• 2-Bois de chauffage

    Page créée fin novembre 2021

    De quel bois je me chauffe

    Châtaignier, chêne, hêtre, orme, bouleau… On peut faire feu de tout bois, paraît-il... Et c’est vrai ! Mais on oublie parfois que tous les bois ne donnent pas le même feu. À chaque essence d’arbre, sa propre façon de se consumer, de crépiter, de chauffer votre foyer… et sa flamme particulière. Comment s'y retrouver ? Quel bois dure le plus longtemps ? Quel est le plus adapté aux cheminées ouvertes ? Celui qui s’embrase le plus facilement pour commencer un feu ?

    Bois chauffage feu dans cheminée

    Ce n'est pas la taille qui compte. Le pouvoir calorifique ("chauffant") d’une bûche n’a rien à voir avec sa largeur ou sa taille. Ce qui compte c’est la densité du bois.

    Plus le bois est dense, plus il produit sa douce chaleur longtemps (et plus il est cher, malheureusement, si vous devez l’acheter)

    Les résineux allument bien le feu

    Pour "faire du feu" et se chauffer, il faut a priori éviter les essences de bois très peu denses comme certains résineux, qui s’embrasent à toute vitesse.

    Pin (Pinus) *

    Sapin (Abies) *

    Épicéa (Picea mariana ou Épinette noire) *

    Mélèze (Larix decidua)

    Cyprès (Cupressus)

    * Voir Pins & Sapins (PDF format JPG)

    Comme ils poussent beaucoup plus vite que les feuillus à bois dur, ils sont moins chers, mais préférez vous en passer pour ces raisons :

    Sauf exception, ils chauffent à peine.

    Leur combustion est trop rapide et la montée en température qu’ils provoquent peut être dangereuse : la chaleur vive peut déformer les conduits ou les pièces de votre poêle.

    Ils peuvent encrasser les vitres et les conduits à cause de la résine qu’ils contiennent. Plus votre poêle s’encrasse, plus les risques d’incendie et d’intoxication au monoxyde de carbone sont grands.

    Voir

    Intoxications au monoxyde de carbone (CO) - notre-planete.info

    Plus particulièrement en hiver (Info URGENCES)

    Exceptions d'internautes

    Dans les résineux il y a le bois d’if (Taxus) qui est formidable, bois magnifique au niveau couleur mais très dense et qui chauffe très fort. (Michel)

    If vieux de 1000 ans, Pays de Galles

    Le thuya chauffe bien ; il faut par contre qu’il soit bien sec ! (Galix)

    Les résineux sont un très bon allume-feu. Vous pouvez par exemple en garder pour faire démarrer la première flamme, puis enchaîner avec d’autres bois.

     

    Les experts parlent souvent d’un allumage du haut vers le bas. Cette méthode produit moins de suie et de cendres, réduit considérablement les émissions de particules fines, assure une meilleure alimentation en air et prolonge la durée de flambée de la première charge de bois ET se trouve être la meilleure technique (connue) pour la PRÉSERVATION DE L’ENVIRONNEMENT !

    Par contre (hélas) beaucoup de sites expliquant cette technique proposent de mettre des allume-feu ! Ils en viennent même à signaler que le papier journal est polluant… (hum hum, sans doute pas l’allume feu… ?!).

    Pour ma part, je récupère ce qui se trouve* dans le filtre de mon sèche-linge (j’ai toujours une petite boîte pour stoker et comme je mets essentiellement des vêtements coton sauf rare exception) et je m’en sers (au-dessus donc) pour allumer mon feu SI celui-ci est récalcitrant ce jour là ou SI je suis très pressée. (internaute Martens)

    *Un peu comme de l'étoupe, ce sous-produit fibreux non tissé issu essentiellement du travail du chanvre ou du lin.

    Comment allumer un feu sans fumées et sans salir

    [https://www.youtube.com/watch?v=TqvR0gGTY4k] YouTube 06 octobre 2014 

    Voir

    Amadou

    Allumez un feu (Vaseline)

    Wikipédia : Techniques de production de feu

     

    Le trio idéal pour chauffer durablement en foyer fermé

    Si vous cherchez du bois de chauffage, regardez d’abord du côté des essences d’arbres les plus denses.

    En foyer fermé, le top du top pour produire une chaleur durable ce sont ces trois feuillus durs :

    Le hêtre. Le bois idéal ? Pas d’étincelles ni de crépitements avec projections. Il s’enflamme facilement et permet une longue combustion avec des braises intenses et durables.

    Le chêne (Quercus). Là aussi, on a affaire à un bois qui produit des braises durables au fort pouvoir calorifique. À réserver pour une utilisation en foyer fermé : comme ce bois contient beaucoup d’acide tanique, il peut dégager des odeurs assez désagréables dans la pièce si vous l’embrasez à ciel ouvert.

    Le charme. Cette essence est celle qui a le plus haut pouvoir calorifique. Il éclate peu et ne produit pas d’étincelles. Par contre il est plus difficile à trouver...

    Pour une cheminée ouverte misez sur de belles flammes

    Les bois à étincelles sont un peu la bête noire des cheminées ouvertes. Leurs petites escarbilles enflammées atterrissent souvent sur les tapis, les canapés, les parquets…

    Le roi de ces projections dangereuses, c’est le châtaignier (Castanea sativa) (1). Ce n’est pas un mauvais bois de chauffage, mais gardez-le bien à distance de votre feu ouvert.

    Le bouleau (Betula) promet de faire le meilleur bois en cheminée ouverte. Ses flammes ont une jolie couleur bleutée. Il se consume tranquillement mais sûrement, pas besoin de recharger le foyer toutes les deux minutes. Il n’éclate pas. Il dégage une odeur délicieuse, chaude et enveloppante. Bien meilleure que celle de beaucoup d’autres essences.

    Extrait de la Flore Forestière Française (pour les ingénieurs des Eaux & Forêts) : le bois de bouleau (Betula pendula) est "bon combustible (flamme longue, claire, sans fumée) ; autrefois utilisé en boulangerie et verrerie (chaleur intense et durable".

    Des dizaines d’autres font aussi l’affaire - acacia, orme, érable, frêne… - leur flamme est cependant moins belle à regarder et leur odeur moins prononcée.

    Remarques d'internautes

    Je vis dans les Cévennes couvertes en grande partie de pins, sapins et châtaigniers. Les 3 servent à chauffer les bâtisses mais avec une règle pour le pin et le sapin : attendre que l’écorce se détache (en général 2 ans) puis faire sécher 2 ans. Quant au châtaignier, il doit rester 2 ans à la pluie pour le laver de son tanin et sécher 2 ans également. Ces remarques s’adressent à ceux qui "paniqueraient" en cas d’achats non conformes [aux] recommandations [de l'article]. (Catherine)

    Chêne, hêtre, acacia sont les essences les plus fréquentes dans l’ouest de notre Cantal ainsi que le châtaignier. (Maurice)

    Le robinier-faux-acacia est, pour l'internaute Raymond, le meilleur bois, avec un seul défaut, il crépite (un peu). Malgré cela, selon d'autres internautes, il pourrait rejoindre le trio [cité plus haut] (2)

    Dans les bois denses et fibreux il y a aussi l’orme. (Michel)

     

    1 bûche bien sèche vaut 3 bûches humides

    Constat tout bête mais essentiel : le bois trop humide "prend mal", encrasse les conduits et fait gaspiller du bois (vous avez besoin de plus de bois humide pour chauffer à la même température). De plus, il dégage beaucoup plus de substances polluantes qu’un bois bien sec.

    Bois chauffage bûches

    De manière générale le bois est sec quand l’écorce se détache facilement et quand les bûches font un son clair quand elles s’entrechoquent : bois encore humide, un son mat très léger, s’il est sec, le bruit résonne bien.

    Il existe beaucoup d’astuces pour vérifier que le bois est sec... Elles sont toutes valables (et chacun pourra y trouver la sienne !)

    Avoir l’œil

    Considérer le taux d'humidité des bûches de bois, cela passe avant tout par le regard. Eh oui, se chauffer au bois, c'est savoir toucher, caresser son bois coupé, et comprendre qu’il est assez sec ou non. Et cela se repère à quelques détails, sous forme de questions :

    Le bois bûche a-t-il l’air globalement vieilli ?

    Les bouts de la bûche sont-ils fissurés (et foncées) ?

    L’écorce se détache-t-elle ?

    Est-il de couleur grisâtre ?

    Y a-t-il des cernes de croissance ?

    Lorsqu’il brûle et se consume, les flammes émises par la bûche de bois sont-elles bleues ?

    Si la réponse à toutes ces questions est positive, on devrait être en présence d’un bois sec, prêt à se faire brûler dans n'importe quel poêle. Le bois humide ressemble sensiblement à l’inverse d’un bois sec, et produit, quant à lui, des flammes jaunes lorsqu’il se consume dans une cheminée ou dans un chauffage au bois. Ouvrez l’œil.

    Écouter

    Le bois sec est un très bon combustible pour un appareil de chauffage comme pour une cheminée. Du hêtre aux stères de bois de forêt, un bois sec est un matériau idéal pour passer la saison hivernale, à condition de savoir l’écouter. Eh oui, tendre l’oreille permet de savoir si son bois est, oui ou non, prêt à rejoindre la chaudière.

    Saisissez-vous de deux bois bûches, frappez-les ensemble et écoutez le son qu’ils produisent. Si le bruit est sourd, cela veut probablement dire que votre bûche est trop humide. Si le bruit est clair et ressemble à une batte s’abattant sur une route goudronnée, vous devriez être face à de bons combustibles.

    De plus, lorsqu’il est porté, le bois humide dévoile des odeurs de résine, de sève, qui témoignent que son processus de séchage n’est pas terminé. Un bois assez sec pour être du bois de chauffe ne possède aucune odeur, du châtaignier au chêne, en passant par les copeaux de frêne.

    Soupeser

    Il faut partir du principe que le bois sec est plus léger qu’un bois humide. En effet, loin des bûches compressées ou des granulés, une bûche de bois séché perd en moyenne 50% de son poids de base. Un morceau de bois coupé ne ressemblera donc en aucun cas à un morceau de bois prêt à être brûlé.

    Bien évidemment, Dame Nature est très riche, et chaque type de bois possède une densité qui lui est propre. Dans cette perspective, le temps de séchage et le poids de fin seront différents. Vous repérerez malgré tout une certaine légèreté dans ce qui deviendra un bois de cheminée et un bois de qualité !

    Une sonde d’humidité

    Avoir une sonde d’humidité permet de vous éviter bien des erreurs et des doutes pour savoir si un bois est assez sec. Il s’agit d’une technique très fiable, qui ne prend pas beaucoup de place. Toutefois, tout le monde n’en possède pas, mais une sonde d’humidité peut s’imposer comme un outil très utile si acheter du bois de chauffage fait partie de vos habitudes.

    Concrètement, une sonde d’humidité – ou humidimètre – estime le pourcentage d’eau contenu dans un petit bois de chauffage sec (ou humide !), comme dans une stère. La sonde d’humidité permet ainsi de déterminer si un bois est sec, mi-sec, ou s’il s’agit d’un bois vert.

    Pour l’utiliser avec le plus de précision possible, il convient de prendre la mesure à différents endroits d’une bûche. Il serait dommage qu’un seul côté soit bon pour le chauffage.

    Bois sec : la technique du liquide vaisselle

    Parmi les astuces pour vérifier que son bois est sec, cette technique aussi simple qu'étrange, mais souvent très efficace, pour savoir si un bois est sec et prêt à être brûlé, ou si ce dernier va contribuer à l’encrassement de la cheminée.

    Qu’il s’agisse de bois dur ou non, l'astuce consiste à verser quelques gouttes de liquide vaisselle sur une extrémité de ce que l’on pense être un bois bien sec, d’étaler, et de souffler à travers l’autre côté de la bûche. De la mousse se crée ? Il s’agit probablement de bois assez sec. Aucune mousse ne se forme ? Le bois est encore trop vert pour être brûlé.

    [https://www.youtube.com/watch?v=hT3DboTD54c] YouTube 13 novembre 2015

    Quelques conseils de stockage

    Si vous achetez votre bois de chauffage, faites-le un peu en avance, pour avoir le temps de le laisser sécher à l’air libre (si le stock est de mauvaise qualité, il arrive parfois que les bûches soient mal séchées).

    Entreposez-le dans un endroit sec de préférence, abrité des intempéries.

    Remplissez votre porte-bûches avec le bois pour la journée, et mettez-le à côté du poêle, qui finira de sécher vos bûches avant que vous ne les mettiez brûler.

     

    On l'aura compris le bois sec coche toutes les cases pour être un bon combustible et se chauffer correctement l’hiver. Toutefois, pour le repérer, il faut connaître ces quelques astuces, acquérir une petite dose d’expérience... et le tour est joué ;-)

     

     

     

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    Documentation

    Sources

    Nature-Autonomie (pour les types de bois surtout) [archive]

    Rustica (pour le "bois sec") [archive]

     

    Voir

    Arbres et bois

    Arbre (symbole)

    Arbres (pouvoir thérapeutique)

    Arbres remarquables

    Bois flotté

    Eucalyptus regnans

    Le gland du chêne Quercus

    Les 'cèdres' Cedrus-Juniperus-Thuja

    Bois et combustion

    Cendres

    Charbon actif (Eau bonne à consommer)

    Charbon de bois (Peuplier Populus) - voir aussi Eucalyptus regnans

    Charbon végétal (PDF)

    Rendement des cheminées, inserts et poêles (Ooreka) 

    Pour allumer le feu

    Allumez un feu (Vaseline)

    Amadou

     

    Notes

    (1) Le fin du fin dans le châtaignier réside tout de même dans sa châtaigne, dont on ne se doute pas forcément de sa nature d’alliée santé lorsqu’on la déguste.

    Sa valeur nutritionnelle la rapprochant de celle du blé, cela explique pourquoi on la recommande aux personnes intolérantes au gluten.

    À l’état frais, la châtaigne contient 50-60% d’eau, 35-40% de substances amylacées, 4% de protides, 1% de lipides (cette teneur s’élève à près de 3% après dessiccation), du mucilage, des vitamines (B1, B2, C), enfin une pléthore de sels minéraux et d’oligo-éléments (potassium, fer, zinc, cuivre, magnésium, soufre, sodium, calcium, phosphore, manganèse...)

    Très nutritive, la châtaigne apporte 200 calories aux 100 grammes.

    [Books of] Dante [archive plus récente]

    Châtaignes, voir

    Arbres (pouvoir thérapeutique)

    Cuisine : recettes végétariennes 1

    Cuisine : recettes végétariennes 2

    Le livret des cueillettes (pdf p.3 - p.8 - p.17)

    Lexique "phyto-médical"

     

    (2) "Acacia" est un genre d'arbres et arbustes appartenant à la famille des Fabacées ou légumineuses, sous-famille des Mimosoidées. Dans le langage courant, les espèces de ce genre prennent, selon les cas, l'appellation d'acacia, cassier, mimosa, mulga ou encore tamarin.

    En France, on désigne communément du nom commun "acacia" (ou carouge) un arbre différent : le robinier faux-acacia Robinia pseudoacacia, de la même famille mais qui fait partie de la sous-famille des Papilionoidées. C'est-à-dire qu'on retrouve le même type de fleur particulière que chez les pois, les genêts ou le cytise (par exemple). C'est un arbre originaire du Canada, introduit en France au XVIIe siècle, planté et naturalisé un peu partout.

    Avril et mai, c’est le mois des fleurs de robinier faux-acacia. Excellentes en beignets ou en sirops, attention à ne pas les confondre avec les fleurs de cytise et de glycine !

    Voir la vidéo (Le Chemin de la Nature)

    Voir aussi Le miel d'acacia

    Documentation

    Le bois est un combustible intéressant pour vous chauffer. Il peut être produit localement — c’est bien pour l’indépendance énergétique — il est neutre en CO2 puisqu’il relâche à la combustion le CO2 qu’il a absorbé durant sa croissance. En revanche, vous pouvez immédiatement l’oublier en zone urbaine. Cela fait belle lurette que les feux de cheminées sont interdits à Paris et ce n’est pas pour rien : vous étouffez tout le monde au monoxyde de carbone et aux particules fines. Il y a donc peu à chercher de ce côté d’autant que nos voisins européens réputés plus friands de bois que nous en consomment en fait… moins. Vu dans Pétrole, bagnoles et camisole

     

     

     

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