• Info Coronavirus Je fais quoi ?

    « Si comme moi vous suivez de près la situation sur le coronavirus...Vous avez sûrement entendu ceux qui le comparent à "la Grande Peste" et ceux qui le comparent à "un simple rhume". Il ne faut croire ni l’un ni l’autre, évidemment. Je ne crois pas que la situation nécessite que vous vous barricadiez chez vous. Mais vous devriez prendre cette épidémie au sérieux, ne serait-ce que par prudence. »

    Léopold Boileau (Lettre du ven. 06/03/2020)

    Coronavirus, je m'interroge

    Sommaire

    Les symptômes de Covid-19

    Mode de transmission du coronavirus

    Gestes à adopter pour limiter la propagation du virus et se protéger

    Gel hydroalcoolique et stratégie immunitaire

    Qu’est-ce qu’une "zone à risque" ?

    Je reviens d’une zone géographique touchée par le coronavirus

    Je suis fébrile et cela m'inquiète

    Sur le coronavirus, qui peut me renseigner de façon fiable ?

     

    Les symptômes de Covid-19

    Lire Différencier les symptômes du coronavirus de ceux de la grippe

    L’infection au nouveau coronavirus se manifeste par des symptômes similaires à une forte pneumonie ou à un début de grippe : température supérieure ou égale à 38°, douleurs musculaires associées à des troubles respiratoires comme la toux, difficulté à respirer, fatigue.

    Après un temps d’incubation (temps entre l’exposition et l’apparition des symptômes) estimé en moyenne à 14 jours, les symptômes évoluent vers une fièvre élevée (autour de 38,5°), une sensation d'oppression ou de douleur thoracique, avec parfois un essoufflement.

    Peuvent apparaître dans certains cas : vertiges, vomissements, diarrhée.

    Ces symptômes peuvent entraîner pour les plus fragiles * une détresse respiratoire aiguë sévère qui peut s’avérer fatale.

    * Les personnes âgées de plus de 75 ans, personnes déjà malades, celles atteintes de certaines maladies chroniques (l’insuffisance cardiaque ou respiratoire, l’obésité massive, l’asthme, la bronchite chronique dite BPCO), les femmes enceintes et les nourrissons sont parmi les plus vulnérables.

    En cas de fièvre, n’essayez pas de la faire baisser avec des anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) - comme Ibuprofène (Advil, Nurofen…), Diclofénac (Voltarène), aspirine -, la cortisone... Si vous êtes positif au COVID-19, ils peuvent aggraver l’infection. Ce sont certes des médicaments qui permettent de réduire une inflammation, mais dans le cas du COVID-19, leur prise peut non seulement empêcher l’organisme de réagir face à un organisme pathogène mais encore cacher les signes de gravité et retarder ainsi le diagnostic.

    En cas de fièvre, évitez aussi le paracétamol (Doliprane, Dafalgan, Efferalgan…). Car "Faire baisser la fièvre artificiellement par un médicament est DANGEREUX". Qui plus est le surdosage en paracétamol peut provoquer de graves lésions au niveau du foie. Alors pas d'automédication ("On voit passer des remèdes de grand-mère pour lesquels je suis totalement favorable en cas de problème mineur... Et là ce n'est pas le cas" remarque l'internaute Hélène)

    En cas de doute, n’hésitez pas à demander l’avis d’un professionnel de la santé. Par ailleurs, si vous suivez un traitement, notamment à base de cortisone ou AINS, pour des pathologies chroniques, ne l’arrêtez pas brutalement et appelez votre médecin. (Radins) Voir plus bas

    [https://www.20minutes.fr/sante/2727411-20200226-coronavirus-faute-medicale-donner-chloroquine-contre-virus-chinois-selon-professeur-didier-raoult] 20 Minutes 26/02/2020

    Pour l’heure, il n’existe aucun vaccin permettant de prévenir l’infection et les traitements antiviraux disponibles et en cours d’essai n’ont pas encore fait preuve d’une très grande efficacité sur le virus dans les cas les plus graves.

    Voir [vidéo] Coronavirus : comment créer un vaccin rapidement

    Alors que le coronavirus a tué plus de mille personnes, des équipes du monde entier travaillent à trouver un vaccin en un temps réduit. Reportage à l'Institut Pasteur pour comprendre comment ils procèdent.

    "[Le] Pr RAOULT de l’Institut des maladies infectieuses de Marseille, relate qu’un vieux médicament utilisé contre le paludisme [chloroquine] [serait] efficace contre le coronavirus. Voilà au moins une bonne nouvelle dans cet océan de tristesse !" (internaute Robert 26/02/2020)

    REMONTER

     

    Mode de transmission du coronavirus

    Le mode de transmission du coronavirus est sensiblement le même que celui de la grippe.

    Il se transmet d’homme à homme directement par voie aérienne par les gouttelettes de salive et postillons que l’on émet en toussant et en éternuant, ou indirectement lors de contacts rapprochés avec des malades, comme des poignées de main ou des embrassades, et par contact avec des surfaces fraîchement contaminées par ces sécrétions (mains ou poignées de portes par exemple)

    Un lavage de mains régulier (toutes les heures environ) permet de se prémunir en grande partie contre la transmission. (voir ci-dessous : Gestes à adopter...)

    Lire Bien se laver les mains pour éviter le coronavirus (Comment-économiser) [archive]

    2020 02 22 Personnel d’un hôpital de Wuhan (Chine) au travail

    Cette photographie, prise le 22 février [2020], montre le personnel d’un hôpital de Wuhan en train de travailler. Wuhan est une ville de plus de 50 millions d’habitants d’où est partie l’épidémie de SARS-CoV-2. STR/AFP

    Le coronavirus survit quelques heures sur les surfaces inertes et quelques jours dans un milieu aqueux. La période d’incubation du coronavirus est actuellement estimée entre deux et 14 jours. À ce stade, nous savons que le virus peut être transmis par des personnes infectées qui présentent des symptômes. On ne sait toutefois pas encore si des patients infectés mais non symptomatiques peuvent le transmettre. Ce qui compliquerait grandement la gestion de l’épidémie pour les autorités sanitaires.

    Lire Coronavirus : le point sur ce que l’on sait et ce que l’on ignore encore

    REMONTER

     

    Gestes à adopter pour limiter la propagation du virus et se protéger

    Lire Grippe... rhumes, virus et Cie

    L’Organisation mondiale de la santé (OMS) recommande d’adopter une série de "gestes barrières", tels que l’application scrupuleuse des règles d’hygiène de base :

    Se laver les mains très régulièrement à l'eau et au savon ou avec un gel hydro-alcoolique (voir ci-dessus : Mode de transmission... et les gestes barrière)

    Porter un masque en cas de toux

    Utiliser des mouchoirs jetables

    Éternuer ou tousser dans son coude

    Aérer les pièces et éviter tout contact étroit avec des personnes malades

    Prendre sa température et surveiller l’apparition de symptômes d’infection respiratoire (fièvre, toux, difficultés respiratoires…)

    Concernant les surfaces inertes susceptibles de contenir des germes, comme un smartphone ou une poignée de porte, un nettoyage avec un gel hydroalcoolique n’est pas suffisant. Il faut utiliser un détergent efficace comme ceux retrouvés à l’hôpital (Surfa’safe Premium de chez Anios ou encore le spray Stericid). Toutefois, ces décontaminations ne sont recommandées que lorsqu’une infection au coronavirus est confirmée.

    Même si la vaccination anti-grippale n’a aucun effet sur le coronavirus, cette dernière permet de limiter l’apparition de symptômes grippaux et de réduire ainsi la confusion entre une infection par la grippe et le CoVID-19. Se vacciner protégera de la grippe tout en rendant service aux autorités de santé dans la gestion globale de l’épidémie.

    Si vous présentez des symptômes suspects d’infection, évitez de sortir de chez vous et appelez le 15 pour être orienté vers la structure la mieux adaptée à votre cas. (voir plus bas, Je sui fébrile et cela m'inquiète)

     

    Quel masque porter ?

    Masque chirurgical recommandé pour ceux montrant des symptômes similaires à ceux de la grippe

    Le port d’un masque chirurgical est recommandé pour les personnes qui montrent des symptômes similaires à ceux de la grippe. JEAN-PHILIPPE KSIAZEK/AFP

    « ... les "gouttelettes de Flügge" (ça s’écrit comme ça s’éternue) [de l'hygiéniste allemand Carl Georg Friedrich Wilhelm Flügge, mort en 1923, le "découvreur des postillons"] dont tout étudiant en médecine a appris les dangers. Ainsi, dès le début d’une épidémie diffusant par voie aérienne, il n’était pas difficile de comprendre que tout objet barrière entre l’air ambiant (surtout expiré par des proches) et ses propres voies respiratoires serait susceptible de limiter les dégâts. Au mieux, un masque "étudié pour", au pire n’importe quoi, du bandana de cow-boy au casque de soudeur en passant par le fait maison. Mais nous sommes en France : tout doit y être fait dans les règles. Par décret, obligation, agrément AFNOR et estampille CE. Un masque périmé gardé en cave depuis le H1N1, vous n’y pensez pas : imaginez qu’un élastique casse ! »...

    Extrait de Boulevard Voltaire (07/04/2020)

    Chaque type de masque possède ses propres caractéristiques et s'adresse à un public différent, en fonction de l'exposition au virus. Le Coronavirus est assez grand, avec un diamètre d’environ 400 à 500 nm, ce qui signifie que tout type de masque peut l’arrêter. Dans la vie normale, il n’est donc pas nécessaire d’avoir des masques spéciaux. La situation est différente si vous êtes médecin ou personnel sanitaire et que vous devez être exposés à de fortes décharges du virus et dans ce cas il est indispensable d’utiliser des masques spéciaux.

    Toutes les personnes malades doivent porter un masque pour éviter de contaminer les gens autour d’elles. Les autorités sanitaires recommandent à tout patient présentant des symptômes similaires à ceux de la grippe de porter au moins un masque chirurgical (environ 2 € en pharmacie) pour éviter de contaminer son entourage. Réservé plus particulièrement en milieu hospitalier pendant l'épidémie, ce type de masque anti-projection permet de piéger des gouttelettes de salive d’une personne malade, ce qui limite le risque de propagation du virus.

    En revanche, ces masques simples ne protègent pas complètement une personne saine d’une contamination. Comme ils ne sont pas complètement collés au visage, ils peuvent laisser passer de l’air non filtré : ils n'empêchent pas l'inhalation de petites particules présentes dans l'air. Par ailleurs, les masques anti-pollution, censés protéger contre les particules fines dégagées par les pots d’échappement, n’ont aucune efficacité protectrice lors d’une épidémie.

    Pour bénéficier d’une plus grande protection, il existe des masques filtrants, hiérarchisés en 3 classes selon le degré de filtration de l’air (FFP1, FFP2 et FFP3). Dans le cas du coronavirus, il faut au minimum un masque de niveau FFP2 (environ 4 €) pour se protéger efficacement. Il filtre quelque 94% des particules d'environ 0,6 micromètre (0,0006 millimètre) présentes dans l'air inspiré. Les masques FFP2 sont recommandés pour le personnel soignant en milieu hospitalier et l’entourage proche des patients hospitalisés suspectés d’être contaminés. Efficaces pour protéger des éventuelles projections (gouttelettes, postillons…) qui pourraient contenir le virus, ils sont aussi plus inconfortables à porter et rendent la respiration plus difficile.

    L’efficacité des masques chirurgicaux n’est garantie que 3 heures et jusqu'à 8 heures pour les masques filtrants FFP. Il faut donc les changer régulièrement et veiller à bien les positionner sur le visage pour éviter toute fuite. D’autre part, un masque est à usage unique et ne peut en aucun cas être lavé pour être réutilisé. Au-delà de la durée garantie de protection, il faut le jeter à la poubelle en prenant garde de ne pas toucher le masque lui-même, potentiellement contaminé, et de ne manipuler que les ficelles qui permettent de le maintenir. Une notice est généralement fournie pour expliquer comment opérer en toute sécurité.

    Les masques chirurgicaux et les masques FFP2 sont en principe disponibles en pharmacie ou sur Internet. Toutefois les acheter en officine garantit leur bonne conformité avec les normes en vigueur en Europe.

    Face à la pénurie de masques FFP2 et chirurgicaux, dont la production a été entièrement réquisitionnée par L’État, le gouvernement a annoncé la production de nouvelles catégories de masques à destination des personnes en contact avec le public. Deux catégories de masques "alternatifs" ont été créées : l'une à destination des professionnels en contact avec le public (policiers, gendarmes, hôtesses de caisses…) qui filtrent au moins 90% des particules de 3 micromètres, l'autre pour les contacts occasionnels avec d'autres personnes dans le cadre professionnel, filtrant au moins 70% des particules de 3 micromètres. Une cinquantaine d'entreprises françaises ont d'ores et déjà reçu une homologation pour ce type de masques.

    Faites-le vous-même !

    Reste le dernier type de masque, celui que l'on fabrique soi-même avec du tissu, du fil à coudre et des élastiques. Ces masques ne font pas l'objet d'homologation et il est donc difficile de juger de leur efficacité...

    Mais quoi qu'il en soit, lisez la suite dans cet excellent article de franceTVinfo.fr, car...

    ... lorsqu’il y a une rupture de stock des masques chirurgicaux de protection, il est tout à fait possible de fabriquer soi-même un masque de protection en tissu. Les masques en polypropylène achetés dans le commerce ne sont efficaces que 3 heures et ne sont pas réutilisables. Il faudrait donc se constituer un stock important si l’on en trouvait à un prix élevé en pharmacie (ou sur Internet) et ce stock s’épuiserait rapidement.

    De plus "Le marché noir des masques contrefaits explose en Chine" (Ouest-France).

    Sans compter les arnaques [archive] plus générales autour du coronavirus...

    Sans commentaire.

    Rassurants, efficaces, ou inutiles, voire dangereux [mais placebo !]… Depuis le début de l'épidémie de Covid-19, tout et son contraire a été dit au sujet des masques confectionnés à la main pour se protéger... Les idées et les découvertes vont vite, aussi est-il important de vous mettre à jour régulièrement. Mais si vous ne trouvez pas de masque chez le pharmacien, il est possible, de le fabriquer vous-même, cela vaut mieux que rien du tout, ne serait-ce pour éviter de postillonner sur le voisin :-)

    Peut-on réutiliser un masque déjà utilisé ? Tout dépend du type de masque. Certains sont à usage unique, d'autres sont lavables plusieurs fois. (Voir plus bas L'entretien du masque)

    Voici un patron (à imprimer) adapté à différentes tailles de visages proposé par le CHU de Grenoble à son personnel ne prenant pas en charge directement des malades du Coronavirus (ceux-ci sont équipés de masques spécifiques) et les conseils de fabrication associés. Il est validé par des pneumo-cancérologues comme le Dr Clarisse Audigier-Valette.

    Dans l’idéal, il faut réaliser un masque doublé, coton côté extérieur (T-Shirt ou serviette de table en coton…), molleton fin ou polaire à l’intérieur, préparer deux élastiques souples de 30 cm pour faire tenir le masque derrière les oreilles, certains ajoutent un petit fil de fer dans une doublure pour ajuster sur le nez. Certains utilisent des lacets en guise d’élastique, des filtres à aspirateur ou sweat shirt ou textile d’hivernage pour végétaux en guise de molleton.

    • On a même vu des tutoriels qui montrent comment découper un soutien-gorge rembourré en guise de masque express, comme ici sur YouTube !
    • Ou avec un foulard carré et Comment-économiser
    • Toujours avec Comment-économiser, avec une serviette en papier
    • Ou encore cette autre ingénieuse idée sur Facebook (vidéo)  
    • Et cette "petite astuce toute simple… pour les masques essayez les filtres à café avec des élastiques" (internaute Sandrine)

    Le porter quand ?

    Pour sortir faire vos courses ; si à la maison un proche est malade ou susceptible de l’être et que vous lui apportez un repas ; si vous êtes vous-même touché, heureusement assez légèrement pour ne pas avoir dû être hospitalisé; si un proche vous rend visite…

    L'entretien du masque

    Le masque ne sera efficace que s’il est lavé souvent.

    Un masque souillé peut être lavé en machine à environ 60 degrés avec une lessive classique, pendant au moins 30 minutes.

    Le séchage doit être particulièrement soigné. "Les masques doivent être séchés complètement, voire sur-séchés" moins de deux heures après le lavage, conseille l'Afnor.

    Le masque ne doit donc pas sécher à l'air libre, mais de préférence dans un sèche-linge. Certains recommandent de coudre plusieurs masques, ce qui permet de poser le masque utilisé sur un radiateur pendant 48 heures.

    Autre recommandation importante : bien séparer les masques sales (à placer dans une pochette plastique) et les propres, et se laver les mains après manipulation du masque sale.

    Lire aussi 8 Erreurs que Tout le Monde Fait Avec Son Masque (Comment-économiser)

     

    Les alternatives

    Puisque le simple fait de porter quelque chose sur son visage est déjà mieux que rien, ressortir les écharpes, ou certaines cagoules de ski en polaire recouvrant le nez, n’est pas à négliger. Ce qui n’exclut en rien le confinement, la distanciation qui consiste à reporter toute visite ou rassemblement non vital, le lavage de main… et la nouvelle habitude de ne pas se toucher le visage.

    En Asie, où le port de masque est généralisé même hors épidémie, cela tourne au jeu en ce moment : "un gage, tu as touché ton nez !", histoire de sensibiliser petits et grands. Des alternatives ludiques sont proposées : toucher une autre partie du corps, jouer avec un petit objet désinfecté, prendre un mouchoir pour éviter un contact peau/peau direct...

     

    Source Coronavirus : faire son masque soi-même (Notre Temps) [archive sans vidéo]

    Autres sources : ALT Onlus - @nnuaire.com - franceTVinfo.fr [archive]

    Lire et voir des documents en anglais

    [en] Face Mask Pattern - Free Sewing Patter • Craft Passion 05/08/2013 [https://www.craftpassion.com/face-mask-sewing-pattern/]

    [en] EASY DIY Neoprene FaceMask / Cut Fabric / Mask Pattern (Adults&Kids) / Simple & Easy - YouTube 21/02/2020 [https://www.youtube.com/watch?v=0Z5fs0xKVT4]

    Voir aussi Mesures placebo (Gigeoju) - Sortez masqués ! (Yantra)

    REMONTER

     

    Gel hydroalcoolique et stratégie immunitaire

    Les produits hydroalcooliques sont des solutions aseptisantes cutanées, généralement composées d'éthanol (autrement dit d'alcool), de peroxyde d'hydrogène et de glycérol. Elles ont des propriétés bactéricides, virucides et fongicides, et jouent donc un rôle important dans l’hygiène des mains.

    Pour être efficaces, les gels ou solutions hydroalcooliques doivent être utilisés uniquement sur des mains sèches et non souillées, car elles ne nettoient pas à proprement parler. Bonne alternative au lavage des mains au savon en l’absence de point d’eau à proximité, elles peuvent également être utilisées en complément.

    Les solutions hydroalcooliques sont pratiques et utiles pour conserver une bonne hygiène des mains, mais, à cause de l’épidémie de coronavirus, elles sont en rupture de stock dans de nombreux points de vente.

    Pour pallier cette pénurie, des recettes circulent. Parmi les solutions les plus partagées sur Internet, l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé) propose une alternative, issue d’un document intitulé Guide de Production locale des solutions hydroalcoolique.

    Elle est en réalité destinée aux professionnels de la pharmacie et destinée à des usages "multirisques". De plus, elle contient de l’eau oxygénée, inutile pour combattre les virus.

    C'est une recette pour faire un gel hydroalcoolique aussi efficace que ceux qu'on peut acheter dans le commerce. Pour cela, il faut de l'éthanol à 96%, du péroxyde d'hydrogène et du glycérol (ou glycérine).

    Voir aussi Savon et Macérât de Yantra

    Pas facile de trouver ces ingrédients ! Mais vous pouvez remplacer l'éthanol par de l'alcool pour spiritueux. Le peroxyde d'hydrogène est de l'eau oxygénée (1). Et le glycérol se trouve en pharmacie ou dans les magasins bio.

    Ingrédients - 833 ml d'alcool (éthanol (le plus pur possible, l’idéal étant à 96 % mais l’alcool à 70 % fera l’affaire) - 42 ml d'eau oxygénée - 15 ml de glycérine

    Dans un récipient gradué propre, versez l'alcool, l'eau oxygénée et ajoutez la glycérine. Complétez avec de l’eau bouillie jusqu'à obtenir un litre de solution.

    MAIS même si vous avez les ingrédients sous la main, n'essayez pas de refaire cette recette chez vous ! Ce peut être très dangereux. Il y a des risques de combustion ou d'explosion.

    (1) Attention avec l’eau oxygénée qui, lorsqu’elle est utilisée pure, peut provoquer des décolorations sur les habits et sur la peau, ou des réactions inopinées avec d’autres produits.

    Vu dans Comment-économiser et Consoglobe

    Des recettes maison naturelles, composées d'aloé vera, d'huile végétale et d’huiles essentielles [vidéo] sont également mises en avant. Or, pour être efficaces, les solutions hydroalcooliques doivent contenir au minimum 60 % d'alcool.

    La journaliste américaine Maryn McKenna a partagé sur Twitter une recette contenant de l'aloé vera [vidéo] : il suffirait de remplir deux tiers d’un récipient avec de l’alcool isopropylique 99 %, également connu sous le nom d’alcool à friction, et le dernier tiers avec du gel d’aloé vera. Elle précise néanmoins que cette recette maison est potentiellement plus agressive pour la peau et moins stable que les solutions hydroalcooliques vendues dans le commerce...

    L'alcool modifié est celui qui est aujourd'hui vendu en pharmacie. Il est constitué d'éthanol à 80 ou 90 % (voir ci-dessus) auquel du camphre est ajouté en guise de dénaturant.
    Divers alcools spécialement dénaturé (SD) sont utilisés comme ingrédients cosmétiques dans une grande variété de produits.

    Où peut-on trouver de l'alcool pur ? C'est compliqué en France :-/ vous avez le site Nadal où vous pouvez trouver de l'alcool à 90° (très cher mais qui peut rendre service. Pour les alcools plus forts il faut un numéro professionnel, autrement dans les pays frontaliers : Belgique, Italie, Espagne.

    Voir Lexique "phyto-médical"

    Voir des recettes de gel hydroalcoolique

    Gel hydoralcoolique (recettes)

    Le gel hydro-alcoolique permet de désinfecter ses mains en s’épargnant l’effort de trouver un robinet et du savon © Maxppp / Christelle Gaujard

    Une activité très plaisante à faire en famille

    Pour éviter la gastro, la grippe, le COVID-19... le geste le plus important est de se laver les mains régulièrement. Et lorsque nous n’avons pas de savon et d’eau à notre portée, le désinfectant pour les mains nous protège et protège les autres.

    • 2 c. à s. d'alcool isopropylique (alcool désinfectant à 70° ou 90°)
    • 10 c. à s. de gel d'aloe vera
    • 15 gouttes d'huile essentielle de tea-tree (puissant antibactérien)
    • 10 gouttes d’huile essentielle de lavande officinale - ou remplacez par l’huile essentielle de citron.
    • De l'eau distillée (pour obtenir la consistance que vous préférez)
    • 1 c. à s. de glycérine végétale - ou huile végétale douce telle que amande ou jojoba.
    • Mettez tous les ingrédients dans un tube/contenant en verre ou en plastique bien désinfecté au préalable.
    • Mélangez.
    • Si vous souhaitez parfumer votre préparation, ajoutez quelques notes d’agrumes en mélangeant au préalable quelques gouttes d’essence d’orange douce ou mandarine diluées dans de l’huile végétale.

    Votre gel hydroalcoolique est prêt ! (Fourchette & Bikini)

    Voir aussi

    10 recettes faciles de Comment-économiser

    Préparer un gel hydroalcoolique avec Consoglobe

    Recette de gel hydroalcoolique de Mycosmetik

    7 erreurs à ne pas faire avec du gel hydroalcoolique de Femme Actuelle [archive]

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    Quelques ingrédients cités dans les recettes (sauf alcool et glycérine vus par ailleurs dans la page)

    Hamamélis

    Voir hamamélis Hamamelis (Mr Plantes, Wikipédia) - Voir aussi Plantain 

    Huiles essentielles

    Huiles végétales

    Hydrolat

    Voir Remèdes conseillés en revue et Macérât

    • hydrolat de mélisse Melissa officinalis

    Bonne question !

    Se laver les mains avec du liquide vaisselle, est-ce efficace contre le virus ?

    Le liquide vaisselle est un détergent, autrement dit un produit qui nettoie et qui dissout les impuretés. Il est doté de propriétés tensioactives qui permettent d’éliminer les salissures. Si le liquide vaisselle est efficace pour se débarrasser des germes, il est déconseillé de l’utiliser trop souvent pour se laver les mains. Et pour cause : le pH de ce produit utilisé pour faire la vaisselle est souvent inadapté à la peau et a tendance à la sécher et à la fragiliser. Un phénomène qui peut être contre-productif, car une peau abîmée est un terrain propice à la prolifération des bactéries. Le liquide vaisselle peut donc être utilisé occasionnellement et en guise de dépannage pour se laver les mains, mais le savon classique doit être privilégié. (Femme Actuelle)

     

    Observations

    Pour éviter la contamination par contact, les deux méthodes ci-dessous sont les plus efficaces.

    Le lavage à l’eau et au savon (voir plus bas)

    La friction avec de l’alcool - éthanol - à 70° (ci-dessous)

    L’alcool à 70° étant desséchant pour la peau, on lui ajoute une petite quantité de glycérine (corps gras) qui persiste après l’évaporation de l’alcool et protège la peau du dessèchement ou de l’irritation. Ce mélange porte le nom de SHA (Solution Hydro Alcoolique).

    Certains fabricants ajoutent un gélifiant pour former un GHA (Gel Hydro Alcoolique) qui peut paraître plus simple d’emploi, mais qui ne présente aucune supériorité antivirale par rapport à la SHA. Le taux d’alcool des boissons alcooliséesvodka, gin... - est insuffisant pour combattre les virus avec une efficacité correcte.

    Il est facile de fabriquer de la SHA

    • en ajoutant 5% de glycérine (achetée en pharmacie ou sur Internet)
    • à de l’alcool à 70°c (éthanol).

    Attention à ne pas utiliser d’alcool ménager ou à brûler qui contient une petite proportion de méthanol, alcool toxique même par simple contact, surtout en cas d’usage prolongé ou répété. En revanche, pour la désinfection du mobilier et autres poignées de porte, l’alcool ménager, utilisé avec des gants et en aérant après usage, fait parfaitement l’affaire, de même que les détergents courants. Le virus ne résiste pas au passage en lave-linge ou lave-vaisselle.

    En cas de pénurie d’alcool à 70°, ou pour faire des économies, il est possible d’acheter de l’éthanol à 96° destiné aux feux de cheminées sans conduit, et de le diluer avec 27% d’eau pauvre en calcaire (Volvic ou équivalent, eau déminéralisée pour fer à repasser). Ce n’est pas à 1% près... En revanche, faites attention à ne pas enflammer l’alcool. Tenez vous loin de toute source de chaleur élevée. Et... ne fumez pas !!!

    Source Atoute

    L'autre bonne solution pour éviter la contamination et faire face à la pénurie de gels hydroalcooliques reste de se laver les mains à l’eau et au savon plusieurs fois par jour, pendant 30 secondes au moins, en s’attardant minutieusement sur chaque zone.

    Lavage des mains eau et savon

    Pour que ce geste d’hygiène soit efficace, il est essentiel de bien se sécher les mains avec une serviette à usage unique et d’utiliser cette serviette pour fermer le robinet, aussi pour ouvrir la poignée de la porte des toilettes ou de la salle de bain avant de la jeter.

    Source. Femme Actuelle 03/03/2020 [archive]

    « Dans son spot de prévention du coronavirus, le gouvernement recommande de vous laver les mains régulièrement et de tousser dans votre coude… Ça ne fait sûrement pas de mal de rappeler ces quelques gestes d’hygiène élémentaires...

    Mais face au coronavirus - comme on dit chez moi, c’est le minimum du minimum ! - le gouvernement oublie de dire que le meilleur moyen de nous prémunir contre le coronavirus ou tout autre virus est de booster notre immunité.

    8 nutriments pour renforcer notre immunité : vitamines C (intéressante pour contrer l’oxydation excessive dans les poumons, propriété particulièrement utile contre le coronavirus qui attaque les voies respiratoires et tue par pneumonie), D (puissant protecteur contre les virus), E (aussi connue pour renforcer le système immunitaire, en particulier pour les personnes de plus de 50 ans qui en manquent cruellement), sélénium (antioxydant, prévient le vieillissement cellulaire, un manque augmente le risque de contagion de maladies infectieuses virales : VIH/SIDA, grippe, SRAS, Ebola, grippe porcine ou aviaire, etc.), zinc (antioxydant indispensable aux défenses immunitaires, inhibe l'activité des coronavirus), Coenzyme Q10 (connue pour être un puissant protecteur des poumons), NADH (stimule le système immunitaire), N-AcétylCystéine (NAC - peut être utile pour réduire la gravité des symptômes respiratoires en cas de grippe ou de coronavirus selon un article scientifique du 12/02/2020) »

    Note : glutathion (important antioxydant) à ne pas confondre avec glycation

    Extrait d'un message de Marie Briand transmis par Léopold Boileau (Lettre du ven. 06/03/2020)

    Les symptômes d’une baisse d’immunité

    Les symptômes de "défenses immunitaires basses" peuvent être multiples. De manière générale, si attrapez des infections à répétition, alors que vous n’êtes jamais malade d’habitude, posez-vous la question si votre système immunitaire ne serait pas affaibli...

    • Fatigue
    • Manque d’énergie
    • Vous attrapez toutes sorte d’infections
    • Vous êtes stressé et irritable ou déprimé

    Si vous êtes fatigué et malade de manière chronique, il est judicieux d’aller consulter un médecin. De nombreuses pathologies ou carences se traduisent par une baisse du système immunitaire et seul un médecin pourra établir un diagnostic.

    Source Mycosmetik

    Voir aussi Les journées de la PEUR

    Renforcer ses défenses immunitaires

    Astuces au quotidien

    Huiles essentielles qui renforcent les défenses immunitaires

    Recettes express

    Source Mycosmetik

    Décrasse-poumons (Yantra)

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    Quelques ingrédients cités dans les recettes

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    Voir aussi

    Info Coronavirus
    (Quelques conseils pour s’armer contre le coronavirus et autres virus de l’hiver)

    Info Coronavirus Fiche signalétique
    (Quelques recommandations...)

    Coronavirus Christophe
    (Grippe : une stratégie en 3 axes 1. Les plantes qui stimulent l’immunité et qui ont une action antivirale. 2. Les plantes qui ont un effet diaphorétique. 3. Les plantes qui protègent le système respiratoire...)

    REMONTER

     

    Qu’est-ce qu’une "zone à risque" ?

    Ce sont les pays ou régions dans le monde où le nombre de malades est très important. La liste est mise à jour par Santé Publique France. À l’heure actuelle [fin février 2020] y figurent la Chine, Hong Kong, Singapour, la Corée du Sud, le nord de l’Italie (Vénétie et Lombardie), mais aussi l’Iran.

    Pour toutes les personnes de retour d’une de ces zones, il est conseillé de surveiller sa température deux fois par jour et de réduire au maximum les activités extérieures non indispensables et la fréquentation de lieux où se trouvent des personnes fragiles (Ehpad, maternité, etc.)

    REMONTER

     

    Je reviens d’une zone géographique touchée par le coronavirus

    Pendant 14 jours  durée moyenne d'incubation du coronavirus  soyez vigilant aux signaux de la maladie : toux, fièvre etc. Lavez-vous fréquemment les mains, évitez les sorties non indispensables et n'hésitez pas à porter un masque.

    Je travaille, je reviens d'une zone à risque : mon entreprise peut-elle me demander de rentrer chez moi ?

    Oui. Dans ce cas-là, l'entreprise peut demander au salarié de rester à son domicile, à distance. Le télétravail est mis en œuvre, si possible. Et, selon un décret publié le 1er février 2020, les personnes qui font l'objet d'une mesure d'isolement, d'éviction ou de maintien à domicile dans le cadre d'un arrêt de travail, reçoivent des indemnités journalières, pour une durée maximale de vingt jours.

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    Voir Le décret "arrêt-maladie confinement retour de vacances" (Insolentiae 26/02/2020) [archive] - (L'Échelle de Jacob 26/02/2020)

    REMONTER

     

    Je suis fébrile et cela m'inquiète

    Appelez le Samu Centre 15. Vous décrivez vos symptômes au téléphone, précisez si vous revenez d’un pays touché par le coronavirus. Voir plus haut

    N'allez ni chez votre médecin traitant ni aux urgences. Si vous n’avez pas le coronavirus, la salle d’attente des urgences et/ou de votre médecin sont les lieux où vous avez le plus de risque de l’attraper ! Si vous êtes infecté par le coronavirus, vous risquez de contaminer d’autres personnes fragiles. (Atoute)

    Selon vos réponses aux questions que vous posent les urgentistes, vous serez orienté vers un des 108 services hospitaliers habilités à faire le test de diagnostic rapide au virus. Vous serez installé dans une salle, à l’isolement.

    En cas de suspicion, un examen clinique sera réalisé dans un espace dédié par le personnel protégé. Il vous pratiquera un test systématique par prélèvement nasal avec un écouvillon, ainsi qu’un prélèvement sanguin.

    Vous pouvez aussi avoir, selon vos symptômes, un prélèvement des voies respiratoires basses (salive) ou de selles, en cas de diarrhée. Quelques heures après – moins de 4 heures – le résultat est connu.

    Comment être sûr que je n’ai pas la grippe ?

    Si vous présentez [les symptômes décrits au tout début à Les symptômes...] et que vous n’êtes pas de retour d’une zone à risques, il n’y a pas de raison que ce soit le coronavirus. Vous avez sûrement la grippe ou un syndrome grippal.

    Pour le moment [février 2020], les autorités sanitaires le répètent, l’épidémie n’est pas encore là. La situation serait cependant amenée à évoluer, si la France devait entrer au stade 3 du plan épidémique (qui est déclenché lorsque le nombre de malades devient très important et que la chaîne de contaminations ne peut être remontée). La stratégie sanitaire passerait d’une logique de détection et de prise en charge individuelles, à une logique d’action collective.

    En cas d’infection confirmée au coronavirus, ça se passe comment ?

    Rappel : Si vous présentez des symptômes et que vous revenez d’une zone à risques, il est très important de ne pas vous rendre aux urgences ou chez le médecin généraliste pour ne pas contaminer les autres patients. Le port du masque est vivement recommandé qui permet d’éviter de contaminer vos proches. Appelez le 15 et expliquez votre situation.

    Si vous êtes jugé susceptible d’être infecté, vous serez conduit dans l’un des 138 établissements habilités à accueillir des patients malades pour y subir un test (établissements de santé disposant de capacités de diagnostics virologiques). Vous serez pris en charge individuellement, dans un parcours de soins spécifique : maintenu à l’isolement le temps d’obtenir le résultat, dans une chambre au service de maladies infectieuses ou de réanimation.

    La chambre a une particularité : appelée "chambre à pression positive", son air n’est pas recyclé dans le reste de l’établissement pour éviter toute propagation.

    Combien de temps met-on à guérir - est-on immunisé ensuite ?

    Dans les cas sérieux, la guérison peut prendre plusieurs semaines. Tout dépend de la gravité initiale.

    L’immunité conférée par l’infection n’est pas claire, il semble exister des mutations du virus. Il est trop tôt pour répondre à cette question. (Atoute)

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    Voir Info URGENCES

    REMONTER

     

    Sur le coronavirus, qui peut me renseigner de façon fiable ?

    Je me prépare à partir en voyage... Mon fils revient d’une zone où le virus circule… Nous sommes des parents inquiets de voir notre enfant refusé à l’école... Je suis employeur et m'interroge sur la possibilité d’obliger un salarié à faire du télétravail... J’ai croisé des gens avec des masques, je suis inquiet… Je me demande où me procurer des masques de protection et à quoi ils servent...

    Si vous avez ce type d'interrogations, appelez le numéro vert 0800 130 000, gratuit depuis un poste fixe. Cette plateforme, mise en place par le ministère de la Santé, répond exclusivement aux questions pratiques ou prodigue des conseils qui ne concernent pas la santé : la plateforme fonctionne 7 jours sur 7, de 8h à ≈ 20h.

    Les autorités sanitaires précisent bien que cette plateforme n’est pas habilitée à dispenser des conseils médicaux. Si vous revenez d’une zone à risques, que vous avez fréquenté quelqu’un qui en revient et que vous êtes souffrant... appelez le 15 !

    Plan blanc, Plan bleu : de quoi parle-t-on ?

    En droit français, le plan Orsan, est un dispositif national datant de 2014. Il chapeaute les plans Blancs, qui sont des plans de base, définis pour chaque établissement hospitalier... Suite Wikipédia.

    En gros, l'on peut dire que toutes les opérations non urgentes sont annulées et le personnel hospitalier est mobilisable immédiatement s’il y a de nouveaux cas. 

    Dans les Ehpad, le Plan bleu, créé après la canicule de 2003, vise également la mise en œuvre rapide et cohérente des moyens indispensables pour faire face à la crise afin de protéger les personnes âgées, fragiles et donc plus à risque... Suite Plan bleu dans les Ehpad (infirmier.com)

     

    Stade 1, 2 ou 3... ?

    Le stade 1 a pour objet de freiner l’introduction du virus sur le territoire national. Il correspond à un moment où le virus n’est pas en circulation sur le territoire, l’objectif étant d’empêcher que cela se produise.

    La priorité est de détecter précocement les cas isolés ainsi que les premiers cas arrivant dans le pays (par exemple les personnes de retour d’un voyage en zone à risque comme la Chine...), le plus rapidement possible. Pour cela, les autorités doivent recenser les patients suspects. C’est dans ce cadre que des "quarantaines" préventives ont été mises en place (confinement).

    Si le cas est avéré, retracer leur parcours et retrouver les personnes avec qui elles ont été en contact afin de les traiter le cas échéant. Les autorités sanitaires enquêtent sur les cas suspects et s’efforcent d’identifier les sujets contacts ayant eu un contact avec un malade.

    Le stade 2 a pour objet d’endiguer la propagation du virus en France, et de laisser le temps aux établissements de santé de se préparer pour faire face à l’épidémie et un potentiel passage au stade 3. Le stade 2 est déclenché par l’identification de zones de circulation du virus sur le territoire national et la multiplication de foyers à différents endroits du territoire avec des regroupements de patients, appelés clusters.

    En France, deux clusters ont été identifiés (Oise et Haute-Savoie). Les patients identifiés comme des cas suspects ou avérés doivent être pris en charge dans des établissements habilités pour le traitement du Covid-19.

    Les mesures prises dans le cadre du stade 1 continuent de s’appliquer, avec certaines évolutions : des fermetures de crèches ou d’établissements scolaires peuvent désormais être envisagées. Des restrictions de visites peuvent être imposées dans les structures accueillant des populations vulnérables, comme les établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad).

    Le plan envisage un appel à limiter ses déplacements, la suspension de certains transports en commun et la restriction des grands rassemblements (spectacles, rencontres sportives, foires, Salons…). Dans les clusters, ces zones de regroupement de cas, le dispositif mis en place est généralement plus contraignant.

    Le stade 3 a pour objet de gérer dans les meilleures conditions les conséquences de l’épidémie et d’en atténuer les effets. C'est le "stade épidémique". Cela signifie que le virus circule activement sur l’ensemble du territoire et que les efforts doivent être déployés pour contrôler la situation : le passage au stade 3 semble inévitable - on n'y coupera pas ! - et une fois atteint, il n’est plus question de freiner l’épidémie mais d’en atténuer les effets.

    L’organisation prévoit la mobilisation complète du système sanitaire hospitalier et de ville, ainsi que les établissements médico-sociaux pour protéger les populations fragiles, assurer la prise en charge des patients sans gravité en ville, et des patients présentant des signes de gravité en établissement de soins. Les activités collectives sont fortement touchées. Le ministère de la Santé estime que cette phase peut durer entre 8 et 12 semaines.

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    Sources : Doctissimo [archive sans vidéo] - Le Monde 05/03/2020

    Voir Coronavirus Fiche signalétique

    Le stade 4 a pour objet l'accompagnement du retour à la vie normale. (Gouv.fr) 

     

    L'état d'urgence sanitaire

    "Cet arsenal juridique, prévu par la loi du 03 avril 1955 relative à l’état d’urgence, donne davantage de pouvoirs au gouvernement afin de faire face à une situation représentant un danger pour la santé publique.

    Dans le cadre de cet état d’urgence, l’exécutif pourra réquisitionner divers biens et services. Cela pourrait être des bâtiments qui pourront être utilisés en tant qu’hôpitaux ou encore des transports qui serviraient à livrer du matériel et acheminer des malades.

    Par ailleurs, comme le prévoit la loi du 03 avril 1955, pourront être prises des mesures limitant la liberté d’aller et venir, la liberté d’entreprendre et la liberté de réunion."

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    Radins 19/03/2020 [en cache]

     

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    Sources principales

    Le Figaro santé [archive sans vidéos]

    Le Figaro santé 29/02/2020

    Notre–temps [archive]

    Série de Yantra "Info Coronavirus"

    • Coronavirus
      (On nomme "coronavirus" un virus ayant une enveloppe en forme de couronne (d’où son nom) qui entoure son matériel génétique (ADN)...)
    • Coronavirus Christophe
      (Grippe : une stratégie en 3 axes 1. Les plantes qui stimulent l’immunité et qui ont une action antivirale. 2. Les plantes qui ont un effet diaphorétique. 3. Les plantes qui protègent le système respiratoire...)
    • Coronavirus Documentation
      (Divers autour du coronavirus)
    • Coronavirus Fiche signalétique
      (Ce qu’il s’est passé en France, ces dernières années, concernant la famille des CORONAVIRUS, car le COVID-19 est de la famille des coronavirus...)
    • Coronavirus Je fais quoi ?
      (C'est ici ! développé plus haut ↑)

     

     

     

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