ARTS MARTIAUX Aïki(bu)do !

Publié par Yantra

Page créée fin mai 2022

"Quelques notes" de Sensei André.

Aïki(bu)do ! La Gobbe des Alpes et autres bizarreries (13 août 2006)

"La Gobbe des Alpes et autres bizarreries"

"Et pourquoi le titre de cette page ? Tout simplement parce que La Gobbe vit dans les Alpes"...

 

Le kata, son contenu – rédigé en août 1981

Sensei André

Extraits

"Dans un précédent article, nous avions effleuré la notion de Kata et tenté, en particulier, une réhabilitation de Happoken Kata. Celui-ci, s'exécutant seul, permet de se concentrer sur ses propres gestes et la recherche est essentiellement intériorisée."

Voir Temple 2018 [archive sans vidéo]

"... une méconnaissance des termes japonais Do et Jutsu. Le Do est la Voie, essentiellement spirituelle, le Jutsu est le moyen, la technique, le véhicule. Sans technique, pas moyen d'avancer sur la Voie ! Un Budō est un Art martial désincarné. L'Art Martial utilitaire était le Bugei. Le Bujutsu, déjà, est teinté d'une touche de dévoiement sportif, puisqu'il naquit de la nécessité d'entraîner les guerriers en période de Paix. Gardons toutefois sa valeur réaliste, qui a souvent disparu dans le Budo."

Voir

La Voie Dō (Lao-Tseu Ve-IVe s. av JC)

Jutsu, jitsu puis jujutsu, jujitsu, jiu-jitsu... ou quoi ?

"Le légionnaire Martin, touché par la grâce à la vue d'un pauvre mourant de froid, et devenant évêque et Saint, aurait pu prendre l'appellation de Non-Violent, pas le gringalet, ennemi de tout effort physique, qui ne milite dans la Non-Violence que par crainte des coups, par égoïsme. Le Non-Violent applique sa philosophie de façon altruiste et sera capable, en cas de nécessité, de secourir des personnes agressées. Alors, devra-t-on faire ses premières armes la nuit, chercher les mauvais coups ? Certes pas !"

"Le Kata se présente sous deux aspects : l'étude et le Kumitachi. L'étude permet l'approche formelle, intellectuelle. Les gestes sont précis, les attaques nettes, les défenses justes. Les centaines de répétitions créent des automatismes et la sensation de sécurité due à la sobriété et à la précision des esquives. Le bokken ou le bō ne paralysent plus.
Le Kumitachi représente le vécu. Le Kata est alors pratiqué dans un rythme réel, les attaques partent avec l'intention de toucher, la notion de danger apparaît, la peur doit être vaincue.
Les Kata élémentaires : Ken no Kata et Bo no Kata représentent la meilleure approche possible de ces deux aspects. L'étude se fait seul, donc sans blocage dû à l'un ou l'autre des partenaires. Le Kumitachi est simple puisque les deux exécutants font les mêmes gestes. Excellent entraînement à l'harmonie des déplacements et des enchaînements avec « l'autre », si importante en Aïkido*.

* Rappelons qu'en ces temps très anciens, notre Art s'appelait encore, pour peu de temps, Aïkido Yoseikan, cette remarque s'adressait donc aux pratiquants de notre Art, pas à nos lointains cousins...
Le texte ci-dessus n'engage personne et surtout pas moi...
[Sensei André]"

 

Saison 1979 / 1980 : La sieste en conclusion

Sensei André

Extraits

L'assemblée générale de la FFAK se déroula le 28 juin 1980. Il y fut toujours question de l'impossibilité de s'entendre avec l'UNA, bien sûr. Mais une nouveauté sortit tout le monde de la torpeur propre à ce genre de réunion. Monsieur Jalbert, le président, annonça que le groupe Floquet désirait que notre école prenne le nom d’Aïkibudo. Mais de quoi ? N'est-ce pas le groupe Nocquet qui s'appelle Cercle Aïki-Budo ? Pourquoi ? Comment ? Qu'est-ce à dire ?
Monsieur Jalbert expliqua qu'il avait été souhaité que l’Aïkido d'avant-guerre, celui que maître Mochizuki reçut du maître Ueshiba, soit distingué de l’Aïkido d'après-guerre, pratiqué par les maîtres Nocquet * et Tamura, donc qu'il reprenne son appellation d'origine, à savoir Aïkibudo. (1)
Maître Floquet, consulté, acceptait cette appellation. Il semble qu'aujourd'hui encore beaucoup n'aient rien compris à cette affaire et cherchent encore à comprendre !

(1) Nous avons en effet longtemps cru que nous pratiquions l’Aïkido pratiqué par Morihei Ueshiba dans les années 1930 et qu’il avait enseigné à Minoru Mochizuki. Il s’agissait en fait à l’époque de Daïto Ryu Aïkijutsu et Minoru Mochizuki avait été plus son assistant que son élève. Le nom Aïki Budo fut bien utilisé par Morihei Ueshiba à l’époque où Mac Arthur, chef des armées d’occupation du Japon, interdit la pratique des Arts Martiaux. Minoru Mochizuki raconte que lors d’une réunion avec ses condisciples il fut suggéré de supprimer le kanji « Bu » qui donne le sens d’Art Martial. L’Art de Morihei Ueshiba devint l’Aïkido et sa pratique fut dorénavant autorisée.
Ce n’est qu’en lisant l’interview réalisée par Stanley Pranin en novembre 1982 et les lettres envoyées par le Maître à Alain Floquet que nous avons appris la réalité de notre histoire…

* André Nocquet - Archive sans

Vidéo 1 (15/11/2013)

Vidéo 2 (07/11/2013)

Vidéo 3 (21/11/2013)

Nocquet dirigeant un cours dans la neige

Vidéo 4 (17/10/2017)

Vidéo 5 (23/02/2014)

 

Saison 1980 / 1981 : Ça choque !

Sensei André

Extraits

Je démarrai la saison en publiant une petite plaquette publicitaire qui fit grincer des dents, dissuada plus d'une personne de s'inscrire et choqua pas mal de pratiquants peu habitués à un style si direct. J'étais à l'orée de mes quarante ans, c'est l'époque d'une mutation de l'homme. Un cycle s'achève, un autre recommence.

« COMMENT RÉUSSIR EN AÏKIDO ? »

Il convient de s'entraîner de façon désintéressée, sans but, en harmonie totale avec ses partenaires. Au Dojo, il n'y a ni plus fort ni plus faible, il y a le professeur qui sait et les élèves qui apprennent ! Il ne s'agit nullement de se renier, mais de plonger, l'espace d'un cours, dans un monde différent, en dehors du temps et des pollutions, de retrouver « le cœur pur du jeune enfant ».
Il est souhaitable de suivre 2 cours par semaine. L'enseignement est long, complexe ; il faut retourner à l'école, apprendre, s'imprégner d'un esprit : celui du maître, de ses partenaires... Il faut accepter les courbatures, la douleur, la sueur, pendant des mois, des années !
La pratique de l’Aïkido peut être dangereuse, aussi une stricte discipline est-elle nécessaire :

- respect du
TATAMI (tapis) que l'on salue en entrant et en sortant
- respect des maîtres fondateurs, les O Sensei Takeda Sokaku et Ueshiba Morihei*, au travers du professeur que l'on salue au début et à la fin du cours
- respect du partenaire que l'on salue avant et après l'entraînement
- respect du cérémonial qui commence et achève le cours
- silence pendant les explications que l'on écoute à genoux
- silence pendant l'entraînement, car sans concentration, c'est du temps perdu.

N'OUVRE LA BOUCHE QUE SI CE QUE TU AS À DIRE EST PLUS BEAU QUE LE SILENCE...

 Si tu refuses la discipline, si tu n'acceptes pas la directivité, si tu trouves le cérémonial ridicule, si tu ne peux pas t'empêcher de dire : « Oui, ça marche parce que je fais comme ça, mais si je fais comme ça...? », si tu n'admets pas que le maître sache tout et que tu ne saches rien, alors il est inutile que tu montes sur le tatami, reste chez toi à regarder la T.V., car l’Aïkido est d'abord et avant tout la VOIE DE L’HUMILITÉ.
Le corps et la tenue doivent être parfaitement propres : ongles courts, mains et pieds soignés, kimono de rechange, JAMAIS FRIPÉ NI SOUILLÉ. La douche est bien entendu recommandée à la fin du cours, car elle ajoute à la sensation de bien-être que l'on éprouve à la fin d'un cours intensif.

CELUI QUI VAINC LES HOMMES EST FORT. CELUI QUI SE VAINC LUI-MÊME EST RÉELLEMENT PUISSANT. (LAO TSEU, le TAO TE KING)

Méditez cette parole vieille de 2500 ans avant de franchir la porte du Dojo. »

* Eh oui, toujours le même problème : nous étions totalement ignorants de notre histoire, nous croyions que notre Art était issu de celui que pratiquait Morihei Ueshiba dans les années 1930.

 

___________

Voir

Aïkibudo (Japon)

Aïkido (Japon)

ARTS MARTIAUX Aïkibudo Glossaires

Arts martiaux et Sport de combat

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