ANANTA - nāga
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Makara, Nāga et... Ananta
Dans l'architecture khmère, ainsi qu'en Birmanie, on les trouve fréquemment représentés aux extrémités des linteaux ou des frontons, crachant parfois des perles ou de petits personnages. En astrologie *, le makara correspond au signe du Capricorne, on retrouve le nom entre autres en khmer, où il désigne le mois de janvier, et en mongol (matar) Les postures du Crocodile (Makarâsana, de Makara), ou torsions de l’abdomen (Jara-parivartanâsana), sont des séries de rotations -ou torsions- vertébrales alternatives effectuées au sol, sur le dos parfois sur le ventre. Voir les pages de l'article Crocodile et les Torsions 1/5 et 5/5 * Voir aussi...
Dans les légendes de l'Inde et de tout le Sud-Est asiatique, les nâgas sont des habitants du monde souterrain où ils gardent jalousement les trésors de la terre. Ils ont pour ennemi naturel l'aigle géant Garuda, mais nâgas et Garuda ne sont en fait que deux incarnations de Vishnou, les deux aspects de la substance divine, en qui ils se réconcilient. Le nâga le plus célèbre est Ananta, sur lequel se repose Vishnou dans l'intervalle entre la fin d'un monde et la création d'un nouveau. Le nāga comme sa forme féminine (nāgī ou nāginī) est un génie des eaux, représenté comme un serpent à tête humaine. Considérés comme étant de grands poètes, ils gardent les trésors de la terre. Le nāga est donc gardien et protecteur, médiateur entre ciel et terre, intercesseur entre ce monde et l'au-delà, parfois associé à l'arc-en-ciel (Bouddha descend du ciel sur un escalier qui est un arc-en-ciel, dont les rampes sont deux nâgas). À Angkor (Angkor-Thom, Prah Khan, Banteai Chmar), des chaussées à balustrades en forme de nâga symboliseraient cet arc-en-ciel, avec Indra à leur extrémité (dieu de la Foudre et de la Pluie) Le nâga représente le cycle du temps, tout comme l'Ouroboros des Grecs. Il serait peut-être à rapprocher de l'uræus, ou cobra en colère, qui orne le front du Pharaon, concentrant en lui les propriétés du soleil, vivifiant et fécondant, mais capables aussi de tuer, en desséchant ou brûlant. De nombreux mythes évoquent un serpent légendaire, du monde souterrain (la vouivre, puissant serpent souterrain des Celtes ou Quetzalcóatl, le dieu serpent-oiseau fréquent en Amérique du Sud), qui peut aussi évoquer les interprétations freudiennes du serpent.
Note [1] Énergie du souffle subtil, Kundalini est là la fois "conscience", "souffle" et "Feu Central interne", gisant au centre de chaque créature (comme le Feu au centre de la terre). Son siège est situé dans le Chakra-Mûladhara (Chakra-Racine, le premier) pendant la vie, lieu où elle reste à l'état statique et potentiel - Lorsque Kundalini se retire du corps pour s'unir à Shiva qui représente son pôle opposé et complémentaire dans la tête, ceci provoque le Samadhi (état de Super Conscience permettant l'unité avec l'Absolu) ou la Mort (Mrita) - Kundalini représente Shakti qui est le pôle féminin de la Création agissant et animant les formes de vie manifestées.
Vishnou est généralement représenté assis ou se reposant sur un lotus posé sur le puissant Serpent aux mille têtes enroulé, Seshanag, ou Ananta * (qui représente l'univers endormi), Brahma sortant de son nombril. |
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Vishnou assis sur Ananta, |
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* Ananta appelé aussi Shesha (en devanagari : शेष) ou Adishesha, est un Serpent (nâga) de la mythologie de l'hindouisme [1], aux têtes multiples, au nombre de mille. Références Source : Wikipédia - Voir Crocodile et les Torsions 5/5 |




