• 2-Gaulthérie « essence de Wintergreen »

    Page révisée et complétée début mars 2020

    Gaulthérie « essence de Wintergreen »

    Gaultheria procumbens

    Cette plante, et son huile essentielle, a la réputation d'être une "Aspirine végétale" très appréciée pour ses bienfaits sur les douleurs musculaires ou articulaires, mais aussi sur les inflammations.

    2-Gaulthérie « essence de Wintergreen »

    Essences Naturelles Corses [https://www.facebook.com/essencesnaturellescorses/]

    L'« essence de Wintergreen » est une essence parfumée, à base de salicylate de méthyle [1], que l'on tire, aux USA, des feuilles d'une plante voisine de la famille des Éricacées, la Gaulthérie (de Gaulthier, nom propre) [2].

    Originaire de l'est de l'Amérique du Nord, la Gaulthérie couchée, dite aussi Thé du Canada, Alisier... forme une sorte de tapis végétal poussant à l’horizontale, comme son nom l’indique : « couchée ». Cette toison reste verte en hiver, d’où l’appellation « wintergreen ». Au Québec on la surnomme « la fée du Grand Nord » ou « thé des bois ».

    La Gaulthérie a joué un rôle important en pharmacologie : au XIXe siècle l’Amérique du Nord fournissait à l’Europe « l’essence de wintergreen », extraite par entraînement à la vapeur de l’ensemble de la plante. Ce thé des bois *magique* fut introduit en France au XIXe siècle par un pharmacien Français : M. Boyveau.

    La plante croît aussi dans les forêts du Népal (Gaultheria fragrantissima syn. punctata), dans l’Himalaya - où elle y est désormais principalement récoltée. Dans cette contrée, la plante est plus haute et plus facile à récolter qu’en Amérique du Nord où ce travail pénible, réservé par le passé aux Indiens et aux enfants et femmes d’immigrants, ne soulève plus beaucoup de vocations ! 

    La Gaulthérie croît également en Chine (Gaultheria yunnanensis). La Gaulthérie odorante (Gaultheria odorata) est une espèce apparentée.

    Description de Gaultheria procumbens

    Gaultheria procumbens est un arbrisseau de 15 cm de haut, rhizomateux et rampant. Son odeur forte médicamenteuse est due à la présence de salicylate de méthyle, un dérivé de l’aspirine.

    Ses feuilles aromatiques sont simples, alternes, coriaces, elliptiques et oblongues, pointues ou à extrémité glanduleuse, vert foncé lustré ; leur bord crénelé ou denté porte des soies de 2-5 cm de long ; froissées, elles dégagent un fort parfum de thé du Canada.

    Les fleurs, petites cloches blanches ou rose pâle, solitaires ou en petites grappes (1-3 cm de long) à la base des feuilles, s'épanouissent en été puis font place, dès octobre, à des fruits (des fausses baies)

    Les fruits sont aromatiques, de couleur blanche, rose ou rouge écarlate, charnus et sphériques (Ø 0,8-1,5 cm) persistant souvent jusqu'au printemps (mars) : avec les petites feuilles ovales qui restent très vertes une grande partie de l’année puis virent au rouge foncé ou au violet à l’automne... une myriade de couleurs !

    À l'exception des fruits, les autres parties de la plante peuvent causer de légers troubles digestifs en cas d'ingestion...

    Utilisations de Gaultheria procumbens

    En médecine traditionnelle Gaultheria procumbens était utilisée à Saint-Pierre-et-Miquelon pour calmer les douleurs rhumatismales, sur la base de « traditions ancestrales apportées de leurs provinces par les Bretons, les Normands et les Basques qui s'installèrent dans cet archipel de l'Amérique Nord et enrichies par les apports d'Acadiens transplantés aux hasards de leurs “dérangements" ».

    Certaines tribus amérindiennes utilisaient la Gaulthérie pour ses propriétés anti-inflammatoire et fébrifuge. Les feuilles de thé des bois étaient macérées ; on obtenait des « swains panacea » (macérât de wintergreen).

    Les feuilles (jeunes, séchées ou fraîches) et les branches (séchées) font un excellent thé, après infusion dans l'eau chaude.

    Les feuilles de la Gaulthérie contiennent une essence aux pouvoirs proches de ceux de l'aspirine (voir plus bas). Ainsi, au jardin, frotter des feuilles froissées sur une piqûre apporte un certain soulagement.

    Les fruits de Gaultheria procumbens sont comestibles, bien qu’un peu décevants en goût ; ils sont meilleurs lorsqu’ils ont gelé. Ils révèlent un goût de wintergreen légèrement sucré, similaire à celui des espèces de menthes Mentha piperita (menthe poivrée) et Mentha spicata (menthe verte), bien que la Gaulthérie ne soit pas une vraie menthe.

    L'extrait des fruits est utilisé par les Québécois et les Canadiens pour parfumer thés et tisanes, bonbons et chewing-gums, médicaments (pastilles). Les fruits sont aussi utilisés pour parfumer la crème glacée dans les régions où cette plante pousse.

    L'huile essentielle de Gaultheria procumbens

    L’arbrisseau contient une huile essentielle très active. Celle-ci est extraite des feuilles.

    Pour en obtenir un volume significatif, il est nécessaire, dans un premier temps, de les laisser tremper toute une nuit (voire 3 jours) dans l’eau chaude afin d’obtenir du salicylate de méthyle par fermentation enzymatique. Elles sont ensuite distillées à la vapeur d’eau.

    2-Gaulthérie « essence de Wintergreen »

    Simon Lemesle, d'Asterale

    Cette fermentation permet au composant aromatique de se libérer de sa liaison aux sucres complexes trop lourds pour être entraînés par la vapeur d'eau.

    Le rendement est de 1,5 à 2%, 100 kg de feuilles donnant de 1,5 à 2 litre(s) d’huile essentielle.

    Composants principaux : salicylate de méthyle (esters), mono-terpènes, cétone...

    L’huile essentielle de gaulthérie est composée d'environ 90-95% de salicylate de méthyle ou ester de méthyle d'acide salicylique. C’est ainsi l’une des rares huiles essentielles qui soit quasi monomoléculaire.

    La senteur, chaude, forte et boisée de l’huile essentielle de gaulthérie est très puissante. On la sent dans les salles de sport, la gaulthérie entrant dans les crèmes utilisées par les masseurs, contre les tendinites et les claquages, pour soulager toutes sortes d’inflammations musculaires ou articulaires (voir plus bas)

    Propriétés essentielles

    L'essence contient un composé proche de l’aspirine et en a les effets, dont une action anticoagulante.

    • antalgique (douleurs articulaires, interne/externe) ;
    • anti-inflammatoire, stimulant, purifiant (us. externe) ;
    • anti-rhumatismal, révulsif (qui provoque une irritation locale)
    • diurétique, dépuratif, antiseptique...

    D'après

    mon pdf (ancienne version)

    Gaulthérie (Puressentiel)

    Principale indications

    • Antalgique et anti-inflammatoire, l’huile essentielle de gaulthérie est souveraine pour soulager
      • tous traumas musculaires liés à un effort physique intense (douleurs aiguës : lumbago, élongation, entorse, crampes...)
      • ou douleurs chroniques  (maux de dos...) touchant muscles et articulations.
    • Elle combat notamment les rhumatismes fréquents sous les climats froids et humides où la plante prospère.
    • Elle soulage de la sciatique * (en massage)
    • Elle est utilisée dans la préparation sportive *
    • Elle apaise les piqûres d’insectes (en application externe)

    * Voir

    Soulager une sciatique

    Conseils pour le sport

    L'essence Wintergreen serait bonne pour les abeilles, la santé des ruches (désinfection, etc.)

    Usage externe uniquement (en interne sur avis médical)

    • Bains
    • Applications cutanées, massages

    Courbatures

    • Diluez 2 gouttes d’huile essentielle de gaulthérie dans 10 gouttes d’huile végétale d’arnica.
    • Appliquez cette préparation avant et après l’effort.

    Synergies avec l'huile essentielle de Gaulthérie

    • Avec les huiles essentielles d'ylang-ylang, de bouleau noir pour un effet antispasmodique et antalgique.
    • Avec les huiles essentielles de romarin à verbénone, de lédon du Groënland pour les troubles hépatiques.
    • Avec l'huile essentielle de romarin à camphre pour décontracter les muscles.
    • Avec les huiles essentielles de romarin officinal à cinéole, de laurier noble contre une entorse.
    • Avec les huiles essentielles de menthe poivrée, laurier noble, lavande vraie contre les céphalées circulatoires et hépatiques.
    • Avec les huiles essentielles de lavandin super, de romarin à camphre, d'ylang-ylang, d'estragon contre une crampe musculaire de l'adulte.
    • Avec les huiles essentielles de carotte, de menthe poivrée, de romarin à verbénone contre les insuffisances hépatiques légères.
    • Avec les huiles essentielles d'eucalyptus citronné, de lavandin super, d'hélichryse italienne (immortelle), d'ajowan, de thym saturéoïde contre rhumatisme et arthrose.

    Source Doctissimo

    • Associée à l'hélichryse, surtout pour les sportifs ! 2 gouttes diluées dans de l'HV. Entorse, contusion traumatique : 2 gouttes HE gaulthérie + 2 gouttes HE hélichryse + 5 gouttes HV à appliquer en massage léger 2 fois par jour pendant 7 jours.

     

    Mais attention !

    Les huiles essentielles ne conviennent pas à tout le monde ! Les sujets atteints de maladies chroniques et les personnes âgées doivent demander l’avis d’un médecin avant d’utiliser des huiles essentielles.

    Précautions d'emploi de l'huile essentielle de Gaulthérie

    L'huile essentielle de gaulthérie ne doit pas être appliquée pure sur la peau car elle est dermocaustique. Utilisée pure ou à trop forte dose elle peut provoquer des irritations cutanées.

    • Il est donc impératif de la diluer, à 10-20% maximum, dans de l'huile végétale pour une application par voie cutanée sur des zones peu étendues. Ces précautions éviteront tout risque d’irritation ou d’intoxication, et permettront de continuer à utiliser l'huile essentielle de gaulthérie au long cours. En cas de doute, demandez conseil pour les peaux sensibles.
    • Prudence chez les personnes allergiques ou sujettes à des dermatites de peaux : comme pour toutes les huiles essentielles, en préalable à tout usage, il est recommandé de tester la tolérance à l'huile essentielle de gaulthérie en l’appliquant en faible dose dans le pli du coude. Attendez au moins 48 heures après ce test pour vérifier qu’aucune réaction cutanée n’apparaît.

    Autres précautions d'usage

    • Ne pas appliquer sur une peau lésée.
    • Ne pas l’appliquer sous un bandage trop serré ou un patch occlusif.
    • L’utilisation d’une source de chaleur externe (coussin chauffant, bouillotte) peut augmenter le risque d’irritation.
    • Ne pas appliquer sur de grandes surfaces corporelles : en cas de doute, demandez conseil à son pharmacien ou médecin spécialisé en aromathérapie.
    • Lors d’un usage régulier, appliquez la gaulthérie 5 jours sur 7.
    • Voie orale et inhalation déconseillée
    • Lors d’une chirurgie, stoppez l’usage de la gaulthérie au moins 48h avant.

    Source Passeport Santé

    "Si vous êtes en phase de crise inflammatoire, pas de gaulthérie car elle est trop rubéfiante" ?

    Tout va dépendre de l'inflammation. Pour toutes celles où il faut du chaud, ce sera *magique* ! En effet, chez certaines personnes, la gaulthérie fait des *miracles* lors d’inflammation et elles ont en général besoin de chaleur plutôt que de froid (sauf traumatisme récent style entorse) : pour le reste, même quand on préconise du froid, c'est le chaud qui marche chez elles.

    Cependant, la gaulthérie (même diluée) ne doit pas être utilisée en cas de claquage (déchirure) musculaire. Lors d'une déchirure, des fibres musculaires sont lésées et un saignement plus ou moins important intervient. Il ne faut donc pas utiliser un produit comme la gaulthérie qui est fluidifiante sanguine (ou anti-coagulante si vous préférez)

    Voir

    Accidents et remèdes 1. (pdf de Yantra)

    Blessures musculaires du corps (pdf de Yantra)

    Conseils pour éviter les claquages musculaires (FP Ooreka)

    Douleurs : le point sur chaud/froid

    Contre-indications de l'huile essentielle de Gaulthérie

    L’on retrouve très souvent la gaulthérie dans les problématiques circulatoires, grâce à ses propriétés anticoagulantes ; mais à cause de cela,

    • la gaulthérie est formellement contre-indiquée chez les personnes prenant des anticoagulants ou présentant des troubles de la coagulation.
    • Les personnes allergiques à l'aspirine ne doivent pas utiliser l'huile essentielle de gaulthérie.
    • Interactions médicamenteuses avec tous médicaments susceptibles de potentialiser le risque hémorragique : aspirine et anticoagulants (voie orale ou injectable) mais aussi fluidifiants sanguins, antifongiques (voie orale ou cutanée). En cas de doute demandez conseil au pharmacien. (Passeport Santé)
    • L’utilisation de l’huile essentielle de gaulthérie est interdite pendant toute la durée de la grossesse et durant l’allaitement.
    • À proscrire chez les enfants < 6 ans.
    • Contre indiquée en cas de chirurgie.

    L'huile essentielle de gaulthérie ne peut absolument pas être utilisée par voie interne en auto-médication.

    Voir aussi plus bas : Aspects toxicologiques de l'huile essentielle de Gaulthérie (à Documentation)

    Doctissimo

    Essences Naturelles Corses

    Gaulthérie (Puressentiel)

    Santé Magazine

    Voir le pdf "Huiles essentielles Muscles-Articulations" (Sophie Mastrantuono)

     

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    Documentation

    Autres sources (non mentionnées dans le texte)

    Au JardinPasseport Santé [archive sans vidéo] - Puressence - Wikipédia

    Notes

    [1] Le salicylate de méthyle est un composé organique, l'ester méthylique de l'acide salicylique, et est synthétisé par plusieurs espèces végétales.

    Le salicylate de méthyle fut découvert par Procter, isolé par Cahours en 1843 de l'essence de Wintergreen, huile essentielle de Gaultheria procumbens, Éricacée (du Canada). II fut introduit dans les huiles « Axe brand » en 1920, puis ajouté à d’autres formules plus récentes... (Charles Tamarelle. Cf. Composition des baumes du tigre, Ch. Tamarelle « Le baume du tigre : de l'histoire à l'actualité »)

    Wikipédia

    Aspects toxicologiques de l'huile essentielle de Gaulthérie

    La Gaulthérie, bien que très usitée, présente des risques toxicologiques non négligeables. Des cas d’intoxications à la Gaulthérie ou au salicylate de méthyle ont en effet été rapportés pour la voie orale et cutanée.

    En cas d’intoxication sévère aiguë, des signes de syncope, des convulsions et des atteintes rénales ont été observés.

    Pour donner un ordre de grandeur : si l’on considère qu’un comprimé d’aspirine contient 500mg, une cuillère à café de Gaulthérie (5 ml) est équivalente à environ 14 doses adultes. On comprend mieux pourquoi une dose de 4 ml de Gaulthérie peut être fatale pour un enfant.

    Il est donc primordial de veiller à bien stocker hors de portée des enfants les flacons de Gaulthérie, et cela est aussi vrai pour toutes les autres huiles essentielles.

    Lors d’une intoxication à des doses plus faibles, mais répétées, les signes cliniques associés s’apparentent à ceux observés lors d’une intoxication à l’aspirine (salicylisme) : Bourdonnement d’oreille, troubles de l’audition, fatigue, étourdissements, soif, respiration excessivement profonde, vomissement, atteintes rénales et/ou osseuses. Les personnes âgées sont particulièrement sensibles.

    Même pour la voie cutanée, ils peuvent apparaître sur des durées de traitement très courtes (8 jours ou moins)

    Il est aussi possible que le salicylate de méthyle appliqué régulièrement ait un potentiel exfoliant. Ainsi, un usage fréquent pourrait augmenter la vulnérabilité de la peau aux rayons UV du soleil.

    Afin d’éviter ces risque toxiques, il est impératif de respecter les consignes de dilution et en cas d’usage fréquent, de protéger sa peau avec une crème solaire.

    Le salicylate de méthyle à forte dose est toxique pour le fœtus et chez l’enfant.

    Enfin la Gaulthérie, même par voie cutanée, inhibe l’agrégation plaquettaire dans le sang : elle peut donc entraîner des troubles de la coagulation et amplifier l’effet anti coagulant des médicaments fluidifiants du sang, majorant ainsi le risque hémorragique.

    Source Passeport Santé

     

    Un peu d'histoire

    La Théorie des signatures, développée par Paracelse, médecin suisse du début du XVIe siècle, voulait qu’à chaque mal corresponde un remède naturel marqué d’un signe distinctif permettant aux hommes de la reconnaître.

    Par exemple, pour le traitement des douleurs rhumatismales, un certain nombre de plantes croissant spontanément dans terrains marécageux. Parmi celles-ci, les écorces de Saule blanc (Salix alba L., Salicaceae) et les sommités fleuries de Spirée ou Reine des prés (Spiraea ulmaria L., Rosaceae), utilisées en Europe, révèlent une certaine efficacité.

    En Amérique du Nord, l’huile essentielle de Wintergreen, obtenue par distillation de Gaultheria procumbens L. (Ericaceae), est également utilisée avec succès en frictions sur les articulations douloureuses.

    Dans la première moitié du XIXe siècle, les premiers développements de la chimie organique permettent l’isolement des principes actifs de ces drogues.

    En 1838, à partir de la salicine obtenue de l’écorce de Saule en 1828 par le pharmacien français Leroux, le chimiste napolitain Piria prépare l’acide salicylique.

    En 1831, l’aldéhyde salicylique est isolé de la Reine des prés par le pharmacien suisse Pagenstecher.

    En 1843-44, William Procter, « père de la pharmacie américaine », et le Français Auguste Cahours isolent le constituant majeur de l’essence de Wintergreen, « le salicylate de méthyle ».

    Puis Cahours, par hydrolyse, synthétise l’acide salicylique qui fut employé comme médicament contre les rhumatismes avant la synthèse de l’acide acétylsalicylique – molécule beaucoup plus connue sous le nom commercial d’aspirine®.

    Ces résultats montrent tout l’intérêt des dérivés salicylés pour soulager les douleurs rhumatismales, mais les faibles teneurs des différentes plantes médicinales utilisées ne permettent pas d’en généraliser l’usage.

    Bull Soc Pharm Bordeaux, n°149,‎ 2010, p.167-188 (lire en ligne [PDF])

    Puressentiel

    De la plante au médicament

    Voir aussi Baume du Tigre

    [2Compléments de doc 

    La gaulthérie doit son nom à Jean-François Gaulthier (1708-1756), médecin-botaniste du roi au Québec. Il remarque que les Inuits et les Indiens du Canada mâchent ou font infuser depuis l’aube des temps des feuilles de gaulthérie pour faire tomber la fièvre et apaiser la douleur.

    Puressentiel

    :-( Avec la guerre de Sept Ans et la mort de Gaultier en 1756 tout cela [les travaux scientifiques : botanique, météorologie, médecine, minéralogie, zoologie... voire astronomie] disparaît ; les publications cessent en 1756 et de nombreux manuscrits ne sont pas édités. Les collections disparaissent et les bibliothèques s’éparpillent. Ainsi, prend fin un mouvement scientifique qui avait pris de l’ampleur au cours du XVIIIe siècle pour culminer avec Sarrazin et Gaultier. Dans bien des disciplines il faudra attendre encore un siècle avant la renaissance d'une activité indigène [au Canada]. Et le dommage est si grand que les nouveaux naturalistes, ayant le plus souvent oublié l’œuvre de leurs devanciers, devront tout recommencer à zéro.

    http://www.biographi.ca/fr/bio.php?id_nbr=1368 [fr] [archive]

    With the Seven Years’ War and Gaultier’s death in 1756, all disappeared; publication ceased in 1756 and many manuscripts remained unpublished. The collections disappeared, and the libraries were scattered. Thus ended a scientific movement which had become considerable in the 18th century, reaching its culmination with Sarrazin and Gaultier. In many disciplines a century was to go by before there was a rebirth of indigenous activity. And the interruption was so long that the new naturalists had generally forgotten the work of their predecessors and had to start again from the beginning.

    http://www.biographi.ca/en/bio.php?id_nbr=1368 [en] [archive]

    Guerre de Sept Ans : pourquoi les Amérindiens ont choisi la France. Quand on s’intéresse à la Guerre de Sept Ans, et particulièrement au conflit qui s’est déroulé en Amérique du Nord, on ne peut que remarquer une chose très nette : toutes les tribus amérindiennes, à l’exception des Iroquois, sont alliées aux Français contre les Anglais. Une curiosité qui est loin d’être un mystère au regard de l’histoire des relations françaises avec les Autochtones, à mille lieues du traitement infligés à ces derniers par les Britanniques.

     

     

     

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