (Wikipédia [traduction] [fr])

Les Luchas de apuestas ("combats de paris") sont des matchs entre deux lutteurs avec pari en jeu. Parier son masque contre un adversaire détesté est une tradition en Lucha libre, un moyen de régler une rivalité entre catcheurs. Beaucoup de luchadores perdent leur masque dans leur carrière, souvent lors de leur dernier match, moyennant une prime importante. Ces matchs sont souvent plutôt brutaux, on saigne assez régulièrement, les deux lutteurs tentant chacun d'arracher littéralement le masque de l'autre. Le vainqueur emporte le masque du perdant.

Lors de Luchas de apuestas, les lutteurs "mettent en jeu" leur masque, leurs cheveux, ou un autre bien précieux comme de l'argent ou leur carrière. Les catcheurs parient publiquement sur l'issue du match. Les formes les plus courantes sont les combats masque contre masque, cheveux contre cheveux, ou masque contre cheveux. Un catcheur qui perd son masque doit l'enlever après le match. Un catcheur qui "perd ses cheveux" est rasé immédiatement après. Généralement, la véritable identité d'un catcheur masqué est inconnue ; il est donc d'usage que celui-ci révèle son vrai nom, sa ville natale et son ancienneté dans le monde du catch professionnel lorsqu'il est démasqué.

L'avènement des Luchas de apuestas

Aux débuts de la Lucha libre, on pouvait parier sur le lutteur connu ou sur le lutteur masqué. À la fin du match, ce dernier était démasqué et le public pouvait découvrir son identité. Les promoteurs comprirent rapidement que le mystère fascinait le public et choisirent de le préserver ou de faire croire que le lutteur masqué ne se dévoilerait qu'en cas de défaite. Il ne s'agissait pas de Luchas de apuestas au sens strict, puisqu'aucun pari n'était engagé entre les lutteurs. Ces derniers étaient généralement masqués et se dévoilaient en fin de soirée ou après quelques spectacles. Cependant, les luchadores prirent de plus en plus conscience des attentes que leur identité secrète suscitait chez le public et choisirent progressivement de la garder secrète plus longtemps. Ils commencèrent également à adopter des personnages masqués pour se démarquer parmi le nombre croissant de catcheurs. L'une des premières Luchas de apuestas eut lieu le 14 juillet 1940 à l'Arena México*.

Arena México, salle configurée pour la Lucha libre (11 11 2011).jpg
Arena México, salle configurée pour la Lucha libre (11/11/2011)

* L'Arena México est une salle de spectacle de catch, de boxe et d'arts martiaux mixtes située à Mexico au Mexique. Sa capacité maximale peut atteindre jusqu'à plus de 17 500 places. Elle est connue pour être la plus grande salle de spectacle de la lucha libre. (Wikipédia [traduction] [fr])

El Murciélago Enmascarado, un lutteur masqué de poids moyen, était tellement plus léger que son adversaire, Octavio Gaona, qu'il a posé une condition supplémentaire avant de signer un contrat pour l'affronter : Octavio Gaona devait miser ses cheveux en échange de son masque. Gaona a remporté le match et Murciélago a été contraint de se démasquer, contribuant ainsi à la naissance de la tradition.

Les variantes de Luchas de apuestas avec différents types de paris

Il existe d'autres types de match de Luchas de apuestas comme des combats entre catcheurs démasqués où le perdant doit se faire raser complètement la tête :

  • Máscara contra máscara (masque contre masque)
  • Máscara contra cabellera (masque contre cheveux)
  • Cabellera contra cabellera (cheveux contre cheveux)
  • Máscara o cabellera contra campeonato (masque ou cheveux contre titre)
  • Máscara o cabellera contra retiro (masque ou cheveux contre carrière)
  • Carrera contra carrera (carrière contre carrière)

 

Autres

  • Il existe également en Lucha libre des matchs en tag team appelé parejas increíbles. Une pareja increíble est une équipe ou les deux membres perdant du match sont obligés de s'affronter dans une Lucha de apuestas.
  • Des tournois annuels sont souvent organisés en la mémoire des anciens. Les tournois de type torneo cibernético sont des tournois où les deux derniers membres de chaque équipe s’affrontent dans un match en simple.
  • Le système heel/face en Lucha libre est assez différent dans le sens où le lutteur apprécié técnico est celui qui se bat avec le plus de technique alors que son opposé rudo est plus violent1.

1. Benjamin Fernandez Les vengeurs masqués de la rue mexicaine : La Lucha libre ou les métamorphoses d’un catch latino (extrait) [archive] Le Monde diplomatique,‎

En savoir plus ICI

 

Historique de la Lucha libre

On dit que la Lucha libre a été introduite au Mexique durant l'occupation française en 1863. En effet durant l'invasion de l'armée française au Mexique (de 1864 à 1867) s’effectuèrent des démonstrations de lutte olympique et gréco-romaine. Toutes en tant qu'exhibitions sportives dans des lieux tels que el Palacio de Buenavista (Museo de San Carlos), la plaza de toros del Paseo Nuevo, la plaza de toros de San Pablo et el Circo Orrín.

En 1910 le champion italien Giovanni Relesevitch arrive au Mexique, au Teatro Principal de Mexico. La même année voit la venue, au Teatro Colón, de l'équipe du lutteur français Antonio Fournier, apportant ses étoiles Conde Koma (Mitsuyo Maéda) et Nobutaka. L'affrontement des deux formations fut magnifique.

Vers les années 1920, les lutteurs masqués font leur apparition au Mexique, par imitation des coqs couverts utilisés dans les combats de coqs.

En 1921, c'est au tour de Constant le Marin d'arriver au Mexique et d'introduire dans son entreprise León Navarro qui fut champion d'Europe dans le passé. À noter aussi la venue du Roumain Sand. Constant retournera au Mexique, deux ans plus tard, portant le Japonais Kawamura.

En 1930, le Mexique voit l'arrivée du boxeur noir George Godfrey, accompagné du sergent Russell. 

Dans les années 1930, les lutteurs masqués se répandent largement dans le pays, après l'arrivée du célèbre lutteur américain La Maravilla Enmascarada ("La Merveille Masquée", 1903-1979)

Le à Mexico, Don Salvador Lutteroth Gonzalez, le "père de la lutte professionnelle mexicaine" (1897-1987), crée la Empresa Mexicana de Lucha Libre qui s'appelle de nos jours le Consejo Mundial de Lucha Libre (CMLL). C'est actuellement la plus vieille fédération de catch en existence – Voir [es] Histoire du CMLL (frise historique) site officiel du CMLL

Salvador Lutteroth Gonzalez, le ''père de la Lucha libre mexicaine'' (1897-1987).jpg
Le ''père de la Lucha libre''
Antonio Peña, promoteur de catch mexicain (1951-2006).png
Antonio Peña, promoteur de catch mexicain

 

L'autre fédération dominante de catch au Mexique est la Lucha Libre AAA Worldwide (AAA), fondée au début des années 1990 par Antonio Peña (1951-2006).

En 2018, la Lucha libre mexicaine est déclarée patrimoine culturel immatériel de Mexico par le chef du gouvernement de Mexico.

_______________

Source principale : Wikipédia [en] [traduction] [fr]

Voir

Danzón (Cuba, Mexique)

La Bamba (Mexique) chanson, danse (dont le "zapateado")

haut de page

Publicité
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :