• BALAVOINE Daniel 1952-1986

     

    J'ai écouté ces derniers jours quelques titres partagés sur le mur Face-Book de mon ami... J'ai écouté ces chansons avec bonheur, le bonheur de la justesse de sa voix (j'avais oublié qu'un artiste puisse bien chanter...).

    De souvenirs en nostalgie, je me suis rappelé les superbes chansons, tant par les paroles que par la musique, de Daniel Balavoine, sa voix si singulière... mais aussi la tristesse mêlée de colère en apprenant sa mort dans un "accident" d'hélicoptère...

    Il y a tant à (re)découvrir de ce chanteur que je me suis limitée à proposer ci-dessous 4 titres qui me paraissent bien illustrer les préoccupations et les particularités de ce chanteur en marge de son époque et évidemment en avance sur elle.

    Bien sûr, j'en aime d'autres et vous pouvez aussi en préférer d'autres, que vous retrouverez... grâce aux nombreux liens qui jalonnent l'article.

     

     

    Daniel Balavoine est un auteur-compositeur-interprète français, né le 05 février 1952 à Alençon (Orne) et mort dans un accident d'hélicoptère le 14 janvier 1986 (à 33 ans), à 8 kilomètres de Gourma-Rharous (Mali), en marge du Paris-Dakar.

     

     

    Le style Balavoine

    Daniel Balavoine définit la musique comme prioritaire sur les textes, sans pour autant les dénigrer, se distinguant ainsi du modèle français de tradition plutôt littéraire ne voulant en aucun cas être comparé à des poètes tels que Jacques Brel, Georges Brassens ou Léo Ferré.

    Il désire faire la synthèse entre la musicalité rock anglaise et la langue française à laquelle il reste viscéralement attaché (il chante en 1978 Le français est une langue qui résonne), déplorant le diktat sur les marchés du disque d'une mondialisation linguistique anglo-saxonne :

    « Pour moi, je suis amoureux de la France et de la langue française. Il est temps que le français soit une langue qui s'assume dans la chanson »

    (Fabien Lecœuvre, Balavoine, la véritable histoire, éd. du Rocher, janvier 2016)

    [Wikipédia]

     

    L'écriture de Daniel Balavoine, engagée par les sujets traités, dresse le portrait de facettes sensibles de la société : célébrité, divorce, enfance, argent et réussite sociale, travail, guerres, drogue, torture, politique, amour, tolérance et racisme, drames humanitaires, vie et mort, etc.

    Daniel Balavoine inclut dans une grande majorité de ses chansons la notion d'espoir au sein d'un environnement majoritairement désespérant, Vivre ou survivre et Tous les cris les SOS illustrent bien cette idée, autant textuellement que musicalement (Vivre ou survivre).

    Il est fréquemment montré comme appartenant à une certaine mouvance romantique.

    [Wikipédia]

    Textes de ses chansons voir [http://www.dbalavoine.com/discographie/paroles.php]

     

    La voix de Daniel Balavoine reste néanmoins sa principale caractéristique. Puissante et assez singulière, on la reconnait par son timbre haut perché et parfois volontairement éraillé.

    On lui décerne la plupart du temps une amplitude de trois octaves, généralement représentative de la montée effectuée sur le SOS d'un terrien en détresse qui couvre aussi bien les graves que les aigus.

    La confusion qu'engendre sa tonalité naturellement plus haute que la normale, aurait tendance à l'oreille, à majorer son étendue vocale. Il n'utilise que peu la voix de tête et reste la majeure partie du temps en voix pleine (normale) qui lui suffit pour chanter haut.

    [Wikipédia]

    En octobre 1978 sort l'album studio de Starmania (Biographie de Michel Berger), dont, de nombreux titres deviennent en quelques semaines des hits.

    Daniel Balavoine y interprète Quand on arrive en ville, Banlieue nord et le SOS d'un terrien en détresse, composé et taillé sur mesure à sa voix.

    Le disque demeure la septième meilleure vente française de l'Histoire, cumulant deux millions deux cent mille unités (Source : infodisc.fr).

    L'œuvre, plus tard, adaptée en anglais sera tout aussi bien accueillie à l'étranger.

    [Wikipédia]

     

     

    Ne partons pas sans rendre hommage à Grégory Lemarchal, qui, avec Daniel Balavoine, paraît être le seul à pouvoir interpréter SOS d'un terrien détresse.

    Daniel Balavoine est mort peu de temps après avoir chanté cette chanson... tout comme Grégory (en 2007 à 23 ans), des suites de mucoviscidose :

    « que tous les gens qui sont malades puissent avoir le courage la force, que tu as eus... un exemple de vie pour tellement de gens... une voix un talent une étoile, qui brille sur plein de gens depuis son départ... » (Mara Lopes, sept. 2016)

    « c'est juste sublime il chante avec l'âme, ce garçon » (Nana Keita, début 2016)

    Site officiel de l'artiste : www.just-gregory.net

     

     

     

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