• 1-Sommeil

    Page d'après un ancien article de Yantra (10 juin 2016), révisée en septembre 2019

    Quelques points sur le sommeil

    24 heures sur une photo : l'Ahu Tongariki jusqu'au coucher de soleil.
    Richard Silver a immortalisé à différentes heures de la journée l'impressionnante plateforme de pierre Tongariki de l'Île de Pâques où sont érigés les 15 moaï, ces sculptures énigmatiques représentants des divinités et ancêtres.

    Un bon sommeil est essentiel au fonctionnement du  corps
    et au bien-être général

    Une revue d'articles à nous remettre en mémoire concernant le sommeil...

     

     

    Si vous souffrez d'insomnie, vous n'êtes pas seul. Sachez que 45 % des Occidentaux souffrent d'insomnie ou de troubles qui y sont liés. En répondant aux questions suivantes, vous pouvez déterminer si vous faites partie de ce nombre :

    • Devez-vous prendre des somnifères pour dormir ?

    • Prenez-vous plus de 30 minutes pour vous endormir ?

    • Vous réveillez-vous la nuit ?

    • Au réveil, vous sentez-vous encore fatigué ?

    • Manquez-vous d'énergie pour mener à bien toutes vos activités personnelles et professionnelles ?

    • Éprouvez-vous parfois des problèmes de concentration ?

    • Faites-vous des erreurs d'inattention ?

    • Êtes-vous parfois irritable avec votre conjoint, vos enfants ou vos collègues de travail ?

    • Avez-vous développé une phobie face au sommeil ? Avez-vous peur d'aller au lit ?

    • Sentez-vous que le manque de sommeil influence négativement votre rendement professionnel et votre capacité à jouir de la vie ?

    • Craignez-vous un risque d'accidents accrus reliés à la fatigue, un temps de réaction au ralenti ?

    • À long terme, pourriez-vous souffrir d'une prise de poids, d'hypertension, d'un affaiblissement de votre système immunitaire ou de diabète qui seraient liés au manque de sommeil ?

    Si vous avez répondu "oui" à trois questions ou plus, il semblerait, à première vue, que vous souffriez de problèmes liés au manque de sommeil ou à l'insomnie.

    Vous pouvez aussi consulter le test du sommeil de A. Vogel


    Un mauvais sommeil est un indicateur de carence en minéraux, de mauvaises habitudes alimentaires, d’anxiété et d’un mode de vie trop agité.

    Le manque de sommeil augmente le risque de nombreuses maladies, dont la dépression, l’hypertension artérielle, la fatigue chronique, etc.

    Voir Vitamine B15 : D'où vient la fatigue ? (pdf)

     

    Les médicaments peuvent aider à dormir, mais ils ne régleront pas les causes de ce trouble. Ils créeront en plus une accoutumance difficile à éliminer.

    Mal dormir pose problème parce qu'en conséquence vous faites plus d'erreurs (confusion, oubli, accidents du travail et accidents de voiture), vous êtes plus irritable, et vous risquez plus de tomber malade.
    Surtout, mal dormir est désagréable. Il est donc bien compréhensible que les 20 % de la population qui souffrent d'insomnie, cherchent des solutions.
    Les industriels du médicament ne s'y sont pas trompés et se sont empressés, au début du 20e siècle d'inventer les barbituriques. Les barbituriques sont si efficaces qu'ils ne se contentent pas de vous endormir : souvent ils vous plongent directement dans le coma, avec hypothermie et insuffisance respiratoire. C'est donc le médicament idéal pour soigner non seulement l'insomnie, mais tous les autres problèmes de l'existence... définitivement.
    Ce « léger » inconvénient des barbituriques ayant fini par devenir visible, notamment avec le décès de Marilyn Monroe, les industriels ont inventé les benzodiazépines (Valium). Ces médicaments ont l'avantage sur les barbituriques d'avoir un antidote en cas de surdosage, le flumazénil. Le problème, c'est que le risque de « baisse de la vigilance » dont il est pudiquement fait état sur la notice, ressemble plus en réalité à une perte totale de votre contrôle sur vous-même.
    Vous devenez capable de faire ou d'accepter n'importe quoi et les pervers en tout genre n'ont pas tardé à s'apercevoir de cet « avantage », à tel point qu'on s'est mis à parler de « drogue du violeur ». Avantage supplémentaire (pour les criminels) : les benzodiazépines provoquent souvent une amnésie chez la victime.
    Bien entendu, comme pour tous les médicaments, il existe aujourd'hui des somnifères « de dernière
    génération », qui prétendument n'auraient pas les mêmes inconvénients que leurs prédécesseurs. Il ne s'agit là que d'un effet d’esbroufe marketing, digne du « vu à la télé » qui figure sur les dépliants des vendeurs de gadgets par correspondance. En réalité, malgré les louanges que vous trouverez au sujet de ces « nouveaux » somnifères sur Doctissimo et les autres sites de santé financés par l'industrie, ce sont, tout comme les benzodiazépines, des hypnotiques, qui entraînent les mêmes effets de perte de contrôle sur vous-même.
    Alors avant d'avaler ces dangereuses pilules, quelques réflexions de base sur le sommeil [...]

    Extrait de la newsletter "3 idées folles sur le sommeil" 16/02/2013, Jean-Marc Dupuis, sante-nature-innovation.fr

     

    Pour bien dormir et retrouver un sommeil réparateur, il est recommandé de maîtriser son stress, réduire les niveaux d’anxiété, faire de l’exercice physique, avoir une alimentation saine et instaurer une routine de sommeil stricte pour permettre au cerveau de se calmer et au corps de se détendre.

    L'objectif est de dormir assez pour se sentir énergique toute la journée, sans stimulation artificielle (sucre, caféine, tabac...), à l'exception d'une sieste.

     

    Source (sauf mentions contraires) : santeplusmag.com

     

     

    Mythes sur le sommeil revisités

    passeportsante.net

    Extrait de la newsletter "3 idées folles sur le sommeil" 16/02/2013, Jean-Marc Dupuis, sante-nature-innovation.fr

     

    Toutes sortes d’hypothèses circulent au sujet du sommeil...

    Le nombre d'heures de sommeil

    Dormir 8 heures par nuit ? Cela dépend de chacun selon son profil de dormeur (petit, moyen ou grand). La durée de sommeil se modifie au cours de la vie (selon les âges) et selon les situations (événements marquants) - Thérapeutes magazine

    Comme pour les « heures de travail », les « heures de classe », ou les « heures de train », nous avons besoin aujourd'hui de savoir combien de temps doit durer notre sommeil.
    Cette façon de découper notre vie en tranches de saucisson calibrées ne correspond pas à nos besoins naturels. Demander combien de temps vous « devez » dormir est aussi absurde que de demander combien de calories vous devez manger : êtes-vous bûcheron dans le grand nord canadien, ou employé au service facturation de Peugeot-Citroën ?
    Dormir sert à se reposer d'une fatigue physique, intellectuelle, ou émotionnelle. Si vous passez la journée dans un canapé à regarder des jeux télévisés, il est tout-à-fait normal que votre besoin de dormir diminue.
    La presse cherche régulièrement à nous inquiéter en expliquant que la population a « perdu » en moyenne une ou deux heures de sommeil par rapport aux générations d'avant-guerre. Mais beaucoup de gens à l'époque travaillaient douze heures par jour aux champs, parfois plus ! Il est évident qu'ils avaient besoin de plus dormir.
    C'est aussi la raison pour laquelle « on dort moins quand on vieillit » : beaucoup de personnes rêvent de retrouver le sommeil qu'elles avaient lorsqu'elles étaient enfant. Mais la solution est très simple : il suffit, pendant toute une journée, de gigoter, sauter, crier, glisser, tomber, pleurer, rire, vous faire chatouiller, puis gronder, puis consoler, comme un petit enfant, et je vous garantis que vous dormirez mieux ce soir. (Voir plus bas)
    L'expérience a d'ailleurs été menée aux États-Unis, où on a demandé à un basketteur professionnel de reproduire, à son échelle, les allées et venues d'un petit enfant en train de jouer dans un jardin. L'invincible sportif s'effondra au bout d'une heure et demie. [...]

     

    Le sommeil avant minuit n'est pas plus reposant

    "Le sommeil avant minuit est plus reposant"... Il semble qu’il s’agisse d’une tenace légende urbaine... peut-être inventée par des parents exaspérés. L’important serait de dormir un nombre suffisant d’heures en accord avec sa propre horloge biologique, d’oiseau de nuit qui se couche tard ou de matinal qui se couche tôt.
    Ce sont des conditions du sommeil dont il faudrait se préoccuper, puisqu’elles sont plus déterminantes que l’heure du coucher : chambre calme, noirceur, température fraîche, état de détente, etc. 2 

    Non, les heures de sommeil avant minuit ne comptent pas double. Il faut avant tout comprendre le cycle du sommeil et adapter son rythme en fonction de son profil de dormeur. La question à se poser est : "De combien d’heures de sommeil ai-je besoin pour me sentir en forme au réveil ?". Si vous êtes "petit dormeur", que vous ne dormez pas plus de 6h par nuit, vous pourrez vous endormir à minuit pour vous réveiller à 6h : vous aurez eu votre quota de sommeil et vous sentirez en forme. Pour les "gros dormeurs" (plus de 8h jusqu’à 10, 12 h/nuit), il est conseillé de prendre le train du sommeil de 22h30 pour se réveiller à 7h (pour avoir au moins 9 h de sommeil) - Thérapeutes magazine

     

    Dormir une heure de moins par nuit, ce n’est pas grave, docteur ?

    Une seule nuit écourtée n’occasionnera généralement que peu d’effets néfastes. Mais, à la longue, cela peut engendrer une "dette de sommeil".

    Quand cette dette est trop importante, il faut plusieurs bonnes nuits de sommeil avant d’y remédier. La dette de sommeil peut entraîner une somnolence qui va perdurer jour après jour. Les conséquences vont d’une plus grande vulnérabilité aux maladies à une irritabilité « inexplicable », en passant par des risques accrus d’être impliqué dans un accident de la route 3.

     

    Les personnes âgées et le sommeil

    Les personnes âgées n’ont pas besoin de moins de sommeil, même si plusieurs dorment effectivement moins (voir plus haut). C’est qu’avec l’âge, les périodes de sommeil lent profond diminuent continuellement. Le sommeil étant moins profond et plus fragile, les personnes âgées sont plus susceptibles d’être réveillées par les stimulations extérieures, que ce soient des bruits, de la lumière ou des douleurs corporelles. 
    Mais, en faisant des siestes (voir plus bas) et en respectant les règles d’hygiène du sommeil (voir Mieux dormir - Guide pratique), il est possible de continuer de dormir suffisamment 1,3.

     

    L’activité physique aide à mieux s’endormir, oui mais...

    C’est vrai, mais il faut nuancer. Une activité physique intense effectuée deux ou trois heures avant le coucher aura plutôt l’effet contraire. Et celle du matin n’aura pas d’effet d’endormissement le soir venu. Par contre, se mettre en action en fin d’après-midi ou en début de soirée peut grandement faciliter le sommeil. D’autre part, l’exercice régulier améliore la qualité générale du sommeil. Il permet en particulier d’augmenter la proportion de sommeil profond, qui est très bénéfique pour la régénération du corps physique, mais qui tend à diminuer avec l’âge 1,5,6.

    Faire du sport permet de dissiper les tensions accumulées au cours de la journée et de se vider la tête. Même s'il n'est pas conseillé de faire du sport juste avant d'aller dormir car cela exciterait notre corps, il est vrai qu'après une journée de travail, le soir reste le moment idéal pour faire du sport et se changer les idées.
    Après le dîner, offrez-vous une petite marche de vingt minutes autour de quelques pâtés de maisons afin de digérer et de vous aérer l'esprit avant de dormir.
    Lorsque l'on fait du sport, notre organisme sécrète de l'endorphine, une hormone relaxante qui nous permet de lutter contre le stress et l'anxiété tout en permettant de bien dormir (Radins)

    Pour résumer, faire du sport n'aide pas à mieux dormir car notre organisme est soumis à des hormones excitantes (adrénaline, noradrénaline, dopamine) qui augmentent la température du corps. Faites donc du sport 2 heures avant le coucher au grand maximum. Le yoga doux ou la marche peuvent être de bonnes "alternatives" (Thérapeutes magazine)

    Seul vaut le sommeil ininterrompu

    De même que nous aimerions dormir toutes les nuits huit heures, nous avons ce fantasme du sommeil profond et ininterrompu, où plus rien n'existe autour de nous.
    Mais cela n'a jamais existé, à aucune époque, qu'une population entière s'endorme le soir, pour se réveiller, huit heures plus tard, fraîche et dispose.
    Au contraire, la règle a toujours été que les adultes se lèvent pendant la nuit, pour surveiller le campement, ranimer le feu, faire un tour de garde. La règle monastique de Saint-Benoît, écrite au VIe siècle, prévoyait un office religieux au milieu de la nuit, les matines, et on peut supposer que cela semblait naturel à l'époque d'avoir une activité entre deux et trois heures du matin.
    Réciproquement, la sieste a longtemps été une pratique généralisée, qui n'intervenait d'ailleurs pas non plus à heure fixe, mais plutôt lorsque l'occasion se présentait. C'est toujours le cas dans la majorité des pays tropicaux.
    Le problème actuellement, c'est que beaucoup de personnes croient qu'il est pathologique de se réveiller pendant la nuit : dès qu'elles ouvrent un œil, ou dès qu'elles ont conscience d'être réveillées, leur première idée et de se dire : « Catastrophe, ça y est, je ne dors plus ! »
    Commence alors un épisode de « pensée pop-corn » où les idées noires surgissent les unes après les autres dans le cerveau, provoquant angoisse, sensation de désespoir... et impossibilité de se rendormir.
    Les conséquences d'un court réveil ne seraient évidemment pas les mêmes si vous pouviez vous convaincre qu'il est normal de vous réveiller plusieurs fois par nuit, pour réajuster vos draps ou votre oreiller, ou même pour aller aux toilettes, et que cela n'empêche pas de se rendormir.
    Ceci parce que l'état de conscience dans lequel vous êtes la nuit, y compris pour rejoindre la salle de bain, n'est pas du tout le même que lors d'une discussion endiablée, par exemple. Votre rythme cardiaque, votre respiration, votre température corporelle sont beaucoup plus proche du sommeil que de l'éveil.

     

    Je n’ai pas fermé l’œil de la nuit

    Beaucoup de personnes qui ont des problèmes de sommeil sous-estiment la durée de leur sommeil et surestiment le temps qu’elles mettent à s’endormir. Elles sont souvent très préoccupés par leur sommeil et très attentives à leur fonctionnement diurne. Dès qu’elles ont une mauvaise nuit, elles appréhendent la mauvaise journée qui va suivre. Pendant la journée, elles auront tendance à se préoccuper exagérément de leur fonctionnement et à craindre de mal dormir. Dans cet état d’inquiétude persistante, la nuit suivante, elles pourront facilement croire qu’elles n’ont pas fermé l’œil 1...

     

    En cas d’insomnie, il ne faut pas rester plus longtemps au lit

    C’est tout le contraire. Les insomniaques qui augmentent le temps passé au lit (le soir ou le matin) en espérant accroître la durée de leur sommeil se retrouvent généralement encore plus frustrés. De plus, il s’en suit souvent un sommeil fragmenté et de mauvaise qualité.
    Il vaut mieux se coucher plus tard, bien fatigué, en espérant dormir jusqu'au lendemain et se lever dès le réveil. Le temps passé au lit et le temps de sommeil pourront ensuite être graduellement augmentés 1,7,8.

    Un couche-tard doit se coucher tard comme il en a l'habitude. Ne cherchez pas à changer vos habitudes de sommeil au risque de vous agiter dans le lit le temps que le sommeil vous prenne.
    Le plus important est de ne pas résister au sommeil. Les premiers signes de l'endormissement ne trompent pas : des yeux qui picotent, les bâillements réguliers, etc.
    Toutefois, lorsque vous avez passé une mauvaise nuit, pas la peine de traîner au lit.
    Levez-vous de bonne heure et vaquez à vos occupations plus tôt que prévu, la nuit suivante sera meilleure (Radins)

    Pour bâiller, voir :

     

    Il faut « rattraper son sommeil »

    Vous ne pouvez pas plus stocker de sommeil que vous ne pouvez stocker de l'oxygène.
    Il est devenu courant dans notre société que les gens dorment trop peu la semaine, et cherchent à se rattraper le week-end en faisant la grasse-matinée. On considère même ça comme un plaisir délicieux.
    Mais c'est exactement comme si vous jeûniez la semaine, pour vous gaver de nourriture chaque dimanche : votre corps n'apprécierait pas.
    Bien entendu, vous pouvez vous reposer en fin de semaine, si vous êtes fatigué, mais vous en payerez un prix : votre cycle circadien, c'est-à-dire votre horloge biologique interne, se déréglera, et vous aurez plus de mal encore pendant la semaine à dormir comme vous le souhaitez.
    De plus, ce que font la plupart des gens le week-end n'est pas réellement de faire de bonnes nuits de sommeil réparatrices, mais de se coucher tard pour se lever encore plus tard. Cela perturbe votre pauvre cerveau, qui a l'impression qu'il change de saison, ou qu'il subit un décalage horaire.
    Vous l'avez compris : la solution n'est pas de vous rattraper pendant le week-end ou les vacances, mais au contraire de retrouver un rythme normal quotidien, qui vous permettra de vous sentir de plus en plus en forme.

    Pour résumer, le sommeil perdu pendant la semaine ne peut pas se rattraper le weekend et la grasse matinée du WE ne fait pas le plein pour la semaine ! On peut tout au plus la considérer comme un petit plaisir, mais la grasse matinée dérègle les habitudes de sommeil et le déficit de sommeil cumulé de la semaine n’est pas récupérable => Dette de sommeil => fatigue chronique => stress => Burn-out ou dépression... Le mieux est de se lever 1h à 1h30 plus tard au maximum pendant le weekend et faire une sieste (maximum 30 minutes) en début d’après-midi. (Thérapeutes magazine)

    Curiosités

    Une grasse matinée ou « faire la grasse matinée » est une expression du XXe siècle signifiant une matinée qui se prolonge au lit — éveillé ou pas — après l’heure habituelle (Le terme "gras" ainsi utilisé désigne quelque chose de mou qui peut être associé au lit - L'Internaute). Selon un article du magazine Slate, elle se caractérise par l'inverse du "réveil à la dernière minute, café avalé en vitesse, douche ultra-rapide, transports en commun".

    Toutefois, au XVI e siècle, on disait déjà dormir la grasse matinée. L'adjectif gras est issu du latin crassus qui signifie épais. Faire la grasse matinée revient donc à rester longtemps dans l'épaisseur du sommeil. Mais cela évoque également la paresse et le côté moelleux du sommeil (Wikipédia)

    "Faire la grasse matinée" figure dans le recueil de vocabulaire en français ayant pour thème : lit. Cependant, l'expression "faire la grasse matinée" n'a pas le même sens en Turquie, il est même opposé ! La phrase signifie alors "faire de bonnes affaires", "avoir une matinée fructueuse"... "gras" étant pris dans le sens "d'enrichissement"... (nous avons "faire ses choux gras" qui prit, surtout à partir du XVIIe siècle, le sens de "en retirer profit")

    Puisque nous sommes dans le thème "expressions", attardons-nous encore quelque peu...

    « qui dort dîne ». Significations : 1. dormir fait oublier la faim - 2. le sommeil tient lieu de nourriture.

    Cette expression du XVIIIe siècle viendrait du Moyen Âge où le voyageur qui voulait dormir dans une auberge était contraint également d’y dîner, sous peine de se voir refuser le gîte. Autrement dit : "si tu dors, tu manges, si tu ne manges pas, tu sors !". Alain Rey, linguiste, affirme que l'expression pourrait provenir de Ménandre, comique grec, qui aurait avancé l'idée que "le sommeil nourrit celui qui n'a pas de quoi manger" (Wiktionnaire)

    Pour en savoir plus (et plus encore !) : France TV info - Le Club des Amateurs de Vins Exquis

    « la nuit porte conseil ». Signification : il est judicieux de prendre une nuit de sommeil avant une décision.

    Ce proverbe, qui parle de lui-même, est sans doute une variante de "la nuit est mère de conseil" attesté dès le XVIe siècle (Wiktionnaire). Selon L'Internaute, "il faut se laisser une nuit avant de prendre une décision importante. Une nuit de sommeil est une rupture qui permet de prendre la distance nécessaire avec les faits avant d’agir en conséquence".

    Et pour en savoir encore plus : Dreem - France pittoresque

     

    Quand on dort, le corps est loin de fonctionner au ralenti !

    Au contraire, il s’agit d’une période active et exigeante en énergie. Même si le métabolisme diminue légèrement, aucun des organes ou des grands systèmes de l’organisme ne semble se mettre hors fonction. Pendant le sommeil paradoxal, certaines activités cérébrales, en particulier celles qui impliquent les ondes delta, augmentent de façon importante. Cela nécessite autant, sinon plus d’énergie que pendant l’éveil. Et c’est la nuit que la sécrétion de différentes hormones, dont les hormones de croissance, atteint son apogée. Enfin, pendant le sommeil lent, le corps est fort occupé à reconstituer les réserves énergétiques de ses cellules en vue de leur utilisation du lendemain 1,3,4.

    Le sommeil est une machinerie fascinante ! Pendant la nuit nos tissus se régénèrent, notre foie élimine les toxines et surtout, notre cerveau met en ordre les événements de la journée. C’est comme si une équipe imaginaire balayait, dépoussiérait, vidait les poubelles, trouvait la feuille manquante qui était tombée derrière le bureau, classait les informations puis redémarrait le programme défaillant... Tout cela explique pourquoi nous nous réveillions souvent avec LA solution à un problème qui semblait totalement introuvable la veille !

    Lorsque notre sommeil est perturbé, notre cerveau a de plus en plus de difficultés à faire son travail correctement, notre mémoire flanche, notre concentration n’est pas à son meilleur, nos muscles sont fatigués et notre peau est terne. Notre corps n’a plus assez de temps pour se régénérer, éliminer les toxines et filtrer les émotions négatives. Mal dormir pose un vrai problème parce qu’en conséquence nous faisons plus de fautes d’inattention, nous sommes beaucoup plus irritables et moins résistants aux maladies.

    blog.nutrilifeshop.com [archive 23 avril 2018]

     

    On ne s’habituera jamais au travail de nuit

    Environ 25 % des travailleurs occupent des postes entraînant des quarts irréguliers, de soir ou de nuit : production intensive, soins de santé, sécurité, divertissement, transport, hôtellerie, entretien, etc. Même si certaines personnes apprécient ces horaires pendant un certain temps, il est extrêmement rare qu’on s’y habitue.

    Au contraire, plus le temps passe, plus les inconvénients s’amplifient : problèmes moteurs, de sommeil et d’humeur, hypertension, troubles cardiaques, etc. Un rapport de l’OMS publié à la fin de 2007 a même statué que le travail par quarts impliquant une altération du rythme circadien devait être classé parmi les facteurs probables de cancer 1,3,9,10.

     

    L’alcool n'aide surtout pas à mieux dormir

    L'alcool est un faux compagnon qui altère votre capacité de perception psychologique mais aussi physiologique (Radins). Il peut faciliter l'endormissement, mais le sommeil sera ensuite interrompu, fragmenté et de moindre qualité.
    L’alcool se métabolise lentement dans le corps. À mesure que cela se produit, le sommeil devient plus agité et des réveils nocturnes répétés peuvent se produire. Souvent, le réveil définitif sera aussi plus matinal. Enfin, l’alcool réduit le sommeil paradoxal du début de la nuit. Par effet de rebond, il augmente alors en fin de nuit.
    Et un excès de sommeil paradoxal peut provoquer des cauchemars 1,5 !

    « Cauchemar » par Ryohei Hase, artiste Photoshop

     

    Grâce à la science, une bonne nuit de sommeil en 2h : bof...

    À l’aide d’un simple casque muni de petits électro-aimants qui stimulent le cerveau à travers le crâne, il est désormais possible de plonger instantanément une personne endormie dans sa phase de sommeil le plus profond et le plus réparateur. D’autre part, un stimulant de synthèse, comme le Modafinil, permettrait de rester alerte et vigilant en n’ayant dormi que huit heures sur une période de plus de trois jours.
    Mais attention, disent les chercheurs : le sommeil possède une multitude de fonctions (immunité, santé psychologique, apprentissage, mémorisation) et probablement d’autres encore inconnues. Même si on se sent en bonne forme après un sommeil gonflé artificiellement, qui sait quelles fonctions n’auront pas été comblées et quelles seront les conséquences à long terme 2,11,12 ?

     

    Regarder les écrans avant de se coucher n'est surtout pas une chose à faire !

    La lumière bleue des écrans modifie les sécrétions de mélatonine, l’hormone régulatrice de la veille et du sommeil. L’attention portée à l’écran perturbe les signaux qui nous conduisent à nous coucher. Les programmes stimulants augmentent l’anxiété et le stress. Particulièrement nocif pour les enfants. (Thérapeutes magazine)

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    Références

    Bibliographie de passeportsante.net

    Les liens hypertextes menant vers d'autres sites ne sont pas mis à jour de façon continue.
    Il est possible qu'un lien devienne introuvable. Veuillez alors utiliser les outils de recherche pour retrouver l'information désirée.

    • Cespuglio Raymond. Dormir demande de l’énergie, Science & Vie, Hors-série no 220 – Le sommeil, France, septembre 2002.
    • Czeisler CA. Sleep deficit: the performance killer. A conversation with Harvard Medical School Professor Charles A. Czeisler. Harv Bus Rev. 2006 Oct;84(10):53-9, 148.
    • Fondation sommeil. [Consulté le 23 septembre 2008]. http://fondationsommeil.com
    • Hurst Matt. Qui dort la nuit de nos jours ? Les habitudes de sommeil des Canadiens, Tendances sociales canadiennes, Statistique Canada, 2008. [Consulté le 23 septembre 2008]. www.statcan.ca
    • Information about Sleep, Sleep, Sleep Disorders, and Biological Rhythms - NIH Curriculum Supplement Series, National Institutes of Health. [Consulté le 23 septembre 2008]. http://science.education.nih.gov
    • Kurt Straif, Robert Baan, Yann Grosse, et al., Carcinogenicity of shift-work, painting, and fire-fighting, WHO International Agency for Research on Cancer Monograph Working Group, 2007, [Consulté le 23 septembre 2008]. http://docs.darksky.org
    • Morin Charles. Courir après le sommeil, Psychologie Québec, Canada, janvier 2004. [Consulté le 23 septembre 2008]. www.ordrepsy.qc.ca
    • Morin Charles. Vaincre les ennemis du sommeil, Éditions de l’Homme, Canada, 1996. 
    • PubMed - National Library of Medicine. [Consulté le 23 septembre 2008]. www.ncbi.nlm.nih.gov

     

     

    Mieux dormir

    www.avogel.fr

    En cas d’insomnie, on déconseille les siestes durant la journée. Une sieste de 2 heures n'est pas efficace. 2 h de sieste le jour = 2 h de sommeil en moins la nuit (soit 1cycle en moins) => Difficulté d’endormissement le soir.

    En revanche, le recours à de courtes siestes peut avoir un effet positif pour contrer la fatigue et refaire le plein d’énergie. Pas de sieste après 15 heures mais OUI à la micro-sieste de 5-7 minutes ou à la sieste de 20-30 minutes. (Voir plus haut)

    D'après Thérapeutes magazine

    Voir aussi Pour une petite sieste

    • 5 étapes simples

    Cliquez sur l'image...

    Voir aussi Astuce pour dormir

     

     

    Des astuces de grand-mère

    www.radins.com

    Ou quelques petits rappels de bons sens

    L'insomnie touche plus de 10  % de la population et se caractérise par le stress, un état dépressif, l'anxiété ou encore des troubles digestifs. Certaines maladies ou médicaments peuvent également causer des troubles du sommeil. Pour y remédier, voici quelques recettes de grand-mères pour retrouver le sommeil.

    Pour un sommeil apaisé, il faut un environnement qui respire la propreté. Lorsque votre chambre ressemble à un magasin mal rangé, il vous sera difficile de trouver le sommeil.
    D'après un proverbe très célèbre, « comme on fait son lit, on se couche » et le sommeil n'est jamais réparateur.
    De plus, il faut dormir dans le noir total, afin de permettre au cerveau de bien se reposer. Une chambre aérée et qui respire vous offrira une bonne nuit et un sommeil réparateur.

    Dormir à la bonne température. La baisse de la température corporelle provoque l’endormissement mais aussi le ralentissement de la circulation sanguine. Dans une chambre trop fraîche, vous risquez de grelotter à un moment donné, surtout vers l'aube lorsque la fraîcheur s'installe naturellement. En revanche, lorsque la température est trop élevée, la chaleur devient un handicap pour un bon sommeil.
    La chambre doit alors être chauffée entre 16°C et 19°C - frileux, optez pour une couette plus épaisse ! - afin d'éviter au corps de trop se refroidir (ou se réchauffer) et de nuire ainsi à la qualité du sommeil. (Radins -
    Thérapeutes magazine)

     

    On dit souvent que le chemin le plus court vers sommeil passe par le ventre. Alors faites attention à ce que vous consommez, notamment le soir. Lorsque la mélatonine (voir plus bas), l'hormone du sommeil est sécrétée de façon suffisante, elle favorise le sommeil et vous offre une nuit équilibrée.
    Certains aliments permettent de stimuler la sécrétion de cette hormone. Il s'agit du riz, de l'avoine, de l'huile de tournesol ou de pépins de raisin. Certains fruits comme la banane ou la pomme auraient des effets relaxants.
    Le soir, il est conseillé de manger léger si l'on veut passer une bonne nuit. Cependant, avec un ventre entièrement vide, vous aurez le temps de compter tous les moutons. Alors, évitez les excès pour ne pas vous sentir trop lourd et passer une nuit agréable et tranquille.

    Éviter les excitants. Passé 17 heures, il est déconseillé de boire du thé, du café ou du Coca, si l'on aspire à une bonne nuit d'un sommeil réparateur (+ voir plus haut)

    Une tasse de lait bien chaud avant d'aller au lit était l'astuce favorite de grand-mère. Il faut prendre sa tasse 30 minutes avant d'aller au lit. Mélangé avec une cuillère de miel, c'est un voyage sans détour dans les bras de Morphée.
    L'effet soporifique du lait est partagé par certaines infusions de plantes ou tisanes. La camomille, la fleur d'oranger ou encore le tilleul facilitent le sommeil et préviennent les réveils précoces ou intempestifs.

    Évitez de sauter dans votre lit après les tâches quotidiennes du soir. Réservez-vous au moins 30 minutes de détente avant de vous coucher. Profitez-en pour prendre un bain moussant tiède. Vous serez bien détendu et tomberez dans un sommeil paisible est garanti.
    Au lieu du bain tiède, vous pouvez opter pour une séance de lecture, écouter une musique zen ou boire une infusion de plante. Quelle que soit l'activité choisie, faites-en un rituel. Votre organisme pourra l'enregistrer comme un signe de préparation pour l'endormissement.

    Le massage est un moyen de relaxation testé et prouvé. Il détend les nerfs et favorise un sommeil sans contrainte. Il est possible de pratiquer l'auto massage ou de se faire masser par son conjoint. En duo, le massage sera bien plus relaxant.
    En ce qui concerne l'auto massage, il est recommandé de se focaliser sur les points du sommeil ou certains points réflexes d'accu-pression spécifiques, par exemple le point réflexe contre l'insomnie se situerait derrière l'oreille. Voir plus bas : Du côté des huiles essentielles

    Voir aussi

     

     

    La cerise griotte : dormez mieux !

    blog.nutrilifeshop.com

    La cerise griotte : Dormez mieux !

    Si le lait tiède et les infusions de camomille sont réputés à favoriser l’endormissement, ceux-ci ne seraient pas les seuls remèdes naturels que peuvent utiliser les insomniaques.
    Et pour cause.

    La cerise griotte (Prunus cerasus) variété acidulée différente de la cerise douce, est l’une des rares sources naturelles, exceptionnellement riches en mélatonine. Contrairement à ce que nous croyons, la quantité de mélatonine (voir plus haut) contenue dans la griotte est largement suffisante pour améliorer le sommeil.

    • La consommation de 30 ml2 c. à s. - de concentré de jus de griotte deux fois par jour pendant une semaine favorise l’endormissement.

    Elle limite les éveils intempestifs au milieu de la nuit et augmente la durée du sommeil... de 25 minutes ! Autant dire qu’en raison d’une multitude de molécules bioactives de la griotte (anti-inflammatoires et antidouleurs notamment), son usage est nettement préférable à la prise de mélatonine synthétique.

    Reste que cette boisson s’avère tout de même beaucoup plus difficile à trouver qu’un cachet de somnifère... :-/

    Si le lait tiède et les infusions de camomille sont réputés à favoriser l’endormissement, ceux-ci ne seraient pas les seuls remèdes naturels que peuvent utiliser les insomniaques. Et pour cause. La cerise griotte (Prunus cerasus), variété acidulée différente de la cerise douce, est l’une des rares sources naturelles, exceptionnellement  riches en mélatonine. Contrairement à ce que nous croyons, la quantité de mélatonine contenue dans la griotte est largement  suffisante pour améliorer le sommeil.

    La consommation de 30 ml (2 culières à soupe) de concentré de jus de griotte deux fois par jour pendant une semaine favorise l’endormissement.  Elle limite les éveils intempestifs au milieu de la nuit et augmente la durée du sommeil… de 25 minutes ! Autant dire qu’en raison d’une multitude de molécules bioactives de la cerise griotte (anti-inflammatoires et antidouleurs notamment), son usage est nettement préférable à la prise de mélatonine synthétique. Reste que cette boisson s’avère tout de même beaucoup plus difficile à trouver qu’un cachet de somnifère…

    - See more at: http://blog.nutrilifeshop.com/la-cerise-griotte-dormez-mieux/#sthash.0NUrorWC.dpuf
    Si le lait tiède et les infusions de camomille sont réputés à favoriser l’endormissement, ceux-ci ne seraient pas les seuls remèdes naturels que peuvent utiliser les insomniaques. Et pour cause. La cerise griotte (Prunus cerasus), variété acidulée différente de la cerise douce, est l’une des rares sources naturelles, exceptionnellement  riches en mélatonine. Contrairement à ce que nous croyons, la quantité de mélatonine contenue dans la griotte est largement  suffisante pour améliorer le sommeil. - See more at: http://blog.nutrilifeshop.com/la-cerise-griotte-dormez-mieux/#sthash.0NUrorWC.dpuf

     

     

    Une boisson pour bien dormir

    santeplusmag.com

    Si vous avez du mal à dormir ou si vos nuits sont agitées et que vous vous réveillez souvent fatigué, essayez cette boisson à base de banane et de cannelle proposée par Santé+ Magazine. La combinaison banane-cannelle permet de profiter des bienfaits de ces deux aliments et aide à bien dormir.

    • Une banane crues
    • Un demi-litre d’eau
    • Une pincée de cannelle
    • Faites bouillir l’eau
    • Coupez la banane en rondelles et ajoutez-les à l’eau. Laissez bouillir pendant 10 minutes.
    • Passez ce mélange à travers une passoire et ajoutez une pincée de cannelle.

    À boire une heure avant d’aller au lit, à raison d’un grand verre par soir.

    Pourquoi cette boisson est efficace ? Lire >>> ICI

     

     

    Du côté des huiles essentielles

    L'huile essentielle - feuilles - de Ravensare aromatique (Ravensara aromatica Sonnerat)

    aroma-zone.com

    • Propriétés : tonique et anti-stress : rééquilibre le système nerveux – préparateur du sommeil, antivirale et immunostimulante.
    • Indications : grippe et infections virales, acné, fatigue, nervosité, infections cutanées.
    • En onctions locales huileuses (5 à 10% dans de l'huile végétale), inhalation (3 à 5 gouttes dans un bol d'eau bouillante pendant 20 minutes), bain (5 à 8 gouttes) et diffusion.

     

    Précautions d'utilisation

    • Risque d’allergie chez certaines personnes sensibles (HE incorporée dans une composition cosmétique). En règle générale, faites toujours un test d’application de votre préparation, dans le pli du coude, au moins 48h avant de l’utiliser.
    • Jamais en usage interne car toxique.

     

    À titre purement indicatif (dépend de nombreux facteurs, tels que viscosité du liquide, température, profondeur et taille de la cuillère, etc.)

    • 1 ml = 35 gouttes environ
    • 1 cuillère à café pleine = entre 3 et 4.5 ml
    • 1 cuillère à soupe pleine = entre 7.5 et 10 ml

     

    Attention ! Les huiles essentielles de Ravintsare et Ravensara aromatica ont très longtemps été confondues même par de grands aromathérapeutes comme D. Baudoux ou Franchomme, ainsi, dans les ouvrages, vous trouverez souvent la description de la "Ravensara Aromatica", alors que les propriétés décrites  sont celles de la "Ravintsare" (Cinnamomum Camphora)

     

     

    L'huile essentielle - fruits - de Litsée citronnée (Litsea cubeba ou Litsea citrata)

    aroma-zone.com

     

    Attention ! Appelée aussi Verveine... : exotique, tropicale, Yunnan (Famille des Lauracées)
    Voir Avis à vous, les maigres ! pour d'autres "verveines".

    • Quelques propriétés : anti-inflammatoire, sédative, procure le sommeil, tonique digestive, eupeptique, antifongique, antiparasitaire...
    • Quelques indications : dépression nerveuse, insomnies, névrite virale...
    • Usage externe contre les troubles nerveux et pour une action anti-stress
      • 2 gouttes dans une noix d'huile végétale de noisette, en friction sur le plexus solaire ou sur la face interne des poignets, 2 fois par jour (troubles nerveux)
      • En diffusion, en synergie par exemple avec les huiles de Mandarine et Lavandin Super (atmosphère joyeuse et anti-stress)

     

    Précautions d'utilisation

    • Ne pas employer pure sur la peau (risque d'irritation)
    • À éviter chez les très jeunes enfants.

     


    L'huile essentielle de Lavande est un remède contre les troubles mineurs du sommeil.

    • Pour un massage corporel
    • Quelques gouttes d'HE de Lavande sur l'oreiller, et vous tomberez dans un sommeil paisible (Radins)

     

    Précautions d'utilisation

    • Bien que cela ne soit pas utile pour cette HE douce, pour des massages, il est souvent conseillé de la mélanger avec une huile végétale.
    • L'eau de Lavande (fleurs fraîches dans alcool) et huile essentielle peuvent être photosensibilisantes : par précaution, ne pas les utiliser avant de s'exposer au soleil.

     

     

    La Révolution de l’insomnie

    Olivier Magnan mardi 07 juin 2016 

    Que faire contre l’insomnie ? Lorsque vous commencez à faire de l’insomnie, c’est qu’il y a un stress inconscient dans votre vie... ce qui fait de la difficulté à dormir.

    Voici deux idées, non pas deux techniques, mais si vous les appliquez, vous avez toutes les chances de diminuer notablement votre stress et, par suite, vous aider à mieux dormir.

    Un peu de chamanisme

    Quand les premiers explorateurs occidentaux sont arrivés en Amérique et qu’ils ont commencé à étudier les chamans, ils pensaient qu’ils étaient atteints d’une maladie mentale.

    En effet, ils ne semblaient jamais rien prendre au sérieux et avaient des comportements excentriques.

    En fait, les chamans maîtrisaient les deux clés d’une paix saine et équilibrée, c’est-à-dire le sens de l’humour et le non-attachement.

    Commençons par le sens de l’humour

    Le simple fait de rire de tout et de rien, de faire « n’importe quoi » pour vous changer de votre état « trop sérieux » va vous aider.

    Quoi que ce soit, par exemple, regarder les comédies, hurler en plein milieu d’une salle de cinéma... peu importe, pourvu que cela vous permet de prendre la vie un peu plus à la légère.

    Sommeil

    Albert Einstein vous contemple, l’air fier, du haut de ses ravissants chaussons tout en poils... 

    Le grand physicien qui a bouleversé la conception du temps, de l’espace et de l’univers avec sa théorie de la relativité, l’homme qui a montré que la matière était de l’énergie, que ce que nous voyons, touchons, sentons et que nous interprétons comme étant de la matière est en réalité la « vibration » de l’énergie.

    C’est bien le même homme que celui qui sourit sur la photo, l’air malicieux, avec des chaussons poilus, l’air de dire : « les amis, je crois que si on est sur cette terre, c’est quand même pour s’en payer une bonne tranche. »

    Et que sans la vie, sans le rire, sans le sourire, rien ne sert d’être en bonne santé.

    C’est le message caché d’un génie.

    C’est en tout cas celui que j’ai envie de voir, et ce qui tombe bien c’est que les études scientifiques les plus récentes partagent entièrement cet avis.

    Face à la dépression, que l’Organisation mondiale de la santé considère aujourd’hui comme l’une des toutes premières causes de maladie et d’invalidité dans le monde (322 millions de personnes souffrent de dépression, en hausse de 20 % entre 2005 et 2015) [1] [2], le rire est un remède naturel absolument unique.

    Car c’est une relation aujourd’hui bien connue : le simple fait de sourire conduit votre cerveau à produire les molécules de la bonne humeur (dopamine).

    Mais le rire fait encore bien plus.

    Le rire est un exercice… physique !

    En tout, le rire active près de 400 muscles ! Les muscles du visage, en particulier les muscles « corrugateurs », mais aussi ceux du diaphragme, les abdominaux etc. Lorsqu’on rit, notre corps augmente sa dépense énergétique de 10 à 20 % par rapport à son niveau de base [3] !

    C’est tout l’organisme qui bénéficie de cette impressionnante vague déclenchée par le rire, comme l’explique la journaliste scientifique Céline Sivault [4] :

    « Le rire possède tout d'abord une puissante action apaisante, qui se traduit par une diminution du taux d'hormones du stress circulant dans l'organisme, comme le cortisol et l’adrénaline [5]

    Il n'est ainsi pas surprenant que des chercheurs aient observé une réduction du niveau d'anxiété chez des personnes de 60 ans et plus ayant bénéficié de deux séances hebdomadaires de 90 minutes de thérapie du rire, pendant 6 semaines. Avec en bonus une amélioration de la qualité de leur sommeil [6] ! »
    Rire est également un antidouleur avéré : le phénomène a été observé en laboratoire par une équipe de l'Université d'Oxford, qui a publié une étude à ce sujet dans la revue médicale Proceedings of the Royal Society B.

    D’après les chercheurs, une seule minute de rire est aussi efficace contre les douleurs qu’un comprimé chimique [7].

    Et plus on est de fous, moins on souffre : dans une expérience menée en 2009, le Dr Dunbar a observé les rameurs de l’Université d’Oxford, et il a conclu que ceux-ci supportaient mieux la douleur lorsqu'ils avaient ramé en groupe que lorsqu'ils avaient fait exactement le même effort tout seul. Leur niveau d'endorphines était monté beaucoup plus haut !

    D’après la spécialiste Céline Sivault, le rire est également :

    • Bon pour la mémoire à court terme [8]
    • Bon pour la santé cardiovasculaire, avec un risque de maladies cardiaques et d’AVC plus élevé chez ceux qui ne rient jamais ou presque [9]
    • Bon pour le système immunitaire : il aide même votre corps à produire les fameux lymphocytes T qui attaquent les cellules cancéreuses. À tel point que l’hôpital chinois de Guangzhou a incorporé la thérapie du sourire dans son protocole de lutte contre le cancer [10] !

    Alors, pour être en bonne santé : prenez tous les jours 500 mg de vitamine C, mangez des légumes, surveillez votre taux de vitamine D, évitez l’alimentation industrielle, réduisez votre consommation de sucre, de viande, prenez éventuellement un complément d’oméga-3 afin de maintenir un ratio oméga-3/oméga-6 de 1, 3 ou 4, faites du sport, prenez des probiotiques, dormez, jeûnez etc.

    Mais surtout…

    N’OUBLIEZ PAS DE RIRE !!!

    Mettez des chaussons poilus comme Einstein, déguisez-vous, faites la chenille (celle qui redémarre) ou imitez le canard au bureau, regardez des films avec Bourvil, Louis de Funès ou Jean-Claude Van Damme, faites absolument ce que vous voulez mais rigolez de bon cœur, le plus souvent que vous pouvez.

    Et si vous voulez rire, là, maintenant, tout de suite, je vous ai trouvé sur Internet une compilation de fous rires : Fou rire enchaîné (YouTube)

    Normalement, c’est imparable !

    Voyez aussi De la "Méditation du Sourire" à la méditation du fou rire

    Sources

    [1] WHO March 30, 2017
    [2] Reuters March 30, 2017
    [3] Buchowski MS et al. Energy expenditure of genuine laughter. Int J Obes (Lond) 2007 Jan;31(1):131-7. Epub 2006 May 2
    [4] Journal de la Médecine anti-âge n° 8, 
    [5] Berk LS et al. Neuroendocrine and stress hormone changes during mirthful laughter. Am J Med Sci. 1989 Dec;298(6):390-6.
    [6] Fariba Ghodsb et al. The Effects of Laughter Therapy on General Health of Elderly People Referring to Jahandidegan Community Center in Shiraz, Iran, 2014: A Randomized Controlled Trial. Int J Community Based Nurs Midwifery. 2015 Jan; 3(1): 31–38.
    [7] http://rspb.royalsocietypublishing.org/content/279/1731/1161
    [8] Bains GS et al. The effect of humor on short-term memory in older adults: a new component for whole-person wellness. Adv Mind Body Med. 2014 Spring;28(2):16-24.
    [9] Hayashi K. Laughter is the Best Medicine? A Cross-Sectional Study of Cardiovascular Disease Among Older Japanese Adults. J Epidemiol. 2016 Oct 5;26(10):546-552. Epub 2016 Mar 12.
    [10] "Does happiness help healing?" Immune response of hospitalized children may change during visits of the Smiling Hospital Foundation’s Artists, Béres A1, Lelovics Z, Orv Hetil. 2011 Oct

    Gabriel Combris
    PureSanté <news@pure-sante.info>
    D'après Lettre d'infos du 02/07/2017

    La deuxième clé, il y a plusieurs façons de la nommer

    Non-attachement, pleine conscience, relâchement, état zéro... L’idée est de tout simplement lâcher prise.

    Parfois, ne pas vous donner de but, d’enlever de la pression et de tout simplement donner « un break » vous permet de retrouver votre souffle.

    « Au niveau du corps, il nous faut abandonner toute activité et nous asseoir, parfaitement à l'aise et détendu ; au niveau de la parole, il nous faut également abandonner toute activité et rester dans le silence, reconnaissant que tous les sons sont vides comme un écho ; enfin, au niveau de l'esprit, il convient que nous abandonnions toute activité mentale et ne réfléchissions à rien, tout comme se détend l'esprit de celui qui a mené à bien un projet important.
    Le corps est sans essence ; il est comme la tige creuse d'un bambou. L'esprit est comme l'espace ; il transcende la sphère de l'intellect et est inconcevable.
    Il convient de demeurer dans cet état, parfaitement à l'aise, sans accepter ni rejeter quoi que ce soit. »

    Sommeil

    Guendune Rinpoché . Le Mahamoudra du Gange.

    (Jean-Louis Eclair)

    Dany Chalhoub : Merci de tout cœur pour ce rappel. 

    Jean Paul Lecomte : Clair, simple, très bien dit. 

    Jose Maria Vivanco : OM A HUMG

    Françoise : C'est le B.A. BA de la méditation, qu'on oublie trop souvent, hélas...

    Virginie Liot : Merci, tout simplement...

     

     

    Voir aussi

     

     

    Aller plus loin

     

     

    Notes de passeportsante.net

    (Mythes sur le sommeil revisités)

    Les liens hypertextes menant vers d'autres sites ne sont pas mis à jour de façon continue. Il est possible qu'un lien devienne introuvable. Veuillez alors utiliser les outils de recherche pour retrouver l'information désirée.

    1. Morin Charles. Vaincre les ennemis du sommeil, Éditions de l’Homme, Canada, 1996.
    2. Entrevue de Julie Carrier, professeure au Département de psychologie de l’Université de Montréal et chercheuse au Centre d’étude du sommeil et des rythmes biologiques de l’Hôpital du Sacré-Cœur de Montréal. Juillet 2008.
    3. Information about Sleep, Sleep, Sleep Disorders, and Biological Rhythms - NIH Curriculum Supplement Series, National Institutes of Health. [Consulté le 23 septembre 2008]. http://science.education.nih.gov
    4. Cespuglio Raymond. Dormir demande de l’énergie, Science & Vie, Hors-série no 220 – Le sommeil, France, septembre 2002.
    5. L’insomnie, Fondation sommeil. [Consulté le 23 septembre 2008]. http://fondationsommeil.com
    6. Grandner MA, Drummond SP. Who are the long sleepers? Towards an understanding of the mortality relationship. Sleep Med Rev. 2007 Oct;11(5):341-60. Epub 2007 Jul 10. Review.
    7. Morin Charles. Courir après le sommeil, Psychologie Québec, Canada, janvier 2004. [Consulté le 23 septembre 2008]. www.ordrepsy.qc.ca
    8. Taveras EM, Rifas-Shiman SL, et al. Short sleep duration in infancy and risk of childhood overweight. Arch Pediatr Adolesc Med. 2008 Apr;162(4):305-11.
    9. Hurst Matt. Qui dort la nuit de nos jours ? Les habitudes de sommeil des Canadiens, Tendances sociales canadiennes, Statistique Canada, 2008. [Consulté le 23 septembre 2008]. www.statcan.ca
    10. Kurt Straif, Robert Baan, et al. Carcinogenicity of shift-work, painting, and fire-fighting, WHO International Agency for Research on Cancer Monograph Working Group, 2007, [Consulté le 23 septembre 2008]. http://docs.darksky.org
    11. Massimini M, Ferrarelli F, et al. Triggering sleep slow waves by transcranial magnetic stimulation. Proc Natl Acad Sci U S A. 2007 May 15;104(20):8496-501. Epub 2007 May 4.
    12. Czeisler CA. Sleep deficit: the performance killer. A conversation with Harvard Medical School Professor Charles A. Czeisler. Harv Bus Rev. 2006 Oct;84(10):53-9, 148.

     

     

    Divers sur le sommeil

    Liens externes

    Vidéo Ooreka : Les troubles du sommeil

     

     

     

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