Cuisiner les mauvaises herbes
Page révisée en novembre 2021
Cuisiner les « mauvaises herbes »
rumex-petite oseille, nombril de vénus *, chénopode
Voir plus bas 2. Association Cueillir
Sommaire
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1. Des vidéos de Rustica
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2. Association Cueillir
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1. Des vidéos de Rustica
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Les fruits de l'ortie et du rumex (oseille sauvage) On connaît la soupe réalisée à partir des feuilles d'ortie, mais on peut aussi cuisiner les fruits de cette plante. Ils remplacent la farine de blé dans un crumble, tout comme les fruits du rumex. Pour consommer local, Ludovic Dupont et Philippe Carré conçoivent des plats originaux. Installés dans la baie de Somme, ils ont imaginé des recettes avec des mauvaises herbes. Voir Ortie, mémoire et Hildegarde et Ortie et purins de plantes (PDF) Voir aussi Cuisine : légumes oubliés
vidéo réalisation : Amanda Petitgrand Fruits de l'ortie [archive sans vidéo] Crumble de légumes aux fruits d'ortie et rumexIngrédients pour 4 personnes
Préparation
Suggestion : ajouter des petits oignons * ou des poivrons dans la poêlée de légumes. * Voir Les Allium |
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Le rumex Le rumex, oseille sauvage cousine de l'oseille du potager, se trouve dans les champs et sur les talus. Les jeunes pousses se consomment crues ou cuites. Elles ont un goût acidulé. L’oseille sauvage, appelée aussi rumex, pousse en abondance dans nos contrées. Le chef Ludovic Dupont s'est spécialisé dans la cuisine des mauvaises herbes. Il conseille de les récolter loin des zones polluées. vidéo Petite oseille ou vinette (Rumex acetosella) [archive sans vidéo] Voir aussi Rumex (à feuilles obtuses) Rumex obtusifolius (Des "mauvaises herbes" ?) Filet de bar sauvage en habit vertIngrédients pour 4 personnes
Pour le pesto
Préparation du bar
Préparation du pesto
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Le galinsoga Le galinsoga parfume le plat national colombien, l'ajiaco. Cette mauvaise herbe qui pousse très bien en France se consomme cuite, salée, en soupe ou en ragoût. Le galinsoga devrait ravir les jardiniers. Cette plante envahissante se développe, de mai à fin août, entre les rangs de légumes. Ludovic Dupont la prépare en soupe ou en fondue. Il apprécie son goût d'artichaut et de topinambour, légèrement poivré. Il la cueille à Ponthoile, en Picardie, chez le maraîcher bio Florent Boulanger. vidéo réalisation : Amanda Petitgrand [archive sans vidéo] Fondue estivale de galinsoga, brochettes de légumesIngrédients pour 6 personnes
Préparation
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La renouée La renouée persicaire Persicaria maculosa se développe dans les endroits humides du jardin, pousse dans les champs ou les sous-bois. Avec sa fleur en épi rose et sa petite tache noire sur les feuilles, Persicaria maculosa est facilement reconnaissable. On l'appelle parfois fer à cheval. Plus la tache est visible, plus la feuille est pimentée. En forêt, la feuille est plus petite, très tendre et piquante. Cette plante sauvage se renouvelle constamment de mars à octobre. Ludovic Dupont, chef cuisinier en Picardie, l'utilise pour relever les plats. Il cuisine ses feuilles ciselées ou blanchies, qui épicent les plats. Il recommande de la cueillir loin des routes et des lieux pollués. Ludovic Dupont a converti le chef Philippe Carré, du restaurant Les Tourelles du Crotoy (80), à la cuisine des mauvaises herbes. Sur les conseils de Ludovic, Philippe a préparé une sauce escabèche parfumée à la renouée pour accompagner des filets de maquereau. Il a également élaboré des fagots de haricots verts liés avec une feuille de cette plante. Ce mets se déguste en entrée. Il peut aussi être servi comme plat complet l'été. La renouée est contre-indiquée en cas de traitement anticoagulant car elle est riche en vitamine k, un antihémorragique. vidéo réalisation : Amanda Petitgrand [archive sans vidéo] Filets de maquereaux à la sauce escabèche et renouée Ingrédients pour 6 personnes
Préparation
Suggestion : accompagner de fagots de haricots verts à la renouée (ci-dessous) Haricots verts à la renouéeIngrédients pour 6 personnes
Préparation
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La berce commune Pour parfumer une salade de fruits frais l'été, on peut utiliser les graines de la berce commune, qui apporteront une délicieuse note d'agrume. La berce commune est une plante sauvage comestible. Attention, il ne faut pas la confondre avec la berce du Caucase, toxique. On reconnaît cette dernière à sa taille impressionnante de près de 5 m et à sa tige tachée de pourpre. vidéo réalisation : Amanda Petitgrand [archive sans vidéo] Sirop aux fruits de berceIngrédients pour 25 cl de sirop
voir aussi La cuisine aux fleurs Préparation
Suggestion : utiliser les fruits de berce pour préparer vos tisanes. |
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2. Association Cueillir
Le Plantain
Cette “mauvaise herbe” est l’une des plantes médicinales les plus utiles de la planète.
Plantain... Mauvaise herbe ou bonne herbe ? (conseilsphytoaroma.com)
Pesto de plantain
- jeunes pousses de plantain + graine de courge + huile d'olive...
- le tout mixé... c'est du pur bonheur ! (Béatrice, 21/01/2016)
- Bonne idée oui ! Nous mettons aussi des graines de tournesol, ou pois chiches... (réponse de Association Cueillir, 21/01/2016)
* Autres plantes
Le nombril de Vénus
Umbiliscus rupestris
Fin octobre. Les revoilà : petits "parapluies de sorcières" des bois, "oreilles d’Abbé" ou "tétons de Vénus", les petits "cymbalions" enchantent à nouveau les promenades au bord des chemins creux. Bien des noms pour cette jolie plante qui pousse dans quasiment pas de terre, sur les murs, dans les fissures des rochers humides et ombragés : son nom latin est d’ailleurs Umbiliscus rupestris, même si cette saxicole apprécie aussi l’écorce des arbres.
"L’Ombilic des rochers" se reconnaît à sa feuille verte, brillante, ronde et de texture grasse, avec comme une dépression au centre qui la fait ressembler… à un nombril ; douce au toucher, elle est épaisse, charnue, et se casse facilement pour préserver ses racines : une délicatesse de celle qu’on appelle plus communément "Nombril de Vénus"...
Le nombril de Vénus est présent en France à l'ouest, dans le sud et un peu le centre. On retrouve la plante en Europe occidentale et méridionale, en Asie Mineure et en Afrique septentrionale (source de répartition Tela Botanica)
Crassulacée gorgée d’eau, le massif granitique de Bretagne lui convient parfaitement. Mais si vous la cherchez en été, il faut savoir qu’après sa floraison (des hampes aux inflorescences vertes ou jaunes pâles), elle disparaît !
Une particularité qui limite les confusions, d’autant plus que la seule plante qui lui ressemble pousse dans les prairies humides, au bord des étangs ou des rivières : l’hydrocotyle vulgaris ou "écuelle d’eau", aux feuilles plus fines, plus crénelées et aux toutes petites fleurs blanches.
Vertus culinaires
Aussi beau que bon, le nombril de Vénus fait bien partie de la famille des "Succulentes" et on... l’utilise en cuisine. Ses feuilles rondes et charnues sont excellentes à manger crues, rafraîchissantes, juteuses, tendres mais croquantes, et leur saveur acidulée est agréable. Les jeunes sont plutôt utilisées (c’est encore meilleur !) qui peuvent être consommées tout l’hiver jusqu’au printemps, d’octobre à mars, avant la floraison (lorsque les autres plantes se font rares, grâce à elles, il y a de quoi garder la forme)
- nappées de divers "houmous", elles forment de jolis canapés pour l’apéritif ;
- au goût aqueux légèrement poivré, elles agrémentent les salades ;
- conservées dans du vinaigre, elles sont un condiment de choix, car, ce même vinaigre, selon Hildegarde de Bingen, se dotera de propriétés alcalinisantes et reminéralisantes.
Très riches en vitamine C, sels minéraux et fer, les propriétés des feuilles ne s’arrêtent pas là…
Vertus médicinales
Diurétiques, cholagogues, les feuilles du nombril de Vénus favorisent l’élimination des toxines, et permettent ainsi de purifier l’organisme. Elles ont aussi la réputation de dissoudre les calculs de la vessie. En usage externe, écrasées ou cuites dans du lait, on soignait cors, verrues, abcès, plaies suppurantes, mycoses, ulcères ou hémorroïdes.
Le dessous de la feuille du nombril de Vénus est recouvert d’une petite peau fine et transparente que l’on peut éplucher délicatement après avoir retiré la cuticule inférieure… à appliquer sur les plaies, les brûlures, les problèmes de peau : "un pansement tout préparé" pour certains. Dans les campagnes, le nombril de Vénus, on l’appelle le "guérit tout".
C’est aussi un excellent hydratant de la peau, pour combattre entre autres la callosité des talons, comme alternative locale à l’Aloe vera. En Bretagne, on graissait les poêles avec le suc extrait des feuilles fraîches (en breton, on les appelle "crêpes musicales")
Vertus artistiques
Le nombril divin a inspiré bien des poètes et des peintres, jusqu’en cuisine, la forme du tortellino italien… mais c’est une autre histoire. Un autre usage d’Umbiliscus rupestris : les philtres d’amour bien sûr ! Dis-moi, Vénus…
D'après Florence Laporte, ses Lettres des mardis 16 et 30 novembre 2021
Arbres (pouvoir thérapeutique) par Florence Laporte
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Documentation
Cactus et succulentes
Voir Les Opuntia et le figuier de Barbarie
Voir aussi
Aloé vera (Lexique "phyto-médical")
Crassula (Soins pour les plantes)
Nombril de Vénus - Liens externes
Nombril de Vénus (Nature Gastronomique et Médicinale) [archive]
Nombril de Vénus et habitants des murets (UneÉtincelle) [archive]
Pour celui qui prend le temps de voir, la beauté et la grâce sont partout dans la nature. Quelques blonds cheveux dans un quartz ou la longue chevelure d’une fougère, le fin sourcil de l’achillée ou un délicat ombilic posé sur un rocher… c’est Aphrodite tout craché !
Florence Laporte, sa Lettre de mardi 30 novembre 2021
Divers
Adventice (Lexique "phyto-bota")
Fleurs comestibles (PDF Jasmin & Camomille)
Livret offert "Les 10 recettes indispensables pour cuisiner les plantes sauvages"
Mangez cette « mauvaise herbe » (Les plantains Plantago)
Plantes "maléfiques" vs plantes "bénéfiques"... ([Books of] Dante)
Voici pourquoi ces 5 mauvaises herbes... (Saine Abondance)






