ARTS MARTIAUX Kalaripayatt (Inde)

Publié par Yantra

Sans doute l’un des plus vieux « Arts martiaux » au monde !

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Le Kalaripayatt, Kalaripayat, Kalarippayatt ou Kalarippayattu (കളരിപ്പയറ്റ്) [kaɭaɾipːajatːɨ̆] est un art martial originaire du Kerala et du Tamil Nadu (État voisin, historiquement la même région) en Inde du Sud. Kalaripayatt signifie, en malayalam, "le lieu des exercices" – de kalari (കളരി), le lieu, l'arène, l'espace de dialogue et payatt (പയററ്) dérivé de payattuka signifiant combattre, s'exercer intensément.

Le Kalaripayatt serait avec le Varma Kalai (ou verumkai, art martial originaire du Tamil Nadu, v. plus bas "... quatre niveaux 4. Verumkai") l'une des plus anciennes techniques martiales (remontant au moins au XIIᵉ siècle) – mais aussi médicales – connues ; les gurû de kalarippayatt, les gurukkal, sont guerriers et médecins, car ils sont censés connaître les techniques qui tuent mais aussi celles qui soignent.

Le Kalarippayatt est une discipline polyvalente qui associe :

  • Des techniques de combat à mains nues.
  • L’utilisation d’armes traditionnelles.
  • Des pratiques de méditation et de respiration.
  • Des méthodes de guérison issues de l’Áyurvéda.

Il se pratique via des rituels, des exercices physiques, des combats chorégraphiés et le maniement d’armes. L’arène est souvent creusée dans le sol, qui est en terre battue pour éviter les blessures.

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Voir

Animaux martiaux

Arts martiaux & Yoga

Kalaripayat (François Gautier) PDF

Kalaripayattu (MMArtial)

Kalarippayattu

Les danseurs de kathakali exercent aussi leur art dans un espace consacré nommé kalari et leur entraînement emprunte des exercices au kalaripayatt, comme les quatre sortes de lancers de jambes (kalugal) mais aussi ses techniques de massages liées à l'Áyurvéda (du sanskrit veda "connaissance" et ayur "vie") la médecine traditionnelle indienne aujourd'hui essentiellement pratiquée dans l'Inde du Sud, en particulier au Kérala.

La suite dans Wikipédia

Voir Danses indiennes (Tour du monde de la danse)

Le kalaripayatt se pratique généralement dans le kalari, une salle de 14 m sur 7, parfois sous terre. Il se caractérise par des positions très basses portant des noms d'animaux ainsi que par de nombreux sauts très hauts.

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Note, par exemple, deux entités du Kalaripayatt : le Cobra-Serpent (1., 2.) et le Poisson (1.), vus dans 1. Animaux martiaux (Kalarippayatt) – 2. Kung-fu 

Le kalaripayatt connaît deux styles, le thekkan ("style du sud") et le vadakkan ("style du Nord"). Y sont encore enseignées une dizaine d'armes parmi les dix-huit étudiées autrefois. Dans la tradition locale, il fallait plusieurs années pour maîtriser une seule arme.

On compte dans la pratique quatre niveaux.

1. Meythari

La pratique d'exercices pour maîtriser l'équilibre tant au niveau du sol que durant les sauts, la concentration durant le combat, le développement de la souplesse et de la force.

2. Kolthari

La pratique des armes en bois qui sont de plus en plus courtes à mesure des progrès de l'élève.

  • Kettukari ou Vaddi (bâton d'environ 1,5 m)
  • Muchan (bâton d'environ 60 cm épais d'environ 3 cm à un bout et d'environ 1,5 cm de l'autre)
  • Otta (bâton incurvé de moins de 60 cm)

Cette étape est considérée comme la grammaire du kalaripayatt. C'est l'arme la plus dangereuse et prestigieuse du kalaripayatt car les points d'attaque sont uniquement les points vitaux (v. plus bas) de l'adversaire, le Gadai (massue de Hanuman), le Marma Vadi, etc.

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Voir Quelques variétés de "bâtons" (ARTS MARTIAUX amérindiens) 

3. Ankathari

La pratique des armes en métal, tout d'abord en luttant contre la même arme, puis contre une arme différente. Par ordre d'apprentissage :

  • Daga ou Kadari (poignard courbe par détail à deux tranchants)
  • Vaal-Keddayam (épée à deux tranchants et bouclier)
  • Khathi (poignard)
  • Ouroumi (épée flexible à deux tranchants) arme extrêmement dangereuse pouvant même être fatale au pratiquant dans un instant d'inattention.
  • Lance à deux tranchants. 

4. Verumkai

La pratique de l'auto-défense à mains nues, la connaissance des points vitaux (points sensibles du corps à la fois pour combattre et pour soigner) et des petites armes contre les grandes. Le Varma kalai est synonyme de verumkai désignant cette dernière partie de l'enseignement.

Wikipédia

Voir [en] Varma Kalai (Silambam Asia)

Voir aussi Techniques d'autodéfense en images

 

Les points vitaux

Les pratiquants plus anciens connaissent ainsi un ensemble de points vitaux qu'ils peuvent utiliser pour nuire à leur adversaire mais aussi pour soigner. Les maîtres de kalaripayatt sont généralement aussi médecins ayurvédiques, des thérapeutes qui mettent à profit leurs connaissances pour soigner leurs patients.

Les points vitaux des arts martiaux dravidiens utilisé en combat sont les zones du corps bien connues dans tous les arts martiaux comme la nuque, la pomme d’Adam, les tempes, certaines vertèbres, le sternum, l'estomac, la base du nez, les articulations, etc.

Wikipédia

Les marmas (points vitaux)

Selon les pratiquants de certains arts martiaux du Kerala dans le sud de l'Inde, comme le Kalarippayatt ou le Varma Kalai, les marmas sont les 107 points vitaux du corps humain.

Un des tout premier témoignage de l'existence de ces points remonte au Rig-Véda où l'on peut lire qu'Indra parvint à vaincre Vritra en attaquant ses points vitaux à l'aide de son vajra (le diamant ou la foudre).

Mais c'est le chirurgien Sushruta (Ve siècle av. J.-C.) qui fut le premier à décrire ces 107 points vitaux dans son Sushruta Samhita. Sur ces 107 points, 64 furent définis comme potentiellement mortels s'ils sont convenablement frappés d'un coup de poing ou d'un coup de bâton.

Les marmas peuvent être rangés en six catégories selon leur localisation dans le corps :

  1. Mamsa Marma (sur la peau/muscles)
  2. Asthi Marma (sur les os)
  3. Snayu Marma (sur les tendons)
  4. Dhamani Marma (sur les nerfs)
  5. Sandhi Marma (sur les articulations)
  6. Sira Marma (sur les veines)

Wikipédia

 

Comme le yoga postural moderne, cet art a traversé des périodes de déclin. Le Kalarippayatt a été interdit par les Britanniques en raison de son potentiel à fomenter la résistance. Un praticien décrit comment "l'interdiction de posséder des armes et de s'entraîner au maniement des armes entre 1804 et 1947 a presque totalement détruit l'attrait populaire et la pratique systématique du dans tout le Kerala." Les efforts pour maintenir cette pratique vivante nécessitaient de s'entraîner en secret ou d'utiliser sélectivement ses aspects non martiaux pour éviter les soupçons.

Rob Zabel, Martial Medical Mystical: The Triple Braid of a Traditional Yoga

 

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Rencontre avec Cécile Gordon, spécialiste en Kalarippayatt

YouTube : Montage vidéo ajouté le 28 septembre 2017 

[https://www.youtube.com/watch?v=25SIaGoPVDY]

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