• 2-Herbes de la Saint-Jean

     

    Les Herbes de la Saint-Jean

    2-Herbes de la Saint-Jean

    Le solstice d'été est fêté depuis longtemps. L'origine de cet événement est lié au culte du soleil. Au solstice d’été, le 21 juin, le soleil atteint le point le plus septentrional le long de l’horizon et part pour un long voyage vers le sud jusqu’au solstice d’hiver à la mi-décembre. C’est le jour le plus long de l’année et l’événement est fêté par tous, en allumant des feux de joie purificateurs et régénérateurs .

    Les feux de solstices étaient à l'origine des fêtes païennes. On allumait des feux de joie pour célébrer le soleil au sommet de sa puissance. Les feux donnaient aussi d’une manière rituelle de la force au soleil pour faire mûrir les fruits, les grains et protégeaient les hommes et le bétail des maladies. L'église catholique a ensuite christianisé la pratique païenne, selon sa politique traditionnelle. La fête de la Saint-Jean d'été, traditionnellement accompagnée de grands feux de joie, est la fête de Jean le Baptiste, le 24 juin. Les feux de la Saint-Jean, repris par les chrétiens, auraient été copiés sur les rites celtes et germaniques de bénédiction des moissons.
    Elle est proche du solstice d'été dans l'hémisphère nord, qui a lieu le plus fréquemment le 21 juin

    Le bûcher de la Saint-Jean d'été ne consiste pas en un amas de branchages auquel on met le feu, mais en une construction savante où les morceaux de bois sont empilés les uns sur les autres pour former une pyramide tronquée. L'absence de pointe signifie bien que l'être s'arrête en chemin sur la voie vers le sommet. Les différents niveaux de la pyramide représentent autant d'états intermédiaires consumés l'un après l'autre avant d'atteindre l'état proprement humain.

    L'usage de chanter et danser en cercle autour du feu symbolise le mouvement de la “roue cosmique”. Sauter en couple par-dessus les flammes ne constitue qu'une façon imagée de rejoindre le “Milieu” et l'état d'être centré en lui-même et véritablement humain.
    C’est aussi le temps du ramassage des herbes médicinales couvertes de rosée, juste avant le lever du soleil, moment de l’année où elles sont à leur apogée de leur pouvoir.

    Pour le rituel de la cueillette, il faudra avoir les pieds nus et avancer dans la rosée, en marchant à reculons pour que la main ne cueille pas plus que la poignée nécessaire. Pour les cueillir, il vous faudra avoir le cœur aussi frais et léger que vos mains, le ventre vide après la folle nuit, et s'accrocher un grand panier au bras ...

    Un sécateur est aussi d'une grande utilité: il facilite la tâche et permet de ne prendre que ce qu'il faut de la plante, sans la détériorer.
    C'est qu'au matin de la Saint-Jean, les forces de la terre sont à leur apogée... et les plantes, discrètes machines à capter l'énergie, puisent alors le maximum de ce qui s'offre à leurs racines. Toute la matinée, elles sont un concentré de ces forces qui retournent à la terre dès midi. Les floraisons de l'été gagnent donc à être cueillies ce jour-là. Aucune obligation de les collecter, ni en variétés ni en quantités. Mais les sept énumérées ci-dessous (+ voir illustration plus haut) permettent de faire face aux petits maux de tous les jours.

    1. Le millepertuis (Hypericum perforatum)
    Selon les régions, on l’appelle, Herbe aux mille trous, Herbe percée, Herbe aux piqûres, Chasse-diable, Yèbe d’ôr (wallon) ou Herbe de saint Jean. Ce dernier nom n’apparaît que vers le XIVe siècle. Cette fleur dorée en forme d'étoile était la première de toutes les herbes à ramasser la veille de la saint Jean.
    Appelée la "plante bénite" au pays de Galles, elle était renommée dans le pays celtique pour son pouvoir d'apporter la paix et la prospérité dans la maison, la santé aux animaux, et une récolte abondante.
    Le millepertuis sera l’objet, pendant tout le Moyen Âge, de nombreuses superstitions issues de la civilisation celtique : son surnom de "chasse-diable" en témoigne ; on pensait en effet que la plante avait le pouvoir d’éloigner les mauvais esprits.
    En Écosse, on la jetait dans les feux de joie du solstice d'été, et on la mettait sur les portes des maisons et des bâtiments de ferme pour se protéger. Les hommes et les femmes en portaient sous leurs chemises à la veille du solstice, pour éloigner les mauvais esprits.

    C’est l'herbe aux brûlures, dont on cueille les fleurs d'or sur les bords des chemins et dans les prés ensoleillés. On en remplit un bocal de verre blanc, on les recouvre d'huile d'olive et on expose au grand soleil pendant trois semaines. Après filtrage, on obtient une huile d'un beau rouge que l'on garde bien bouchée. Voilà de quoi soulager et soigner les brûlures, en onction, et calmer les douleurs rhumatismales en friction.

    Voir L’huile « rouge »

    2. L’armoise (Artemisia vulgaris, Artemisia sinensis)
    Aussi appelée, Artémise, Herbe aux cent goûts, Herbe de feu, Herbe royale, Ceinture de saint Jean. La plante (placée sous l’égide d’Artémis, déesse protectrice des femmes) est considérée comme le grand remède gynécologique d’autrefois.

    On cueille seulement ses tiges fleuries qu'on utilise pour soigner les troubles féminins, mais aussi pour fortifier l'appareil digestif. Infusez de 10 à 15 g par litre d'eau pendant 1/4 d'heure et buvez-en trois tasses par jour entre les repas.

    3. La joubarbe (Sempervivum tectorum)
    On l’appelle aussi Artichaut des murailles, Barbe de Jupiter, Herbe du tonnerre, ou encore Joubarbe des toits. Connue des Anciens sous le nom d’Aizôon, qui veut dire "toujours vivant", la Barbe de Jupiter est considérée comme une plante magique depuis l’Antiquité. La plante posséderait le pouvoir de détourner des maisons la colère du dieu de la foudre.

    C’est l’herbe du grand Jupiter, dont le domaine est les affections épidermiques : cors, dartres, gerçures, piqûres d'insectes que l'on guérit avec des cataplasmes de feuilles fraîches pliées.

    4. La sauge (Salvia officinalis - Salvia sclarea dite "la toute-bonne" - Salvia pratensis ou sauge des prés)
    Il existe plusieurs types de sauges et il est difficile de savoir à laquelle font référence les textes anciens. La réputation de cette plante date des Égyptiens. Les Grecs la trouvaient trop tonifiante, ce qui a fait interdire son emploi sur les stades (déjà le dopage !). Panacée durant l’époque médiévale (salvia vient de salvus = sain, ou salvare = sauver) sa réputation est alors sans égale ! On pensait notamment que les propriétés curatives de la sauge officinale (Salvia officinalis) permettaient de soigner presque toutes les maladies ou maux, voire permettre d’accéder à l’immortalité : "Pourquoi mourrait-il l'homme qui a sauge en son jardin ?"

    On la trouve à l’état sauvage, bien sûr, mais la sauge officinale est si facile à cultiver et si puissante qu'il ne faut pas hésiter à l'installer dans son jardin. C’est un irremplaçable tonique et stimulant. Elle est en outre un admirables digestif. Infuser 10 à 20 g par litre et prendre trois fois par jour... Ou ajoutée aux viandes - surtout le mouton - au gibier, à la volaille ou au poisson dont elle facilitent la digestion. Des préparations médicinales peuvent être préparées à partir de sa racine.

    Certaines espèces de sauges, en particulier Salvia divinorum (la "sauge divinatoire", connue localement sous des noms divers comme hojas de la pastora ou yerba de María), possèdent des effets hallucinogènes, et sont encore employées dans les rites chamaniques de certaines tribus d'Indiens d'Amérique ou comme psychotrope.

    Voir Rituel des feuilles de Sauge brûlées 

    Lien externe : La fumigation (Sain et naturel)

    Voir aussi en cuisine : Chia

    5. La grande marguerite (Chrysanthemum leucanthemum L)

    La gloire des champs de l'été peut, quant à elle, s'utiliser fraîche, le cœur broyé, sur les plaies qu'elle aide à cicatriser. Sèche et infusée 10 mn, une cuillerée à soupe de fleurs par tasse, elle soignera les conjonctivites.

    Voir plus bas "Les Asteraceae"

    6. Le lierre terrestre (Glechoma hederacea)
    Aussi appelé, Couronne de terre ou Courroie de saint Jean tant il rampe et s’allonge dans les bois et les haies pour porter ses délicates tiges à fleurs violettes vers la lumière.

    On ramasse la plante entière pour lutter, l'hiver venu, contre les troubles des bronches. Une cuillerée à dessert de la plante pulvérisée, dans une tasse, doit infuser 10 min et l'on en boit trois ou quatre tasses par jour entre les repas.

    Voir Lierre terrestre Glechoma hederacea

    7. L’achillée millefeuille (Achillea millefolium)
    On lui donne aussi les noms suivant, Herbe au charpentier, Herbe aux coupures, Herbe aux soldats ou Herbe des guerriers, on l'appelle aussi, "l'Herbe aux 7 guérisons". Également suspendue dans les maison le jour de la saint-Jean, cette plante est aussi utilisée pour la divination...

    Plante aux vertus cicatrisantes très prisée d'Achille et ses guerriers qui en extrayaient le suc frais pour guérir leurs blessures. En infusion de fleurs, 30 g par litre, trois tasses par jour, elle lutte contre les parasites intestinaux et redonne du tonus.

    Voir L’achillée millefeuille ([Books of] Dante)

     

    Ces sept espèces sont assez fréquentes en Europe et permettent de faire face aux petits maux de tous les jours, en complément de notre médecine moderne. On dit que leur potentiel augmente si elles sont récoltées le matin de la Saint–Jean à la rosée...

     

    Il faudra ajouter pour atteindre les vingt-sept herbes de la Saint-Jean, ces vingt autres herbes cousines estivales.

    L'armoise aurone ou aurone mâle (Artemisia abrotanum L.)

    Armoise (Artemisia sinensis), voir Cuisine asiatique

    L'arnica (Arnica montana)

    Voir Remèdes conseillés en revue

    Voir aussi L’arnica (Arnica montana) - [Books of] Dante

    La camomille matricaire (Matricaria recutita)

    Voir La matricaire (Matricaria recutita) - [Books of] Dante

    Le chiendent (Elymus repens)

    Voir Chiendent (Wikipédia)

    Vu dans Cellulite : exercices, massages, tisanes

    Et évoqué dans Avis à vous, les maigres

    Le chrysanthème des moissons (Glebionis segetum)

    Voir plus bas "Les Asteraceae"

    La tanaisie (Tanacetum vulgare)

    Les différentes dénominations de la tanaisie annuelle (tanaisie bleue, camomille bleue, camomille du Maroc, etc.) entretiennent le flou qui peut exister quant à son exacte et stricte identification. En réalité, la tanaisie annuelle a plus à voir avec la camomille allemande (Matricaria recutita) qu’avec la tanaisie vulgaire. ([Books of] Dante)

    Voir Camomille matricaire (les camomilles)

    Voir aussi plus bas "Les Asteraceae"

    La cuscute (Cuscuta europaea)

    La Cuscute d'Europe ou Grande Cuscute (Cuscuta europaea) est une espèce de plantes grimpantes parasites originaire d'Europe. Les derniers travaux phylogénétiques incorporent maintenant le genre Cuscuta dans les Convolvulacées. La cuscute est notamment parasite de la luzerne, de l'ortie dioïque. (Wikipédia)

    2-Herbes de la Saint-Jean

    Cuscuta europaea : glomérules sur une ortie

    La cuscute est une plante holoparasite (pas de chlorophylle), épiphyte *, sans feuilles, à tiges très déliées jaunâtres ou rougeâtres, grimpantes, qui s’accrochent, s’enroulent, sortent leurs vrilles ou leurs crampons et y enfoncent des suçoirs, pour se hisser au-dessus de leurs voisines. (Voir aussi jeantosti.com)

    * Voir aussi 9 Plantes épiphytes (Ooreka)

    La cuscute est donc une plante parasitaire mais aussi une plante médicinale aux vertus cholagogue (facilite l’évacuation de la bile) et laxative (constipations). Par voie externe elle traite efficacement plaies et abcès. (Compléments alimentaires)

    Le droséra (Drosera rotundifolia)

    Certaines espèces bénéficient d’une protection légale, soit parce qu'elles sont rares ou endémiques, c’est-à-dire qu’elles ne poussent que dans une zone géographique très restreinte, soit parce qu'elles poussent dans des milieux naturels rares ou menacés. C’est le cas par exemple des droséra dans les tourbières.

    L'épervière (Hieracium pilosella)

    Diurétique, l'épervière, ou piloselle épervière, favorise l’élimination du sel (chlorures) retenu dans les tissus.

    Le noyer - feuilles (Juglans regia)

    À noter, le noyer produit une molécule, la juglone, susceptible d’éliminer les plantes qui poussent à ses pieds ou de réduire la densité de la végétation qui pousse à ses pieds...

    Voir Une infusion de feuilles de noyer

    Et plus bas "... on fabrique son vin aux noix vertes"

    La grande fougère ou fougère aigle (Pteridium aquilinum)

    Thèmes approchants, voir

    Sirop de capillaire (soin)

    Têtes de violon (recette de cuisine)

    L’immortelle, Hélichryse italienne (Helichrysum italicum)

    L’immortelle de Corse se nomme Murza. Elle aime les terrains drainés riches en silice. Ce chémotype est différent des autres hélichryses que l’on trouve autour de la méditerranée. La cueillette a lieu en juin dans une vallée chargée d’histoire l’Ortolo proche de Sartène. C’est sous un beau soleil d’été que les cueilleurs taillent respectueusement à l’aide d’une serpette, les sommités fleuries "jaunes soleil" tant attendues. Ses fleurs sont groupées en capitules, et dégagent un parfum divin, doux, très loin de l'odeur de curry décrite souvent dans les livres. L’immortelle de Corse type Balagne, est issue d’une famille botanique ayant évolué dans les conditions particulières de l’Île de Beauté depuis des milliers d’années. L’union du soleil, de la Terre mère et de l’air chargé d’iode, lui donne des propriétés thérapeutiques et olfactives uniques. L’arôme subtil, ainsi que sa couleur jaune "or" de l’huile essentielle obtenue après la distillation nous émerveille. Pour nous, visiteurs d’un jour, que de beauté révélée ! Des moments *magiques* où le soleil, la terre, l’eau, le monde végétal et minéral s’unissent au cœur de l’homme pour ne faire qu’un. (Sophie Mastrantuono)

    Voir aussi Fiche pratique - Puressence

    et [https://www.facebook.com/Vitalbacorse/posts/2569414503092543]

    Voir encore Immortelle (huile essentielle, jpg)

    Le lycopode (officinal, en massue, Lycopodium clavatum. L.)

    Voir Lycopode (Cazin 1868) - PlantUse Français [archive]

    Adresse d'une photo [https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Lycopodium_clavatum_clavatum1.jpg]

    La menthe pouliot (Mentha pulegium)

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    Le pissenlit (Taraxacum officinalis)

    Voir Taraxa... quoi ?

    Voir aussi Le pissenlit (Taraxacum officinale) - [Books of] Dante

    Et plus bas "Les Asteraceae"

    Le souci (Calendula officinalis)

    Voir Le souci des jardins (Calendula officinalis) - [Books of] Dante

    Voir aussi plus bas "Les Asteraceae"

    Le sureau noir (Sambucus nigra)

    Voir Baies rouges noires 5. (pdf)

    Vu dans Grippe... rhumes, virus et Cie

    Et évoqué dans Glaires Mucus Sécrétions

    Voir aussi Cuisine : Fleurs de Sureau noir

    Le thym (Thymus vulgaris)

    Voir Origan, Serpolet, Thym (pdf)

    La verveine (Verbena offinalis)

    Voir Les verveines

     

    Les ateliers de l'Enchanteur (22 juin 2019)

     

    Autour de la Saint-Jean, on fabrique son vin aux noix vertes

    2-Herbes de la Saint-Jean

    Dans la tradition, on employait les noix vertes de l'arbre appelé "noyer royal" (Juglans regia) - car elles avaient des propriétés spécifiques à ce stade de maturité qui disparaissaient quand elles étaient mûres.

    Il semble que ce soient les constituants du brou de noix qui soient actifs : beaucoup d'antioxydants et de polyphénols y sont présents.

    Certains laissaient simplement macérer quelques noix vertes broyées dans une eau de vie locale et en faisaient un schnaps de noix.

    Mais ce qui a emporté l’adhésion du plus grand nombre c’est le Vin... !

    Servi en apéritif ou en vin médicinal, il a la faculté d’ouvrir l’appétit tout en favorisant la digestion : un vin médicinal qui s’apprécie en petites doses (genre verre à digestif)

    Il existait un élixir de jouvence aux noix vertes qui était tonique et combattait la fatigue.

    Il est astringent et riche en sels minéraux reconstituants et précieux (magnésium, calcium, potassium, sélénium...).

    Il purifie le sang et a une action dépurative sur la peau qui s’éclaircit.

    Peut-être est-ce dû aussi à ses qualités anti-parasitaires puissantes : il n’est pas rare après une petite cure de vin aux noix vertes, que bon nombre de parasites internes soient expulsés en quantité... je vous passe les détails !

    Certains paysans m’ont dit que le vin aux noix avait la capacité d’aider au lâcher-prise...

    La recette pour 3 litres

    • 24 noix vertes soit qu’on coupe en quatre (le brou de noix tache les doigts) soit qu’on casse d’un coup sec (comme l’ail) avec une pierre ou une petite massue en bois.
    • 2,5 l de vin rouge bio un peu titré en alcool (13% vol.)
    • 650 ml d’une eau de vie de fruits à pépins, une gnôle locale ou à la rigueur un alcool de fruits (env. 40-45% vol.)
    • 700g de sucre bio blond
    • 4-5 clous de girofle
    • 2-3 bâtons de cannelle ou 3 c. à c. de cannelle bio moulue.
    • 1 c. à c. d’épices à pain d’épices.
    • On bouche, on met la préparation au frais, à la cave et on oublie !
    • Les puristes attendent la prochaine Pâques pour sortir le vin ! Sinon dans deux mois il sera déjà très goûteux.
    • Mais déjà, sur une quinzaine de jours, il aura le temps d’imprimer sa trace et de vous faire sentir ses bienfaits.

    Une préparation précieuse issue du mois de juin, le mois du solstice d’été...

    À déguster quand le soleil viendra à manquer.

    La Nature by Michel Rostalski (26 juin 2019)

    Voir aussi Superaliment !

     

    Les Asteraceae

    Une famille incontournable, les Asteraceae, la famille la plus riche en espèces au monde, de toutes les plantes à fleurs (plus de 22 000 espèces).

    [...] la pâquerette... En fait c’est plus d’une centaine de fleurs. Chez toutes les Asteraceae, ce que vous voyez c’est une inflorescence très compacte qui porte un nom, le capitule. Le capitule de la pâquerette et d’un certain nombre d’autres Asteraceae a pour particularité d’avoir deux types de fleurs. Vous avez des fleurs au centre qu’on appelle des fleurs tubulées et des fleurs tout autour qui sont ligulées (fleurs en languette).

    Vous connaissez déjà plein de capitules exactement de ce type, par exemple le tournesol ou la marguerite. Mais il existe aussi d’autre types de capitules, par exemple des capitules formés uniquement de fleurs ligulées, c’est le cas du pissenlit, ou encore des capitules formés uniquement de fleurs tubulées, c’est un petit peu moins courant mais ça existe quand même.

    On mange beaucoup d’Asteraceae : la laitue, lartichaut, par exemple, sont deux exemples d’Asteraceae.

    Précautions générales

    Les personnes allergiques aux plantes de la famille des composées (Astéracées) comme camomille romaine, matricaire, grande camomille mais aussi marguerite, échinacée, pissenlit, etc., devraient éviter celles-ci.

    L'huile essentielle de camomille en diffusion est à utiliser de préférence mélangée à d'autres huiles essentielles ou diffusion faible.

    Vu dans Lexique "phyto-médical"

     

    Biblio de [Books of] Dante

     

     

     

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