2-Plantes bibliques
Plantes bibliques
Les plantes citées dans la Bible concernent environ 110 espèces végétales sur les quelque 2 600 espèces originaires d'Israël. Leur détermination exacte est souvent incomplète pour des raisons diverses. La plupart de ces plantes ont pour les gens de cette époque une signification importante, qu'elles aient été utilisées à des fins alimentaires, médicinales, cultuelles ou comme matériaux de construction.
Consulter Wikipédia : Jardin biblique – Plante de la Bible ("Catégorie")
Quelques espèces en revue
À noter, la plupart des versets cités proviennent de Bible en ligne
עצ ‘êts
« ... pour les maçons et les tailleurs de pierres, pour les achats de bois et de pierres de taille nécessaires aux réparations de la maison de l'Éternel, et pour toutes les dépenses concernant les réparations de la maison. » (2 Rois 12:12)
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En tout temps, et de toutes les générations, de toutes les cultures et les civilisations, le bois a été utilisé, façonné, soit pour créer une idole, ou pour fabriquer des ustensiles, des instruments. Utilisé également pour se chauffer, pour s’éclairer...
Suite dans Bois de la Croix
כפֶר gofer : "cyprès"1, "cèdre"2, "poix", "enduire"... (hébreu biblique)
Le bois de gopher est un matériau mystérieux mentionné une seule fois dans la Bible - dans la Genèse 6:14 - lorsque Dieu ordonne à Noé de construire l'Arche :
« Fais-toi une arche de bois de gopher ; tu disposeras cette arche en cellules, et tu l'enduiras de poix en dedans et en dehors. »
Une fiche "botanique" un peu spéciale, qui traite du "gopher", dont le "bois" (?) aurait, selon la Bible, servi à la construction de l’arche de Noé... : Bois de gopher
Notes et documentation
1. 2. ארז ’ārez, 1 Rois 5:10 – 2 Rois 19:23 – voir À propos de 'Cèdres' (PDF)
2. תרזה tirzāh, Isaïe 44:14 (+ rouvres, chênes, pins...)
Voir Quel était le bois de gopher de l'Arche de Noé ? (2020) Reddit
Lire Genèse 6.14 ou l’arche de Noé (Bibliorama)
Lire aussi Les arbres dans la Bible (20/06/2025) Le Jour du Seigneur
- Buisson ardent
Le "buisson ardent" désigne à la fois un célèbre épisode biblique et un arbuste d'ornement très courant dans les jardins.
סנה səneh
Dans la tradition biblique (Exode Chapitre 3), le "Buisson ardent" est un buisson qui brûle sans jamais se consumer. C'est à travers cette manifestation divine (ou théophanie1) sur le mont Horeb que Dieu se révèle à Moïse et lui confie sa mission.
L'arbuste présenté au monastère Sainte-Catherine du Sinaï comme étant le "Buisson ardent" de la Bible est une ronce de l'espèce Rubus sanctus, ou "mûrier sauvage"2, une plante ligneuse que l'on trouve en Crète, en Israël, en Égypte notamment au Sinaï.
Mais rien n'est simple ! D'aucuns pensent qu'il s'agirait plutôt du gattilier (Vitex agnus-castus) ou encore du "gui de chêne"3 (genre Loranthus) un arbrisseau parasite voisin du gui...
Notes
1. Jean Greisch "Le buisson ardent et les lumières de la raison. Les approches phénoménologiques et analytiques" Cerf p.480Ronces et Mûriers Rubus – Morus (Mûrons, Framboises – Mûres)entraduc–Jolies photos
Pyracantha coccinea
En botanique, le buisson-ardent correspond au genre Pyracantha, et plus particulièrement à l'espèce Pyracantha coccinea. C'est un arbrisseau persistant de la famille des Rosacées, doté de branches très épineuses. Il produit de petites fleurs blanches au printemps, suivies en automne et en hiver par des grappes abondantes de baies colorées rouge vif, orange ou jaune qui évoquent la couleur du feu. On le plante souvent pour constituer des haies défensives impénétrables grâce à ses épines acérées. Ses baies ne sont pas comestibles pour l'homme, mais elles nourrissent les oiseaux pendant la saison froide.
➙ plusieurs cistes surnommés ainsi, ayant la capacité de s'enflammer en période sèche.
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Cedrus libani
ארז ’ārez
Symbole de force et de majesté, il aurait été utilisé pour la construction du Temple de Salomon...
... toutefois "l'hypothèse plusieurs fois émise que le bois utilisé dans la construction du temple de Salomon dont parle la Bible, n'était pas du bois de Cèdre du Liban mais celui de Juniperus excelsa dont les peuplements étaient certainement plus accessibles et d'exploitation plus facile" selon Dallimore et Jackson (Handbook of Coniferae. 1948).
Lu dans Les 'cèdres' Cedrus-Juniperus-Thuja à À propos de « Cèdres »
« Hiram donna à Salomon des bois de cèdre et des bois de cyprès autant qu'il en voulut. » (1Rois 5:10)
« Par tes messagers tu as insulté le Seigneur, Et tu as dit : Avec la multitude de mes chars, J'ai gravi le sommet des montagnes, Les extrémités du Liban ; Je couperai les plus élevés de ses cèdres, Les plus beaux de ses cyprès, Et j'atteindrai sa dernière cime, Sa forêt semblable à un verger... » (2 Rois 19:23)
Jakin et Boaz sont, selon la Bible hébraïque, les noms des deux colonnes d'airain (terme vieilli désignant un alliage de cuivre) fabriquées par Hiram et placées par le roi Salomon à l'entrée du Temple de Jérusalem : 1 Rois 7:13-21 ; 2 Chroniques 3:17 : « Il dressa les colonnes sur le devant du temple, l'une à droite et l'autre à gauche ; il nomma celle de droite Jakin, et celle de gauche Boaz. » – "Sous les colonnes" dans Combaz de Campagnol
Harout et Marout sont deux figures mentionnées dans le Coran, plus précisément dans la sourate Al-Baqara (2:102). Ils sont souvent décrits comme deux anges envoyés à Babylone, à l’époque du roi Sulayman (Salomon) – Lire dans Combaz de Campagnol
- Chrysanthème
Chrysanthemum
Sans vraiment être "bibliques", les chrysanthèmes d'automne ('pomponnette') sont cependant consacrés au fleurissement des tombes pour la Commémoration de tous les fidèles défunts, ou Jour des Morts. Dès le milieu du XIXe siècle apparaissent sur les tombes des défunts les chrysanthèmes qui remplacent la flamme des bougies. Mais c’est après la Première Guerre mondiale que la tradition de cette belle d’automne va se répandre, en France comme en Belgique.
Lire Prier pour les âmes du Purgatoire
- Encens – Oliban
Boswellia sacra – Boswellia thurifera (ancien syn. de B. sacra ou B. serrata)
קטרת qaṭṭərāh, Osée 4:13 (encens + chênes, peupliers, térébinthes)
לבונה ləḇōnāh, Matthieu 2:11 (encens + or et myrrhe)
Voir
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L'encens, appelé également oliban (bas-latin olibanum et grec λίϐανος Libanos), est une oléo-gomme-résine aromatique, tirée de "l'Arbre à encens" (Boswellia sacra), arbre de la famille des Burséracées. Les extraits d'encens, sous forme de gélules, pourraient avoir une discrète efficacité sur certaines maladies, dont l'asthme... En parfumerie, l'encens est utilisé sous forme d'essence ou d'absolue. Il est utilisé pour son odeur boisée, assez minérale, aux aspects légèrement épicés. De par l'histoire de cette matière et les symboles religieux qui lui sont associés, son usage dans les parfums évoque une certaine religiosité et confère un aspect sacré. (Wikipédia) |
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תאנ ṯə’ênāh, Joël 1:7 (+ vigne)
Mentionné dans de nombreuses paraboles et dès la Genèse (feuilles d'Adam et Ève)
Le figuier est le deuxième arbre cité dans la Bible, après l'arbre de la connaissance du bien et du mal* qui est assimilé au pommier (voir aussi Pomme Malus communis) dans la tradition chrétienne, mais qui est le figuier lui-même dans la tradition juive. L'arbre prétend ainsi occuper la place de l'arbre de vie*.
* Et l'arbre le plus sacré de la Bible est... (Bois de gopher)
Dans le Livre de la Genèse (Gn 3:7), le premier usage du figuier est un cache-sexe : le rapport entre figuier et fécondité ou continence sexuelle est d'ores et déjà établi (Albert Soued "Les symboles dans la Bible" J. Grancher p.115) – On parle aussi de "feuille de vigne"...
Le Figuier comestible fait partie des plantes importantes du Bassin méditerranéen, où il est cultivé depuis des millénaires. Il peut vivre jusqu'à trois cents ans et atteint sa pleine production vers sept ans. Cette espèce semble originaire d'une vaste zone de climat tempéré chaud, englobant le pourtour du bassin méditerranéen jusqu'à l'Asie centrale.
Wikipédia
Voir Figuier dans Gemmothérapie
Au suivant : "Grains"
Voir Céréales et plus bas Manne
"Il faut séparer le bon grain de l'ivraie"
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Dans ce proverbe biblique, la parabole du bon grain et de l'ivraie (Mt 13:24-30) Jésus nous avertit qu'après l'ensemencement fait par le maître, "pendant que les gens dormaient", "son ennemi" est intervenu et a semé l'ivraie. « Qu'il y croisse des épines au lieu de froment, Cela signifie que nous devons être disposés à préserver la grâce reçue le jour de notre baptême, en continuant à nourrir notre foi dans le Seigneur qui empêche le mal de s'enraciner. |
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Le bon grain et l'ivraie est une parabole du Nouveau Testament qui fait allusion à l'origine du mal, au tri des âmes lors du Jugement dernier (Parabole du filet, Mt 13), à l'importance de porter du bon fruit (Parabole du vrai cep Évangile selon Jean) et de ne pas juger.
« N'est-ce pas après en avoir aplani la surface Qu'il répand de la nielle1 et sème du cumin1 ;
Qu'il met le froment par rangées, L'orge à une place marquée, Et l'épeautre* sur les bords ? » (Isaïe 28:25)
* Épeautre (כסמת kussemeṯ) « Prends du froment, de l'orge, des fèves, des lentilles, du millet et de l'épeautre, mets-les dans un vase, et fais-en du pain autant de jours que tu seras couché sur le côté ; tu en mangeras pendant trois cent quatre-vingt-dix jours. » (Ézéchiel 4:9)
Voir Pain d’Ézéchiel dans Pains
1. Nielle des blés (באשה ḇā’əšāh) Agrostemma githago ? Il s'agit plus vraisemblablement de la nigelle dite cultivée (Nigella sativa) connue sous le nom de "cumin noir" et appréciée dans beaucoup de contrées comme condiment et remède depuis fort longtemps...
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« Les herbes qu’on redoute le plus [...] la Nigelle, qu’on nomme la Nielle2 (Nigella arvensis cornuta, Pin) ; parce que sa graine étant noire, & à peu près de la grosseur du froment, elle ressemble un peu au blé niellé3 ; elle se sépare difficilement du bon grain, & elle noircit le pain. » (Duhamel du Monceau, Éléments d’agriculture 1762)
2. En botanique, nielle est un synonyme vieilli de la nigelle des champs Nigella arvensis.
3. Encore une confusion possible avec l'adjectif "niellé" qui signifie gâté par la nielle, nom vieilli de différentes maladies des céréales. « Le blé niellé paraît renflé ou plus rempli que le blé sain ; cependant, si on le met dans l'eau, il surnagera ». (Bonnet)
Lu dans Littré. Lire d'autres citations dans le Wiktionnaire
Agrostemma vient du grec αγρος "champ" et στεμμα "couronne", soit la "couronne des champs", du fait de la beauté de la fleur. L'épithète githago pourrait provenir de l'hébreu khitah qui désignerait le "froment", du fait de la ressemblance de ses graines, pourtant noires, avec les grains du blé*. Originaire d'Europe, d'Asie tempérée et d'Afrique du Nord, la nielle des blés a été introduite sur tous les continents par l'action humaine (hémérochorie).
* François Couplan "Les plantes et leurs noms : Histoires insolites" Éd. Quae [archive] p.89
La nielle des blés est une messicole, adventice des céréales - une des plantes citées par Natura 2000 comme commensales caractéristiques de cultures extensives des céréales - redoutée à cause de la toxicité de ses graines noires et anguleuses qui contiennent des saponines, toxiques pour les animaux (notamment bétail et oiseaux) comme pour l'humain - propriétés hémolytiques et paralysantes, sources de méfaits lorsque la plante se retrouve dans les farines. Les feuilles et la tige sont également toxiques.
« Je veux simplement examiner la toxicité de certaines graines étrangères qui se trouvent mélangées à l’avoine en proportion parfois importante et auxquelles on attribue des propriétés toxiques : l’ivraie enivrante et la nielle. » (Recueil de médecine vétérinaire 1940, vol. 116 p.13)
Du fait des techniques agricoles modernes qui ont permis son élimination progressive dans les champs cultivés de nombreux pays, la nielle des blés est de plus en plus rare aujourd'hui et fait partie des espèces végétales menacées de France métropolitaine, faisant l'objet de mesures de protection dans les régions Limousin et Alsace (Article 1) (Cf. INPN : statut). Certaines de ses variétés sont cultivées comme plantes ornementales.
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Hyssopus officinalis
אזוב ’êzōḇ, ὕσσωπος, hysōpos
L'hysope est utilisé lors des rituels de purification et d'aspersion.
« Il purifiera la maison avec le sang de l'oiseau, avec de l'eau vive, avec l'oiseau vivant, avec le bois de cèdre, l'hysope et le cramoisi*. » (Lévitique 14:52)
➙ Le fil de la délivrance. Rahab à Jéricho suspend un cordon de fil cramoisi à sa fenêtre pour sauver sa famille lors de la prise de la ville, un signe souvent comparé au sang de l'Agneau de la Pâque.
➙ Décoration sainte. Dieu commande d'utiliser du fil cramoisi avec le bleu, la pourpre et le fin lin pour tisser les tapis, les voiles et les rideaux du Tabernacle (Exode 26:1).
➙ Vêtements sacerdotaux. Les vêtements du grand prêtre et les éphods intègrent cette couleur précieuse, marquant la dignité et la séparation pour le service de Dieu.
Manna (latin ecclésiastique)
מן mān
« La manne ressemblait à de la graine de coriandre, et avait l'apparence du bdellium. » (Nombres 11:7)
La manne est la nourriture des Hébreux dans le désert, d'après l'Ancien Testament et le Coran. L'Exode de l'Ancien Testament la décrit comme une nourriture miraculeuse fournie par Dieu au peuple israélite conduit par Moïse, tout au long de leur séjour dans le désert vers la Terre promise.
La manne biblique
Selon l'Exode, après l'évaporation de la rosée formée pendant les premières heures, une petite chose est apparue, écaillée, comme du givre, blanche, décrite comme une graine de coriandre, et comme le bdellium, qui ressemblait à de petites perles. Il était généralement moulu, cuit et cuit au four, transformé en gâteaux. On dit que sa saveur ressemblait à un gâteau au miel. Toujours selon la Bible, la manne était envoyée quotidiennement et ne pouvait pas être stockée pour un autre jour. Elle n'était pas non plus fournie le samedi ; pour cette raison, Dieu envoyait une plus grande quantité le vendredi, et dans ce cas, la manne pouvait être conservée pour le sabbat sans détérioration. (Aquaportail)
La manne des Hébreux mentionnée dans la Bible serait, pour certains auteurs, issue de l'Exsudat d'un tamaris, Tamarix mannifera (famille des Tamaricacées), par suite de la piqûre de la cochenille Trabutina mannipara ou miellat issu de cet insecte. Les nomades arabes s'en nourrissent encore de nos jours. (Cf. Pierre Jolivet "Les Mannes : Entomologie et botanique"*)
* Publications de la Société Linnéenne de Lyon 1980 (vol.49, no9, , p.20)
Mais on dit aussi que la manne de la Bible pourrait provenir de Alhagi maurorum (syn. Alhagi camelorum "Herbe à chameau"), une espèce de plante herbacée à fleurs de la famille des Fabacées et du genre Alhagi, originaire de l'Ancien Monde (Asie centrale et occidentale, Afrique du Nord, est de l'Europe). Lors des journées chaudes pendant la floraison ou pendant la maturation des fruits, ainsi que par suite de blessures, l'espèce Alhagi, dans certains endroits, mais pas partout, transpire une excrétion comestible semblable à du miel (manne) la nuit jusqu'au crépuscule, ce qui devient rougeâtre, les grains brun se solidifient et sont collectés dans des bocaux. Les rameaux sucrés peuvent être mâchés. (Wikipédia)
La caille symbolise la providence divine, la protection et la solidarité communautaire. Cet oiseau migrateur incarne le soutien dans les moments de manque, l'ancrage à la terre et l'importance de la famille. Sa présence spirituelle varie selon textes sacrés et traditions.
Dans la Bible, les cailles (shelav en hébreu) symbolisent la provision miraculeuse de Dieu pour nourrir les Israélites affamés et fatigués lors de leur traversée du désert après la sortie d'Égypte. Dans le désert de Sîn, le peuple se plaint de n'avoir que la manne et réclame de la viande. Dieu fait venir des cailles le soir pour couvrir le camp. Les Psaumes* 78 et 105 rappellent cet événement en décrivant Dieu faisant pleuvoir la viande "comme de la poussière" et "comme le sable des mers" pour rassasier son peuple.
En réalité, les oiseaux mentionnés sont des cailles des blés (Coturnix coturnix), de petits migrateurs. Durant leurs migrations saisonnières entre l'Afrique, l'Égypte et l'Arabie, ces oiseaux volent près du sol en grande quantité. Épuisées par le vent et le long vol au-dessus du désert ou de la mer, elles tombent au sol, ce qui les rend faciles à capturer. Le caractère miraculeux réside dans le moment précis et le lieu exact de leur arrivée pour subvenir aux besoins de la multitude.
* Tous les psaumes (Psaume dans la Ville)
Lire
La manne, le pain de vie et la pierre blanche 02/03/2022 (Réformés.ch)
Que pouvons-nous apprendre des cailles, mentionnées dans la Bible (Got Questions)
Réfléchir : Exode 16:9-15 - La manne et les cailles [archive] (Marche dans la Bible)
Les "grains du prophète"
Il existe divers mythes et légendes sur la façon dont les grains* virent le jour, y compris des récits selon lesquelles le prophète Mahomet aurait apporté les grains aux tribus des montagnes qui les appellent "grains (ou millet) du prophète" en raison de ce don supposé, et ceux-ci sont également spécifiquement mentionnés dans l’Ancien Testament en tant que "manne" qui a nourri les Israélites dans le désert pendant tant d’années. (vu dans Coco kéfir)
« Tu te souviendras de toute la route que le Seigneur ton Dieu t’a fait parcourir depuis quarante ans dans le désert, afin de te mettre dans la pauvreté ; ainsi il t’éprouvait pour connaître ce qu’il y avait dans ton cœur et savoir si tu allais, oui ou non, observer ses commandements. Il t’a mis dans la pauvreté, il t’a fait avoir faim et il t’a donné à manger la manne que ni toi ni tes pères ne connaissiez, pour te faire reconnaître que l’homme ne vit pas de pain seulement, mais qu’il vit de tout ce qui sort de la bouche du Seigneur. » (Dt 8:2-3) (lu dans 40)
* Les "grains du prophète" désignent le plus souvent les grains de kéfir (appellation correcte), une colonie de micro-organismes utilisée pour fermenter le lait ou l'eau. Le kéfir de lait vient à l'origine du Caucase et un secret jalousement gardé par les montagnards entourait autrefois la fabrication de cette boisson. La nigelle (haba saouda) est parfois confondue avec ces "produits" prophétiques, dont les graines font l'objet de citations dans la médecine traditionnelle, mais ne sont pas des "grains du prophète".
➙ la manne de frêne (Fraxinus excelsior) contient de nombreux sucres dont le glucose, le fructose, le mannose, mais surtout un sucre bien spécial, le mannitol. La manne peut en contenir autour des 40%, une forte teneur. On peut se servir de cette manne comme édulcorant car elle a un goût très doux et agréable, en Sicile on l’utilise même en pâtisserie, mais pas que... (Christophe Bernard + vidéo)
Au suivant : "Myrrhe"
Commiphora myrrha
לט lōṭ, Genèse :
37:25 (+ aromates, baume)
43:11 (+ baume, miel, aromates, pistaches, amandes*)
La myrrhe fait partie des plantes qui ont jalonné la vie du Christ, à l'instar de l'encens ou de Zygophyllum dumosum, chacune à leur façon.
La myrrhe est une gomme-résine aromatique produite par l'Arbre à myrrhe (Commiphora myrrha ou Commiphora molmol), appelé aussi "myrrhe". Une gomme à peu près similaire, le baume de La Mecque, est produite par Commiphora opobalsamum. C'est surtout la parfumerie qui continue à en faire la gloire, notamment dans les parfums de type oriental, où elle accroît la sensualité des notes de rose. En aromathérapie, on extrait une huile essentielle de cette gommo-oléorésine. La myrrhe, astringente, est utilisée dans le traitement des ulcères de la bouche et des gencives. (Wikipédia)
* Note. Amandier (Amygdalus communis) שקד šāqêḏ : Arbre à floraison précoce, symbole de la vigilance, mais aussi de la douceur ou de l'étourderie.
Voir La myrrhe et l'encens – Myrrhe : La Bible la mentionne 152 fois
- Myrte
Myrtus communis
הדס hăḏas
« Au lieu de l'épine s'élèvera le cyprès, Au lieu de la ronce croîtra le myrte ; Et ce sera pour l'Éternel une gloire, Un monument perpétuel, impérissable. » (Isaïe 55:13)
Le myrte, comme l’encens, la myrrhe ou le nard de l’Himalaya, fait partie de ces substances végétales sacrées présentes dans de nombreuses croyances. Dans la mythologie grecque et romaine, le myrte est associé à la déesse de l’amour, Vénus, et les nouveaux époux portaient des couronnes de Myrte le jour de leurs noces. Dans la religion juive, il sert à confectionner l’Agouda ("faisceau") pour célébrer la fête de Souccot. Dans la bible, il est un symbole d’amour, de générosité divine et de paix.
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נרד nêrəd
« Le nard et le safran, le roseau aromatique et le cinnamome, Avec tous les arbres qui donnent l'encens ; La myrrhe et l'aloès, Avec tous les principaux aromates... » (Chant de Salomon 4:14)
Les plantes qui ont jalonné la vie du Christ, à l'instar de la myrrhe et l'encens, ne sont pas les plus attractives. Mais sous leur aspect modeste, elles possèdent des vertus tout à fait étonnantes. Le Nard de l’Himalaya, comme l’encens, la myrrhe ou le myrte, fait partie de ces substances végétales sacrées présentes dans de nombreuses croyances. La symbolique du nard de l'Himalaya le rattache à la mort, un passage nécessaire car il offre une renaissance. Pour cette raison, l'huile essentielle de nard de l'Himalaya figure parmi les essences de passage des plus importantes dans les unités de soins palliatifs.
On trouve quelques occurrences sur le parfum du nard dans la Bible : « Prenant une livre d’un parfum de Nard pur, de grand prix, Marie oignit les pieds de Jésus et les essuya avec ses cheveux ; et la maison s’emplit de la senteur du parfum » (Jean 12: 3) (lu dans NARD PDF)
- Olivier
Olea europaea
Symbole de paix et de longévité, très présent pour son huile (... d'olive)
« Loin du monde grec, on trouve trace de l’olivier dans la Bible, ce qui n’a rien de bien étonnant, étant très fréquent au Proche-Orient (Liban, Palestine, Israël, etc.). Ce qui est bien plus captivant, c’est que l’olivier est associé à bien des épisodes bibliques, dès l’entrée de Jésus à Jérusalem pour commencer, jusqu’à composer en partie, avec le cyprès, le cèdre et le palmier, la croix christique1, en passant par sa présence aux abords des jardins de Gethsémani : rappelons le mont des oliviers, cette colline proche de Jérusalem sur laquelle Jésus pria la nuit qui précéda son arrestation. Cela ferait de l’olivier un arbre présent à tous les âges de la vie, de même que lorsque la mort survient (en Grèce, lors des cérémonies funèbres, les bûchers étaient abondamment arrosés d’huile d’olive).
L’olivier s’illustre aussi à travers un épisode de la Genèse demeuré célèbre : pour signifier son divin pardon, Dieu annonce la fin du déluge en envoyant à Noé la colombe porteuse du rameau d’olivier2 qui prend ici le signal de la paix, un aspect qui apparaît brièvement dans la littérature grecque, chez Aristophane du moins, où il fait dire à l’un de ses personnages (dans Les Grenouilles) : "Ne t’emporte pas loin des oliviers", autrement dit : reste en paix (si possible). Histoire de marquer sa prééminence grandissante, les mythographes chrétiens osèrent affirmer que la Sainte Ampoule fut apportée à Clovis par une (autre) colombe, afin de tracer un parallèle osé avec l’histoire du Noé diluvien, et surtout l’empreinte très chrétienne du baptême de ce premier roi franc… libre mais pas vraiment paisible : peut-être aurait-il fallu lui ajouter, comme à la salade, davantage d’huile pour éviter de gripper… »
Lu dans L’olivier ([Books of] Dante) [archive]
1. Voir Bois de la Croix
2. On a dit, par volonté d’araser le paganisme, qu’un olivier poussa du tombeau d’Adam ; c’est de cet olivier-là que provient, dit-on, le rameau du déluge, mais aussi le bois qui permit de confectionner la croix de la passion.
Voir aussi Olivier Olea europaea – Olive
Si la récompense aux JO était bien une simple couronne d’olivier, les vainqueurs pouvaient obtenir de leur cité des avantages matériels importants, et il existait aussi, à côté des Jeux panhelléniques sacrés, toute une série de concours sportifs qui étaient dotés de récompenses en argent. (Lu dans À quoi ressemblaient les JO des Grecs ?)
- Paliure
Paliurus
Paliurus spina-christi Mill.. Ses noms vernaculaires sont, entre autres, Paliure, Porte-chapeau, Épine-du-Christ : suivant la tradition, c'est avec des rameaux de Paliure qu'a été faite la couronne du Christ, d'où l'épithète spina-christi : "épine du Christ".
Voir Paliure Paliurus
- Rose de Jéricho
Anastatica hierochuntica
On trouve Anastatica hierochuntica dans les pays orientaux du Maroc à l’Iran. La plante était symboliquement associée à la Terre sainte par les pèlerins qui lui donnèrent le nom de "rose de Jéricho", ville située à l’est de Jérusalem en Cisjordanie, sur la rive ouest du Jourdain, également appelée "ville des palmiers". Dans ce véritable "Eldorado" vert du désert se cultivent figues, citrons, oranges, melons, raisins et même bananes. Jéricho est considérée comme l'une des plus anciennes villes du monde. Elle apparaît dans les récits bibliques, notamment dans le livre des nombres et le livre de Josué. Le nom de "Rose de Jéricho" nous fait penser à cette ville biblique qui fut rebâtie après avoir été totalement rasée, qui renaissait sans cesse de ses cendres.
La plante est déjà mentionnée dans la Bible. Selon la légende, elle a été bénie par Marie (appelée "rose de Marie", "main de Marie" en arabe) lors de la fuite de Nazareth vers l’Égypte. Souvent associée à la résurrection du Christ (alors appelée "plante de la résurrection" mais attention à la confusion avec Selaginella lepidophylla !), cette rose de Jéricho fleurit pour la première fois à la naissance de Jésus, se referma à la crucifixion et se rouvrit le jour de la résurrection. C’est du moins ce qu’affirme la légende.
Vitis
ענב ‘ănāḇ, Genèse 40:10 (entre autres occurrences)
La culture de la vigne, pratiquée en Palestine à l'époque biblique, fut introduite dans le reste du bassin méditerranéen par les marins phéniciens. Les Grecs cultivaient la vigne et cette plante fut plus tard adoptée par les Romains.
« Au VIe siècle av. J.-C., la vigne pénètre en Gaule sous l’impulsion des Grecs. C’est le point de départ d’une extension qui trouvera son apogée au XVIIIe siècle. Il y a tout d’abord des raisons religieuses à cela. La symbolique chrétienne est là pour nous éclairer sur ce point. Si d’aucuns soutiennent que l’arbre de vie du Paradis était une vigne*, il n’est pas moins vrai que la vigne et le vin ont été largement utilisés par le christianisme. Par exemple, ne fut-ce pas Noé qui planta la première vigne après le déluge ? Ce fait est important, car Noé, c’est celui qui console. Ainsi, le vin allait-il devenir une consolation pour les Juifs. La grappe de raisin devint alors le symbole de la terre promise, tandis que la vigne joua le rôle de la résurrection spirituelle ou physique. Lors des noces de Cana, Jésus change l’eau en vin, et durant son dernier repas, le vin est bel et bien présent. Comme l’on sait, l’eucharistie consacre le pain et le vin mêlé d’eau : il est le symbole du sang du Christ et de sa double nature. Il possède un rôle bien plus subtil que le pain, car il devient sang là où le pain n’est que chair. Or le vin/sang s’avère être le mode de transport de cette subtilité. Ce sang du Christ, on le retrouve donc en l’image du vin de messe. Ainsi, dans chaque monastère, il y avait de la vigne, et, partout où se développera l’évangélisation et la progression du christianisme, on en est venu à planter et cultiver la vigne. C’est donc définitivement le christianisme qui en favorisera la propagation incontestablement. »
Lu dans La vigne Vitis vinifera ([Books of] Dante)
* Adam et Ève sont souvent représentés dans le Paradis terrestre avec une feuille de vigne qui leur permet de dissimuler leur nudité – On parle aussi de "feuille de figuier"...
Extraits de la Parabole du vrai cep, Évangile selon Jn 15:1-12
5 Je suis le cep, vous êtes les sarments. Celui qui demeure en moi et en qui je demeure porte beaucoup de fruit, car sans moi vous ne pouvez rien faire. »
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Le Vrai Cep, tableau de la collégiale Saint-Castor (Allemagne)
Vignobles (PDF)
- Zygophyllum dumosum
Pour Zygophyllum dumosum ce serait le courage et la vérité. Courage, car son habitat est une contrée hostile et désertique, dans laquelle elle doit user de toute son ingéniosité pour y survivre (voir Que faire quand il fait chaud ?...) Vérité, car elle aiderait les chercheurs à lever un peu du mystère autour de la Crucifixion du Christ et plus particulièrement du "saint Suaire"... De toute façon, on ne peut évoquer Zygophyllum dumosum sans évoquer le Christ.
Lire Zygophyllum cornutum (Radia Ayad 2008 Constantine) PDF
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Documentation diverse
Des plantes qui soignent et celles qui sentent bon
Au jardin des plantes de la Bible : Botanique, symboles et usages, Jean Paquereau, Forêt privée française 2013 [archive] Si vous souhaitez découvrir que la feuille de vigne d'Adam et Ève était une feuille de figuier, que la pomme d'Adam ressemblait plutôt à un cédrat, que l'olivier ne meurt jamais ; ou encore connaître l'épine utilisée pour "la couronne du Christ", découvrir la plante qui explique le phénomène du "buisson ardent" ou encore la plante productrice de "manne" (photos à l'appui)… cet ouvrage est fait pour vous. Il rend hommage aux plantes en expliquant leur valeur "agronomique" ou artisanale ; mais aussi symbolique, par le prisme des espèces citées dans la Bible... (sur Google Books et se le procurer sur Decitre)
Cette traduction, la première en français moderne, de la version latine, élaborée à partir de textes hébreux et grecs "restitue la polyphonie de ce chant érotique et mystique" qui a nourri tant de chefs-d’œuvre en littérature et en peinture, sans qu’aucune explication vienne alourdir un texte souvent énigmatique. – Lire sur Bible en ligne les Cantiques
Remèdes naturels de la Très Sainte Vierge Marie (PDF)
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Ailleurs dans la Bible
Site : La Bible en ses Traditions
https://www.youtube.com/watch?v=8kNGIi16tpU 13/12/2025
– Deux grands-pères différents ! La Bible se trompe-t-elle sur Jésus ?
Adam et Ève
4 enseignements à tirer du récit d'Adam et Éve (Église catholique romaine-Genève) [archive]
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La Création en questions - Bible et science (Église catholique en France) [archive]
Qui sont Adam et Ève ? (Jour du Seigneur) [vidéo1] [vidéo2] [archive]
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