2-La polémoflore
Les guerres ont généré des bouleversements humains dramatiques, et ont aussi été l'occasion d'introduction de plantes nouvelles, apportées - volontairement ou non - par les soldats sur les champs de bataille ou sur leurs lieux de campements. C'est ainsi que des plantes obsidionales - c'est-à-dire propagées par les armées - sont apparues.
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L'herbe aux yeux bleus (Sisyrinchium montanum) a fait le chemin des États-Unis vers la France
dans le fourrage des chevaux de la seconde guerre mondiale.
La polémoflore (grec ancien πόλεμος pólemos "guerre") ou - termes plus anciens - florule ou flore obsidionale1,2,3 (en référence à la couronne obsidionale4) désigne la flore typique des anciens lieux de guerre ou marquant les couloirs de passages d'armées. La polémoflore entre dans le cadre des séquelles5 environnementales. Elle participe à la constitution du polémosystème.
Cette flore, significativement modifiée et parfois en partie nouvelle, peut finir par se dévoiler plusieurs dizaines d'années après les conflits, à la faveur de bouleversements du milieu - travaux forestiers ou tempêtes par exemple - qui permettent aux graines encore présentes (et toujours fertiles) de germer, et persister des décennies, voire des siècles, après le passage de troupes ou de convois de réfugiés, ainsi que sur les lieux de combats.
Ces essences témoignent des conditions de vie des combattants, mais aussi de leur parcours. En croisant les relevés botaniques de terrain et les sources historiques, les chercheurs peuvent ainsi déterminer si telle ou telle plante a bien fait le voyage avec les troupes. La Lorraine, notamment, a été parcourue par des troupes étrangères, mais également françaises d'autres régions.
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François Vernier
François Vernier, ingénieur forestier retraité depuis 2011, est président de Floraine Association des botanistes lorrains*, et du pôle lorrain du futur Conservatoire Botanique National Nord-Est. Il fait partie du Conseil Scientifique Régional du Patrimoine Naturel de Lorraine et du Conseil Scientifique du Parc Naturel Régional des Ballons des Vosges. Il est membre de l'Académie Lorraine des Sciences depuis 1996 et titulaire de cette société savante depuis 2002. Il est l'auteur, entre autres, de la Flore de Lorraine (1994) et de la Nouvelle Flore de Lorraine (2001) et en 2014, il fait paraître "Plantes obsidionales" aux Éditions Vent d'Est (Strasbourg), qui intéressera autant les botanistes que les amateurs d'Histoire.
* 77 grande rue, Résidence "le Village", 54180 HEILLECOURT
Zimmer : Connaissez-vous les plantes obsidionales ? (mai 2016) |
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Le terme "obsidional" a été utilisé pour la première fois par deux botanistes au lendemain de la guerre de 1870 : Gaudefroy et Mouillefarine. À la suite du siège de Paris, ils publient en 1871 une Florula Obsidionalis. Ils y dénombrent cent quatre-vingt dix espèces jusqu’alors inconnues aux abords de la capitale française. Sont citées : 58 légumineuses dont le pois et le haricot, 34 composées, 32 plantes succulentes, et 66 autres espèces. Elles se développent sur les emplacements de parcs à chevaux. Deux ans après, une deuxième communication des mêmes auteurs relève deux-cent soixante-huit espèces étrangères sur les mêmes lieux. Un bon nombre de ces espèces a disparu.
Zimmer : Connaissez-vous les plantes obsidionales ? (mai 2016) |
5. Voir aussi La méthode des 6C
En France, bon nombre d'espèces végétales auraient ainsi été introduites par l'armée napoléonienne, les armées de la guerre de 1870 et des deux guerres mondiales6. De telles plantes ont été trouvées dans les herbiers anciens et contemporains7, jusque dans Paris8.
8. A. Chevalier "Plantes adventices introduites par la guerre actuelle à Paris et aux environs" Bulletin de la Société Botanique de France no 91(4-6) , pp 102-106 (DOI 10.1080/00378941.1944.10834344)
Comment ces plantes sont arrivées sur notre territoire
Les animaux, et particulièrement les équidés, sont les auxiliaires précieux des troupes jusqu’à la Première Guerre mondiale. Le fourrage nécessaire à leur alimentation provient, le plus souvent, des régions d’origine des armées engagées. Ainsi, de nouvelles espèces sont introduites grâce aux semences contenues dans le foin et la paille importés. Dans une moindre mesure, les graines et spores ont pu être dispersées à partir des vêtements, bagages, couchages des soldats, ou de leurs véhicules. Enfin, les troupes plantent parfois des végétaux utilitaires (alimentaires ou médicinaux). C’est le cas, vraisemblablement, des pois et des haricots. Un certain nombre de ces plantes se retrouve en forêt. Il est vrai que le milieu forestier est moins perturbé que le milieu agricole et favorise le maintien, voire le développement de ces étrangères.
Première Guerre mondiale
En 1917, le président des États-Unis d'Amérique, irrité par les actes de guerre subis en mer sur des bâtiments américains, décide de déclarer la guerre aux Allemands. Il désigne John Pershing comme chef du corps expéditionnaire. Les troupes américaines arrivent sur le sol français et se déploient en Haute-Marne, dans les Vosges et dans le sud meusien, pour préparer l'attaque du front allemand. Aujourd'hui, les traces de leur passage sont encore visibles par les végétaux qui se sont installés, dont voici quelques exemples...
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Glycérie striée
La glycérie striée est une graminée originaire d'Amérique du Nord de 50 à 110 cm de haut, arrivée avec les cantonnements des troupes américaines en 1918 et apparue à la suite de la tempête Lothar de fin 1999. Les hypothèses de cette apparition soudaine sont vraisemblablement la mise en lumière des sols et de leur bouleversement.
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Les localités connues actuellement suivent précisément l'avancée des troupes de Pershing vers le saillant de Saint-Mihiel et Meuse-Argonne.
Voir François Vernier pp8-9 |
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Herbe aux yeux bleus
Également nord-américaine, la bermudienne des montagnes ou herbe aux yeux bleus, est une petite plante de la famille des iris connue depuis plus longtemps chez nous, mais les observations se sont toujours faites après l'arrivée avec les soldats américains lors de la Première Guerre mondialea,b : elle a été retrouvée en Lorraine sur les lieux de passage des 1re, 26e et 42e division d'infanterie américaine.
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La bermudienne, excellent marqueur du passage des troupes américaines, se maintient sans s'étendre.
Notes
a) Annick Boidron, L'herbe aux yeux bleus est venue chez nous avec les soldats américains 19/10/2017
Parent, Études écologiques et chorologiques* sur la flore lorraine... (pp 3-21) Bulletin de l'Académie et Société Lorraines des Sciences no 30 (1)
* La chorologie (du grec χῶρος khōros "endroit, espace" et λογος logos "étude") est l'étude explicative de la répartition géographique des espèces vivantes et de ses causes. Elle est une branche de la phytogéographie et se distingue de la géonémie qui est l'étude descriptive de cette répartition à l'échelle des temps géologiques. Voir Archéoptéryx
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Scirpe vert sombre
Originaire d’Amérique du Nord, il est probablement arrivé avec l'armée américaine en 1918. Il a été découvert récemment en Lorraine, à partir de 2011, alors qu’en Belgique la première localisation de cette espèce a été mise au jour en 2003 dans le camp militaire de Marche-en-Famenne (ville belge francophone en Wallonie, dans la province de Luxembourg). Les raisons de sa présence peuvent être celles évoquées pour la glycérie striée (cantonnements et avancées des Américains en 1918 et apparition après la tempête Lothar de fin 1999)
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À noter, même famille des Cyperacées, le souchet comestible (Cyperus esculentus) |
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Les Allemands ont bien sûr été "contributeurs" de l'enrichissement de notre flore |
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Laîche fausse brize
Carex brizoides L. (Cyperacées)
Le cas particulier de la laîche fausse brize ou crin végétal mérite d'être cité. Cette plante est présente au XIXe siècle en Lorraine mais uniquement dans les massifs forestiers de Charmes (88), Mondon (25), près de Lunéville (54), aux environs de Pont-à-Mousson (54) et au nord de Metz (57). Aujourd'hui, elle est beaucoup plus largement présente.
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Souvent, le lien avec la présence de troupes allemandes, dont les paillasses étaient rembourrées par ce crin végétal, est évident. À la débâcle, les couchages sont laissés sur place, pourrissent et libèrent les graines. Aujourd'hui, mis à part les problèmes posés par le crin végétal, les autres espèces ne sont pas une gêne pour la régénération de nos peuplements. Toutefois, le crin végétal récolté jusque dans les années 1960, apportait un complément de revenu au forestier.
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Géranium des prés
Il est arrivé avec le ravitaillement des soldats allemands, via les chemins de fer en 1870 et 1914-1918. Les Allemands ont beaucoup utilisé le train au cours de ces guerres pour amener armes, munitions et hommes sur le front. Cette plante est ainsi arrivée d’Allemagne et s’est ensuite étendue sur le territoire. Elle a tendance aujourd’hui à s’éloigner des premiers lieux d’installation. À noter, cette espèce est aussi arrivée avec le ravitaillement des soldats allemands durant la Deuxième Guerre Mondiale dans le nord de la Finlande.
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Aujourd’hui les localités meusiennes sont significatives de l’extension anthropique du géranium des prés. Il en existe sur les bermes* (talus) des routes forestières du nord meusien en quantités parfois importantes.
* Une berme est un petit chemin aménagé entre une levée (rempart, parapet...) et le bord d'un canal, fossé, tranchée, pour éviter les éboulements ou servir de retraite.
L’histoire des chemins de fer allemands peut expliquer pourquoi le géranium des prés a pris une telle extension entre les guerres de 1870 et de 1914-18. Après le traité de Francfort, les Allemands "héritent" les réseaux ferrés alsaciens lorrains et luxembourgeois. Le gouvernement de Berlin indemnise à hauteur de 352 millions de francs la compagnie de l’Est qui doit céder 862 km de lignes en Alsace-Lorraine et les 240 km du réseau "Guillaume Luxembourg". En 1914 l’Allemagne est la première nation ferroviaire d’Europe avec 62 692 km de lignes ferrées contre 61 861 km pour la Russie.
Voir François Vernier pp 5-6
Voir aussi Géranium Herbe à Robert (Geranium robertianum) et d'autres géraniums |
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Panicaut géant
Eryngium giganteum L. (Apiacées ou Ombellifères)
Il est arrivé vraisemblablement avec les soldats russes en 1914-1918, dont certains étaient originaires du Caucase (Arménie, Azerbaïdjan, Géorgie, Russie, Turquie) berceau de cette belle Ombellifère (avec l'Iran). Aujourd’hui vendu dans les jardineries, le panicaut géant, en dehors des parcs et jardins, est très rare à l’état sauvage dans notre région.
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Á Écurey-en-Verdunois (55) nous sommes en plein milieu des combats. Les Allemands occupent le village dès le début de la guerre. Les troupes russes interviennent dans le conflit aux côtés des troupes françaises. Les cimetières militaires proches d’Écurey-en-Verdunois révèlent des tombes de soldats du tsar Nicolas II [...] D’autres cimetières militaires de notre région accueillent des sépultures russes. Ces faits nous rappellent le rôle de la Russie aux côtés des Français, dans cette guerre, sur plusieurs fronts.
Plus de détails dans François Vernier pp 2-3
Voir aussi Les Panicauts (Eryngium) dans Coriandre (Coriandrum sativum) |
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Une plante peut être "obsidionale"... dans son propre pays ! |
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Châtaignier
Originaire de Corse, il est aujourd'hui retrouvé dans les Vosges lorraines en Meurthe-et-Moselle, arrivé via les paquets envoyés aux soldats corses du 373e régiment d'infanterie stationnés au Col de la Chapelotte dans le massif des Vosges. Ces réservistes corses recevaient des châtaignes dans les colis envoyés par leur famille et en ont semé dès 1914.
Plus de détails dans François Vernier pp 10-11
Voir aussi Châtaigne dans Plantes des "Lexiques" |
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Trèfle alpin
Trifolium alpinum L. (Fabacées ou Légumineuses)
Il est arrivé en Lorraine, pendant la Première Guerre mondiale, avec le fourrage ou le crottin des ânes du 6e bataillon de chasseurs alpins, basé à Nice. Le trèfle alpin fait partie des plantes montagnardes que l’on trouve naturellement dans les prairies, les pelouses, et sur les rocailles des Alpes, des Pyrénées et du Massif Central.
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Dans le massif vosgien, une seule localité est connue sur la chaume du Tanet-Gazon du Faing. Pourquoi ce seul endroit ? Quelques hypothèses peuvent être émises. Les ânes sont les meilleurs animaux pour transporter le matériel et les victuailles. Ceux du 6e bataillon alpin des chasseurs à pied sont les vecteurs du trèfle alpin, soit par le fourrage qui leur est donné, soit par leurs déjections.
L’endroit où le trèfle alpin se trouve est peut-être une place de repos des ânes après une montée rude à partir du Rudlin (88). C’est également une place en pleine lumière, le trèfle est une plante héliophile (qui aime la pleine lumière). L’altitude est également un élément favorable à l’installation de cette espèce. Enfin le terrain acide est propice au développement de ce trèfle.
Voir aussi Autres plantes comprenant le mot "réglisse" dans leur nom ou surnom, dans Réglisse |
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Quelques autres plantes à d'autres périodes |
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Apportée par les Américains
Des plantes obsidionales iront jusqu'à traverser les océans. Voici un autre exemple : originaire d’Amérique du Nord, probablement arrivée avec l'armée américaine en 1944. (F.V. p 10) Apportées par les Allemands originaire du centre de l’Europe, arrivé avec les troupes allemandes, lors de la Guerre de 1870. (F.V. p 4) cultivée en Moselle par les soldats bavarois de la 3e armée allemande après la défaite française de 1870. (F.V. p.5 - Géo) Apportée par les Russes plante alimentaire (salade, légume-feuille) et fourragère d'origine orientale, introduite en France par les Cosaques poursuivant les troupes napoléoniennes en 1814. La Roquette d’Orient est une grande plante qui a servi de fourrage pour les bêtes, mais également utilisée dans les salades ou en légume cuit. Elle a un léger goût de chou. Elle a certainement été utilisée comme plante alimentaire par les troupes russes. (F.V. p 2)
Voir plus bas Des plantes obsidionales devenues invasives Apportée par les Français
Une plante apportée par des Français, de l'étranger en France, qu'on peut qualifier d'"obsidionale" témoin du siège de la ville éponyme (capitale actuelle de la Syrie) en 1148, lors de la deuxième croisade. Après avoir échoué, les Croisés revinrent en France avec pour seul butin quelques pruniers - qui donneront naissance aux ancêtres de nos quetsches (fruits du quetschier, l'un des sous-cultivars du prunier de Damas) et à la fameuse expression "pour des prunes" (= pour rien) ! (voir dans Géo)
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et Géo : Quelles sont ces "plantes de la guerre" ? (19/06/2023)
Des plantes obsidionales devenues invasives
Si la majorité des exemples précédents concernent des plantes qui se sont intégrées à leur nouvel écosystème sans effet nocif pour l'équilibre de la biodiversité, certaines se sont en revanche multipliées au détriment des essences locales. C'est notamment le cas de la roquette d'Orient (Bunias orientalis), malgré ses qualités alimentaires et fourragères, introduite en France par les Cosaques lors de la guerre contre Napoléon Ier en 1814 - avant d'attendre la mondialisation commerciale dans les années 1950 pour conquérir l'Amérique, puis l'Asie.
Quand on parle d'espèce envahissante ou "invasive", on pense inévitablement à l'ambroisie. Il se trouve que cette essence, coriace et allergisante au point d'être à la source d'un véritable problème de santé publique, est également une plante obsidionale. Elle fut introduite depuis le continent américain à au moins deux reprises, pendant les première puis seconde guerres mondiales, à la fois dans les fourrages des animaux et sous les chenilles des chars. Son surnom "d'herbe de Staline" lui vient de son expansion concomitante avec la collectivisation des terres en Europe de l'est, à l'ère soviétique.
Voir aussi plante rudérale dans Lexique "phyto-bota"
D'autres témoins
Invasives ou pas, les plantes ne sont pas les seuls êtres vivants à témoigner des guerres.
L'anthurus d'archer (Clathrus archeri) ou "doigt du diable" est un champignon (ni animal ni végétal, mais plus proche des premiers que des seconds dans l'arbre du vivant) originaire d'Australie et Nouvelle-Zélande, qui aurait probablement voyagé avec les troupes venues de ces régions pendant la guerre.
Conclusion
François Vernier, président de Floraine
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Documentation
- Géo : Quelles sont ces "plantes de la guerre" ? [archive] 19/06/2023
- Wikipédia
- Zimmer : Connaissez-vous les plantes obsidionales ? [archive] mai 2016
- Ces plantes de la guerre que l’on nomme obsidionales (Persée pp 56-63) François Vernier, Journal de Botanique, des botanistes dans la tourmente : 1914–1918 no83 (09/
- Ces plantes de la guerre que l’on nomme obsidionales 'Là où Attila passe, l’herbe ne repoussera jamais' (PDF) [archive] François Vernier, Études Touloises no 151 (
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La florule obsidionale des environs de Paris en 1872 (PDF pp 266-277) M. Gaudefroy et M. Mouillefarine, Bulletin de la Société Botanique de France no19(8) (10.1080/00378941.1872.10827646)
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Fleurs de guerre "... la notion de plantes obsidionales ou polémoflore, du grec ancien polémos 'guerre'. Ce terme de botanique désigne en effet les végétaux propagés lors des guerres et des déplacements de population. Provenant des vêtements, des chaussures, des bagages, du fourrage des animaux, des transports (...) une multitude de petites graines sont tombées sur le sol dévasté du conflit... Une terrible forme de diversité culturelle..."
Voir aussi, de la même artiste :
Anthropocène, Planches de fossiles du Muséum de Grenoble et artefacts de plastique, 2020-2021 [archive]
La science du gourdin, série de 50 gourdins, 2016-2019 [archive] [vidéo 05/01/2016] Géopolitique et voyage des plantes Les plantes n'ont cessé de voyager au gré des échanges et des évolutions de la botanique. À lire dans Classification du vivant |
- 80 ans après, cette épave de la Seconde Guerre mondiale laisse encore échapper des polluants en mer du Nord (Géo)
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- La folle histoire des plantes – tomes 1 & 2, textes de Sandrine Boucher, illustrations de Matthieu Ferrand, Édition Terre Vivante (25/10/2022)
- Les espèces exotiques ne sont pas toujours invasives, soulignent des chercheurs (Géo)
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