• 1-Théorie des signatures

    Page mise à jour le 06 novembre 2016

    La Théorie des signatures

    La Théorie des signatures ou principe de signature est une méthode empirique d'observation du monde des plantes médicinales répandue en Europe de l'Antiquité jusqu'au XVIIIe siècle selon laquelle la forme et l'aspect des plantes est à rapprocher de leurs propriétés thérapeutiques.

    Elle repose sur le principe similia similibus curantur "les semblables soignent les semblables". Ce concept relevant de l'alchimie a été repris par de nombreux médecins, chirurgiens et botanistes. Elle fut professée par Théophraste, Otto Brunfels, Paracelse, Leonhart Fuchs, Giambattista della Porta (Jean-Baptiste Porta) ou Nicholas Culpeper (Biocontact n°198, janvier 2010, La théorie des signatures, par Marc Lachèvre)

    Cette théorie constitue un élément important de la médecine médiévale.

    Voir

    Ces pratiques médicales du Moyen Âge...

    Les bézoards

    Hildegarde de Bingen (1098-1179)

     

    Au XXXVIe siècle avant J.C. on croyait ainsi que tout l'art de la médecine consistait à utiliser des médicaments ressemblant aux organes malades. C'est ainsi que les haricots servaient à soigner les affections rénales, que les vers luisants entraient dans la composition des collyres, qu'on usait de boutons de rose pour les maux de tête et de racines pour les cors aux pieds (Guy Breton - Curieuses histoires de l'histoire - Presses de la Cité 1968, rééd. 1969, 1972, 1973 - titre initial : Antiportraits)

    Dioscoride est un des premiers à véhiculer cette idée, au Ier siècle av. JC. Il décrit notamment les effets de la pulmonaire (officinale) dans le traitement des affections respiratoires, qu'il relie à l'aspect des feuilles, évoquant les alvéoles des poumons. Un autre exemple est celui de l’Hermodacte, ou "Doigt de Mercure", une mystérieuse racine (il s'agit peut-être d’Hermodactylus [en], ou d'une espèce non identifiée de colchique), dont la forme évoque celle des doigts, et qui était utilisée pour les affections des membres, et, de manière générale, des articulations, notamment pour la goutte, ainsi que le décrit Henri de Mondeville (1260 † 1320) : « Hermodactylus en grec, Doigt de Mercure, Colchicon, en arabe Surandjan ; on dit qu'il est le Thériaque des articulations ».

    L'idée de la signature a été reprise durant la Renaissance par Paracelse, et séduisit de nombreux auteurs de l'époque, entraînant une multiplication des Tractatus de Signaturis, plus ou moins sérieux. Selon les alchimistes, le principe de signature relève d'une notion d'équilibre astral. L'un des plus fervents suivants de cette théorie est Jean-Baptiste Porta (Giambattista della Porta, entre 1535 et 39 † 1615), auteur d'un Phytognomonica (voir plus bas : Bibliographie) qui décrit longuement les analogies repérées entre le règne végétal et le règne végétal, et les conséquences qu'il convient d'en tirer quant à leurs applications.

      Représentation de la pulmonaire dans le Phytognomonica de Jean-Baptiste Porta, évoquant la disposition du cœur et des poumons.

    Le principe de signature se révèle, bien souvent, erronée, et la plupart de ses applications, sont, à l'instar de l'hermodacte, inefficaces, voire dangereuses, si l'on considère la possibilité que les bulbes de colchiques aient bien été utilisées en ce sens.
    Cependant, il arrive que par coïncidence, des applications thérapeutiques réelles soient découvertes par ce biais, comme les propriétés expectorantes de la pulmonaire, ou encore les propriétés hémostatiques de la pimprenelle (Sanguisorba officinalis, du latin, "qui absorbe le sang"), supposée dès l'Antiquité de par la couleur rouge foncé des fleurs.

     
     

    Sanguisorba officinalis, la grande pimprenelle.

    Son nom latin vient de la couleur rouge des fleurs, qui faisait croire à sa capacité d'absorber le sang.

    En réalité, ses propriétés hémostatiques seraient dues à la présence d'une concentration élevée de tanins dans les racines.

     

    Voir plus bas

    La Théorie des signatures serait en contradiction avec une pensée moderne selon laquelle des formes imprimées dans des organismes différents et biologiquement éloignés, même avec une certaine ressemblance, serait le fruit du hasard (Biocontact, n°198, janvier 2010, La théorie des signatures, par Marc Lachèvre). Toutefois, un courant "spiritualiste" d'observation des phénomènes a persisté jusqu'à nos jours, selon lequel la vision que nous avons du monde nous permet d'entrevoir sa nature essentielle. Un représentant récent de cette tendance est l'écrivain allemand Ernst Jünger.

    Wikipédia

     

    Exemples

    La Théorie des Signatures est une ancienne et profonde sagesse qui a été supprimée à dessein.

    Elle déclare qu'un fruit ou un légume a une certaine forme qui s’apparente à un organe de notre corps ou à une fonction physiologique et que cette conformation agit comme un signal ou un signe que ce fruit ou ce légume nous est bénéfique. Les Chinois l’ont compris il y a 5000 ans.

    La science moderne confirme que cette ancienne doctrine est étonnement juste. Pourquoi cette connaissance vitale reste-t-elle donc cachée ?

     

    Les agrumes ressemblent de près aux glandes mammaires.

     

    Les avocats ciblent la santé et la fonction de la matrice et du col de l'utérus – ils ressemblent à ces organes. De plus, il faut exactement neuf mois pour un avocat, en partant de la fleur, pour arriver à maturité. Les femmes qui mangent un avocat par semaine équilibrent leurs hormones. Les avocats aident aussi à perdre le surplus de poids après l'accouchement et prévient le cancer du col de l'utérus.

     

    Une carotte coupée ressemble à un œil humain. La pupille, l'iris et ses lignes concentriques... La science d'aujourd'hui démontre que les carottes améliorent fortement l'afflux de sang vers les yeux et aident aux fonctions globales de l’œil (entre autres, apport de provitamine A qui aide pour la vision nocturne)

     

    Le céleri ressemble à des os. Le céleri cible spécifiquement la solidité des os. Les os contiennent 23% de sodium, le céleri est constitué de 23% de sodium. Si vous n'avez pas assez de sodium dans votre alimentation, le corps l'extrait des os, les fragilisant. Des aliments comme le céleri reconstituent et renforcent les besoins de l’ossature du corps.

     

    Tranchez en deux un champignon, il ressemble à une oreille humaine. Les champignons sont reconnus pour améliorer l'audition, car ils sont l'un des rares aliments à contenir de la vitamine D. Cette vitamine particulière est importante pour la santé osseuse, même celle des tout petits os de l'oreille qui transmettent les sons au cerveau.

     

    Les fèves rouges ressemblent parfaitement au foie humain. Elles aident à maintenir les fonctions du foie et guérissent celui-ci.

     

    Les figues sont pleines de graines et pendent deux par deux pendant leur croissance (on imagine à quoi elles ressemblent ainsi...). Les figues accroissent la mobilité des spermatozoïdes et leur nombre, combat la stérilité masculine.

     

    Le gingembre, vendu couramment dans les supermarchés, ressemble souvent à un estomac. Il est intéressant de savoir que l'un de ses plus grands bénéfices est d'aider à la digestion. Les Chinois l'utilisent depuis plus de 2000 ans pour calmer l'estomac et traiter la nausée, tout en étant un remède populaire contre le mal des transports.

     

    Les haricots rouges (en France il existe une variété appelée ''haricot rognon'') soignent et aide à maintenir une bonne fonction rénale – et ils ressemblent exactement aux reins humains.

     

    Une noix a l’allure d’un cerveau miniature, avec ses hémisphères gauche et droit, supérieur et inférieur. Les rides et sillons de la noix vont jusqu'à ressembler au néo-cortex. Nous savons maintenant que les noix aident à développer les fonctions cérébrales. Elles développent plus de 36 neurotransmetteurs pour le cerveau.

     

    Les oignons s’apparentent aux cellules de notre corps. Ils aident à nettoyer les cellules des déchets. Ils font aussi pleurer, ce qui nettoie la couche épithéliale de l’œil.

     

    Les olives aident à la santé et au fonctionnement des ovaires.

     

    La patate douce a l'air d'un pancréas. Elle équilibre réellement l'index glycémique des diabétiques.

     

    Nos poumons sont faits de branches de conduits aériens de plus en plus petits qui se terminent par de minuscules grappes de tissus appelés alvéoles. Ces structures qui ressemblent à des grappes de raisin, permettent à l'oxygène de passer des poumons vers le courant sanguin. Un régime riche en fruits frais, comme le raisin, a montré pouvoir réduire le risque du cancer du poumon et l'emphysème. Les pépins du raisin contiennent aussi un produit appelé proanthocyanide, qui semble réduire la sévérité de l'asthme allergique.

     

    Une tomate possède quatre "chambres" et est rouge. Le cœur possède quatre "chambres" et est rouge. La recherche démontre que les tomates sont effectivement bonnes pour le cœur et le flux sanguin.

     

    « La nouvelle n’est pas que les fruits et les légumes sont bons pour vous, c’est qu’ils sont si bons pour vous qu’ils pourraient vous sauver la vie. »

    David Bjerklie, TIME Magazine

     

    Sources : Richard Cassaro (1er décembre 2011) et photos de BistroBarBlog : la théorie des signatures
    et aussi news-of-tomorrow : la théorie des signatures

    Voir aussi Wikipédia

     

    Quelques espèces concernées

    • Pulmonaria officinalis, la pulmonaire officinale : utilisée pour le traitement des affections respiratoires, pour la ressemblance de ses feuilles avec des alvéoles pulmonaires. Propriétés émollientes, expectorantes et astringentes.
    • "Hermodacte" : racine évoquant la forme des doigts, peut-être Hermodactylus, ou un colchique ; utilisée pour les affections des articulations, comme la goutte. Sans efficacité, certaines espèces qui peuvent avoir été utilisées dans ce sens sont toxiques.
    • Sanguisorba officinalis, la pimprenelle. On pensait que sa couleur rouge était due à sa capacité d'absorber le sang, d'où son nom. Elle aurait des propriétés hémostatiques.
    • Hepatica nobilis, l'hépatique à trois lobes : utilisée pour le traitement des affections du foie, en raison des feuilles au-dessous rougeâtre, à trois lobes, comme cet organe.
    • Chelidonium majus, la chélidoine : utilisée dans le traitement des ictères, à cause de la couleur de son latex. La plante présente bien des propriétés thérapeutiques, mais est également toxique.
      Le latex jaune de la chélidoine lui valait sa renommée dans le traitement des ictères.
    • Sagittaria sagittifolia, la sagittaire, étaient utilisée pour guérir les plaies occasionnée par les flèches, à cause de la forme de ses feuilles.
    • Echium vulgare, la vipérine commune, était réputée guérir les morsures de serpent, à cause de la ressemblance de la fleur avec la tête de l'animal.
    • Les plantes à latex étaient préconisées dans les problèmes de lactation.
    • Les plantes pubescentes étaient recommandées pour traiter la calvitie.
    • Les Orchis, et tout particulièrement l'Orchis bouc (Himantoglossum hircinum) étaient évoqués lors d'épisodes d'orchites, en raison de l'aspect des deux tubercules, rappelant des testicules.

    Wikipédia

     

    Quelques médecines concernées - liens

     

    Bibliographie

    L'article de Wikipédia est partiellement ou en totalité issu de l'article intitulé Signature (botanique)

    • Danielle Ball-Simon et Piotr Daszkiewicz, L'héritage oublié des signes de la nature, éd. Les Deux Océans, 1999.
    • Paul Fournier, Les quatre flores de France, Dunod
    • Jean-Baptiste Porta, Phytognomonica, 1560 - Naples 1583 in-folio - Traité des propriétés des plantes et des moyens d'en découvrir les vertus.
      Titre complet : Phytognomonica Ioannis Baptistae Portae Neapolitani, Octo Libris contenta, in quibus Nova, Facillimaque assertur methodus, qua plantararum, animalium, metalorum; rerum denique, omnium, ex prima extimae faciei inspectione quiuis abditas vires asserquatur.
      Le feuilleter sur Gallica >>>
    • Davy de Virville A. De l'influence des idées préconçues sur les progrès de la botanique du XVe au XVIIIe siècle. In: Revue d'histoire des sciences et de leurs applications. 1957, Tome 10 n°2.
    • F.V. Mérat & A.J. De Lens , éd. J-B. Baillière, Méquignon-Mauvis, Paris, 1831.

     

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