ARTS MARTIAUX Tang Soo Do (Corée du Sud)
Page créée mi-avril 2023
Le Tang Soo Do (prononcé tangsoudo) ou "Tangsudo" (hangeul 당수도 ; hanja 唐手道) "la Voie de la Main de Chine", est un art martial traditionnel coréen dont on peut trouver les premières traces il y a plus de 2000 ans.
Tang fait référence à la Dynastie T'ang qui régna entre 618 et 907, et rappelle le passé partagé entre la Chine et la Corée.
Soo signifie "main" mais implique "poing, coup". Tang Soo signifie "Main de Chine".
Dō est le chemin, la voie. Tang Soo Do est donc "l'art martial Coréen influencé par l'art martial de la dynastie T'ang".
La "main vide" se dit en coréen Kong Soo Do et en japonais Karaté, qui signifie "main de la dynastie Tang", d’où Tang Soo Do en coréen et Toudi dans le dialecte des Ryūkyū.
La boxe du temple de Shaolin (en chinois Shao-lin-ssu Ch’uan-fa) devient "Shorinji Kempo" en japonais et "Solimsa Kwon Bop" en coréen. L’intervention des facteurs culturels peut toutefois transformer l’approche martiale d’une même dénomination. Les différences culturelles entre la Chine et le Japon ne sont pas sans influences sur la conception respective des arts martiaux.
Kempo
Le terme Kempo ou Kenpo se traduit par "méthode du poing" (拳 ken "poing", 法 pō "méthode") autrement dit : "combat à mains nues". Il se présente aujourd’hui comme un système complexe, indépendant et très ouvert sur les autres disciplines.
Art martial polyvalent, sa variété technique englobe le combat à distance, au corps à corps et au sol. Il y a de nombreux styles de kempo, les plus répandus en France sont le Kemposhinkaï, Okinawa et Américan.
Fédération Française de Karaté – Règlement Sportif Kempo (PDF)
Voir aussi Nippon kenpō de Wikipédia
Le Tang Soo Do met l'accent sur la discipline et sur la pratique de katas et des mouvements d'autodéfense. Hwang Ki, le fondateur de cet art, a affirmé qu'il l'avait créé à partir de la lecture de vieux textes de Subbak (un art martial coréen plus ancien) tandis qu'il a vécu en Mandchourie durant la décennie de 1930. Le karaté japonais et les approches internes chinoises peuvent avoir influencé le Tangsudo. Dans beaucoup d'aspects, le Tangsudo est semblable au karaté et au Taekwondo, sauf un très petit accent sur des compétitions sportives. (Wikipédia)
Présentation du Tang Soo Do
Dans les faits, le Tang Soo Do est un art martial de frappe, utilisant principalement des coups (pieds, poings, coudes, genoux...). De nombreux autres aspects des arts martiaux sont également utilisés, tels que des méthodes pour faire chuter l'adversaire, des manipulations d'articulations (clés de bras, etc.), l'utilisation d'armes diverses (bâton, dague, épée, canne...). Comme dans la plupart des arts martiaux, une attention particulière est également apportée au déplacement, à la génération de force optimale, à l'utilisation de l'énergie de l'adversaire...
Objectifs et principes enseignés au sein des écoles Tang Soo Do
Le Tang Soo Do n'est cependant pas seulement un sport ou une méthode de self-défense. C'est également un entraînement harmonieux du corps et de l'esprit, un moyen d'atteindre un état d'esprit de totale tranquillité. Le Tang Soo Do prétend que la prévention est supérieure à la guérison. Pour ce faire, le contrôle de la personnalité est plus efficace par la pratique et la maîtrise des Arts Martiaux dans le respect de la tradition.
Le but ultime d'un pratiquant de Tang Soo Do est de pouvoir effectuer des techniques parfaites mais également de développer et de perfectionner son être tout entier.
Les buts du Tang Soo Do sont l'étude et la conservation des Arts Martiaux traditionnels y compris la pratique des armes anciennes. C’est par son intégrité et sa discipline que le Tang Soo Do espère préserver la vertu intégrale et le caractère martial nécessaires à tous pratiquants.
Pour cela, le Tang Soo Do a entrepris d'incorporer dans ses buts l'immense problème de la correction de la délinquance juvénile en Asie mais aussi dans le monde "libre".
Description
Le Tang Soo Do comporte un ensemble de techniques de frappe traditionnelles, qui peuvent être retrouvée dans de nombreux arts martiaux : coups de poings, coups de pieds, techniques sautées...
Trois disciplines sont enseignées dans les clubs Tang Soo Do de tradition
1. Le Tang Soo Do (techniques de pieds et de poing à mains nues)
2. Le Lyo Ko Moo Do (armes anciennes)
Les armes font partie de l'enseignement. Le bâton (bong en coréen, bō - bâton très long - en japonais) est utilisé en général après 1 à 2 ans d'apprentissage, puis viennent la dague, l'épée et enfin la canne à très haut niveau.
Le Bong est une arme utilisée au Tang Soo Do
Voir Quelques variétés de "bâtons" (Arts Martiaux amérindiens)
3. Le Tae Guk Kwan (techniques martiales exécutées au ralenti pour développer la force interne et externe)
Ces techniques sont pratiquées par exemple dans l'air ou sur des cibles en mousse tenues par un partenaire.
Voir aussi Les disciplines (fftda.fr) PDF en photos
Les formes (hyeong ou hyung)
Les formes sont les séquences prédéterminées des techniques basiques. Elles sont pratiquées dans des suites de mouvements prédéterminés, appelées Hyung (équivalent coréen des katas japonais). Les hyungs permettent de combiner harmonie et technique en apprenant au corps à se mouvoir de manière efficace. Ils sont une partie de l'entraînement de tangsudo qu'un étudiant peut pratiquer avec facilité presque partout.
Pratique des Hyungs lors d'un stage franco-allemand en France
Ces formes sont dérivées de différents styles d'arts martiaux, la majorité d'elles étant les versions de kata de karaté. Elles démontrent l'application de toutes les techniques basiques dans une variété de situations.
Les hyeong sont les modèles réglés de techniques que les étudiants pratiquent à tous les niveaux. L'apprentissage des formes augmente la compréhension et la mémorisation des techniques. Les formes façonnent des techniques basiques et elles enseignent la stratégie, les tactiques, la synchronisation et l'équilibre.
Si le Tangsudo est traité comme "l'art pour l'art", les formes s'apprennent avec facilité et ressemblent un type de danse dans la présentation. À mesure que l'étudiant fait des progrès dans la capacité, les hyeong deviennent plus compliqués et se transforment défi.
Les ensembles de techniques prédéfinies sont également pratiquées par deux, où l'un des partenaires va attaquer l'autre d'une manière prédéterminée et l'autre va se défendre selon une des techniques enseignées. Cela permet de travailler la précision, la distance et le timing sur un adversaire réel.
Des combats plus "compétitifs" sont également présents (Ja Yu Dae Ryun, équivalent coréen des randoris japonais), où l'on peut pratiquer ses techniques de manière plus libre, tant que l'on ne touche pas son partenaire.
Si ces disciplines peuvent paraître différentes au spectateur inexpérimenté, il n’échappera pas à un œil avisé qu’elles fusionnent sur les principes traditionnels et similaires dans l’enseignement qui les caractérise.
En effet, durant les périodes de guerre en Asie, les arts martiaux étaient utilisés lors des batailles. Poings, pieds, chutes, étranglement, cassures de membre, armes anciennes faisaient partie des techniques de combat. Le corps était entraîné pour résister et attaquer et l’esprit à prendre des décisions rapides. Le pratiquant d’arts martiaux était un grand stratège.
Aujourd’hui, les enseignants des clubs de Tang Soo Do traditionnels continuent d’entraîner à la pratique des arts martiaux avec toute la philosophie et les principes qui s’y rattachent. Ils aident l'élève à les utiliser dans sa vie quotidienne pour affronter les difficultés. Ils lui expliquent que s'il entraîne son corps et son esprit quotidiennement, il sera en bonne condition pour prévenir la maladie, les émotions, le stress et la peur.
En conclusion, les arts martiaux dispensés par le Tang Soo Do sont un parfait système de défense et d’attaque à utiliser dans n’importe quelle situation. Ils embrassent la réalité de la vie, qu’il existe ou non de l’agressivité.
Postures et techniques du Tang Soo Do
Il y a beaucoup de postures (seugui) dans le tangsudo. Certaines d'entre elles sont basiques, par exemple la "posture de préparation" (Joumbi seugui, pieds parallèlles, distants d’un pied, poings fermés au niveau de la ceinture). D'autres requièrent un certain équilibre, comme une posture "sur un pied seul" (par ex. Ogueum seugui, jambe au sol légèrement fléchie, l’autre jambe levée avec le pied derrière le creux du genou ou Haktari seugui, jambe au sol légèrement fléchie, l’autre jambe levée et pliée au niveau du genou).
Une posture basique de Tang Soo Do
Voir Kibon-positions (PDF)
Les techniques basiques sont simples et efficaces. Les étudiants apprennent toutes les techniques basiques (les blocages, les coups de poing, les coups de pied) qu'on peut trouver dans l'art classique du Tangsudo.
Dans les dojang (le Lieu de la Voie, des écoles de Tangsudo), se souligne "l'art", non seulement le combat.
Les techniques de main impliquent, entre autres, une variété de techniques du poing et de "main-couteau" (Sonnal, Sudo). Chacune d'elles a une forme et une application précises, et elles sont utilisés en blocage et en attaque.
Le Tangsudo est un art martial qui met l'accent sur les techniques de jambes et la souplesse. Elles sont aussi utilisés pour bloquer et attaquer.
Entraînement
Dans la méthode traditionnelle, l'étudiant doit apprendre tout d'abord les fondements (gibon), puis pratiquer le combat sur un pas (hanbon gyeoreugi) et le combat sur trois pas (sambon gyeoreugi). Le combat d'un pas enseigne comment se concentrer mais le combat de trois pas lui enseigne comment bouger en avant et en arrière ainsi que comment utiliser la distance. Ensemble, ils donnent la confiance dont l'étudiant a besoin pour bloquer et pour attaquer avec succès en combat libre.
La pratique des fondamentaux (kibon)
Les étudiants pratiquent les techniques basiques avec déplacement pratiquement à chaque leçon. Ceci aide à comprendre la dynamique d'un mouvement et raffine la technique par la répétition. Les fondations enseignent à l'étudiant le bon équilibre et la bonne posture.
L'entraînement mental
Les maîtres soulignent l'importance des Principes et le Credo du Tangsudo, les étudiants apprennent la discipline et le respect. La confiance en soi, la concentration et le contrôle sont aussi soulignés, parce qu'ils sont les aspects importants de la vie quotidienne.
Suite détaillée dans Wikipédia
L'entraînement à l'auto-défense (hoshinsul)
Cette activité enseigne à un étudiant la manière de se défendre contre des saisies et des prises. Il contient aussi un enseignement sur la manière de traiter des situations où il est nécessaire de se défendre sans causer de dommage permanent à l'attaquant et l'usage de points de pression. Le jayu-daeryeon est parfait pour améliorer la capacité d'auto-défense. L'étudiant peut combiner toutes les techniques : les coups de pied, les coups de poing, les coups au pied, et les renversements.
La casse de planches (kyeokpa)
Casse de planche pour passage de ceinture
La casse de planches est l'activité préférée de beaucoup d'étudiants et de spectateurs.
La casse de planches prouve le niveau technique des étudiants et aide à comprendre quel effet leurs techniques peuvent avoir sur une cible.
Elle est utilisée pendant les tests de grade et la sécurité est soulignée à tout moment.
Cette activité enseigne à se concentrer, à focaliser l'esprit et viser correctement. Elle aide aussi les étudiants à passer les barrières mentales et améliore leur confiance.
Grades et compétitions en Tang Soo Do
Ceintures de Tang Soo Do classées par grade (du blanc au noir)
Les ceintures de couleur dans les arts martiaux doivent leur existence au fondateur du Judo, Jigorō Kanō.
Lorsqu’il créa sa discipline, il envisagea directement sa pratique dans le monde occidental. Les Orientaux sont des gens plus sages et plus patients que les Occidentaux. À cet effet, Jigoro Kano créa un système de progression différencié par des couleurs, afin de "coller" à la mentalité du monde occidental. Autrement, les ceintures en arts martiaux étaient blanches, puis noires après plusieurs années de pratique.
Ainsi, dans l’optique de garder la motivation et de créer un certain engouement, il mit en place une progression avec un rang, un niveau visible : la couleur de la ceinture. Désormais, les arts martiaux, et ce dans le monde entier, ont adopté ce type de système de valorisation de l’apprentissage et du niveau du pratiquant.
Les couleurs et l’ordre de la ceinture peuvent en revanche varier d’une discipline à une autre. Attention, si la ceinture blanche désigne le débutant, le novice, et la ceinture noire, le gradé, l’expert, dans les Arts Martiaux japonais, cela ne signifie pas la même chose dans d’autres cultures.
Une base commune et une structure logique existent chez pratiquement tous les arts martiaux existants. Cependant, il est très rare de voir deux systèmes de combat proposant exactement les mêmes grades et les mêmes ceintures. Bien souvent les systèmes de graduation varient d’un pays à un autre ou d’une fédération à l’autre. Il est donc possible de voir des systèmes de graduation encore différents pour les mêmes disciplines. (MMartial)
À titre purement indicatif (et pour ce qui nous intéresse ici), dans les Arts Martiaux coréens, Taekkyon, Tang Soo do, Hapkido, Soobak do ou Taekwondo, les couleurs se suivent de cette façon :
1. Blanche
2. Jaune
3. Orange (enfants)
4. Verte (enfants)
5. Violet (enfants)
6. Bleue
7. Rouge
8. Noire (à partir de 16 ans) ou Rouge et Noire (à partir de 14 ans)
Précisons qu’entre chaque ceinture il existe des barrettes. Ce qui donne ceinture jaune barrette bleue ou ceinture bleue deux barrettes rouges, etc.
Documentation plus complète Les ceintures, les grades, et les kimonos dans les arts martiaux (MMartial) [archive]
Compétitions
Dans les compétitions Tang Soo Do, les combats sont jugés selon la règle traditionnelle du "point gagnant". Est déclaré vainqueur le premier qui parvient à marquer 1 point (ou 2 demi points).
Pas de seconde chance ou de droit à l’erreur : les conditions du combat sont les plus proches possibles de la réalité, et la moindre erreur ou faute de concentration est sanctionnée immédiatement.
Autre principe fondamental : l’importance accordée au contrôle absolu des techniques. Tout contact est automatiquement sanctionné d’un avertissement, voire d’un demi-point accordé à l’adversaire, en cas de contact trop marqué ou de technique dangereuse.
Ceci explique que malgré des combats parfois très engagés, aucun accident ou blessure sérieuse n’est jamais à déplorer.
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Documentation
Sources
https://www.2rtsd.fr/tsd [archive]
https://www.fftda.fr/fr/29-le-tang-soo-do.html [archive]
https://fr.wikipedia.org/wiki/Tangsudo
Suppléments
Liens externes
[it] International Tang Su Do Academy
Les arts martiaux Coréens et le Taekwondo (L'histoire d'arts martiaux coréens)
Les disciplines JPG (fftda.fr) en photos
Maître Kim (fftda.fr) Maître Richard KIM fut initié au Toudi (karaté) dès 1926 par un disciple de Yabu Kentsu et eut la possibilité d'approfondir ses connaissances martiales en Chine avant la première guerre mondiale, puis au Japon jusqu’en 1959. Il a rassemblé l’ensemble de ses connaissances martiales dans un style, le Solimsa Do (Shorin Ji Ryu) au sein duquel il enseignait le Toudi, le Lyo Ko Mu Do (kobudō *) et Tae Guk Kwan (tai chi chuan)
* Les "anciens" budo, à noter, les "ko-budo", issus d’Okinawa, font usage d’armes agricoles diverses comme le nunchaku, le sai, le tonfa, le kama.
Taekwondo - Lexique et Techniques (taekwondo44.com)
Terminologie du Tang Soo Do (academie-segong.be)
Historique du Tang Soo Do
Nombre de Coréens se sont initiés aux arts martiaux au Japon lors la première moitié du XXe siècle.
Le Tae Kwon do olympique s’est imposé comme méthode de combat coréenne par ses techniques de compétition spécifiques développées après 1973. Il n’en va pas de même pour les autres arts martiaux pratiqués en Corée du Sud depuis 1945. Le Yudo et le Kumdo ont été introduits durant l’occupation japonaise. Les techniques du Hapkido (clés et projections) restent assez proche de l’Aiki-jujutsu * nippon.
* "Aï signifie 'faire un', ki, 'l’énergie' et do, 'la voie'”, explique Jean-Philippe Desbordes, auteur d'un guide pour s’initier à l’aïkithérapie, méthode développée par lui-même (First éditions) - Lu dans Respiration Aïki
Voir aussi Aïkidō
Jutsu, jitsu puis jujutsu, jujitsu, jiu-jitsu... ou quoi ? (Samourai – du Jutsu au Dō)
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Et l'histoire récente du vieux Tang Soo Do (Tangsudo) est intimement liée avec celle du moderne Taekwondo... Ci-contre => Une première invasion japonaise va ranimer pour une courte durée la flamme martiale, il s'ensuivra un ouvrage le "Muye dobo tong ji" (1795) dont le 4éme volume, intitulé "Techniques de combat à mains nues", illustre 38 mouvements ressemblant au Taekwondo d'aujourd'hui (Taekwondo Épinal) |
Avant que le gouvernement coréen n’ait imposé vers 1961 l’appellation de "Tae Kwon Do" à la place de Tang Soo Do, Kong Soo Do et Kwon Bop, ces méthodes de combat ne pouvaient nier leurs origines et influences en provenance de la Chine, d’Okinawa (Ryūkyū) et du Japon.
Résurgence
Dans la péninsule coréenne, beaucoup d'écoles d'arts martiaux ont été interdites par l'envahisseur japonais durant 35 ans. Les maîtres cependant continuaient d'entraîner des disciples et développèrent, vers la fin de la Deuxième Guerre mondiale, les arts martiaux coréens modernes. Certains décident de fonder le Tangsudo moderne. La première école de Tangsudo à être ouverte fut celle de Cheongdo-gwan, fondée en 1944 par Lee Won Kuk.
Après la libération de la nation coréenne, le 15 août 1945, quatre autres écoles (gwan en coréen) sont ouvertes : Mudeok-gwan, Songmu-gwan, Chido-gwan et Changmu-gwan. Les autres furent ajoutées à la liste après la fin de la guerre civile entre le Nord et le Sud (1950-1953).
En décembre 1955, avec l'approbation du président de République de Corée du Sud, Rhee Singman, une réunion avec les directeurs des principales écoles eut lieu. Le but de cette réunion était d'unifier les différentes écoles, et de donner un nom et une forme à cet art martial national. Le nom ne devrait avoir aucune relation ni avec la Chine, ni avec le Japon (rappelons que Tangsu signifie "Main de Chine" et en langue d'Okinawa on parle de "karaté").
En 1961, est créée l'"Association Coréenne de Taesudo". Les écoles Mudeok-gwan (de Hwang Ki) et Ido-gwan (de Byong Yeon-Koe) restent encore ancrées dans la tradition.
Mais bien vite, dès 1962, la nouvelle organisation démembre l'héritage technique du vieux Tangsudo *. Le combat sportif avec l'usage de sauts, de coups de pied et de coups de poing y fait irruption, formant brièvement le "Taesudo" *. D'autre part, les techniques de naegong (le travail interne, en chinois neikung) qui concernent le contrôle de la respiration, de l'énergie (Ki) et de la concentration mentale, deviennent peu perceptibles.
En 1964, l'organisation change son nom de nouveau en "Association Coréenne de Taekwondo" *. Nom qui sera définitivement adopté.
* Dès la naissance de la république de Corée (1945) Tangsudo, Taesudo, Subbak (Subakdo)... sont pratiqués dans tout le pays, puis unifiés en Taekwondo le 05 août 1965. (Taekwondo Épinal)
En 1966 apparaît la "Fédération Internationale de Taekwondo" (ITF), dont le but est d'étendre la discipline sur le monde. Son fondateur est le général coréen Choi.
En 1971, le Taekwondo devient le sport national de la Corée du Sud par le décret présidentiel du Président Park Chung Hee (Bak Cheong-Hi).
En 1972, est créé le Kukkiwon, centre d'entraînement national, propriété de l’État...
... Aujourd'hui plus de 108 pays y sont affiliés. Les premiers championnats du monde sont organisés en 1973 à Séoul au Kukkiwon.
En 1973 naît la "Fédération Mondiale de Taekwondo" (WTF), sous la présidence du Dr Kim Un-Yong, en opposition avec l'ITF. Cette dernière, après plusieurs épisodes de changements continuels, obtiendra le soutien de la Corée du Nord. Pendant ce temps, le WTF de Kim atteint les Jeux Olympiques : Séoul en 1988, Barcelone en 1992.
De fil en aiguille, dès les années 2000 le Taekwondo devient un sport olympique officiel et non plus un art martial. Les écoles qui restaient fidèles au Tangsudo doivent dès lors choisir d'émigrer à l'extérieur de la Corée, en Amérique, en Europe, en Afrique méridionale... pour maintenir inchangé le message des Sages anciens d'Orient.
Voir Arts martiaux et Sport de combat
Le grand maître Shin Jae-Chul a publié différentes méthodes d'entraînement au tangsudo, y compris des vidéos, des livres et un cd-rom. Son livre "Complete Tang Soo Do Manual (le Manuel Complet de Tangsudo)" fait autorité et couvre toutes les techniques de la Ceinture Blanche au sixième Dan.








