• Prâna-prépa

    Prânayâma : un pont vers l’Univers

    L'homme peut vivre quelques jours sans boire ni manger,
    mais ne peut survivre que quelques instants sans air : respirer c'est vivre

    Prâna-prépa

     

    La respiration, outre qu'elle nous maintient en vie, joue un rôle primordial aussi bien en Inde qu'en Chine.

    Tous s'accordent à dire, à leur manière, qu'en prenant conscience du souffle, nous pouvons en modifier l'amplitude, la vitesse, le rythme, nous pouvons le suspendre.

    La prise de conscience et la maîtrise du souffle ouvrent les portes du Cosmos et permettent de dépasser nos limites.

    En Occident, quand on respire, on inspire de l'oxygène et l'on expire du gaz carbonique
    En Orient, quand on respire, on inspire l'énergie du ciel et l'on expire les énergies impures...

      

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    Avant tout, bien respirer *

    La respiration de l'homme moderne reste superficielle

    Le pire, la technologie réduit de jour en jour l'importance des activités physiques et le confine de plus en plus à l'intérieur des bureaux et habitations, autrement dit là où l'air est le plus pollué et où, de toute manière, il éprouve instinctivement qu'il n'y a presque plus besoin de respirer.

    Et puisqu’il est toujours pressé, sa respiration l'est aussi ; et à cause du stress, elle devient également moins profonde.

    De plus, bien des gens sont excessivement émotifs, pour ne pas dire anxieux, et ces états de conscience négatifs n'améliorent évidemment pas la respiration.

    Ainsi, pour des raisons essentiellement émotionnelles, étrangement, nos poumons n'utilisent habituellement que le dixième de leur capacité totale (nous devons simplement nous estimer heureux de réussir quand même à survivre !). Il s'ensuit que l'air vicié n'est pas expulsé des parties périphériques des poumons, et, par conséquent, que la circulation du sang se ralentit et oxygène mal nos organes.

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    2 Toutefois, certains exercices spéciaux requièrent l’inspir et / ou l’expir par la bouche. Voir... Expiration : Ujjâyin le Victorieux (autre technique) ; Le souffle qui nettoie et L'exercice qui souffle (plus bas)... Inspiration : Shitalî... Inspir / Expir : La respiration du petit chien… Il y en a bien d’autres ! Nous les verrons en leur temps...

    La respiration est une fonction que nous répétons environ 10 000 fois par jour...

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    La Kundalini est ci-dessus représentée symboliquement.
    Nous la retrouverons plus tard...

     

    La respiration et le souffle -l'ensemble des circulations énergétiques, non pas seulement celle de l'air dans les poumons- ont toujours compté parmi les techniques yogiques les plus importantes.
    Dans le Prânayâma, on distingue divers souffles vitaux : Prâna, apana, samana, udana, vyana, centrés en différents endroits du corps et dont les fonctions sont spécialisées dans différentes tâches.

    Le Yogi s'attache à les contrôler, à l'aide de techniques respiratoires, afin de réveiller progressivement l'énergie spirituelle latente, la Kundalini.

    Il est donc essentiel de bien respirer, à la fois pour disposer d'assez d'oxygène et pour se remplir de Prâna.

    Une bonne respiration assure la pénétration du Prâna jusque dans les plus petites alvéoles pulmonaires, ce qui permet à tous les nerfs et canaux subtils d'être stimulés ;
    alors qu'une mauvaise respiration, c'est-à-dire une respiration ordinaire, celle de la plupart des gens, ne remplit pas ce rôle.

     

    Des effets physiologiques et psychologiques

    Les techniques de Prânayâma permettent à l'adepte du Hatha-Yoga d'accomplir un grand nombre de choses : réduire le fonctionnement des fonctions vitales au minimum indispensable, contrôler la pensée, doser la température dermique selon les besoins, maintenir l'organisme en forme et, ainsi que l'enseigne le Hatha Yoga Pradipika : « arriver à guérir toutes les maladies ».

    « Notre respiration est le reflet de nos pensées ; agir sur elle permet d'agir sur nos pensées et nos émotions, donc sur notre état physiologique et psychologique, car le corps et le mental sont liés. » ∼ Évelyne Oberto

    Lorsque le souffle est agité, l’esprit est agité

    Équilibre du souffle = équilibre du psychisme

    Lorsque le souffle est immobile, l’esprit est immobile

    Maîtrise du souffle = maîtrise du mental

    L'importance absolument primordiale de la respiration n'aura, bien évidemment, échappé à personne.
    Le Yogi, lui, n'a pas attendu les découvertes les plus récentes de la médecine pour se convaincre de l'importance de la respiration. Il sait depuis des milliers d'années que l'oxygène est indispensable, et c'est pourquoi il a inventé le Prânayâma !
    La respiration permet à l'organisme d'absorber l'oxygène indispensable à son fonctionnement, mais lui donne également la possibilité d'éliminer ses toxines. L'oxygène est essentiel à tous les organes vitaux et, en particulier, au cerveau, aux nerfs et aux glandes.

    L'insuffisance d'apport d'oxygène au cerveau entraîne mollesse mentale,
    pensées négatives, 
    dépression et, avec l'âge, sénilité

    Par ailleurs, le manque d'oxygène favorise les cancers, les maladies cardiaques et les congestions cérébrales...
    La masse du Prâna doit être répartie de manière équilibrée dans le corps.

    Le manque ou le surplus de Prâna dans une partie du corps entraîne la maladie, par rupture de l'équilibre.
    Le Prânayâma a pour but, également de prendre conscience de ces déséquilibres et d'y remédier en éliminant le Prâna superflu et en amenant là où il manque.

    C'est le secret de la guérison

    Le Prâna provoque le mouvement des poumons, dont la maîtrise va permettre de dominer la force musculaire qui fait mouvoir les poumons.
    Cette force musculaire parvient aux poumons par l'intermédiaire des nerfs traversant les muscles.
    De même que la manifestation du Prâna dans les poumons peut être maîtrisée, la manifestation du Prâna peut l'être dans n'importe quelle partie du corps, permettant ainsi de retrouver le contrôle de certains mouvements devenus automatiques.
    Or, sous l'effet du monde moderne et des stress qu'il engendre, la respiration se déplace vers le haut et devient costale.

    La respiration costaleest la respiration de la nervosité, des émotions.
    Elle ne devrait intervenir qu'en cas d'un besoin de récupération après l'effort ou d'un besoin de ré-oxygénation rapide dans la pratique sportive.

    Voir ci-dessous (2.) et La respiration complète + la respiration costale (Serpent), la respiration latérale, la respiration haute (Poisson)...

    La respiration doit être pratiquée consciemment

    Elle devient alors un moyen de purification et de ressourcement, de recentrage, d'équilibration. Par la respiration, l'homme apprend à capter l'Énergie, à en imprégner son corps. Il peut la diriger mentalement, en visualisant le trajet du souffle, vers telle ou telle région du corps afin de la détendre, de la soulager d'une douleur.

     

     AVANT
    d'entreprendre les techniques yogiques proprement dites, il est utile de veiller à un minimum d'hygiène respiratoire dans la vie de tous les jours, notamment en aérant le plus fréquemment possible l'appartement, en dormant la fenêtre ouverte, en pratiquant quotidiennement la marche plutôt que d'emprunter systématiquement la voiture, et en évitant toutes les positions corporelles tassées ou recroquevillées. Ensuite seulement, il sera temps d'absorber l'air, son oxygène et son Prâna, d'une manière plus spécifique et plus efficace encore.
    de pratiquer Prânayâma, il faut d'abord purifier les nerfs (1.)
    d'entamer une étude poussée du Prânayâma, il faut revenir à la pratique d'une respiration normale, qui doit être diaphragmatique, puis abdominale et complète pour irriguer le corps entier en Prâna (2.)

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    Une variante, que je pratique assez souvent en début de séance de Yoga

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         De même, 'Relaxations' pour Yoga-mudrâ (Geste de l’Union), 'Salutation au Soleil' pour Anjali-mudrâ (Mains en Prière)
         ou encore 'Biche ô ma Biche !' pour Mirga (ou Mriga)-sirsa-mudrâ (Tête de Cerf)...
         Et plus bas, le paragraphe sur les mudrâ.

    * Comme nous l'avons vu à la note 2 ('corriger les mauvaises habitudes...'), "certains exercices spéciaux requièrent l’inspir
        et / ou l’expir par la bouche". Nous en verrons d'autres dans de prochains articles.

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     … mudra…

    Ce n'est certainement pas pour rien qu'en énergétique chinoise on considère que de nombreux méridiens ont leurs points de départ ou d'arrivée dans les doigts.

     

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    Chin-mudrâ.
    Voir ci-dessus,
    "l'exercice qui souffle"

    C'est le cas notamment des méridiens du gros intestin, du Triple Réchauffeur et de l'intestin grêle qui commencent respectivement dans l'index, l'annulaire et l'auriculaire ; et des méridiens des poumons, de la circulation, et du cœur, qui se terminent dans le pouce, le majeur et l'auriculaire. Il est donc évident que...

    le positionnement des doigts peut avoir un effet sur l'équilibre de tous types d'énergie

    Ainsi, les positions et gestes des mains, notamment lorsqu'ils sont ritualisés par les mudrâ dans le cadre d'une pratique yogique, stimulent indéniablement la force vitale.

    Les 5 éléments... Prâna-prépa

    Bien que chaque mudrâ ait une indication précise, il est souvent recommandé d'en combiner plusieurs... ce qui ne doit évidemment pas entraîner la moindre diminution dans la durée
    prévue pour chaque exercice.

    Prâna-prépa

      Le (ou la) mudrâ de base, par exemple, utilisé(e) à la fois pour augmenter la force vitale générale, accroître la dextérité des doigts et pour s'initier à la pratique des mudrâ, appelé(e)… "Dextérité" se pratique des deux mains, en entourant l'ongle du pouce avec le majeur, l'annulaire et l'auriculaire, et en gardant l'index droit mais sans raideur.
    On conserve généralement cette position pendant 4 minutes.
     

    Prâna-prépa

    Je n'ai pas pu trouver de quoi illustrer cette "Dextérité", aussi je vous fais l'honneur de mes mains pour la découvrir ! En fait, les mudrâ que l'on trouve le plus souvent, et qui peuvent prêter à confusion, je vous les liste ci-dessous succinctement, sachant qu'il y en a beaucoup d'autres...

    Prâna-prépa

     

    Et l'on continue...

    Voici une suite de petits exercices et conseils, tirés pour la plupart du Guide Marabout du Yoga (J. Tondriau, J. Devondel), constituant, à mon sens, une bonne familiarisation avec la pratique des Prânayâma.

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    Et pour finir... 

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    * Voir plus haut (1.) Les techniques préparatoires (le nettoyage des poumons...) 

     

    Conclusions

    Résumons sur le Prânayâma >>>

     

    Kundalini, bandha, mudrâ, kumbhaka (rétention)...

    ... Il y a tant encore à explorer ! Mais cela viendra petit à petit. À présent, vous avez de quoi vous mettre en train, même si vous ne saisissez pas encore certains points, la façon de réaliser certains gestes, la raison d'être de certaines pratiques...
    Comme pour la Salutation au Soleil, lisez, pratiquez, expérimentez, il restera bien quelque chose ! Les profs, quand j'étais élève au lycée, se plaisaient à répéter tant et plus ce proverbe : "La culture, c'est ce qui reste quand on a tout oublié" !
    Il y a des jours où tout va mal, d'autres où on se sent prêt à n'importe quoi. Mais surtout ne forcez jamais et mettez de côté ce qui vous paraît trop difficile ; quand vous êtes malade ou très stressé, le plus sage est de ne rien entreprendre de nouveau ou de fatigant ces jours là.

     

    OM SHANTI !

     

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