• ☯ Colère et émotions négatives

    Paroles d'internautes - à propos de l'article de Pure Santé du 12 mai 2017

    Colère et émotions négatives : le vrai danger

    Ce qui m’aide le plus à arrêter ma colère, c’est la pensée bouddhique qui dit que la colère est un poison de l’esprit. (Marie-Christine)

    Une vidéo dans laquelle les émotions sont bien expliquées
    [https://www.youtube.com/watch?v=_DakEvdZWLk] 17 mars 2017

    Voir Le plexus solaire : son rôle n'est pas que matériel

    Les émotions, comme j’ai pu le constater dans ma pratique professionnelle, sont un poison. Pour les accepter, il faut les comprendre. Je pense qu’il faut utiliser toutes les "armes" à notre disposition pour les apprivoiser, et les connaître m’apparaît être une arme efficace. (Françoise)

    Voir Négatives

    Parce que apprivoiser la colère et les émotions ça s’apprend dès l’enfance, voici un site, "Apprendre à éduquer", où chacun trouvera le choix de réflexions et techniques/astuces/pratiques… Une véritable mine d’or. (Sandrine)

    "Tu es des choses ; tu n'es pas de moi" (Stoïciens)

    Voir aussi

    Chaque fois que vous sous sentez triste

    Quoi, la PLEINE CONSCIENCE ?

     

    Autres commentaires

    Bien sûr, je vous invite à lire l'article de Pure Santé (lien donné tout en haut de cette page) sur lequel sont basés les commentaires ici sur cette page. Il est bien trop dense - surtout trop intéressant - pour être résumé en quelques lignes.

    Pratiques

    La pratique régulière de l’exercice physique, la sophrologie, la relaxation ou le yoga * peuvent aider à une meilleure maîtrise de soi. (Pure Santé)

    * Yoga contre la colère

    [https://www.youtube.com/watch?v=Au_wCqSgy58] YouTube 07 avril 2014

    Voir Pour calmer sa colère (La posture du Bateau) Ooreka

    Je pratique régulièrement la marche afghane et de ce fait je m’autorise, dans ces moments, à vivre des émotions et des ressentis très positifs. Cultiver régulièrement la joie, la sérénité... c’est certainement un bon moyen de se prémunir d’émotions négatives et du stress.
    En quelques mots, la marche afghane est un ensemble de techniques de respiration en synchronisation avec le rythme des pas qui permet de se régénérer et de se revitaliser par une sur-oxygénation de l’organisme. (André)

    Pour en savoir plus : La marche afghane (Histoires de guérisons) [archive

    Voir Marche afghane (Maux de tête soulagés naturellement)

    L'image du moulin à vent est symbolique en ce sens que le mot "vent" évoque l'air, la respiration. Le vent fort qui faiblit peu à peu symbolise la respiration qui ralentit peu à peu, régulant vos battements cardiaques et calmant les turbulences de votre mental. (Ooreka)

    Quand on est en colère et avant qu’on ne perde son calme... il suffit d’imaginer que son (sa) meilleur(e) ami(e) entre dans la pièce ! Et hop ! Par miracle il se passe quelque chose de magique ; chez moi la colère diminue nettement, voire disparaît et j’arrive à verbaliser mon émotion et à trouver une solution pour résoudre le problème. (Aude)

    Voir La visualisation ? C'est...

    Mon remède contre la colère et contre tout ce qui me contrarie : je ferme les yeux et visualise ce qui me met en colère, et je visualise que j’emmène cette colère dans mon cœur, et ça fait pschitt ! je remercie mon cœur et lui envoie tout plein d’amour. Essayez, ça marche ! (Heiniger)

    Voir Visualisation créative (émotions)

    J’ai réussi à faire disparaître une colère dirigée contre une personne grâce à une séance d’hypnose. (Chantal)

    Si des idées ou des images parasites vous dérangent, vous pouvez prendre une image neutre et naturelle, afin de fixer votre imagination. Par exemple : un arbre, un lac, un rocher... ou quoi que ce soit d'autre qui n'éveille pas en vous des souvenirs émotionnels. [...] vous pouvez faire appel, de temps à autre, à l'image neutre et naturelle que vous avez choisie, au cas où vous seriez perturbé.

    [...] un bon moyen de contrôler votre détente mentale est de faire appel à votre image neutre et naturelle. Lorsque vous la verrez parfaitement, vous serez au bon niveau. Juste après cette phase, voici le moment, si vous le désirez, de pratiquer l'une des méthodes d'auto-hypnose. (Sophrologie)

    Voir Hypnose

    J’ai expérimenté l’écoute d’une douce musique (préférée) au moins un quart d’heure sous casque bien sûr, se détachant du monde extérieur. C’est très efficace. (Yettou)

    Voir Chants & Sons

    Pour libérer la colère ou les émotions négatives, j’utilise l’EFT. Une technique de libération émotionnelle. (Josée)

    Voici un site qui explique bien le tout : https://technique-eft.com

    Voir EFT en quelques points

    Et n'oubliez pas : "Si vous avez des pensées paisibles, vous aurez des émotions paisibles et c’est ce qui accompagnera chaque situation de votre vie." (Wayne Dyer)

     

    Remèdes naturels

    ... la médecine chinoise considère nos émotions comme des substances produites par le corps, exactement au même titre que le sang. (Pure Santé)

    La valériane diminue la nervosité et l’irritabilité et permet de lutter contre les troubles du sommeil. Pour une tasse de tisane : laisser infuser pendant 10 minutes 1 c. à c. (3 g environ) de racines de valériane dans 150 ml d’eau bouillante. Boire 3 à 5 tasses/jour.

    Certaines huiles essentielles bien sélectionnées peuvent jouer le rôle de "grand frère" pour calmer les ardeurs incontrôlées de la colère. (Pure Santé)

    Valériane, voir Respirations antidotes

    Vu aussi dans La bonne fame n'aime pas les gros maux

    Il me reste un bon taux d’agressivité et je vais retenter Nux vomica car j’ai remarqué que cela m’avait fait du bien. (Chantal)

    En traitement homéopathique de fond : Nux vomica 15 CH, 5 granules par jour, à laisser fondre sous la langue, en cure de 3 mois. (Pure Santé)

    Voir Dilutions homéopathiques (Remèdes conseillés en revue)

    Il y a les fleurs de Bach...

    Le Remède d’urgence ou Rescue Remedy est le seul remède à être composé de plusieurs fleurs (Rock rose, pour les paniques, Impatiens pour les souffrances, Cherry Plum pour rester maître de soi, etc.). Quelques gouttes directement dans la bouche ou dans un fond d’eau lorsque vous sentez que la colère va déborder. (Pure Santé)

    Voir Bach Edward et élixirs floraux

    Et pour gérer ses émotions les omégas 3 (DHA). Plus Erbasit. C'est l'équilibre du système nerveux. Donc forcément pas de colère. (Fleury)

     

    Spiritualité

    Contre la colère, le ressentiment, la rancune je fais comme le Christ, qui nous a demandé de pardonner. Lui qui a créé le Ciel et la Terre, Lui qui nous a créés pour l’amour. Il sait ce qu'il faut pour nous. Quand ça ne va pas j’invoque la Sainte Vierge Marie Mère de Dieu pour me secourir ainsi que le meilleur ami que Dieu m’a donné après sa Sainte Mère, c’est-à-dire mon ange gardien. (Rosa)

    Voir Une prière centrée sur Marie (Chapelet)

    Le meilleur remède pour se débarrasser de la colère réprimée c’est la Méditation Dynamique... un vrai cadeau qui peut changer notre vie ! (Deepti)

    Voir Hyperventilations et méditation dynamique Osho

    Voir aussi Pleine conscience ou méditation dynamique de Lao Tseu (Institut de Reiki)

     

    Le Dhamma de la Forêt - Comment se libérer de la colère

    Vénérable K. Piyatissa Thera1, 1994 - Traduit par Jeanne Schut 

    Transmis par l'internaute Theryca

    Le but ultime du bouddhisme est un état au-delà de la mort, le nibbāna, la seule réalité. Par conséquent, celui qui aspire à cet état est censé renoncer à la poursuite du succès et des attachements éphémères du monde pour se consacrer à cette réalité. Cependant, rares sont les personnes suffisamment mûres pour travailler sur elles-mêmes et atteindre cet état dans cette vie. C’est pourquoi le Bouddha ne pousse pas au renoncement ceux qui n’ont pas la capacité spirituelle de s’engager dans une vie plus élevée.

    Dans ce cas, on suit la voie du monde ordinaire qui présente deux types d’avantages : les bienfaits que l’on peut obtenir dans cette vie et ceux que l’on peut obtenir dans les vies futures, comme des étapes sur la voie spirituelle. Tout en appréciant les plaisirs de la vie, on doit toutefois considérer son corps comme un instrument servant à pratiquer la vertu pour son propre bien et pour celui d’autrui. En bref, il s’agit de mener une vie d’intégrité morale et de simplicité, et de savoir se contenter de peu. Concernant les biens matériels, le Bouddha a dit qu’il fallait être « diligent et énergique » pour les acquérir, et « attentif et économe » pour les protéger.

    Cependant, même en se comportant ainsi, il n’est pas impossible que l’on soit, d’une manière ou d’une autre, perturbé ou tourmenté à cause des faits et gestes de personnes désagréables ou mauvaises. Il peut arriver que, dans une telle situation, on soit tenté d’abandonner le chemin vertueux que l’on a choisi. Pourtant, c’est dans des moments pareils qu’il faut se souvenir des enseignements qui permettent de retrouver la paix.

    Voici ce que nous dit le Bouddha à ce propos : « Les autres feront peut-être du mal mais moi, je ne causerai aucun mal. C’est ainsi que je m’entraîne ».

    Nous ne devons pas oublier que l’esprit tout entier du bouddhisme est orienté vers la pacification. Dans le climat calme et serein de l’enseignement du Bouddha, nous avons toutes les chances, toutes les possibilités, d’effacer de notre esprit haine, jalousie et violence.
    Il n’y a rien d’étonnant au fait que, dans notre quotidien, il nous arrive d’être en colère contre quelqu’un à propos d’une chose ou d’une autre. Cependant, nous ne devons pas permettre à ce sentiment de demeurer en nous. Nous devons essayer de le juguler dès l’instant où il apparaît. Généralement, on dit qu’il y a huit manières de brider ou de maîtriser la colère.

    (1) La première méthode consiste à se remémorer les enseignements du Bouddha qui, à de nombreuses occasions, a exposé les désavantages d’un tempérament colérique. Voici l’une de ses leçons :

    « Supposez que des bandits attrapent l’un de vous et lui coupent bras et jambes avec une scie à deux manches. Si, de ce fait, il ressent de la colère, même à ce moment-là, il ne fait pas partie de mes disciples ». (Kakacupama Sutta, Majjhima Nikaya 21).

    Et, à une autre occasion : « Un homme en colère est comme une bûche brûlée des deux côtés et souillée au milieu après avoir été utilisée dans un bûcher funéraire ; elle ne peut servir ni de bois de chauffage au village ni de bois de construction dans la forêt. » (Anguttara Nikaya II, 95).

    Nous pouvons aussi bénéficier des nombreux conseils du Bouddha dispensés dans le Dhammapada :

    « ‘On m’a insulté, on m’a frappé ! On m’a battu, on m’a volé !’ Ceux qui entretiennent de telles pensées ne verront jamais la fin de l’hostilité. » (Dhp, verset 4)

    « Jamais les rancœurs ne seront apaisées par l’hostilité. Ce n’est qu’en s’abstenant de toute hostilité que les rancœurs seront apaisées. C’est une loi de tous les temps. » (Dhp, verset 5)

    « Ne parle à personne avec violence car on pourrait te répondre de même. Ceux que tes paroles ont blessés peuvent te blesser à leur tour. » (Dhp, verset 133)

    « Savoir tout supporter patiemment et maintenir le cap sur la libération, telles sont les vertus suprêmes selon les Êtres Éveillés. » (Dhp, verset 184)

    « Abandonne la colère, finis-en avec l’orgueil, dépasse tous les obstacles et les empêchements. Quand tu es libre de tout attachement au corps et à l’esprit, entièrement libre, aucune souffrance ne jaillit. » (Dhp, verset 221)

    « Vaincs les colériques par le calme, les méchants par la bonté, les avares par la générosité, les menteurs par la vérité. » (Dhp, verset 223)

    « Veille à ce que la colère ne s’exprime pas en pensées, sache maîtriser tes pensées. Ayant cessé toute mauvaise conduite mentale, pratique une bonne conduite mentale. » (Dhp, verset 233)

    (2) Si la contemplation de ces conseils du Bouddha ne réussit pas à apaiser la colère, on devra essayer la seconde méthode. Bien évidemment, toute personne, aussi mauvaise soit-elle, possède certaines qualités. Certains sont mauvais en esprit mais leurs paroles sont trompeuses ; ils agissent mal mais de manière sournoise, sans que l’on s’en doute. D’autres s’expriment de manière dure ou grossière mais ce n’est pas ainsi qu’ils agissent et qu’ils pensent. Certains sont grossiers et cruels en action mais leurs paroles et leurs pensées sont différentes. D’autres encore sont doux et bons en esprit, en parole et en action.

    Lorsque nous sommes en colère contre quelqu’un, nous devons essayer de voir ce qui est bon en lui, que ce soit dans sa façon de penser, de parler ou d’agir. Si nous trouvons une qualité rédemptrice en lui, nous devons l’apprécier à sa juste valeur et ignorer ses défauts en les considérant comme des faiblesses naturelles que l’on peut trouver en chacun. Tandis que nous réfléchissons ainsi, notre esprit va s’adoucir et nous pourrons même ressentir de la bienveillance envers cette personne. Si nous développons cette façon de penser, nous parviendrons à réduire ou à éliminer notre colère envers elle.
    Il arrive que cette méthode ne fonctionne pas. Nous devrons alors essayer un autre type de réflexion comme :

    (3) « Il m’a fait du tort et, ce faisant, il a pollué son esprit. Alors pourquoi devrais-je polluer ou nuire à mon propre esprit à cause de la mauvaise action d’un autre ? Il a agi ainsi sous l’effet de la colère. Dois-je moi aussi le suivre sur cette voie en soulevant la colère dans mon propre esprit ? N’est-il pas stupide de l’imiter ? En nourrissant sa colère, il se détruit intérieurement. Pourquoi, à cause de lui, devrais-je détruire ma réputation ? »

    (4) « Il m’arrive d’ignorer le soutien ou l’aide que m’offrent mes proches ; il m’arrive même de les faire pleurer à cause de ce que j’ai dit ou fait. Étant moi-même cette sorte de personne, pourquoi ne pourrais-je pas ignorer ce que cet homme m’a fait ? »

    (5) « Tout change tout le temps. L’esprit et le corps changent sans arrêt eux aussi. Les pensées et le corps avec lesquelles ce tort m’a été fait n’existent plus en cet instant. Ce que je prends pour le même homme est en réalité un amalgame de pensées et de parties physiques différentes de celles qui m’ont fait du mal, même si elles appartiennent au même processus psycho-physique. Ainsi, une pensée associée à une masse de parties physiques m’ont fait du mal puis ont disparu sur-le-champ, laissant la place à d’autres pensées et d’autres parties physiques. Alors, avec lesquelles suis-je fâché ? Avec les pensées et les parties physiques qui sont parties et disparues ou avec les pensées et les parties physiques qui ne me causent aucun tort en cet instant ? Dois-je me mettre en colère contre une chose qui est innocente alors que c’est une autre chose qui m’a causé du tort et qui a maintenant disparu ?

    Le soi-disant ‘moi’ n’est pas le même d’un instant à l’autre. Au moment où le tort a été commis, il y avait une autre pensée et une autre masse de molécules que je considérais comme ‘moi’, tandis que ce que j’appelle ‘moi’ en cet instant, c’est une pensée et un ensemble de molécules différentes, même si elles appartiennent au même processus. C’est donc un autre être qui a causé du tort à quelqu’un d’autre et un autre qui se met en colère contre un autre. N’est-ce pas une situation ridicule ? »

    Si nous observons ainsi, de très près, la nature exacte de notre vie et des événements qui se produisent, il est fort possible que notre colère s’apaise ou disparaisse sur-le-champ.

    (6) Il existe une autre façon d’éliminer une colère montante. Supposons que nous pensions à quelqu’un qui nous a fait du mal. À de telles occasions, nous devons nous souvenir que, lorsque nous souffrons d’un tort que l’on nous a causé ou d’une perte, il s’agit du résultat de nos actions antérieures (karma). Même si des personnes sont en colère contre nous, elles ne pourraient pas nous blesser s’il n’y avait pas une force latente de karma passé négatif commis par nous qui profite de cette occasion pour provoquer notre adversaire.

    « C’est donc moi qui suis responsable de ce tort ou de cette perte, et personne d’autre. En même temps, tandis que je suis en train de subir le résultat d’un karma passé, si je me mets en colère et que je réponds à mon adversaire, je ne fais qu’accumuler encore plus de karma négatif, ce qui engendrera des résultats négatifs en conséquence. »

    Si nous nous rappelons cette loi du karma, il est possible que notre colère tombe immédiatement.

    (7) Nous pouvons également voir une telle situation sous un autre angle : en tant que disciples du Bouddha, nous savons qu’avant d’atteindre l’Éveil total, tandis qu’il était encore Bodhisatta, il est passé par d’innombrables vies au cours desquelles il a perfectionné la vertu. Il a lui-même raconté l’histoire de certaines de ses vies passées pour illustrer son enseignement sur la pratique de certaines de ces vertus. La vie du prince Dhammapala et celle de l’ascète Khantivadi sont suffisamment marquantes pour attirer notre attention.

    À une certaine époque, le Bodhisatta naquit dans ce monde en tant que fils du roi Mahapatapa. Il s’appelait Culla Dhammapala. Un jour, tandis que la reine était assise sur une chaise à caresser son enfant, elle ne remarqua pas le roi qui passait près d’elle. Le roi crut qu’elle était si fière de son enfant qu’elle ne se levait même pas pour le saluer en le voyant passer. Cela le mit en fureur et il fit aussitôt venir le bourreau à qui il ordonna d’arracher l’enfant des bras de la reine et de lui couper les mains, les pieds et la tête – ce que le bourreau fit sur-le-champ. L’enfant subit tout cela avec une patience extrême ; il ne montra aucune colère et ne retira son amour inconditionnel ni à son père cruel, ni à sa mère désespérée, ni au bourreau car il avait déjà parfaitement développé la pratique de l’indulgence et de l’amour inconditionnel.

    À une autre époque, le Bodhisatta était un ascète réputé pour sa tolérance et sa patience et, pour cette raison, les gens l’appelaient Khantivadi – « celui qui prêche la patience / l’indulgence / le pardon ». Un jour, il arriva à Bénarès et s’installa dans le jardin des plaisirs du roi. Lorsque celui-ci passa par là avec son harem et qu’il vit l’ascète assis sous un arbre, il lui demanda quelle vertu il pratiquait. Khantivadi répondit qu’il pratiquait la patience. Le roi était un matérialiste pour qui la pratique de la vertu était du charlatanisme. Alors, en entendant la réponse de l’ascète, il envoya chercher son bourreau et lui ordonna de couper les mains et les pieds de l’homme, après quoi il lui demanda :

    « Peux-tu maintenir ta patience maintenant que l’on t’a coupé mains et pieds ? » L’ascète n’était pas en colère. Même à ce moment-là, couché sur le sol, il étendit sa bienveillance en gardant toute sa sérénité et répondit au roi : « La patience et toutes les autres vertus ne sont pas dans les membres mais dans le cœur et l’esprit ». Le roi, vexé de n’avoir pas pu atteindre l’homme, entra dans une colère encore plus grande. Il lui donna un violent coup de pied dans l’estomac et s’en alla.

    Le ministre du roi s’approcha de l’ascète mourant et s’inclina devant lui en le suppliant : « Vénérable, aucun de nous n’approuve ce geste cruel du roi ; nous sommes tous très peinés de ce que vous a fait subir cet homme démoniaque. Nous vous demandons de maudire le roi mais pas nous. » L’ascète répondit : « Puisse ce roi qui m’a fait couper les mains et les pieds, de même que vous, vivre longtemps et connaître le bonheur. Ceux qui, comme moi, pratiquent la vertu, ne sont jamais en colère. » Après avoir prononcé ces paroles, il exhala un dernier soupir.

    Puisque le Bouddha, dans ses vies passées, alors qu’il était encore imparfait comme nous, a pratiqué la patience et la bienveillance jusque dans ces situations extrêmes, pourquoi ne pouvons-nous pas suivre son exemple ?
    Lorsque nous évoquons et que nous réfléchissons au noble caractère de telles grandes âmes, nous devrions être capables de supporter toutes sortes de situations difficiles sans être touchés par la colère.

    (8) Ou bien, si nous considérons la nature du cycle des renaissances dans cet univers sans début ni fin, nous serons capables d’arrêter la colère au moment où elle apparaît en nous car le Bouddha a dit : « Il n’est pas facile de trouver un être qui n’a pas été votre mère, votre père, votre frère ou votre sœur, votre fils ou votre fille. »

    Par conséquent, lorsque nous évoquons la personne que nous considérons en ce moment comme notre ennemi, nous devons nous dire : « Cette personne, dans le passé, a été ma mère, elle m’a porté pendant neuf mois, m’a donné naissance, m’a nourri et lavé, m’a protégé contre sa poitrine, m’a porté sur ses hanches et m’a élevé. Cet homme a été mon père dans une autre vie, il a dépensé temps et énergie à travailler pour me nourrir, il a même sacrifié sa vie par amour pour moi » et ainsi de suite.

    Lorsque nous réfléchissons à ces faits, nous pouvons espérer que la colère qui monte contre notre ennemi va s’apaiser.
    Et, pour aller plus loin, nous devons réfléchir aux avantages du développement de l’esprit par la pratique de Mettā, la bienveillance pour tous les êtres. En effet, le Bouddha nous a révélé onze avantages pour la personne qui développe pleinement la bienveillance inconditionnelle.

    Quels sont-ils ?

    1 – La personne a un sommeil bienfaisant.
    2 – Elle se réveille heureuse.
    3 – Elle ne fait pas de cauchemars.
    4 – Elle est aimée de tous.
    5 – Elle est même aimée des êtres non humains.
    6 – Elle est protégée par les dévas.
    7 – Elle n’est atteinte ni par le feu, ni par le poison, ni par les armes.
    8 – Son esprit s’apaise rapidement.
    9 – Son teint est frais.
    10 – Au moment de la mort, elle s’éteint en paix.
    11 – Si elle n’a pas atteint la pleine réalisation de l’Éveil, elle renaîtra au moins dans la sphère céleste des Brahma Dévas.

    Alors, par tous les moyens possibles, nous devons faire de notre mieux pour éteindre notre colère et être enfin capables d’offrir toute notre bienveillance à tous les êtres de ce monde, sans discrimination.
    Lorsque nous sommes capables de lâcher la colère et de maîtriser notre esprit, nous rayonnons, à partir du cœur, un amour infini aussi loin que nous pouvons l’imaginer, dans toutes les directions, pour qu’il touche tous les êtres vivants et les imprègne d’amitié bienveillante. Nous devons pratiquer cette méditation tous les jours, sans exception, à heures régulières. Le résultat de cette pratique est qu’un jour nous serons en mesure d’atteindre les jhāna ou absorptions méditatives dont les quatre premiers niveaux incluent la maîtrise des sens, de l’aversion et de nombreuses autres émotions négatives, apportant simultanément pureté, sérénité et paix de l’esprit.

    Voir bouddhisme Conseils aux méditants

     

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    Voir aussi

    Apaiser les troubles émotifs

    Ces cordes, cordons, qui nous relient

    Compléments utiles pour la pratique du Yoga

    Éteindre le mental afin de se retrouver dans l’ici et maintenant (Lâcher-prise)

    Exercices choisis hors de chez soi (pdf)

    Exercices choisis pour entraîner corps et esprit (pdf)

    Exercices choisis pour se détendre (pdf)

    Le silence du corps

    Négativité et pensée positive

    Reiki

    Relaxations Jacobson (1888-1983)

    Relaxations Schultz (1884-1970)

    Respiration pour s'endormir

    Vous avez dit "pensée positive" ? (jpg)

     

     

     

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