• 2-Herbes de la Saint-Jean

    Page mise à jour en mai 2020

    Les Herbes de la Saint-Jean

    Ces nombreuses "herbes guérisseuses", cueillies au petit matin après la fête de Saint-Jean d’été, ont été utilisées depuis longtemps pour soigner, car elles possèdent de nombreuses propriétés thérapeutiques reconnues aujourd’hui.

    2-Herbes de la Saint-Jean

    « Avant la Saint Jean, pluie bénite, après la Saint Jean, pluie maudite. »

    Enquête : les herbes de la Saint-Jean ([Books of] Dante) [archive] - Extrait :

    Ce qu’elles possèdent en commun, c’est d’avoir été attribuées à Saint-Jean Baptiste, dont la fête se situe le 24 juin, c’est-à-dire peu ou prou à proximité temporelle du solstice d’été. Chez nombre de plantes listées ici-même, l’apogée de la floraison se situe justement à cette période. Le solstice d’été est également nommé porte solsticiale descendante, puisque c’est à ce moment de l’année que s’amorce la descente vers l’obscurité ; le solstice marquant, quant à lui, l’apogée de la course du soleil qui est alors à son zénith. Ainsi donc a-t-on fait de cette date (liée à la Saint-Jean) la fête du soleil. Ces plantes représentent donc l’ « énergie solaire condensée et manifestée […]. Elles captent les forces ignées de la terre et reçoivent l’énergie solaire. Elles accumulent cette puissance. D’où leurs propriétés guérisseuses ou vénéneuses » (Dictionnaire des symboles, Jean Chevalier & Alain Gheerbrant, p. 764)

    Le solstice d'été est fêté depuis longtemps. L'origine de cet événement est lié au culte du soleil. Au solstice d’été, le 21 juin, le soleil atteint le point le plus septentrional le long de l’horizon et part pour un long voyage vers le sud jusqu’au solstice d’hiver à la mi-décembre. C’est le jour le plus long de l’année et l’événement est fêté par tous, en allumant des feux de joie purificateurs et régénérateurs .

    Les feux de solstices étaient à l'origine des fêtes païennes. On allumait des feux de joie pour célébrer le soleil au sommet de sa puissance. Les feux donnaient aussi d’une manière rituelle de la force au soleil pour faire mûrir les fruits, les grains et protégeaient les hommes et le bétail des maladies.

    L'Église catholique a ensuite christianisé la pratique païenne, selon sa politique traditionnelle. La fête de la Saint-Jean d'été, traditionnellement accompagnée de grands feux de joie, est la fête de Jean le Baptiste, le 24 juin. Les feux de la Saint-Jean, repris par les Chrétiens, auraient été copiés sur les rites celtes et germaniques de bénédiction des moissons.

    Elle est proche du solstice d'été dans l'hémisphère nord, qui a lieu le plus fréquemment le 21 juin.

    Le bûcher de la Saint-Jean d'été ne consiste pas en un amas de branchages auquel on met le feu, mais en une construction savante où les morceaux de bois sont empilés les uns sur les autres pour former une pyramide tronquée. L'absence de pointe signifie bien que l'être s'arrête en chemin sur la voie vers le sommet. Les différents niveaux de la pyramide représentent autant d'états intermédiaires consumés l'un après l'autre avant d'atteindre l'état proprement humain.

    L'usage de chanter et danser en cercle autour du feu symbolise le mouvement de la “roue cosmique”. Sauter en couple par-dessus les flammes ne constitue qu'une façon imagée de rejoindre le “Milieu” et l'état d'être centré en lui-même et véritablement humain.

    C’est aussi le temps du ramassage des herbes médicinales couvertes de rosée, juste avant le lever du soleil, moment de l’année où leurs vertus sont à leur à leur apogée.
    Ainsi, au petit matin après la fête des feux, il était de tradition d'aller à la cueillette des « herbes de la Saint-Jean », toutes montées en bouquets, croix ou couronnes et mises au fronton des portes afin de porter bonheur : c'est le ramellet de la bonaventura en Catalogne.

     

    Les plantes majeures de la Saint-Jean d’été

    Pour certaines traditions, il y a 4 plantes sacrées : Bouillon blanc, Bourrache (ci-dessous), Joubarbe et Millepertuis (plus bas, respectivement 3. et 6.)

    Le Bouillon blanc (Cierge de Marie) peut être confondu avec la Bardane du moins quand la plante est jeune. Les jeunes feuilles de Bouillon blanc sont douces au toucher, au contraire de celles de la Bardane.

    Bardane Bouillon-blanc

    Bouillon blanc (Verbascum thapsus)

    Vu dans Bardane

     

    La Bourrache attire un grand nombre d’insectes pollinisateurs et dont les feuilles et les fleurs sont comestibles. L’été, il est possible d'ajouter ses jolies fleurs bleues dans les salades (avec d’autres) pour leur donner une couleur agréable qui procure l’envie…

    2-Consoude

    Planche botanique Bourrache (officinale) Borago officinalis

    Voir Manger la bourrache (Rustica)

    Vu dans Consoude

    Pour d’autres il y en a 7

     

    1. L’achillée millefeuille (Achillea millefolium)

    On lui donne aussi les noms d'Herbe au charpentier, Herbe aux coupures, Herbe aux soldats ou Herbe des guerriers, on l'appelle aussi, "l'Herbe aux 7 guérisons".

    Également suspendue dans les maison le jour de la Saint-Jean, cette plante est aussi utilisée pour la divination...

    Plante aux vertus cicatrisantes très prisée d'Achille et ses guerriers qui en extrayaient le suc frais pour guérir leurs blessures. En infusion de fleurs, 30 g par litre, trois tasses par jour, elle lutte contre les parasites intestinaux et redonne du tonus.

    Voir Les Achillées (Yantra) 

    Voir aussi

    L'Achillée millefeuille (Althéa Provence) avec vidéo

    L’achillée millefeuille ([Books of] Dante)

    Achillée Millefeuille (Passeport-santé)

     

    2. L’armoise (Artemisia vulgaris, Artemisia sinensis)

    De l’armoise, « on croyait que la plante avait toute sa vertu au solstice d’été […]. On attribuait surtout de grandes vertus antiépileptiques aux fragments de vielles racines noircis […] que l’on cherchait sous les souches d’armoise à la veille de la Saint-Jean » (Dictionnaire des plantes médicinales et vénéneuses de France, Paul-Victor Fournier, p. 105). Rappelons au passage que Jean le Baptiste était patron des épileptiques. [Books of] Dante

    Aussi appelée, Artémise, Herbe aux cent goûts, Herbe de feu, Herbe royale, Ceinture de Saint-Jean.

    La plante (placée sous l’égide d’Artémis, déesse protectrice des femmes) est considérée comme le grand remède gynécologique d’autrefois.

    On cueille seulement ses tiges fleuries qu'on utilise pour soigner les troubles féminins, mais aussi pour fortifier l'appareil digestif. Infusez de 10 à 15 g par litre d'eau pendant 1/4 d'heure et buvez-en trois tasses par jour entre les repas.

    Voir

    Armoise Commune (Artemisia vulgaris) Vent Marin

    L’armoise (Artemisia vulgaris) [Books of] Dante "... une absinthe qui rend fou, une armoise qui fait avorter, et maintenant une armoise annuelle qui s’avère plus efficace face au paludisme que cette chloroquine qu’on a récemment ressortie des tiroirs pour une tout autre raison ! ..." (mai 2020)

     

    3. La joubarbe (Sempervivum tectorum)

    On l’appelle aussi Artichaut des murailles, Barbe de Jupiter, Herbe du tonnerre, ou encore Joubarbe des toits.

    Plante succulente, la joubarbe est indissociable des toits sur lesquels elle pousse. Elle porte même cette caractéristique dans son nom latin, tectorum provenant de tectum, "toit". On la trouve sur les toits donc, de chaume de préférence, ainsi que sur un ensemble de substrats inhabituels tels que vieux murs et murailles, ruines et rochers, pelouses rocailleuses.

    Connue des Anciens sous le nom d’Aizôon, qui veut dire "toujours vivant", la Barbe de Jupiter est considérée comme une plante magique depuis l’Antiquité, mais il faut savoir que, malgré son ancien nom, elle meurt après sa floraison. La plante posséderait le pouvoir de détourner des maisons la colère du dieu de la foudre.

    De nombreuses vertus d'où se dégage néanmoins une tendance : la joubarbe agit sur bon nombre d’états inflammatoires. Mais là où elle excelle, c’est sur l’interface cutanée. On peut dire qu’elle est un topique 1 à large spectre 2.

    C’est l’herbe du grand Jupiter, dont le domaine est les affections épidermiques : plaies (enflammée, gangreneuse...), furoncle, brûlures (1er et 2ème degré), ulcères, cors, verrues, dartres, eczéma, gerçures (sein...), piqûres d'insectes, saignement de nez, prurit génital... que l'on guérit avec des cataplasmes de feuilles fraîches pilées.

    Notes

    1 Un médicament topique (ou à usage topique) est un médicament à usage local, dont le principe actif n'a pas vocation à passer dans le système circulatoire.

    2 Agit sur un grand nombre d'affections cutanées.

    Emploi : Infusion - Décoction - Macération acétique - Cataplasme, pommade - Fraîche étendue d’eau ou mêlée à de l’huile.

    Un extrait de joubarbe est utilisé par les homéopathes contre les plaies, l’herpès, diverses éruptions, les douleurs du cancer, les hémorroïdes et les vers.

    Les feuilles fraîches de la joubarbe sont comestibles, bien qu'il ait été remarqué qu’elle pouvait parfois provoquer des vomissements.

    Voir La joubarbe des toits ([Books of] Dante) [archive]

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    4. Le lierre terrestre (Glechoma hederacea)

    Aussi appelé, Couronne de terre ou Courroie de saint Jean tant il rampe et s’allonge dans les bois et les haies pour porter ses délicates tiges à fleurs violettes vers la lumière.

    On ramasse la plante entière pour lutter, l'hiver venu, contre les troubles des bronches. Une cuillerée à dessert de la plante pulvérisée, dans une tasse, doit infuser 10 minutes et l'on en boit trois ou quatre tasses par jour entre les repas.

    Voir Lierre terrestre Glechoma hederacea

     

    5. La grande marguerite (Chrysanthemum leucanthemum L)

    La gloire des champs de l'été peut s'utiliser fraîche, le cœur broyé, sur les plaies qu'elle aide à cicatriser.

    Sèche et infusée 10 minutes, une c. à s. de fleurs par tasse, elle soigne les conjonctivites.

    Voir Marguerite Sauvage (Leucanthemum vulgare) Vent-marin

    Et plus bas Les Asteraceae

     

    6. Le millepertuis (Hypericum perforatum)

    « Le millepertuis, que les Anciens considéraient comme une plante douée du pouvoir de chasser les démons, s’appelle aussi chasse-diable, herbe de la Saint-Jean [NDLR [Books of] Dante : depuis au moins le XIVe siècle], et la tradition veut d’ailleurs que la cueillette s’effectue le 24 juin à midi » (La pharmacie du bon dieu, Fabrice Bardeau, p. 182-183) [Books of] Dante

    Selon les régions, on l’appelle, Herbe aux mille trous, Herbe percée, Herbe aux piqûres, Chasse-diable, Yèbe d’ôr (wallon) ou Herbe de saint Jean. Ce dernier nom n’apparaît que vers le XIVe siècle. Cette fleur dorée en forme d'étoile était la première de toutes les herbes à ramasser la veille de la Saint-Jean.

    Appelée la "plante bénite" au pays de Galles, elle était renommée dans le pays celtique pour son pouvoir d'apporter la paix et la prospérité dans la maison, la santé aux animaux, et une récolte abondante.

    Le millepertuis sera l’objet, pendant tout le Moyen Âge, de nombreuses superstitions issues de la civilisation celtique : son surnom de "chasse-diable" en témoigne ; on pensait en effet que la plante avait le pouvoir d’éloigner les mauvais esprits.

    En Écosse, on la jetait dans les feux de joie du solstice d'été, et on la mettait sur les portes des maisons et des bâtiments de ferme pour se protéger. Les hommes et les femmes en portaient sous leurs chemises à la veille du solstice, pour éloigner les mauvais esprits.

    C’est l'herbe aux brûlures, dont on cueille les fleurs d'or sur les bords des chemins et dans les prés ensoleillés. On en remplit un bocal de verre blanc, on les recouvre d'huile d'olive et on expose au grand soleil pendant trois semaines. Après filtrage, on obtient une huile d'un beau rouge que l'on garde bien bouchée. Voilà de quoi soulager et soigner les brûlures, en onction, et calmer les douleurs rhumatismales en friction.

    Voir L’huile « rouge »

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    7. La sauge (Salvia)

    « La sauge était considérée comme une plante sacrée par les Grecs, et il était d’usage d’en offrir aux dieux afin de les disposer favorablement à l’égard des sollicitations » (La pharmacie du bon dieu, Fabrice Bardeau, p. 261). Mais il est possible de penser que le rituel de la fête du soleil recherchait les mêmes effets en vertu des différentes autres plantes que l’on jetait dans le foyer. Cela s’illustre à travers l’emploi que l’on peut faire encore aujourd’hui de l’oliban et du tabac, entre autres pourvoyeurs de prières. [Books of] Dante

    Salvia officinalis - Salvia sclarea, sauge sclarée dite "la toute-bonne" - Salvia pratensis ou sauge des prés... Il existe plusieurs types de sauges et il est difficile de savoir à laquelle font référence les textes anciens.

    Sauge des prés Salvia pratensis Michel Barbet

    La sauge des prés Salvia pratensis

    La réputation de cette plante date des Égyptiens. Les Grecs la trouvaient trop tonifiante, ce qui a fait interdire son emploi sur les stades (déjà le dopage !). Panacée durant l’époque médiévale (salvia vient de salvus = sain, ou salvare = sauver) sa réputation est alors sans égale.

    On pensait notamment que les propriétés curatives de la sauge officinale (Salvia officinalis) permettaient de soigner presque toutes les maladies ou maux, voire permettre d’accéder à l’immortalité : "Pourquoi mourrait-il l'homme qui a sauge en son jardin ?"

    On la trouve à l’état sauvage, bien sûr, mais la sauge officinale est si facile à cultiver et si puissante qu'il ne faut pas hésiter à l'installer dans son jardin. C’est un irremplaçable tonique et stimulant. Elle est en outre un admirables digestif. Infuser 10 à 20 g par litre et prendre trois fois par jour... Ou ajoutée aux viandes - surtout le mouton - au gibier, à la volaille ou au poisson dont elle facilitent la digestion. Des préparations médicinales peuvent être préparées à partir de sa racine.

    Certaines espèces de sauges, en particulier Salvia divinorum (la "sauge divinatoire", connue localement sous des noms divers comme hojas de la pastora ou yerba de María), possèdent des effets hallucinogènes, et sont encore employées dans les rites chamaniques de certaines tribus d'Indiens d'Amérique ou comme psychotrope.

    Voir Rituel des feuilles de Sauge brûléesLa fumigation (Sain et naturel)

    Voir aussi en cuisine : Chia

    Documents de [Books of] Dante : La sauge officinale - La sauge sclarée

     

    Ces sept espèces sont assez fréquentes en Europe et permettent de faire face aux petits maux de tous les jours, en complément de notre médecine moderne. On dit que leur potentiel augmente si elles sont récoltées le matin de la Saint–Jean à la rosée...

    Il n’y a aucun intérêt de les collecter toutes en grandes quantités, mais les sept énumérées ci-dessus permettent de faire face aux petits maux de tous les jours. Ces plantes entrent désormais dans la pharmacopée reconnue.

    Pour le rituel de la cueillette, il faudra avoir les pieds nus et avancer dans la rosée, en marchant à reculons pour que la main ne cueille pas plus que la poignée nécessaire. Pour les cueillir, il vous faudra avoir le cœur aussi frais et léger que vos mains, le ventre vide après la folle nuit, et s'accrocher un grand panier au bras ...

    Un sécateur est aussi d'une grande utilité : il facilite la tâche et permet de ne prendre que ce qu'il faut de la plante, sans la détériorer.

    C'est qu'au matin de la Saint-Jean, les forces de la terre sont à leur apogée... et les plantes, discrètes machines à capter l'énergie, puisent alors le maximum de ce qui s'offre à leurs racines. Toute la matinée, elles sont un concentré de ces forces qui retournent à la terre dès midi.

    Les floraisons de l'été gagnent donc à être cueillies ce jour-là. Aucune obligation de les collecter, ni en variétés ni en quantités. Mais les sept énumérées ci-dessous (+ voir illustration plus haut) permettent de faire face aux petits maux de tous les jours.

    Si vous voulez atteindre les vingt-sept herbes de la Saint-Jean, vous pouvez ajouter ces vingt autres herbes "cousines estivales".

     

    L'armoise aurone ou aurone mâle (Artemisia abrotanum L.)

    Armoise (Artemisia sinensis), voir Cuisine asiatique

    L'arnica (Arnica montana)

    Voir Remèdes conseillés en revue

    Voir aussi L’arnica (Arnica montana) - [Books of] Dante

    La camomille matricaire (Matricaria recutita)

    Voir La matricaire (Matricaria recutita) - [Books of] Dante

    Le chiendent (Elymus repens)

    Voir Chiendent (Wikipédia)

    Vu dans Cellulite : exercices, massages, tisanes

    Et évoqué dans Avis à vous, les maigres

    Le chrysanthème des moissons (Glebionis segetum)

    Voir Chrysanthème des moissons (Chrysanthemum Segetum) Vent-marin

    Aussi Chrysanthème des prés (Tanacetum Vulgare) Vent-marin

    Voir plus bas "Les Asteraceae"

    La cuscute (Cuscuta europaea)

    La Cuscute d'Europe ou Grande Cuscute (Cuscuta europaea) est une espèce de plantes grimpantes parasites originaire d'Europe. Les derniers travaux phylogénétiques incorporent maintenant le genre Cuscuta dans les Convolvulacées. La cuscute est notamment parasite de la luzerne, de l'ortie dioïque. (Wikipédia)

    2-Herbes de la Saint-Jean

    Cuscuta europaea : glomérules sur une ortie

    La cuscute est une plante holoparasite (pas de chlorophylle), épiphyte *, sans feuilles, à tiges très déliées jaunâtres ou rougeâtres, grimpantes, qui s’accrochent, s’enroulent, sortent leurs vrilles ou leurs crampons et y enfoncent des suçoirs, pour se hisser au-dessus de leurs voisines. (Voir aussi jeantosti.com)

    * [archive] - Voir aussi 9 Plantes épiphytes (Ooreka)

    La cuscute est donc une plante parasitaire mais aussi une plante médicinale aux vertus cholagogue (facilite l’évacuation de la bile) et laxative (constipations).
    Par voie externe elle traite efficacement plaies et abcès. (Compléments alimentaires)

    Le droséra (Drosera rotundifolia)

    Certaines espèces bénéficient d’une protection légale, soit parce qu'elles sont rares ou endémiques, c’est-à-dire qu’elles ne poussent que dans une zone géographique très restreinte, soit parce qu'elles poussent dans des milieux naturels rares ou menacés. C’est le cas par exemple des droséra dans les tourbières.

    La grande fougère ou fougère aigle (Pteridium aquilinum)

    Thèmes approchants, voir

    Sirop de capillaire (soin)

    Têtes de violon (recette de cuisine)

    L'hysope (Hyssopus)

    Herbe aromatique, l'hysope appartient à la famille des Lamiacées au même titre que Marjolaine, Mélisse, Menthe, Origan, Sarriette, Sauge, Thym, Basilic...

    En cuisine, l’hysope, réputée comme aromate, fait partie de la muria des Romains, mélange de persil, de safran, d’aneth, de gingembre, de livèche, de poivre et de sel.

    D’un parfum agréable dès lorsqu’on froisse doucement leurs feuilles entre les doigts, les hysopes évoquent un parfum mielleux mêlé de poivre, particulièrement prononcé en fin de journée. Leur saveur sèche, aride, chaude, amère et piquante rappelle quelque peu les sols dont s’entichent ces plantes.

    Connues pour l’essence aromatique qu’elles recèlent, il est bon de ne pas omettre que ces plantes, outre cette petite fraction aromatique (0,3 à 1 % maximum), sont constituées de bien d’autres composants : du tanin (5 %, voire davantage), de la gomme, de la résine, de la choline (2 %), un principe amer que nous avons déjà abordé avec le marrube et la ballote, la marrubiine, un rhamno-glucoside du nom d’hyssopine, de l’acide malique, des composés phénoliques, des flavonoïdes, une saponine, des sels minéraux (soufre, potassium, silice).

    Concernant les huiles essentielles d’hysopes [il existe une] immense disparité de l’une à l’autre... ([Books of] Dante)

    L’huile essentielle d'Hysope est interdite en vente libre car elle est neurotoxique et abortive. Épileptisante à forte dose, l'essence de Romarin rend les animaux craintifs. Les huiles essentielles de Sauge, d'Hysope (épileptisantes également) rendent les animaux agressifs. 

    L’immortelle, hélichryse italienne (Helichrysum italicum)

    L’immortelle de Corse se nomme Murza. Elle aime les terrains drainés riches en silice. Ce chémotype est différent des autres hélichryses que l’on trouve autour de la méditerranée.

    La cueillette a lieu en juin dans une vallée chargée d’histoire l’Ortolo proche de Sartène. C’est sous un beau soleil d’été que les cueilleurs taillent respectueusement à l’aide d’une serpette, les sommités fleuries "jaunes soleil" tant attendues. Ses fleurs sont groupées en capitules, et dégagent un parfum divin, doux, très loin de l'odeur de curry décrite souvent dans les livres.

    L’immortelle de Corse type Balagne, est issue d’une famille botanique ayant évolué dans les conditions particulières de l’Île de Beauté depuis des milliers d’années. L’union du soleil, de la Terre mère et de l’air chargé d’iode, lui donne des propriétés thérapeutiques et olfactives uniques. L’arôme subtil, ainsi que sa couleur jaune "or" de l’huile essentielle obtenue après la distillation nous émerveille. Pour nous, visiteurs d’un jour, que de beauté révélée ! Des moments *magiques* où le soleil, la terre, l’eau, le monde végétal et minéral s’unissent au cœur de l’homme pour ne faire qu’un. (Sophie Mastrantuono)

    Voir aussi Fiche pratique (Puressence)

    et [https://www.facebook.com/Vitalbacorse/posts/2569414503092543]

    Voir encore Immortelle (huile essentielle, jpg)

    Le lycopode (officinal, en massue, Lycopodium clavatum. L.)

    Voir Lycopode (Cazin 1868) - PlantUse Français [archive]

    Adresse d'une photo [https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Lycopodium_clavatum_clavatum1.jpg]

    La menthe pouliot (Mentha pulegium)

    2-Herbes de la Saint-Jean

    Attention, il existe plus de 1200 variétés de menthe !

    La menthe pouliot tire son nom du latin pulex qui fait référence à son action contre les puces.

    Plante vivace dotée d'une tige de 50 à 60 cm de hauteur avec des feuilles dentées ovales, terminées en pointe. Floraison de juin à septembre, ses fleurs roses sont disposées en épi à l'extrémité de la tige. (Vent-marin)

    Elle est utilisée pour repousser les puces mais aussi comme plante médicinale notamment pour ses vertus digestives. Elle est cependant toxique à hautes doses. À consommer avec une grande vigilance ! (Ooreka)

    Voir aussi Le pouliot, la reine des menthes ([Books of] Dante)

     

    Le myrte (Myrtus communis)

    Ce sont les rameaux feuillés du myrte que l’on distille. [...] On dit que le myrte vert se distingue du myrte rouge par la couleur de son huile essentielle, ce qui n'est pas tout-à-fait vrai, ces deux huiles essentielles sont de couleur quasi semblable. Il ne faut donc pas s’attendre à ce que l’huile essentielle de myrte vert soit franchement verte, et l’autre rouge.

    Myrte

    Deux noms latins identiquesdeux chémotypes distincts

    Ces deux myrtes ne sont pas des espèces botaniques distinctes. La seule chose qui les distingue nettement, c’est la forte concentration d’acétate de myrtényle que contient le myrte rouge par rapport au vert (oxydes terpéniques - 1,8 cinéole - pour le myrte vert à cinéole). Comme on le rencontre fréquemment, en ce qui concerne le thym vulgaire et le romarin officinal, nous avons ici affaire à deux chémotypes issus de la même plante. C’est le "terroir" dans lequel pousse le myrte qui détermine cette composition biochimique (myrte vert : France, Corse ; myrte rouge : Tunisie, Maroc)

    À ne pas confondre avec le Myrte Citronné dont le nom latin n’a strictement aucune ressemblance : Backhousia citriodora F. Muell.

    Myrte HE et hydrolat recettes (Essences Naturelles Corses)

    L'huile essentielle de myrte est à diffuser modérément et si possible en mélange.

    Voir (et sources)

    2 noms latins identiques, 2 Chémotypes distincts (Aromathérapie)
    [archive sans photo]

    Le myrte, huile essentielle : description et composition ([Books of] Dante)

    Le noyer - feuilles (Juglans regia)

    À noter, le noyer produit une molécule, la juglone, susceptible d’éliminer les plantes ou de réduire la densité de la végétation qui pousse à ses pieds...

    Voir Une infusion de feuilles de noyer

    Et plus bas "... on fabrique son vin aux noix vertes"

    Le pissenlit (Taraxacum officinalis)

    Voir Taraxa... quoi ?

    Et plus bas "Les Asteraceae"

     

    La reine des prés (Filipendula ulmaria)

    La reine des prés appartient à la famille des Rosacées.

    Elle est vivace et se propage par l’intermédiaire d’un rhizome rouge-rosâtre. Elle est constituée de tiges raides et dressées qui lui permettent d’atteindre une hauteur maximale de 2 m. Elle possède des feuilles composées qui comptent de 2 à 9 paires de folioles dentées.

    Les fleurs s’organisent en corymbes mousseux de couleur crème. Elles ont généralement 5 pétales (parfois 6) et mesurent entre 4 et 8 mm de diamètre. Les boutons floraux non éclos sont vert pâle. La floraison se déroule de juin en août.

    reine_des_prés_graines

    Un autre nom de la Reine des prés, Spirée, est en relation avec les fruits que donnent les fleurs, composés de 5 à 9 carpelles spiralés.

    La reine des prés pousse en colonies fréquentes jusqu’à 1 800 m d’altitude : prairies humides, bordures de ruisseaux, berges fertiles…  ([Books of] Dante)

    S’il est vrai que les fleurs sont plus particulièrement employées, les racines et les feuilles présentent aussi des vertus médicinales.

    Bien que bardée de qualités thérapeutiques indéniables, la reine des prés ne s’adresse pas aux personnes hypersensibles aux salicylates. Enfin, chaque médaille ayant son revers, on se gardera de faire de la reine des prés un usage intensif, puisqu’elle est susceptible de provoquer des troubles cardiaques et de l’hématurie (présence de sang dans les urines).

    Voir La reine des prés en phytothérapie ([Books of] Dante)

    Au milieu du XIXe siècle, un empirique (l’abbé Obriot de Trémilly en Haute-Marne) met en évidence les propriétés antirhumatismales et diurétiques de la reine des prés... (lire l'intéresssante suite de [Books of] Dante !)

    Ce que Jean-Marie Pelt pense de tout cela :

    « L’invasion d’un pré par la spirée signifie que celui-ci devient marécageux et peu propice au pâturage. La spirée signe ainsi à sa manière son aptitude à vivre […] les pieds mouillés ; dès lors, comment s’étonner, toujours selon l’énigmatique Théorie des Signatures, qu’elle contienne un corps apparenté à l’acide salicylique ? Ce que confirmèrent ses propriétés antirhumatismales, précisément celles qu’on avait de tout temps attribuées au saule » (Jean-Marie Pelt, Les nouveaux remèdes naturels, p. 17)

    Les fleurs de reine des prés procurent une saveur d’amande à l’hydromel. Mêlées à du vin blanc doux, elles le transforment en « muscat ». Elles sont aussi utilisées pour parfumer confitures, compotes et liqueurs. Enfin, l’huile essentielle extraite des boutons floraux fut autrefois employée en parfumerie. ([Books of] Dante)

    Voir aussi Filipendula ulmaria (Wikipédia)

    Et encore La reine des prés (Passeport-santé) - Reine-des-prés (Doctissimo)

    Le sureau noir (Sambucus nigra)

    Voir Baies rouges noires 5. (pdf)

    Vu dans Grippe... rhumes, virus et Cie - Évoqué dans Glaires Mucus Sécrétions

    Voir aussi Cuisine : Fleurs de Sureau noir

    Lien externe Le sureau [Books of] Dante [archive]

    La tanaisie (Tanacetum vulgare)

    Les différentes dénominations de la tanaisie annuelle (tanaisie bleue, camomille bleue, camomille du Maroc, etc.) entretiennent le flou qui peut exister quant à son exacte et stricte identification. En réalité, la tanaisie annuelle a plus à voir avec la camomille allemande (Matricaria recutita) qu’avec la tanaisie vulgaire. ([Books of] Dante)

    Voir Camomille matricaire (les camomilles)

    Voir aussi plus bas "Les Asteraceae"

    Le thym (Thymus vulgaris)

    Voir Origan, Serpolet, Thym (pdf) - Voir aussi Les thyms

    La verveine (Verbena offinalis)

    Voir Les verveines

     

    Il est mille autres herbes de la Saint-Jean car chaque contrée a ses préférences, ses plantes compagnes, son savoir. Les herbes de la St Jean sont des Simples, c’est-à-dire des plantes médicinales. En voici d'autres, sachant que mon choix a été difficile et reste arbitraire et que ces plantes ne sont pas plus nulles que les précédentes !

    Angélique Angelica archangelica

    Arnica Arnica montana

    Aubépine Crataegus

    Capucine Tropaeolum

    Chélidoine Chelidonium majus

    Épervière Hieracium pilosella 1

    Gentiane Gentiana lutea

    Lavande Lavandula

    Marjolaine Origanum majorana

    Mauve Malva sylvestris

    Mélisse Melissa officinalis

    Pimprenelle Sanguisorba officinalis

    Plantain Plantago

    Romarin Rosmarinus officinalis

    Serpolet Thymus serpyllum

    Souci des jardins Calendula officinalis 1

     

    1 Note : Voir plus bas "Les Asteraceae"

     

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    Sources

    Les ateliers de l'Enchanteur

    asso. Cueillir

    Vent-marin

    Voir aussi Le Monde des Plantes

     

    Autour de la Saint-Jean, on fabrique son vin aux noix vertes

    2-Herbes de la Saint-Jean

    Dans la tradition, on employait les noix vertes de l'arbre appelé "noyer royal" (Juglans regia) - car elles avaient des propriétés spécifiques à ce stade de maturité qui disparaissaient quand elles étaient mûres.

    Il semble que ce soient les constituants du brou de noix qui soient actifs : beaucoup d'antioxydants et de polyphénols y sont présents.

    Certains laissaient simplement macérer quelques noix vertes broyées dans une eau de vie locale et en faisaient un schnaps de noix.

    Mais ce qui a emporté l’adhésion du plus grand nombre c’est le Vin... !

    Servi en apéritif ou en vin médicinal, il a la faculté d’ouvrir l’appétit tout en favorisant la digestion : un vin médicinal qui s’apprécie en petites doses (genre verre à digestif)

    Il existait un élixir de jouvence aux noix vertes qui était tonique et combattait la fatigue.

    Il est astringent et riche en sels minéraux reconstituants et précieux (magnésium, calcium, potassium, sélénium...).

    Il purifie le sang et a une action dépurative sur la peau qui s’éclaircit.

    Peut-être est-ce dû aussi à ses qualités anti-parasitaires puissantes : il n’est pas rare après une petite cure de vin aux noix vertes, que bon nombre de parasites internes soient expulsés en quantité... je vous passe les détails !

    Certains paysans m’ont dit que le vin aux noix avait la capacité d’aider au lâcher-prise...

    La recette pour 3 litres

    • 24 noix vertes soit qu’on coupe en quatre (le brou de noix tache les doigts) soit qu’on casse d’un coup sec (comme l’ail) avec une pierre ou une petite massue en bois.
    • 2,5 l de vin rouge bio un peu titré en alcool (13% vol.)
    • 650 ml d’une eau de vie de fruits à pépins, une gnôle locale ou à la rigueur un alcool de fruits (env. 40-45% vol.)
    • 700g de sucre bio blond
    • 4-5 clous de girofle
    • 2-3 bâtons de cannelle ou 3 c. à c. de cannelle bio moulue.
    • 1 c. à c. d’épices à pain d’épices.
    • On bouche, on met la préparation au frais, à la cave et on oublie !
    • Les puristes attendent la prochaine Pâques pour sortir le vin ! Sinon dans deux mois il sera déjà très goûteux.
    • Mais déjà, sur une quinzaine de jours, il aura le temps d’imprimer sa trace et de vous faire sentir ses bienfaits.

    Une préparation précieuse issue du mois de juin, le mois du solstice d’été...

    À déguster quand le soleil viendra à manquer.

    La Nature by Michel Rostalski (26 juin 2019)

    Voir aussi Superaliment !

     

    Épilogue

    [...] Procéder à un rituel de la Saint-Jean, c’est faire preuve de dévotion et d’abandon. La magie s’entremêle aux vertus curatives de plantes qu’on connaît plus ou moins empiriquement, le tout sur fond d’appel aux divinités. Devant de telles manifestations, à grand renfort de brasiers, il n’est pas étonnant que ces pratiques aient été fustigées, car diabolisées, par l’Aigle de Meaux [Bossuet] au XVIIe siècle, par exemple. Malgré toutes ces réprobations, la pratique consistant à « jeter des herbes par-dessus le feu, en cueillir le midi, ou à jeun, en porter sur soi » (Une histoire des médecines populaires, Herbes, magies, prières, Yvan Brohard & Jean-François Leblond, p. 24-25) ne cessa pas, bien au contraire, elle redoubla, ce qui amena l’évêque d’Amiens à ordonner en 1656 que ces feux soient désormais embrasés par des dignitaires ecclésiastiques. Cependant, malgré cet encadrement du rite par l’Église, ces pratiques liées au feu ne furent pas abandonnées ni même celles consistant à se rendre aux sources miraculeuses durant la nuit de la Saint-Jean.

    [...] Frappés d’anathème, inféodés aux pressions religieuses ou autres, ici comme ailleurs, les rites s’adaptent. C’est cela qui a permis la survivance de ce rite si particulier. Et c’est très bien. C’est ce qui rend ce type de manifestations si vivaces alors qu’ils seraient condamnées à la déshérence et à l’oubli si on souhaitait les reproduire à l’identique, à l’infini.
    Aujourd’hui, pour peu qu’on se renseigne, de la Normandie à l’Alsace, de la Belgique au Roussillon en passant par la Bretagne, chaque année, les plantes de la Saint-Jean crépitent encore dans le feu des brasiers. Et, si l’on est attentif, peut-être surprendra-t-on l’esprit de Déméter *… ([Books of] Dante)

    * Voir aussi Les Mères

    Et Les Saints... utiles ?

     

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    Documentation

     

    Les Asteraceae

    Une famille incontournable, les Asteracées, la famille la plus riche en espèces au monde, de toutes les plantes à fleurs (plus de 22 000 espèces). [remonter à grande marguerite]

    [...] la pâquerette... En fait c’est plus d’une centaine de fleurs. Chez toutes les Asteraceae, ce que vous voyez c’est une inflorescence très compacte qui porte un nom, le capitule. Le capitule de la pâquerette et d’un certain nombre d’autres Asteraceae a pour particularité d’avoir deux types de fleurs. Vous avez des fleurs au centre qu’on appelle des fleurs tubulées et des fleurs tout autour qui sont ligulées (fleurs en languette).

    Vous connaissez déjà plein de capitules exactement de ce type, par exemple le tournesol ou la marguerite. Mais il existe aussi d’autre types de capitules, par exemple des capitules formés uniquement de fleurs ligulées, c’est le cas du pissenlit, ou encore des capitules formés uniquement de fleurs tubulées, c’est un petit peu moins courant mais ça existe quand même.

    On mange beaucoup d’Asteraceae : la laitue, lartichaut, par exemple, sont deux exemples d’Asteraceae.

    Précautions générales

    Les personnes allergiques aux plantes de la famille des composées (Astéracées) comme camomille romaine, matricaire, grande camomille mais aussi marguerite, échinacée, pissenlit, etc., devraient éviter celles-ci.

    L'huile essentielle de camomille en diffusion est à utiliser de préférence mélangée à d'autres huiles essentielles ou diffusion faible.

    Vu dans Lexique "phyto-médical"

    Biblio de [Books of] Dante

     

    Baies et petits fruits

     

    Plantes comestibles

     

     

     

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