• FRANKLIN Aretha 1942-2018 (Soul)

     

    Aretha Franklin 1942-2018

    FRANKLIN Aretha 1942-2018 (Soul)

    Aretha Franklin en 1967

    Aretha Louise Franklin, née le 25 mars 1942 à Memphis (Tennessee), est morte le jeudi 16 août 2018 à Détroit (Michigan) à l'âge de 76 ans.

    FRANKLIN Aretha 1942-2018 (Soul)

    Chanteuse auteur-compositeur américaine de gospel, soul, funk, rhythm and blues et jazz, et musicienne (pianiste), elle était surnommée « The Queen of soul » ou encore « Lady Soul ».

    Le révérend C. L. Franklin (1915-1984), père d'Aretha Franklin, est un célèbre pasteur baptiste et un militant des droits civiques. Blessé par balle en 1979 pendant une tentative de cambriolage à son domicile, il meurt en 1984, au terme d'un coma de cinq ans. Sa mère, Barbara Siggers Franklin (1917-1952) chanteuse de gospel, se sépare de son époux lorsque Aretha a seulement six ans, elle rend souvent visite à ses enfants qu'elle a laissés aux soins de son mari pour des raisons financières, mais elle meurt en 1952.

    Aretha Franklin et ses sœurs, Carolyn (1944-1988) et Erma (1939-2002), chantent à l'église de Détroit dans la chorale de leur père et font leurs premiers enregistrements à l'âge de 14 ans. Un de leurs deux frères, Cecil (1940-1989), devient pasteur comme leur père *, mais il est également l'imprésario de la chanteuse de 1969 à 1989. Leur autre frère, Vaughn (1934-2002), est pilote dans l'armée de l'air.

    Mère très jeune (Clarence Jr. naît le 28 janvier 1955 alors qu'elle n'a pas encore 13 ans et Edouard "Eddie" naît le 22 janvier 1957, avant qu'elle ait ses 15 ans) Aretha n'a pas eu une vie facile, à lutter contre l'obésité, l'alcool, la drogue... et pour les droits des femmes et des Noirs plus généralement (voir plus bas Des combats)

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    * Aretha Franklin, juin 1968, traduit de Time Magazine

    En 1968, Aretha Franklin fut classée en deuxième position des personnalités afro-américaines les plus connues au monde, juste derrière Martin Luther King Jr (1929-1968)

    FRANKLIN Aretha 1942-2018 (Soul)

    Martin Luther King en 1964
    L’héritage de Martin Luther King 50 ans après sa mort

    Aretha Franklin est en 1987 la première femme à intégrer le Rock and Roll Hall of Fame.

    Le magazine Rolling Stone la place première au classement des meilleurs chanteurs de tous les temps *

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    * « 100 Greatest Singers of All Time - Aretha Franklin », Rolling Stone, 03 décembre 2010
    [en-US] lire en ligne [archive (sans les photos)]

    FRANKLIN Aretha 1942-2018 (Soul)

    Brève biographie discographique

    Wikipédia

    Avec 75 millions de disques, Aretha Franklin reste aujourd'hui l'artiste féminine ayant vendu le plus de disques vinyles dans l'histoire de l'industrie discographique.

     

    « Respect », Aretha !

    Ou Aretha et l'histoire d'une chanson

    Si sa carrière devait se résumer à une chanson, ce serait celle-là : le "Respect" d'Aretha a marqué à jamais l'histoire de la musique soul et offert un succès immédiat à sa chanteuse.

    Respect est une chanson tellement mythique qu'elle est encore réenregistrée aujourd'hui. Ce tube inoubliable est une mélodie créée par un roi de la soul (Otis Redding) et sublimée par une reine du rhythm and blues, Aretha Franklin.

    Le début de la légende

    En 1965 Otis Redding (1941-1967) est alors très connu. Trop souvent en tournée, il a l'impression que sa famille lui échappe et qu'il perd de son autorité de mari en rentrant chez lui. (Voir plus bas Docs sur Otis Redding)

    FRANKLIN Aretha 1942-2018 (Soul)

    Otis Redding en 1966
    100 Greatest Artists of All Time, Rolling Stone

    Son batteur tente alors de le rassurer. "Tout ce que tu peux espérer chez toi, c'est un peu de respect", lui dit Hal Jackson. L'idée de la chanson est née : une mélodie survitaminée et un texte plutôt macho.

    Otis y raconte le quotidien d'un homme qui travaille dur, et qui clame son besoin de respect de la part de sa femme lorsqu'il rentre le soir à la maison, respect qui lui est dû puisqu'il apporte l'argent au foyer... "Ce que tu veux, tu l'as, ce dont tu as besoin, tu l'as, tout ce que je demande, c'est un peu de respect quand je rentre à la maison", chante-t-il (album Otis Blue)

    La chanson est d'abord destinée au groupe "The Singing Demons". Finalement incapable d'enregistrer une version convenable, le groupe accepte de la rendre à Redding, qui en a entre-temps accéléré le rythme et réécrit les paroles. "Respect" ne passe déjà pas inaperçue lorsqu'elle sort sur son album "Otis Blue" (1965)

    La chanson sera reprise (en français !) en 1966 par Johnny Hallyday (Du respect)

    Face à ces deux machos, une femme, jeune talent de 25 ans à l'époque, va s'emparer de la chanson en 1967 pour en faire un hymne à la liberté : Aretha Franklin...

    Respect va devenir la chanson qui va forger sa légende. Et les incantations d'Aretha vont rencontrer bien plus d'échos que les soucis domestiques d'Otis Redding...

    Aretha fait de "Respect" un hymne féministe

    Le "un peu de respect quand je rentre à la maison" devient "un peu de respect quand tu rentres à la maison"

    Lorsque Aretha Franklin reprend la chanson, elle bouscule le schéma dessiné par Otis Redding. Dans sa version enregistrée le jour de la Saint-Valentin 1967 à New York, elle met les mots d'Otis dans la bouche d'une femme forte et énergique.

    Aretha transforme le message premier de la chanson : le coup de gueule macho devient un cri féministe, émancipateur. Dans la bouche d'une femme (et quelle femme !), le sens de chaque parole se renverse.

    "All I’m asking is for a little respect when I come home" ("tout ce que je demande c’est un peu de respect quand je rentre à la maison") devient "all I’m asking is for a little respect when you get home" ("tout ce que je demande c’est un peu de respect quand tu rentres à la maison")

    La ferveur dans la voix d’Aretha exigeait ce respect 

    Aretha ajoute un couplet dans lequel elle épelle les sept lettres du mot R.E.S.P.E.C.T (voir la vidéo ci-dessous) et chaque lettre chantée s'affiche dans nos esprits en lettres capitales. Un "respect" qu'elle semble non plus seulement demander mais bien exiger.

    « Pour Otis, le respect avait une connotation traditionnelle, dans le sens de l'estime »

    assurait le producteur d’Aretha Franklin, Jerry Wexler, dans son autobiographie, citée par le magazine Rolling Stone.

    « La ferveur dans la voix d'Aretha exigeait ce respect, et cela impliquait aussi une attention du point de vue sexuel... »

    Dernière modification qu'elle apporte au morceau initial, "Sock it to me" (que l'on peut traduire par "Montre moi de quoi tu es capable"), Aretha la répète huit fois dans le dernier couplet. Un brin provocante, voire à connotation sexuelle, bien qu'Aretha s'en défendît.

    « Aretha l’a personnalisée, c’est devenu le truc d’une femme »

    explique au Washington Post David Ritz, auteur d’une biographie de la chanteuse.

    « Mais sa version est si profonde et si remplie d’angoisse, de détermination, de ténacité et de toutes ces émotions contradictoires que c’en est devenu un hymne »

    ajoute l’auteur de Respect : The Life of Aretha Franklin (2014, non traduit)

    Paroles du "Respect" d'Aretha Franklin

    Aretha Franklin
    Respect

    (oo) What you want
    (oo) Baby, I got
    (oo) What you need
    (oo) Do you know I got it?
    (oo) All I'm askin'
    (oo) Is for a little respect when you come home (just a little bit)
    Hey baby (just a little bit) when you get home
    (just a little bit) mister (just a little bit)
     

    I ain't gonna do you wrong while you're gone
    Ain't gonna do you wrong (oo) 'cause I don't wanna (oo)
    All I'm askin' (oo)
    Is for a little respect when you come home (just a little bit)
    Baby (just a little bit) when you get home (just a little bit)
    Yeah (just a little bit)
     

    I'm about to give you all of my money
    And all I'm askin' in return, honey
    Is to give me my profits
    When you get home (just a, just a, just a, just a)
    Yeah baby (just a, just a, just a, just a)
    When you get home (just a little bit)
    Yeah (just a little bit)
     

    (Pause instrumentale)

    Ooo, your kisses (oo)
    Sweeter than honey (oo)
    And guess what? (oo)
    So is my money (oo)
    All I want you to do (oo) for me
    Is give it to me when you get home (re, re, re ,re)
    Yeah baby (re, re, re ,re)
    Whip it to me (respect, just a little bit)
    When you get home, now (just a little bit)
     

    R-E-S-P-E-C-T
    Find out what it means to me
    R-E-S-P-E-C-T
    Take care, TCB
     

    Oh (sock it to me, sock it to me,
    sock it to me, sock it to me)
    A little respect (sock it to me, sock it to me,
    sock it to me, sock it to me)
    Whoa, babe (just a little bit)
    A little respect (just a little bit)
    I get tired (just a little bit)
    Keep on tryin' (just a little bit)
    You're runnin' out of foolin' (just a little bit)
    And I ain't lyin' (just a little bit)
    (re, re, re, re) 'spect
    When you come home (re, re, re ,re)
    Or you might walk in (respect, just a little bit)
    And find out I'm gone (just a little bit)
    I got to have (just a little bit)
    A little respect (just a little bit)

    Album : I Never Loved a Man the Way I Love You
    source : lacoccinelle.net (+ traduction)

    L'hymne est revendicatif mais joyeux. Grâce aux refrains dynamisés par les chœurs assurés par, entre autres, ses sœurs Erma et Carolyn, les Franklin célèbrent les femmes.

    C'était la bonne chanson au bon moment

    résumait Aretha Franklin en 2016, citée dans le magazine Elle.

    Otis Redding, lui, fera contre mauvaise fortune bon cœur. Quelques mois avant de périr dans un accident d’avion (décembre 1967), il jouera Respect sur la scène du Festival de Monterey, non sans un clin d’œil souriant à la nouvelle star de la soul :

    « La prochaine chanson est une chanson qu’une femme a emportée loin de moi. Une bonne amie, cette fille, elle m’a juste pris la chanson. Mais je vais quand même la jouer. »

    Une nouvelle âme

    La musicologue américaine Victoria Malawey, professeur au Macalester College de Minneapolis-Saint Paul a indiqué à l’Agence France-Presse (AFP) qu'Aretha Franklin a modifié la chanson

    « de façon si radicale, que j’irais jusqu’à dire qu’elle l’a réécrite »

    « Elle n’a pas seulement modifié quelques paroles ou changé le point de vue, elle lui a aussi apporté une nouvelle âme. »

    Des combats

    "Respect" a traversé les années et a été reprise par de nombreux mouvements de revendication

    Plus qu’une reprise, la version d'Aretha est devenue un hymne pour les mouvements féministes et politiques. Le "respect" que demande Aretha Franklin est

    « associé soit au combat pour la liberté des Noirs, soit à la libération de la femme »

    écrit en 2013 l'historienne américaine Ruth Feldstein.

    En effet, parallèlement aux revendications des femmes, ce "respect" donna aussi une voix à la cause des Noirs en lutte pour leurs droits civiques dans l’Amérique des années 1960.

    Un classique de la musique américaine

    C’est bien la version revue et corrigée par Aretha Franklin en 1967 qui a fait passer la chanson à la postérité.

    La chanson fait un carton dès sa sortie en avril 1967 sur l'album "I never loved a man the way I love you" (le premier d'Aretha pour le label Atlantic Records) et reste en tête des meilleures ventes pendant plusieurs semaines, précise le Washington Post. Elle devient si populaire que le label de la chanteuse décide d'en faire un single à part entière.

    "Respect", avec son refrain et ses arrangements imparables, offre, dès le début, à Aretha Franklin ses 2 premiers Grammy Awards (sur les 18 qu'elle obtiendra), et lancera sa carrière internationale : de star américaine, Aretha (25 ans à l'époque) devient une star internationale.

    La chanson devient un hymne pour les mouvements féministes et donne une voix à la cause des Noirs (voir plus haut Des combats), consacrant son interprète, Aretha Franklin, comme nouvelle "reine de la soul".

    Dans un palmarès paru en 2004, le magazine Rolling Stone en fera la cinquième "chanson de tous les temps". Un classement dans lequel Aretha Franklin apparaît comme la première femme, placée derrière Like a Rolling Stone de Bob Dylan, (I Can’t Get No) Satisfaction des Rolling Stones, Imagine de John Lennon et What’s Going On de Marvin Gaye.

    Ce classique de la musique américaine, autant que tube international, a été maintes fois repris, aux États-Unis par Stevie Wonder mais aussi en France, et en français s'il vous plaît, par Johnny Hallyday, nous l'avons vu plus haut (Le début de la légende)

    Ce classique de la musique américaine est par ailleurs entendu dans une trentaine de films, de Platoon à Blues Brothers en passant par Forrest Gump.

     

    Avant de nous quitter

    Je ne résiste pas à partager ce passage du film Les Blues Brothers que je suis allée voir à sa sortie (1980)

    Think est un tube d'Aretha Franklin (paroliers : Aretha Franklin / Ted White) sorti en 1968 sur l'album Aretha Now. Elle l'a repris elle-même dans le film "Les Blues Brothers".

    Non seulement Aretha a une voix puissante, mais encore un sens théâtral, campant la femme forte qui n'entend pas se laisser marcher sur les pieds...

    D'autres chanteurs et bien sûr d'autres chansons, tous meilleurs les uns que les autres, égrainent le parcours du film... Un régal musical, ce film !

    Voir les paroles et la traduction

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    Documentation

    Sources et voir +

    Voir des extraits musicaux sur Comment Aretha Franklin a transformé « Respect »

    Lire aussi Un parcours personnel et musical extraordinaire et irrégulier
    > Un très bon article du "Monde"

    Sources

    (actu.marieclaire.fr) [archive sans vidéo]

    (francetvinfo.fr)

    (Le HuffPost avec AFP)

    (Wikipédia)

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    Docs sur Otis Redding

    Paroles du "Respect" d'Otis

    "Tout ce que je demande, c'est un peu de respect quand je rentre à la maison."

    Otis Redding
    Respect

    What you want
    Honey you've got it
    And what you need
    Baby you've got it

    All I'm asking
    Is for a little respect when I come home

    Do me wrong
    Honey if you wanna
    You can do me wrong Honey while I am gone

    But all I'm asking for
    Is for a little respect when I come home

    Hey little girl, you're so sweeter than honey
    And I am about to just give you all my money

    All I'm asking for
    Is a little respect when I come home

    Hey little girl, you're sweeter than honey
    And I am about to give you all my money

    But all I want you to do
    Just give it, give it
    Respect when I come home

    Respect is what I want
    Respect is what I need
    Respect is what I want
    Respect is what I need

    Got to, got to have it
    Got to, got to have it
    Gotta, got to have it
    Gotta, got to have it

    Source : oldielyrics.com

    La collaboration d'Otis Redding avec Carla Thomas, en 1967, donne notamment les chansons Lovey, Dovey et Tramp.

    FRANKLIN Aretha 1942-2018 (Soul)

    Cette dernière, "Tramp", est une chanson soul blues écrite par Lowell Fulson et Jimmy McCracklin. Enregistrée pour la première fois par Fulson en 1967, la séance est décrite par l'auteur de AllMusic, Bill Dahl, comme "une séance d'entraînement à injecter du funk..." [1]. Dans le récit de la chanson, le chanteur ignore la critique de son apparence peu sophistiquée :

    Tramp
    Tu peux m'appeler comme ça
    Je ne porte pas de chapeaux stetson   ...
    ...
    Je répondrai quand tu m'appelleras
    ...
    Mais je suis juste un amoureux   ...
    Aimer tout ce que je sais faire

    Otis Redding a enregistré "Tramp" en duo avec Carla Thomas pour Stax Records.
    La chanson a été incluse pour la première fois dans l'album commun de Redding et Thomas, King & Queen (1967). Décrite comme "ludique" par Dahl, elle est sortie un mois seulement après celle de Fulson. Créditée à "Otis et Carla", la version du duo dépasse celle de Fulson [1] et atteint le n° 2 du R&B de Billboard et le n° 26 des Hot 100 [2]
    .

    Dans Dynamic Duets : Les meilleures collaborations pop de 1955 à 1999, l’auteur Bob Leszczak décrit leur interprétation :

    Otis et Carla ont donné leur propre cachet à "Tramp". Ils échangent pas mal de dialogues entre eux dans la chanson, Carla mettant Otis à terre car il ne porte pas de beaux vêtements et a grand besoin d'une coupe de cheveux...

    Elle est évidemment une chercheuse d'or et se lamente de ne pouvoir se permettre d'acheter de belles fourrures et des voitures flambant neuves. Elle l'appelle à plusieurs reprises un "clochard" des bois de Géorgie...

    Otis Redding est né, comme dit "Tramp", dans les bois de Géorgie en 1941. [3]

    Leszczak souligne que les singles d'Otis et de Carla ont culminé au Royaume-Uni, où ils ont atteint la huitième place du classement des singles au Royaume-Uni [3] (le single de Fulson ne figurait pas dans les charts britanniques)

    Il note également que
    "le rythme de la chanson a probablement influencé You Have not Done Nothin de Stevie Wonder sept ans plus tard" [3]

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    [1] Dahl, Bill (1996). "Lowell Fulson". Dans Erlewine, Michael . Tout guide de musique au blues . San Francisco: Miller Freeman Books . p. 90. ISBN 0-87930-424-3 

    [2] Whitburn, Joel (1988). Top R & B Singles 1942-1988 . Menomonee Falls, Wisconsin: Record Research . pp. 161 ,. ISBN 0-89820-068-7  

    [3] Leszczak, Bob (2016). Dynamic Duets: Les meilleures collaborations pop de 1955 à 1999 . Lanham, Maryland: Rowman & Littlefield . p. 99. ISBN 978-1442271500

    Traduction google de la version Wikipédia en anglais : Tramp (Lowell Fulson song)

    Paroles de "Tramps"

    Titre de Carla Thomas et Otis Redding

    Carla Thomas et Otis Redding
    Tramps
     What you call me? (tramp!)
    No you didn't! (you don't wear continental clothes, or Stetson hats)
    Well, I tell you one doggone thing
    It makes me feel good to know one thing, I know I am a lover
    (Matter of opinion) that's all right, mama was, papa too
    And I'm the only child, lovin' is all I know to do
    (You know what, Otis?) what? (you're country)
    That's all right (you straight from the Georgia woods) that's good!
    (You know what, you wear overalls)
    (And big old brogan shoes)
    And you need a haircut, tramp (haircut, woman, you foolin', ooh, I'm a lover)
    Mama was, grandmama, papa too, boogaloo, all that stuff
    And I'm the only son-of-a-gun this side of the Sun
    Tramp! (yeah, that's what you are)
    what?
    (That's right, you haven't even got a fat bankroll in your pocket)
    (You probably haven't even got twenty-five cents)
    I got six Cadillacs, five Lincolns, four Fords
    Six Mercuries, three T-Birds, Mustangs, ooh, I'm a lover
    My mama was, my papa too
    I'm gonna tell you one thing (well, tell me)
    I'm the only son-of-a-gun this side of the sun.
    what's wrong with that?
    (Lookee here, ou ain't got no money) I got everything
    (You can't buy me all those minks and sables and all that stuff I want)
    I can buy you minks, rats, frogs, squirrels, rabbits, anything you want, woman
    (Look, you can go out in the Georgia woods and catch them, baby)
    Oh, you goofy, now (no, you're still a tramp) that's all right
    (Tramp, Otis, you just a tramp) that's all right, that's all right
    You wear overalls, you need a haircut, baby
    Cut off some of that hair off your head
    You think you a lover, huh?
     
    Paroliers : Jimmy Mccracklin / Lowell Fulsom
    Paroles de Tramps © Universal Music Publishing Group, BMG Rights Management
     
    Artistes : Otis Redding, Carla Thomas
    Album : King & Queen
    Date de sortie : 1967
    Genre : Soul classique
     
    Paroles Otis Redding - Tramp (with Carla Thomas) lyrics - musique en parole (+ autres paroles d'Otis - liste)
    Traduction Tramp (with Carla Thomas) - Otis Redding paroles de chanson

    Avant de nous quitter

    Comme pour Aretha Franklin, je ne résiste pas à vous présenter une chanson que j'aime particulièrement.

    C'est d'autant plus émouvant que : « quelques jours après l'enregistrement de sa chanson la plus connue, (Sittin' On) The Dock of the Bay, [Otis] meurt à 26 ans dans un accident d’avion, laissant derrière lui une œuvre très dense.

    De nombreux tubes sortiront après sa mort, comme Match Game et (Sittin' On) The Dock of the Bay, qu'il n'a pas pu achever, le sifflotement sur la fin de la chanson occupe la place d'un dernier couplet qu'il n'avait pas encore écrit.

    Si cette chanson est aujourd’hui celle que le grand public associe le plus volontiers au nom d’Otis Redding, ce n’est pas seulement à cause de la mort tragique de l’auteur, survenue quelques jours après son enregistrement, mais pour certains il s’agit d’un virage pop qu’aurait pu prendre la carrière de l'artiste, au sommet de sa gloire. » (Wikipédia)

    Pour les paroles, voir : Sitting On The Dock Of The Bay

     

     

     

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