3-Info Course camarguaise

Publié par Yantra

Page créée le 09 juillet 2023

La course camarguaise

Je ne parlerai pas de la corrida1 espagnole. Les "matadores" et autres "picadores" très peu pour moi. La course camarguaise ne procède pas de la mort de l'animal2, et c'est tant mieux.

Course camarguaise Grau du roi (30) 03 2023 (Cathy Cohen-Solal)

Course camarguaise, le Grau du roi (30), mars 2023 © Photo : Cathy Cohen-Solal.

1. Est-ce que ce monde est sérieux (La corrida) Francis Cabrel [archive]

2. A las cinco de la tarde (La cogida y la muerte) Federico García Lorca [archive sans audio]

J'ai capturé dans deux articles de Causeur * des infos sur cette discipline, laissant loin dehors des propos sur la cruelle corrida des "matadores".

* Causeur (08/07/2023) :

Entretien avec Joachim Cadenas

Entretien avec le peintre Lilian Euzéby

 

Si dans la course camarguaise, la star est le taureau Camargue, l’autre protagoniste est l’homme qui l’affronte : le raseteur. Joachim Cadenas, le raseteur emblématique du moment, de père espagnol soudeur à l’usine et de mère d’origine algérienne femme au foyer, en parle très bien. Écoutons-le

Pour certains c’est un sport, mais ce n’est pas ma philosophie et ce n’est pas ainsi que je la pratique. Je la définirai comme un art. Premièrement, pour moi, c’est le contact avec le sacré, avec le Mythe qu’est le taureau. Lors d’une course, le raseteur va devoir s’approcher au plus près de ce dieu. On provoque sa charge puis, à l’aide d’un crochet dans la main, on doit lui décrocher les attributs dont on l’a décoré : la cocarde sur son front, les deux pompons blancs à la base de chaque corne et la ficelle enroulée autour de sa corne. Cette action, c’est ce qu’on appelle un raset.

Course camarguaise montage

Pas question de maltraiter physiquement le taureau. Néanmoins, si l'animal est blessé à cause d'un coup de crochet mal ajusté du raseteur ou d'une mauvaise réception dans un coup de barrière, les raseteurs font signe à la présidence qui ordonne la suspension de toute action. Le manadier [éleveur] vient alors juger de la blessure de son animal, et décider s'il poursuit la course ou non. (Guide taurin PDF). Sources photos (adresses) :

https://www.provence-camargue-tourisme.com/image/10552-normal.jpg

https://www.provence-camargue-tourisme.com/image/13924-normal.jpg

Chaque attribut décroché par le raseteur lui vaudra une prime financière. Au-delà de l’exploit physique et sportif, l’attrait du raset, c’est l’émotion que provoque la fusion du taureau et de l’homme au moment de la charge de la bête. C’est la beauté des gestes dans la manière de cueillir l’attribut, dans la manière de déclencher la charge du taureau et dans la manière de s’en dégager. Les gestes, le style, j’y pense beaucoup. C’est ce qui m’obsède. Il y a quelque chose qui mêle l’archaïsme et le raffinement. Affronter un taureau comme on le fait, c’est à la fois primitif et sophistiqué. Ce qui en fait un art, c’est aussi la quête de la perfection tout en la sachant impossible à atteindre totalement. Mais, moi en tout cas, je tente de l’approcher, le plus près possible.

Joachim Cadenas et le taureau Milan 03 2023 (Cathy Cohen-Solal)

Joachim Cadenas et le taureau Milan de la manade du Brestalou, mars 2023.
Photographie de Cathy Cohen-Solal.

La course camarguaise est un facteur d’intégration sociale. Déjà, les origines des raseteurs ont souvent correspondu aux vagues d’immigration. Il y a eu les Italiens, les Espagnols, les Portugais et aujourd’hui les Maghrébins. Dans ma jeunesse, la grande figure des raseteurs, c’était Sabri Allouani. Les raseteurs sont rarement des fils à papa. Le taureau, c’est une porte ouverte vers la société. Face à lui, on prouve notre courage, on peut émouvoir les gens, les faire vibrer, et gagner sa vie. On gagne aussi le respect et on s’intègre à la vie sociale. Quel que soit notre origine ou notre milieu. Et puis, lorsqu’on veut devenir raseteur, on entre dans une éducation à l’ancienne. On est en contact avec des personnes plus âgées, on les respecte, on les écoute. Il y a une hiérarchie. On est obligé d’obéir à des règles. Et ce ne sont pas des règles écrites qu’on suit bêtement. Non ! Ce sont les règles et les codes d’une tradition. On s’intègre à une histoire. Aujourd’hui, tous les jeunes raseteurs issus de l’immigration sont avant tout des raseteurs, des Camarguais, des gens du peuple du taureau, des héritiers du marquis de Baroncelli * et de l’histoire d’une partie géographique de la France : la Camargue. Et tous ces jeunes raseteurs sont suivis par leurs copains. Les arènes sont pleines de jeunes. Toute la diversité de notre pays est réunie dans les arènes. La figure du raseteur est très populaire ici.

* [archive sans vidéo1 - vidéo2 - vidéo3]

Voir aussi Le Marquis de Baroncelli et Buffalo Bill [archive] [PDF] Presses universitaires de Provence

La douleur et les blessures sont très présentes. Le taureau Camargue est un animal redoutable, dangereux. Dans les blessures, j’ai eu de tout : genou cassé, coups de corne à côté du cœur, dans la cuisse, etc. Au début de ma carrière, je rêvais de prendre un coup de corne. J’avais très envie de voir ce que ça faisait. J’étais impatient. Chez nous, on dit que le premier coup de corne nous fait partir le mauvais sang, et qu’il ne nous reste ensuite que le bon. Ce premier coup, je l’ai reçu en 2013, j’avais 16 ans. C’était un coup de corne dans le bras sur plusieurs centimètres. Sur le moment, j’étais content. Mais derrière, ce qui m’importait le plus, quand même, c’était de savoir dans combien de temps j’allais pouvoir raseter de nouveau.

Avant une course, dans ces moments, l’appréhension et la peur sont présentes. Car je sais que je risque ma vie. Car je sais que l’animal que je vais affronter va vouloir ma mort. La veille, dans mon lit, je ne pense qu’à une chose : le taureau de demain. La nuit qui précède la course, je ne fais que de penser à ce taureau-là. À me demander comment il va réagir, comment il va charger. D’autant plus que, parfois, c’est un taureau que j’ai déjà affronté précédemment. Un taureau que je connais. Et puis, il y a certains élevages qu’on craint plus que d’autres. Toute la nuit, l’imagination travaille. Tout cela fait monter la peur.

Joachim Cadenas et le taureau Ursule Grau-du-Roi 03 2023 (Jean-Paul Chambon)

Joachim Cadenas et le taureau Ursule de la manade Cuillé, dans les arènes du Grau-du-Roi, mars 2023. Photographie de © Jean-Paul Chambon.

Mais cette pression-là est nécessaire, il faut savoir la dompter et en faire en faire quelque chose de positif. Dans notre art, on dompte les éléments hostiles, la peur comme le taureau, pour en faire quelque chose de beau.

 

Pour le peintre Lilian Euzéby, cette course est un hommage aux « dieux sombres » que sont ces taureaux indomptables. Il puise son inspiration dans ce rite mêlant couleurs et émotions.

Ce qui m’intéresse, chez cet animal et dans le monde de la bouvine *, c’est le sacré. La course camarguaise est liée aux fêtes votives des villages, encore aujourd’hui. Il y a quelque chose de religieux. Les grands-parents y amènent les petits-enfants. C’est une affaire de transmission. Les courses camarguaises se sont ensuite retrouvées dans les grandes arènes, mais sont toujours restées populaires. C’est la fête du peuple. Et puis, il y a le mystère. La plupart des courses camarguaises n’avaient pas lieu dans la Camargue, mais autour, dans des endroits ou ne vivaient pas les taureaux.

* Guide taurin 14/04/2016 (p.11) (PDF) [archive]
École de Raseteurs de Baillargues Métropole sur Montpellier Méditerranée Métropole

Voir aussi Tauromachie dans Rodéos

Lorsque j’étais enfant, dans mon village de Russan, à une heure et demie de la Camargue, nous attendions l’arrivée de ces animaux étranges avec émotion et impatience. Toute l’année nous attendions. C’était le seul moment où nous allions les voir, les admirer et les craindre. On nous apportait dans nos villages un petit morceau du mystère de cette Camargue sauvage qui résidait dans ces monstres mythologiques – peut-être échappés de Crète – au pelage sombre. Et puis la course camarguaise, c’est un rite, toujours le même. Les mêmes couleurs, les mêmes bruits, les mêmes odeurs. Le sable beige illuminé par le soleil, les ombrages des feuilles des platanes alentour qui se posent dessus. Barrière rouge. Taureau noir. Ce taureau qui, bien que différent à chaque fois, est au fond toujours le même. Le Taureau, sacré. Le taureau qui sort éternellement du toril et vient poser sa tache noire sur le sable beige sous un soleil de plomb. Lorsque je vois les raseteurs arriver sur la place, se changer, se vêtir de blanc pour aller officier, une émotion intense me submerge. C’est comme des prêtres. Et ces hommes sont des enfants du peuple ! Dans ma jeunesse ils étaient maçons, éboueurs… certains étaient de vraies idoles.

La Manade imaginaire Lilian Euzéby (crayon et encore de Chine)

Exemplaires de La Manade imaginaire de Lilian Euzéby. Crayon et encore de Chine sur papier.

La course camarguaise se faisait dans les plus petits villages. C’est aussi cela qui en faisait une fête populaire dans les campagnes. Mais je le répète, il y avait avant tout le mystère de ces animaux indomptables sortis du fond des âges. Et puis l’événement furtif et miraculeux où l’homme touche le taureau, lié à l’événement de la fête. C’est le jour où l’on rompt le quotidien. Aujourd’hui encore, c’est cela que je dessine. Des dieux sombres. Des statues de dieux. Des mystères. Lorsqu’on lâche les taureaux dans les villages pour les abrivades [lâchers de taureaux dans les rues d’une ville] aujourd’hui encore, les gamins se battent pour courir à côté du taureau, pour le toucher et avoir un peu de son odeur dans la paume de la main. C’est charnel. Nous sommes attirés par lui. Et pour sacrer tout cela, la course camarguaise est la messe. Le taureau est le Dieu, le raseteur le prêtre. Voilà ce qui, dans cette course, me bouleverse et m’inspire. Le sacré avec le regard de l’enfant, éternellement.

Voir Rodéos

 

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Documentation

Manades et manadiers

En Camargue, une manade est un troupeau libre de taureaux, de vaches ou de chevaux conduit par un gardian.

Les manades constituent des lieux d'élevage extensif de taureaux et de chevaux de Camargue pour la course camarguaise, les fêtes taurines, l'équitation et la commercialisation de leur viande.

Wikipédia

Le manadier est l'éleveur de troupeaux de chevaux et de bovins conduits en manades.

Gardian au milieu de sa manade

Voir aussi Working cow horse dans Reining

 

Curiosité. Les butteri (buttero au singulier) sont les derniers éleveurs à cheval de la Maremme ou des Marais pontins (Latium). Ils ne sont plus qu'une poignée en Maremme, cette Camargue italienne dans le sud-ouest de la Toscane. En Italie, le mazzarella, l'uncino ou bastone, le bâton porté par les butteri ou les bergers de la région de la Maremme, est traditionnellement fait de cornouiller (ou sorbier ou olivier). Manié avec adresse, ce bâton de travail leur sert à aiguillonner les bêtes, à passer un licol ou à ouvrir une clôture sans descendre de cheval.

La Course camarguaise ?

La Course Camarguaise a d’abord été appelée "course libre", parce que cette activité ne possédait pas vraiment de règles, la course s’est progressivement transformée en un véritable sport au cours du XXe siècle avec la mise en place d’un règlement strict.

Course camarguaise Arène 

L’achèvement de l’évolution est la création, en 1975, de la Fédération Française de la Course Camarguaise, reconnue comme telle par le Ministère des sports.

Aujourd’hui la course camarguaise est pratiquée dans quelques départements de la basse vallée du Rhône : les Bouches du Rhône, le Gard, l’Hérault et dans quelques villages du Vaucluse. Beaucaire figure parmi les plus anciennes villes de traditions taurines avec la description de jeux depuis le XVIIe siècle.

Ces courses sont intégrées au programme de la plupart des fêtes estivales * et consistent à faire courir l’un après l’autre six taureaux. Les raseteurs (hommes en blanc) doivent, par leur adresse, décrocher les attributs primés attachés sur les cornes de l’animal (cocarde, glands et ficelles). La saison taurine s’achève à l’automne avec la finale du Trophée des As couronnant le meilleur razeteur de la saison et le meilleur taureau ainsi appelé Biou d’Or.

* Discipline reine de l’équitation western, le Reining consiste à exécuter des enchaînements de figures pour mettre en valeur la finesse du dressage, la maniabilité et l’attitude du cheval guidé entre des rênes souples sans résistance apparente. Voir aussi Info Gymkhana

Plus qu'un jeu, un véritable sport

Reconnue comme véritable sport depuis les années 1970, la Course Camarguaise met à l'honneur les hommes et les taureaux. Les raseteurs sont les principaux acteurs de la course camarguaise. Ils affrontent généralement à deux, trois ou plus, un animal appelé cocardier, taureau castré très vif et léger, auquel ils tentent d'enlever les attributs primés qui décorent sa tête.

Les raseteurs, sont classés par catégories, depuis les aspirants jusqu’aux plus expérimentés. Leur activité nécessite une bonne connaissance du taureau, de solides qualités techniques et beaucoup d’adresse, ainsi qu’une condition physique parfaite. Ils sont aidés par des tourneurs dont le rôle est de fixer le taureau et de le placer correctement avant sa charge.

La course camarguaise se distingue de la course andalouse par de nombreux aspects et notamment celui de ne pas pratiquer la mise à mort des taureaux. En Camargue, le taureau est adulé tel un roi. C'est d'ailleurs le taureau qui est mis à l'honneur, c'est bien son nom et non celui du raseteur que l'on affiche lors de l'entrée dans l'arène.

D'avril à octobre, les Courses Camarguaises animent les arènes des villages de la Terre d'Argence et des alentours.

La Course camarguaise à Beaucaire

C’est à Beaucaire, haut lieu de la tauromachie camarguaise, que le comte Jérôme Dulong offre à la population de la ville un lâcher de taureau pour célébrer le mariage de sa fille, au XVIIIe siècle.

En 1825, est organisée une ferrade1 de 100 taureaux dans les paluds2 entre Beaucaire et Bellegarde.  Entre 1829 et 1835, des courses de taureaux sont organisées dans l’enceinte du château. Les premières arènes, d’abord en bois puis en pierre, datent du milieu du XIXe s.

1. Une ferrade est l'action de marquer au fer rouge les taureaux ou les chevaux, dans le Midi de la France (Languedoc-Roussillon) spécialement en Camargue et en Petite Camargue (dans le Gard). Par métonymie, fête célébrée à cette occasion en Provence. (Voir aussi Dictionnaire français)

2. Une palud est un toponyme se rattachant à un marécage. Le mot palud signifie "marais" en vieux français. C'est un milieu apparemment hostile à l'homme car marécageux mais recherché à la fin du Moyen Âge et plus récemment sous l'appellation zone humide. À noter, le paludisme est étymologiquement le "mal des marais".

Beaucaire a vu naître (1903) et évolué un des raseteurs les plus titrés, l’As des As Julien Rey, dans la première moitié du XXe siècle. Le trophée de la Palme d’Or a été créé dès 1929. Le Beaucairois Paul Laurent crée sa manade en 1944. Il prend la direction des arènes de Beaucaire et de nombreuses autres dans la région. Il est à la tête d’une des manades les plus titrées de l’histoire (son fils Henri, son petit-fils Patrick et son arrière-petit fils Paul dirigent toujours l’élevage).

Les arènes de Beaucaire portent le nom du Pape de la Bouvine Paul Laurent et un de ses taureaux vedettes Goya a sa statue en bonne place dans la ville.

Aucune ville, aucun village n’échappent à la Fé di Biou, la foi et la passion pour la bouvine !

Provence-Camargue-Tourisme [archive]

Taureaux noirs et chevaux blancs

L’élevage des taureaux noirs et chevaux blancs est resté très extensif et a largement contribué à construire l’identité du Delta et toute une culture riche de savoir-faire. Mais au-delà de leur fonction agricole, ludique et emblématique, taureaux et chevaux sont encore de véritables outils de gestion écologique.

Par le piétinement, le pâturage, les fèces, ils contribuent au maintien de la diversité de la faune et de la flore dans des milieux, pelouses, prairies, friches, marais voués aux fourrés et aux bois. Cette fonction a néanmoins des limites. Toutefois, la progression des effectifs de taureaux et la régression des pâtures au profit des cultures, peut menacer l’équilibre de milieux fragiles (roselières, sansouires ou steppes salées). 

En Terre d'Argence, le taureau est roi. De race camarguaise, il est petit, nerveux et plus rapide que les taureaux espagnols. C'est la seule race européenne encore considérée comme sauvage, elle est une race dite "Raço di biòu". (Provence-Camargue-Tourisme)

Élevée depuis toujours mais reconnue seulement en 1999, la race originaire de Camargue, “Raço di biòu", dispose aujourd’hui d’un livre généalogique. Elle est utilisée dans la course traditionnelle camarguaise (course à la cocarde) et divers jeux taurins (abrivado, enciero, bandido) - Voir Guide taurin (PDF)

Les manades de taureaux “Raço di biòu" sont de plus en plus nombreuses et petites. Sur les 150 manades de taureaux “Raço di biòu" réparties sur les Bouches du Rhône, le Gard et l'Hérault, qui totalisent 20 000 têtes en 2011, 1/3 des manades sont situées sur le territoire du Parc.

 Parc-Camargue

Les chevaux blancs. Le cheval de Camargue fut longtemps un animal utilisé pour le foulage de la moisson. Sa maniabilité le fait apprécier pour la conduite des troupeaux dans les marais.

Sa rusticité - il vit toute l’année dehors - en fait aussi un excellent outil de gestion des pâturages les plus ingrats. Broutant du printemps à l’automne dans les marais et les friches, il sait se contenter des sansouires (steppes salées) et des chaumes en hiver.

Il est aussi de plus en plus utilisé dans les loisirs comme moyen de découverte du Delta.

La race est reconnue depuis 1978. Environ 10 000 animaux sont inscrits au livre généalogique en 2011.

 

Chevaux Camargue

Et des moutons

Taureaux noirs et chevaux blancs véhiculent dans le monde l’image du Delta du Rhône. Mais, le mouton a longtemps été l'élevage dominant auquel était réservé les meilleurs pâturages, à savoir les terres hautes qui sont aujourd’hui le domaine des rizières.

Le mouton de Camargue est le mérinos d’Arles (12 000 têtes sur le territoire du Parc), issu du croisement de la race locale arlésienne avec le mérinos d’Espagne apprécié pour la finesse de sa laine.

Concurrencée par les fibres synthétiques, la laine a perdu sa valeur marchande.

Le mérinos d’Arles reste cependant une race appréciée pour la qualité de sa viande.

La majorité des élevages du Delta se trouve aujourd’hui à l’est du grand Rhône et dans la Crau.

  Mouton Camargue, Mérinos d’Arles

Parc-Camargue

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Curiosités... exotiques

En Indonésie, la traditionnelle course de vaches de Pacu Jawi

Indonésie, Pacu Jawi traditionnelle course de vaches.jpg

Cette course de vaches se tient de façon annuelle [en octobre] dans des champs de riz boueux pour célébrer la fin de la saison des récoltes par le peuple Minangkabau.

Les jockeys attrapent la queue des taureaux et glissent sur le sol boueux, les pieds nus se balançant sur une planche. Cette course est réalisée pour montrer la force des taureaux et inciter les acheteurs potentiels à s’y intéresser.

À retrouver dans Daily Geek Show [PDF]
Voir aussi Le Paku Jawi [archive sans vidéo 24/07/2010] Sports Insolites

 

À Madagascar, le combat traditionnel contre un zébu

Madagascar, Savika sport proche du rodéo, pratiqué par les hommes betsileo.jpg

Savika, proche du rodéo, est pratiqué par les hommes du groupe ethnique betsileo à Madagascar, et considéré comme un rite de passage. Quiconque ose danser avec le zébu est une sorte de héros pour la communauté.

Le savika est une forme de combat traditionnel contre un zébu, sans mise à mort, pratiqué à Madagascar par les populations Betsileo (qui occupent la partie sud des terres centrales de Madagascar). Originaire de l’Amoron’i Mania (sur les hautes terres, autour d'Ambositra), ce sport traditionnel est une espèce de corrida qui consiste à lutter à mains nues contre un zébu, en s’agrippant à la bosse ou aux cornes de l’animal. Le but n’est pas de blesser ni de tuer l’animal, mais de prouver sa propre force. Il faut préciser que le zébu tient une place symbolique dans la société rurale malgache ; il est de tous les évènements : funérailles, famadihana ("exhumation") et autres rituels traditionnels. Il est également le compagnon essentiel durant les travaux des champs : piétinement des rizières, traction des charrues et araires…

Voir Domestication de l'aurochs (Aurochs)

Le savika est un rite que doivent passer avec succès les jeunes hommes pour qu’ils soient acceptés en tant qu’hommes responsables au sein de la communauté. Ce jour-là, les jeunes gens font une démonstration des connaissances qu'ils ont acquises en prouvant leur propre force. Car la technique du savika se transmet de génération en génération. Le père confie à son fils le soin de garder le troupeau, d'observer le comportement de chaque animal et d'apprendre à le connaître. Le jour du savika, il doit prouver qu’il est un devenu un homme, et en tant que tel, apte à prendre ses responsabilités au sein de la famille et de la communauté.

Actuellement, le savika se popularise et est une des attractions principales lors des festivités de Pâques et de Pentecôte.

D'après Le Savika [archive] sur Malagasy Tours
Voir Rodéos (dont tauromachie, corrida)

Voir aussi Le morengy (Madagascar) dans Arts martiaux africains

 

 

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On se bouge

Flottage sur la Durance (Mélèze Larix decidua)

Joutes nautiques languedociennes

Pyramides de Catalogne - Pyramide humaine (Coups de cœur Culture)

Sardane (danse catalane)

Voir la liste complète dans On se bouge dans le grand Sud

Quelques spécialités culinaires

Cassoulet de Castelnaudary

Navettes (Provence) (Pâtisserie petites histoires)

Oreillettes (Hérault) (Pâtisserie petites histoires)

Pan bagnat (région de Nice)

Pissalat - Pissaladière (Nice) (Garum)

Ratatouille provençale

Soupe au pistou (Les basilics)

Soupe catalane au riz (Bouillon de poule)

Vignobles Languedoc-Roussillon (PDF)

Divers

La Méditerranée connaît aussi ses "marées d'équinoxes" ! (Septembre équinoxe)

Méditerranée !

 

 

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